Liste RSF des Ennemis d’Internet
Par Larbi le vendredi, mars 12 2010, 10:41 - Lien permanent
A l’occasion de la journée mondiale contre la censure sur Internet
A l’occasion de la journée mondiale contre la censure sur Internet, RSF publie sa nouvelle liste des « Ennemis d’Internet » qui recense les pires violateurs de la liberté d’expression sur le Net.

Ennemis d’Internet
- Arabie saoudite
- Birmanie
- Chine
- Corée du Nord
- Cuba
- Egypte
- Iran
- Ouzbékistan
- Syrie
- Tunisie
- Turkménistan
- Viêt-nam.
Cette année RSF a établi une liste supplémentaire de «pays sous surveillance » dont l’attitude vis-à-vis du Net suscite une certaine inquiétude.
Pays sous surveillance
- AUSTRALIE
- BAHREIN
- BÉLARUS
- CORÉE DU SUD
- EMIRATS ARABES UNIS
- ERYTHRÉE
- MALAISIE
- RUSSIE
- SRI LANKA
- THAÏLANDE
- TURQUIE
On pourra lire le rapport RSF publié à l’occasion et qui explique pour chaque pays des deux listes les raisons de sa nomination.









Commentaires
On notera avec joie que le maroc n'y figure pas. Faut simplement suivre par rapport à la presse écrite pour dissiper le paradoxe.
Grosses surprises tout de même , pour ce qui est de L'AUSTRALIE et LA CORÉE DU SUD .
Le Maroc serait plus cool que ces 2 démocraties ? excellente nouvelle.
Et que dire de la liste noire constituée d’une vingtaine (25) de pays au monde révélée dernièrement par Google, dont les gouvernements bloqueraient constamment certains services Google ?!
Sans les citer tous, la vice-présidente de Google Nicole Wong a évoqué lors de sa visite au Congrès américain, 13 pays ayant bloqué le site de partage de vidéos YouTube depuis 2007: la Chine, la Thaïlande, la Turquie, le Pakistan, le Maroc, le Brésil, la Syrie, l'Indonésie, l'Iran, l'Arabie Saoudite, la Birmanie, le Bangladesh et le Turkménistan.
Sur quels critères se base RSF pour établir ce classement et voir ainsi certains pays évoqués par Google y échapper ?
Bizzare!!
Même avec les arrestations des blogueurs de Tinghir, Rif, affaire facebook et Naji ... le Royaume Chérifien Enchanté n'apparait pas dans cette liste !!
Abdel: l’Australie c’est parce qu’ils veulent instaurer un système de blocages certains sites et surtout, c’est la raison pourquoi le pays est sous surveillance, parce que c’est une autorité administrative qui décidera du blocage et non une autorité judicaire. Moi j’en connais beaucoup de pays qui bloquent des sites sans même pas savoir qui a pris ses décisions.
Je crois que tout de même RSF tient compte de l’état démocratie des pays : ce qui ne serait pas acceptable pour les Australiens le serait pour les Marocains attendu que ce derniers ont d’autres soucis beaucoup plus graves en matière de libertés. C’est mon interprétation personnelle.
Par ailleurs le Maroc est dans un stade plus avancé, et plus raffiné, en matière de contrôle du web. Les déclenchement des affaires arbitraires (bloggeurs emprisonnés, propriétaire de cyber,…) a pour objectif de dire aux gens que du jour au lendemain la prison peut s’abattre sur n’importe quel internaute. Du coup les gens font attention et s’autocensurent. Il n’y a peut-être pas de censure flagrante dans l’Internet marocain mais il y a beaucoup d’autocensure. C’est une stratégie (pousser les gens à l’autocensure) qui a bien fonctionné pour les journalistes marocains et qui est appliquée aujourd’hui sur Internet.
" Par ailleurs le Maroc est dans un stade plus avancé, et plus raffiné, en matière de contrôle du web. "
C’est le contraire que dit le rapport RSF « Web 2.0 Versus Control 2.0. » :
http://www.rsf.org/ennemis,36696.ht...
Extrait dudit rapport :
« D’autres qui n’ont pourtant pas de stratégie élaborée [ raffinée ] de contrôle ou de répression du Net ont arrêté des net-citoyens ces derniers mois. Au Maroc, un blogueur et un propriétaire de cybercafés ont été emprisonnés par des autorités locales. Ils auraient évoqué la répression d’une manifestation qui avait mal tourné. »
@larbi
Ceux qui acclament leurs maitres seront soulagés,car ce billet frappe loin et ménage les sérails dont les aboyeurs sont habitués à en faire l'éloge.Les chiens de gardes leur manque une occasion de se montrer "Bonnes" "ci-toyens".
Ou Mn hadchi Koullou, lach lmaghrib est coupé en deux par un trait continu alors que l'ONU met un trait discontinu ?
