Comment les amis d’El Himma ont pris le contrôle d’Al Jarida Al Oula
Par Larbi le mardi, mars 30 2010, 01:20 - Lien permanent
Comment va la presse au Maroc ? Plus mal que jamais !
Une bonne part des dirigeants de la presse indépendante au Maroc sont sous le coup de peines de prison avec sursis révocables en cas de nouvelles « infractions » (Bouachrine, Anouzla) . Une épée de Damoclès au-dessus de leurs têtes qui les empêche d’exercer en toute sérénité. Une autre part a été obligée de quitter le pays (Lmrabet, Ammar, Jamai). Le sort le plus malheureux a été réservé à Driss Chahtane , Directeur de publication du journal Al Michaâl, qui purge un an de prison ferme dans des conditions dramatiques. Ahmed Reda Benchemsi attend son procès pour lèse-majesté.
Pour couronner le tout, cette mascarade appelée « débat national Médias et société». Songez que pour représenter les journalistes (ou ce qu’il en reste) on n’a rien trouvé d’autre que le très indépendant Khalil Hachimi Idrissi ! Désormais on a plus froid aux yeux !
Mais il y a des méthodes plus discrètes et plus détestables. L’entrisme du parti de l’ami du roi et sa mainmise sur la presse. Après l’hégémonie politique voici venue l’hégémonie médiatique. Dernier exploit : un coup d’état éditorialiste dans le quotidien arabophone Al Jarida Al Oula. C’est à peine croyable : depuis deux mois Ali Anouzla n’est plus autorisé à écrire dans le quotidien dont il est par ailleurs le fondateur et le directeur !
Al Jarida Al Oula voit le jour fin mars 2008. Ali Anouzla réunit un tour de table composé de personnalités diverses. Parmi les actionnaires on trouve les journalistes Abdessamad Benchrif et Aboubakr Jamaï, des ex-détenus comme Hassan Semlali , honorable avocat du journal . Et il y a aussi un certain Ilyas El Omari qui exige de Ali Anouzla que les actionnaires détiennent des parts égales au journal, pas plus de 100.000 Dhs chacun, non sans avoir pris la précaution d’inviter deux membres de famille, et des amis, à rejoindre le tour de table.
Curieux personnage que Ilyas El Omari. Comme beaucoup d’élites politiques de la génération M6 il a deux vies : Une avant l’avènement du roi Mohammed VI et une après. Au milieu des années 80 , il est homme de gauche et militant actif de la cause Amazigh . En 1986, suite à une condamnation, il rentre dans la clandestinité et n’en sort qu’en 1989. Il reprend son militantisme au sein de l’AMDH et en compagnie de Driss Benzekri notamment. Il est même membre du Parti Socialiste Unifié en 2000.
Ilyas El Omari aura une deuxième vie politique après l’avènement de Mohammed VI . Il est remarqué par l’ami du roi , Fouad Ali EL Himma et devient son bras droit et messager auprès de la gauche et la société civile marocaines. Homme discret par qui toutes des conversions miraculeuses arrivent. Le chasseur de têtes de gauche et de société civile auprès de l’homme fort du moment.
En récompense de son efficacité, Fouad Ali EL Himma fera de lui un seigneur. En 2001 il est membre de l’Institut Royal de la langue Amazighe . En 2003, il est nommé membre du HACA (CSA marocain). Voici donc une autre curiosité marocaine : une autorité de régulation des médias publics dont deux membres sur huit (El Omari et El Ouadie pour ne retenir que ces deux là) sont membres du parti El Himma ! Entre temps Ilyas El Omari quitte le PSU pour le MTD puis pour le parti de l’ami du roi. Il est vrai que la cohérence politique n’est pas une qualité des membres de ce parti.
