La crise de la dette grecque a donné des lieux à des échanges d’amabilités entre la Grèce et l’Allemagne qui feraient pâlir de jalousie l’Algérie et Égypte.


Cette une d’hebdomadaire Allemand Focus tout d’abord:


On y voit la célèbre sculpture grecque « Vénus de Milo » avec en manchette ce titre provocateur : « Un escroc au sein de l’Euroland » .

Le magazine grec Eleftheros Typos se charge de la réplique en faisant brandir à la statue de la victoire de Berlin une croix gammée :



Le pic de l’arrogance a été sans doute atteint par le quotidien allemand Bild (plus de 12 millions de lecteurs par jour !) qui dans une lettre ouverte au premier ministre grecque rappelle que « L’Allemagne a aussi de grosses dettes mais nous les remboursons, parce que nous nous levons tôt le matin et travaillons toute la journée.» (Comprenez les Grecs doivent se lever tôt et travailler toute la journée) et de titrer « Chaque Grec verse 1.355 euros de pots de vin par an »  !

C’est l’étincelle qui a fait déborder la vase et au premier ministre de répondre frontalement que les « Grecs n’ont pas la corruption dans les gènes, tout comme les Allemands n’ont pas le nazisme dans les leurs »

Les députés des deux pays prolongent le match. Les Allemands : « Vendez donc vos îles inhabitées, Grecs en faillite !» . Réplique des Grecs : « L’Allemagne aussi a des milliards de dettes, qu’elle vende donc la Bavière à la République tchèque pour les résorber ! »

Enfin , c’est au premier ministre grec, Georges Papandréou, d’insister « Nous n’avons pas demandé au contribuable allemand de nous payer nos vacances et nos retraites » ce qui n’est pas sans plaire au ministre allemand  de l'économie qui saute aussitôt sur l’occasion pour tenir les journalistes à témoins : «Papandréou a dit qu'il ne voulait pas un cent, de toute façon le gouvernement allemand ne donnera pas un cent» . Et toc !

C’était notre rubrique de la guerre en Économie (et sans aucune citation de l’économiste Jean-Baptiste Botul).