D'autant plus que c'est un Blog "Marocain" ?
@Citoyen: oui... bien vu! mais je partage pas leurs avis.
C'est la première fois que le Maroc ne figure pas dans les listes noires.
Mais les défauts internet du Maroc sont:
- La cherté de la communication téléphonique (classé 104ème dans une liste de 134 pays).
- Les connections sporadiques de tous les opérateurs. (=> des problèmes à l'entreprise)
- Absence ou Très lente pénétration de la 3G dans tout le territoire (seulement quelques grandes villes couvertes), malgré le chiffre d'affaires astronomique réalisé par Maroc Telecom, Méditel, ..etc
RSF ont déjà assez tapé (si vous êtes makhzanistes) ou dénoncé l'état des libertés au Maroc (si vous êtes démocrates), ils ont dû se dire, on va leur donner une petite fleur cette fois-ci. (Ceci est un commentaire sarcastique, que les mal-entendants le sachent).
@Larbi: Le com.8 touche un sujet intéressant.
supprimé
@ Lixy
Quand il y a usurpation de pseudo chez Larbi et que le fait est lui signalé de manière "correcte", je sais que Larbi fait le nécessaire!
J'ai été victime moi-même de la chose, le l'ai signalé à Larbi qui s'est comporté en propriétaire de blog responsable!
J'en avais alors témoigné sur mon blog :
http://www.citoyenhmida.org/larbi-l...
@ Lixy
Quand il y a usurpation de pseudo chez Larbi et que le fait est lui signalé de manière "correcte", je sais que Larbi fait le nécessaire!
J'ai été victime moi-même de la chose, le l'ai signalé à Larbi qui s'est comporté en propriétaire de blog responsable!
J'en avais alors témoigné sur mon blog :
http://www.citoyenhmida.org/larbi-l...
@lixy
l'age d'internet a rompu avec une forme de censure pour faire épouser une autre,celle de créer des blogs pour y faire l'éloge des seigneurs fainéants.certains se présentent citoyens,mais qui ne sont mème pas esclaves,ils ne sont que des chiens de garde,pour applaudir la nomenclatura marocaine,pour faire applaudir le mal marocain et attaquer toute critique qui le vise, c'est la censure idéal sur internet.
@ lixy la victime
On a osé pîquer ton pseudo et pourtant il est lourd à assumer, pour qui le connait! Mais d'un autre côté, ce n'est qu'un qu'un pseudo, ce "Lixy" n'a pas le courage intellectuel de tenir son propre blog et d'assumer ses idées! Et ce "Lixy" exige que, ici et maintenant, Larbi fasse le ménage pour le protéger! Demain ce "Lixy" exigera d'autres blogueurs se mettent à son service! C'est le monde à l'envers! C'est la censure à l'envers, quoi : la censure déléguée!
Larbi : je me demande toujours est ce que tu visites le maroc sans pb, car je crains que tu sois sur la black liste
Le lixy précèdent n'est pas moi.
@hmida اكهيض
Tu as écrit
"J'en avais alors témoigné sur mon blog".
L'objet de ce billet est la censure qui est la conduite du maroc officiel envers la liberté d'expression.
Larbi a évoqué des exemples de la censure d'internet ailleurs,en Chine ou Vietnam.Australie qui,contrairement à ton pays,est un pays démocratique on surveille internet.
Que peux tu dire de ça surtout à propos de ton pays qui censure lui aussi tout,même la croyance avec l'expulsion de quelques bienfaiteurs américains qui étaient au secours des marocains abandonnés par leur propre pays...parle de la censure au lieu du piratage des pseudos.
Le CPJ (Committee to Protect Journalists) exhorte le Pouvoir marocain à arrêter d’user de l’instrumentalisation de la justice pour mettre fin à la liberté d’expression et afin de persécuter les journalistes indépendants…..
Cette organisation internationale de protection des journalistes installée à New York a adressé hier une lettre au roi Mohamed VI dans laquelle elle dénonce "l’instrumentalisation de la justice utilisée pour mettre fin à la liberté d'expression" et demande au monarque de " se servir de ses prérogatives constitutionnelles " pour mettre fin à ces "situations injustes ".
CPJ urges Morocco to halt politicized prosecutions
March 15, 2010
His Majesty King Mohammed VI
C/o His Excellency Aziz Mekouar
Ambassador of the Kingdom of Morocco to the United States
1601 21st Street NW
Washington, D.C. 20009
Via facsimile: 202-265-0161
Your Majesty,
The Committee to Protect Journalists is disappointed by the government’s continued use of the courts to suppress freedom of expression, and it urges you to use your constitutional prerogatives to end the unjust imprisonment of our colleague Driss Chahtan. We also ask you to instruct authorities to end the practice of withholding accreditation from journalists working for critical foreign news outlets.