Il faut lui reconnaître une chose à Monsieur El Omari : il fait des miracles. On ne compte plus les anciens hommes de gauche et opposants qu’il a amené dans le camp El himma. Il est même l’exécutant du stratège qui a amené un certain Monsieur Lachgar à rejoindre le gouvernement. Plus spectaculaire encore : il est aussi le mettre d’œuvre du spectaculaire revirement éditorialiste de Rachid Nini, le directeur d’Al Massae. Le conseiller officieux de rédaction du premier quotidien du Royaume c’est lui. C’est de notoriété publique dans toutes les rédactions casablancaises.
Retour à Al Jarida Al Oula. Ali Anouzla, un journaliste intègre, de la vielle école, a un ton critique envers le parti El Himma. Comme tous les journalistes de la vieille école, il est aussi un mauvais gestionnaire. Sa condamnation dans l’affaire du santé du roi va sceller son sort. Il découvre soudainement que dans son Conseil d’administration il y a le bras fort de Fouad Ali El Himma , Ilyas El Omari, deux de membres de sa famille, et autres actionnaires sympathisants. Il est sommé de convoquer un Conseil d’Administration qui se réunit début janvier et lui ordonne de changer de ligne éditoriale et la rendre moins dure avec le pouvoir et son parti préféré. Mauvais gestionnaire, mais intègre journaliste, Ali Anouzla choisit de se taire au lieu de céder aux pressions. Depuis deux moins il est donc contraint au silence, ne pouvant même pas éditorialiser dans le journal dont il est pourtant fondateur ! L’entrisme des amis du Fouad Ali El Himma porte ses fruits : au mieux la ligne éditoriale est devenue conciliante au pire le quotidien sera condamné à la fermeture. Ca sera toujours une publication indépendante en moins. Les suivants sur la liste, selon les pronostics qui n’ont rien d’improbable, sont Taoufik Bouachrine et Ahmed Reda Benchemsi.
Mais encore…. Parmi les journalistes qui ont avalisé à ce coup d’état éditorialiste il y a un certain… Abdessamad Benchrif. Vous lisez cela et vous dites : non pas lui ! pas Abdessamad Benchrif! Lui aussi était homme intègre. Lui aussi était modèle des journalistes indépendants. Mais qui sait seulement que le présentateur de la principale émission politique de la deuxième chaîne de télévision est le chargé de communication du cabinet du président de la chambre des conseillers Mohamed Cheikh Biadillah secrétaire général du parti El Himma. Encore un mélange de genre étonnant. Encore un ! Encore une conversion inattendue. Encore une ! Tout est désormais possible et ça n’augure rien de bon.
(Ce billet a été co-écrit avec G.P. de Rabat)









Commentaires
Il me semble objectivement, que la presse/média de tout pays, subit/impose les rapports de force politico-financier. Il va de soi que le Maroc ne fait pas exception. Il parait que certain passages du billet manque de preuve tangible (ensuite effectivement les mouvements de coulisses n'ont pas vocation à être divulgué par définition). Maintenant, si on compare ce que fait le PAM au Maroc avec ce que fait l'UMP en france (parallélisme de 2 entités au pouvoir a forte interdépendance d'une manière ou d'une autre) on peut facilement recouper les points de similitudes ( Sarko/Bolorré/bouygue/Lagardère) à haut voltige et les relais (editorialiste...). En clair, au Maroc, a son actif, la monarchie règne et décide et l'assume ouvertement (Le Roi nomme le Gouvernement sur proposition du PM lui même est choisi par le roi). Ce fait n'est ni contesté ni objet à nuance. Le reste n'est que découlement logique. Il me semble donc inutile de revenir sur les conséquences évidentes d'un état de choses. A moins que l'objectif du billet soit de décrire les mecanismes traditionnels de la gestion/maintien/renforcement du pouvoir "genre exemple académique enseigné à science PO : Mecanisme de "contenance" des médias par le pouvoir en place".
