L’assassinat de César, l’une des scènes les plus chargées de l’Histoire.

Nous sommes le 15 mars 44 av. J.-C, ça fait un mois que César a été nommé dictateur perpétuel de Rome.  Le Dictator perpetus s’apprêtait à assister à une séance du Sénat de Rome .  Et c’est en plein Sénat que des Sénateurs de Rome l’ont assassiné.

24  comploteurs lui ont porté 23 coups de couteau. Le dernier fût  par Marcus Brutus. Lorsque césar se rendit compte que Brutus, son  fils adoptif,  était parmi les comploteurs il enveloppa son visage de sa toge et se laissa  mourir dignement. Mais avant de rendre ses derniers souffles, il a eu ces mots pour Brutus :  «Tu quoque, mi fili !  Toi aussi mon fils !».

Changement de décor quelques années plus tard. Néron, le césar qui aurait incendié Rome, envoie ses gardes assassiner sa mère Agrippine . Juste avant de passer dans l’au-delà, Agrippine prononça deux phrases, la première pour sa suivante qui s’éloignait d’elle et la laissait affronter seule les assassins. Elle lui  dit : « Et toi aussi, tu m’abandonnes !». Puis, s’adressant à l’assassin envoyé par son fils César, elle a eu la  célèbre phrase (feri ventrem !) . Elle a dit : « Feri ventrem ! Frappe au ventre! C’est là que j’ai porté César! ».

Racine a écrit « Britannicus »  une pièce en cinq actes narrant Néron, Agrippine et la tragédie du pouvoir  romain tout en prenant beaucoup de libertés par rapport aux faits historiques .   L’un des moments forts de la pièce est ce dialogue entre Néron et sa mère Agrippine. Elle dit :

"Poursuis Néron. Tu n’as pas fait ce pas pour reculer :
Ta main a commencé par le sang de ton frère ;
Je prévois que tes coups viendront jusqu’à ta mère.
Dans le fond de ton coeur, je sais que tu me hais ;
Tu voudras t’affranchir du joug de mes bienfaits.
Mais je veux que ma mort te soit même inutile :
Ne crois pas qu’en mourant je te laisse tranquille.

Rome, ce ciel, ce jour que tu reçus de moi,
Partout, à tout moment m’offriront devant toi.
Tes remords te suivront comme autant de furies ;
Tu croiras les calmer par d’autres barbaries ;
Ta fureur, s’irritant soi-même dans son cours,
D’un sang toujours nouveau marquera tous les jours.

Mais j’espère qu’enfin le ciel, las de tes crimes,
Ajoutera ta perte à tant d’autres victimes ;
Qu’après t’être couvert de leur sang et du mien,
Tu te verras forcé de répandre le tien ;
Et ton nom paraîtra dans la race future,
Aux plus cruels tyrans une cruelle injure.

Le réquisitoire de la mère est dur, plus dur que dur!  Et la seule réponse qu’a trouvée le fils tyran  fut celle-ci : «  Narcisse, suivez-moi! ».  
Puis il y eu le silence.