CPJ conducted a mission to Morocco in February that found a widening gap between your government’s stated commitment to the rule of law and its attacks on critical journalistsover the last several years. Our delegation met with Communication Minister Khalid Naciri and President of the Advisory Council on Human Rights Ahmed Herzenni, but our requests to meet other, high-ranking officials and to visit Chahtan in prison went unfulfilled.
Despite his need for medical care and a plea for a royal pardon, Chahtan has been held since mid-October in harsh conditions in Oukacha Prison in Casablanca, his colleagues told CPJ. He has been harassed by guards, and his family has been forced to travel to the prison regularly to provide him with wholesome food. Chahtan, editor of the independent weekly Al-Michaal, is being punished for running articles about your health in September 2009. An appeals court in November upheld a 12-month prison term handed to him for “publishing false information.” Four other journalists from Al-Michaaland the independent daily Al-Jarida al-Oula were convicted but not imprisoned.
In addition, two defamation cases have been filed against Chahtan, one by a group close to some of your relatives and the other by a former employee of the intelligence services. The cases are now being examined by a Casablanca appeals court after trial courts found against Chahtan. CPJ, which has monitored hearings in these cases, has concluded that they amount to judicial harassment of a critical journalist.
CPJ has also tracked the withholding of accreditation from at least three journalists who work for international media. Our research shows that Mohammed al-Baqali and Anas ben Saleh of Al-Jazeera, and Mahmoud Maarouf of the London-based pan-Arab daily Al-Quds al-Arabi have been unable to renew their accreditation despite having filed the necessary paperwork months ago. We ask that you instruct relevant authorities to expedite this normally routine procedure.
Although officials have publicly said that Morocco offers greater press freedom than any country in the region, the government has sent a much different message to journalists by imposing some of the highest monetary penalties in the region against those who tackle sensitive public issues such as the record of Libyan leader Col. Muammar Qaddafi. A June 2009 Casablanca court decision ordering Al-Massae, Al-Jarida Al-Oula and Al-Ahdath Al-Maghrebia to pay fines of 100,000 dirhams (US$12,484) each and damages of one million dirhams (US$125,213) apiece to Qaddafi has had a chilling effect on independent journalists and has prompted widespread condemnation in Morocco and abroad.
This verdict, along with a September 2009 Supreme Court decision to uphold crippling damages against the independent weekly Le Journal Hebdomadaire in a defamation case, have also heightened concerns about the lack of judicial independence. In January, theCasablanca commercial appeals court declared Le Journal Hebdomadaire to be bankrupt and seized its assets. The rulings came shortly after Aboubakr Jamaï, co-founder and former editor of this weekly, returned from abroad and began writing critical pieces about the government. Among them was an opinion piece, published in the French daily Le Monde, in which Jamaï said the government was waging “war on independent journalism.”
Our research has found that the handling of the case was politically motivated. So, too, was the handling of other cases, including the government’s arbitrary closure in September 2009 of the independent daily Akhbar al-Youm and the confiscation of its assets after the paper published an editorial cartoon about a royal wedding.
As you know, Moroccan parliamentarian groups have launched what they call a national dialogue on media and society, an initiative that could be a positive step. But it must be accompanied by concrete reforms, notably a change in policy that ends the use of the judiciary to settle scores with critical journalists. (The journalist Ali Lmrabet remains in exile today, five years after he was targeted for politicized prosecution.) The release of Chahtan and the end of arbitrary decisions to withhold accreditation from critical journalists who work for foreign media are also urgently needed. And as we have urged in the past, we call on your government to decriminalize defamation, repeal more than 20 jail-term articles in the 2002 press law, and abide by international standards for freedom of expression online, in print, and on the air.
Thank you for your attention to these matters. We look forward to your reply.
Sincerely,
Joel Simon
Executive Director
March 15, 2010 11:2
http://cpj.org/2010/03/cpj-urges-mo...
Je crois bien que ce qui vaut au Maroc son absence de la liste relève plus de son indisposition à se doter et à utiliser les outils de contrôle du net et des NTIC plus globalement que de sa "zen attitude" quant à ce qui anime le web. Des autorités compétentes "modératrices nationales" du net n'hésiteraient pas à réprimander si elles existaient de fait.
pessimiste vous me direz ... pour une fois qu'on n'est pas fiché dans une liste ...
Je crois bien que ce qui vaut au Maroc son absence de la liste relève plus de son indisposition à se doter et à utiliser les outils de contrôle du net et des NTIC plus globalement que de sa "zen attitude" quant à ce qui anime le web. Des autorités compétentes "modératrices nationales" du net n'hésiteraient pas à réprimander si elles existaient de fait.
pessimiste vous me direz ... pour une fois qu'on n'est pas fiché dans une liste ...