Parlons de Journalism, personne au Maroc ne se pose la question: Cheikh Ahmed Ben Zayed Al Nahyane a disparu près de Rabat mais on se sait pas comment et le silence est total... Il y'a quelque chose de tres louche dans cette histoire....
Ce discours centré sur le journalisme indépendant ''faiseur de révolutions'' ne tient plus la route. au Maroc, rêver d'un journalisme qui soit démocratique, compétent, réellement indépendant et intégre surtout, relève du mythe autant que le sont les institutions qu'il critique dans un pays qui il faut le dire et reconnaître s'est vidé de sa substance morale, sociale et intellectuelle et n'aspire à plus rien sauf à la ''prospérité''... dans un contexte ultra liberal qui arrange tout le monde en vérité ! c'est dire que ces journalistes ''vieille école'' comme nouvelle école qu'ils soient aujourd'hui en prison ou exclus de la profession ou forcés à céder la plume à d'autres.. auraient très bien pu se retrouver dans ce camps adverse et nanti si l'occasion se présentait à eux via les mêmes voies.
occultes... mais il faut bien que la loterie choisisse quelque uns et pas tous ! c'est dramatique.
et puis c'est quoi en réalité cette histoire de vieille école ?! des types qui ont commencé plus tôt sur la voie de l'amateurisme ? depuis quand les journalistes cités ici ont été des grands journalistes ?! faut il être méchant à leur encontre pour défendre le bon sens ici ? c'est pas pour dire que je défend qu'ils soient mis en prison pour leur opinions, mais c'est pour mettre le point sur le i quant à l'intégrité et le ''pedigree'' de cette presse ! quant à la justice aléatoire qui les poursuit, et bien elle découle justement d'un système qui raisonne de la même manière si on peut dire...
dans un pays ou les institutions ne font plus que de la figuration, car n'éyant pu attirer pendant des années que la crème des miraculés (pour ne pas dire des imbéciles ), et ce dans la quasi totalité des domaines, il faut pas s'attendre à ce qu'elles soient sauvées par des aménagements verticaux qui émanent directement d'un pouvoir centralisé et absolu ! le journalisme ne représente que la partie visible de l'iceberg, qu'en est-il des institutions qui auraient dû constituer le vivier des intellectuels, des militants, des démocrates, des esprits qui auraient pu exceller dans leurs domaines respectifs et hisser le Maroc vers le haut ? qu'en est-il des universités qui les forment et de l'enseignenemt en général qui ne forme plus rien, et qui est réellement responsable de la fuite ou l'exclusion ou la marginalisation des gens compétents si ce n'est ces forts en gueule et ses imbéciles qui peuplent les administrations et les institutions en général et n'y sont arrivés qu'à coups de slogans démocratiques tronqués, et à force de manips et autres démagogies populistes à la con !
pourquoi pour une fois on donnerait pas leur chance à ceux qui méritent et subsistent en parfaits inconnus dans ce système et tentent d'y survivre, des travailleurs intègres qui s'accrochent pourtant à l'espoir d'arriver à faire qq chose de sensé de leur vie, sachant qu'ils n'ignorent rien de ce système médiocre ! pourquoi faut-il qu'on s'invente une presse militante, compétente et démocratique alors que nous savons très bien qu'elle n'en est rien et n'a jamais été jusqu'à date ? c'est quoi cette obséssion pour les symboles et pour la démagogie alors que nous ignorons le principal, nous ne dénonçons jamais directement les comportements inciviques, criminels, les tricheurs, les structures parrallèles, les syndicats mafieux, les petits responsables qui detroussent le peuple...etc
devrait-on dire que le Maroc jusqu'à date n'a eu que ce qu'il mérite ? qu'il récolte ce qu'il a semé ? tout à fait ! tout le monde sans exception y a sa part de responsabilité, la médiocrité n'a jamais été l'exclusivité du pouvoir ou des ''responsables'', ça ne sert à rien de dénoncer la déferlante El hima qui elle même se définit comme une vague artificielle et médiocre qui finira par emporter tout ce beau monde... vers on ne sait quelle destinée !
mais au moins, il est temps de rompre avec l'ère des mythes idologiques et autres legendes populaires, il est grand temps de dénoncer la médiocrité sous toutes ses formes et à tous les niveaux. nous n'avons plus le droit de tromper ou jouer à ce jeu avec des générations de jeunes qui sont tout à fait innocents et qui ne se doutent pas un instant de ce qui les attend si les choses continuent ainsi ! le Maroc etouffe dans la démagogie, il n'a jamais été autant tributaire de charlatans qu'à notre époque, il regresse sur le plan social et intellectuel, il n'a plus aucun projet social, politique et économique que ceux d'individus qui travaillent à leur compte se foutant eperdument des autres !
ça peut choquer de tenir un discours pareil, mais quant on réalise que notre pays se transforme petit à petit en marécage infesté de sangsues, il faut pas hésiter à leur dire en face à ces ''salariés du peuple'', à ces diseurs de bonne aventure qu'ils ne comptent pas sur nous pour leur sauver la mise ! wa la hawla we khlass !
Oui parlons de journalisme, l'avion du Cheikh Ahmed Ben Zayed Al Nahyane a disparu alors que le pilote de l'avion est indemne. louche cette histoire
Les journalistes font de l'auto-censure pour se protéger ...
Les grands voleurs du peuple marocain ont peur que de la presse indépendante mettent à l'une à chaque fois leurs buttins leurs excès de pouvoir et aussi leurs abus de pouvoir, ça les dérange, la solution pour eux c'est de tuer cette presse independante et c'est chose faite...mais ou va ce maroc, c'est quand la revolution ou manifestations avant même celle de la vie chere ou celle du code de la route.
Ali El himma en est pour quelque chose puisque, il était sous ministre de l’intérieur.
Sorry, but the common thread of this story is how weak and vulnerable Moroccan journalists are (Chahtan asking for royal intercession, El Omari has been coopted, others practice self-censure...., tey others just pack and leave...). Can you imagine a reporter of Le Monde or the Herald Tribune asking for forgiveness to a dictator? There are brave and courageous Moroccan journalists, there is no doubt. But the common, general, overwhelming trend is that Moroccans (in the media or otherwise) are not wiling to take any risks. There will be no change as long as Chatan and others are battling the system alone with no concrete, sustained solidarity.
Peux-tu nous dévoiler l'identité exacte du co-auteur aux initiales [G.P.] et celle des commanditaires de ce billet s’ils existent pour qu'on puisse y adhérer… apprécier leur neutralité… approuver ou désapprouver les propos des auteurs, opiner et le commenter avec impartialité et objectivité... ?
@Citoyen : 1/GP est un copain,. 2/Je n'écris pas sur commandes. 3/ ceci est un billet dans un blog, donc forcément subjectif et peut être partiel et partial.
J'ai essayé de recouper ce qui est écrit. et je crois bien avoir faire le nécessaire pour ne pas écrire n'importe quoi et d'essayer d'être le plus objectif possible.
c'est vraiment malheureux de lire ce genre de n'importe quoi, des histoires totalement imaginaires. désormais tout le monde se prend pour un journaliste rien qu'on tapant sur un clavier! dommage.
smail bellaouali, journaliste aljarida al oula
quand un certain ali anzoula devient une reference, un certain hero pour liberté de presse. vraiment le monde a l'envers
@millionaire: "En clair, au Maroc, a son actif, la monarchie règne et décide et l'assume ouvertement (Le Roi nomme le Gouvernement sur proposition du PM lui même est choisi par le roi). Ce fait n'est ni contesté ni objet à nuance. Le reste n'est que découlement logique. Il me semble donc inutile de revenir sur les conséquences évidentes d'un état de choses."
Merci pour votre lucidité.
"au mieux la ligne éditoriale est devenue conciliante au pire le quotidien sera condamné à la fermeture."
A mon avis le pire est une ligne éditoriale conciliante, comme c'est le cas du journal Al Massae.
Hé ho, les gars ! Y a un journaliste d'al jarida al oula (com 9) qui dit que tout ce qu'il y a dans ce post, c'est des "histoires imaginaires". On devrait peut-être écouter ce que ce monsieur a à dire, et lui poser quelques questions, non ?
Ou alors, on s'en fout de la véracité des faits, pourvu qu'on ait l'occasion de polémiquer entre nous dans le vide...
@ bellaouali
3 questions pour vous;
- Are the reports of international organizations on the worsening situation of freedom of expression in Morocco (i) accuarte, (ii) inaccurtae, (iii) accurate but greatly exagerated?
- Why are all articles on the wealth, health, or abuses of power by the Moroccan king or his close family members (some invloving shootings) being censured?
- Do you make a moral and political equivalence between the censure of freedom of expression in Morocco and the influence of big capital on the media in France, the UK, and the USA?
Thank you.
Il ne faut pas, quand même, oublier que la politique et la presse, dans 99,99 °/° des nations de ce bas monde, sont avant tout des moyens de gagner son pain. Même aux USA, NEWSWEEK a publié un jour (en 1988) un special coverage intitulé THE KEYS TO THE WHITE HOUSE, montrant, entre autres, comment des "agents politiques" (comme il y en a des agents littéraires) approchaient des élus ou des personnalités éminentes leur suggérant qu'ils étaient presidentiables...
Enfin, intègres ou pas intègres, les gens sont libres de choisir leur camp. Ce qui serait grave et regrettable c'est d'imposer à des gens ce qui est contraire à leur conviction. Heureusement qu'on en est pas encore là. On vit encore dans un pays où des femmes en mini-jupe cotoients des femmes en niqab, n'est-ce pas? On vit dans un pays où des islamistes parlent à des communistes, n'est-ce pas? On vit dans un pays où l'on peut voir Aljazeera comme l'on peut voir Al Oula, n'est-ce pas? On vit dans un pays où l'on peut lire larbi.org comme l'on peut lire Aljareeda Al Oula, n'est-ce pas?
Et puis, qui s'en est pris à notre poète Al Moutanabbi pour avoir "léché" des seigneurs?
"Pourquoi pleures-tu, fiston?"
M'a dit un jour une bienfaitrice.
"Ca fait longtemps, très longtemps
Que je n'ai pas vu mon Volubilis,"
Lui ai-je répondu, le cœur fendu.
"Mais jusqu'à quand tu vas rester à pleurer?"
M'a-t-elle dit, la main tendue.
"Prends cet argent et cesse de pleurer!
Voyage et tu oublieras ton 'volubilis'!"
Alors je suis allé au Brésil,
J'ai vu les brunettes du Brésil
J'ai vu ses Monalisas à Fortaleza
J'ai bu son café à Recife
J'ai dansé de bon gré à Porto Alegre
J'ai tout vu de Macapa à Curitaba
Mais seul mon corps était là-bas
Mon cœur, lui, était resté là,
Là au Maroc.
Je suis alors passé en Argentine
J'y ai vu des filles plus fines que la clémentine
On m'a raconté des contes de fée à Santa Fe
Mais quand on m'a parlé de Casablanca à Bahia Blanca,
J'ai oublié tous leurs contes de fée.
Je suis alors allé au Mexique, puis aux Etats-Unis d'Amérique
On m'a accueilli comme un amigo à Durango
On m'a même servi un tajine à El Tajin
On m'a parlé de Mazagan à Mazatlan
Alors, j'ai passé à l'autre Santa Fe
Où l'on m'a raconté d'autres contes de fée
On m'a fait tout voir
De Tijuana à l'ouest à Savannah à l'est,
Mais je n'ai pu y voir
Que mon volubilis!
Je suis alors volé pour Paris,
Là où j'ai des amis:
Alors mon ami Jean+Botquin
M'a fait voir tous ses bouquins
Alors que Michel m'a invité (avec toutes ses amitiés)
A un délicieux cocktail dans un grand hôtel
Tandis que beatrice m'a servi de vrais délices
Parfumés de jasmin dans son jardin.
Mais tout ça m'a rappelé le sel et le blé
Que j'avais laissés là,
Là au Maroc.
Alors j'ai passé en Espagne,
Où j'ai plaisanté avec les petits agriculteurs
Et mangé dans les cabanes de pêcheurs
Où on a bien voulu m'offrir du champagne!
J'ai vu des filles aux yeux de lionnes à Barcelone
Et des filles pleines d'élégance à Valence
Tout était doux à Cordoue,
Mais rien n'était plus doux
Que ce que j'avais laissé là,
Là au Maroc.
Alors j'ai volé pour la Grèce
Où les filles m'ont accueilli avec un peu trop de tendresse
On m'a parlé d'Hélène et d'Antigone
On m'a dit que c'était eux qui avaient fait Cambridge et la Sorbonne…
Mais quand on m'a parlé d'Alexandre et Roxane
Et de l'amour des paysannes
On m'a rappelé mon volubilis!
Puis ni les rues magiques d'Istanbul
Ni le coucher du soleil à Alexandrie
Ni les tours de Kuala Lumpur
Ni les chants de bergères de Syrie
Ni les festins de Pékin
Ni les safaris de Tanzanie
Ni les contes de Bénin
Ni le folklore de Roumanie:
Rien ne m'a fait oublier mon volubilis!
Mais ne dites rien à la généreuse bienfaitrice.
Je spamme
Bon anniversaire!
Mwah
Beaucoup de bruit pour RIEN! En effet, on parle de cette minable opération comme si les copains de FAEH avaient pris le contrôle du plus grand quotidien marocain, du journal qui détermine l'opinion publique nationale!
Un peu de réalisme : AJO est lue à travers le pays par deux pelés et trois tondus!
Son contrôle par les copains de FAEH prouve simplement la nullité de leur politique de communication!
S'ils comptent sur AJO pour se faire entendre et connaitre, ils sont mal barrés, les pauvres!
Tout comme l'utilisation qu'ils font de la MAP : qui lit les communiqués de cette malheureuse agence? Personne, sauf les nihilistes qui s'amusent à y trouver matière à rigoler - et là ils sont servis, il faut le reconnaitre!
P.S. : ce billet perd de sa pertinence dès lors que l'/les auteur(s) se permettent de juger de la moralité de tel ou tel journaliste et d'attribuer des bons ou mauvais points à tel ou tel autre!
Larbi : "quel professiionnalisme !!! peux-tu nous dire pourquoi tu ignore totalement la com9 et les autres commentaires.
Tu dispose uniquement d'un blog est tu ne fais aucune preuve de démocratie. Je me demande bien si tu dispose, un jour, de plus de pouvoir, qu'est ce que tu en feras ?
Merci à Al Moutanabbi et Volubilis
Qui se cache derriere se navet !!! arreter de nous abreuver de paroles creuses et hypocrites ...les vrais journalistes sont bien connu au maroc ....personne n'est dupe ...c'est sur que cette article est ecrit par une marionette qui n'execute que la voix de son maitre .....
Le journaliste d'Al Jarida Al Oula aurait commencer le plus simple: nous dire par exemple pourquoi Ali Anouzla n'écrit plus dans son journal ...
Je maintiens tous les faits énoncés dans ce billet.
"Je tiens à mon droit de continuer à publier des témoignages sur cette période de l'histoire du Maroc", a déclaré à l'AFP M. Anouzla, directeur d'Al Jarida Al Oula, et ancien directeur du bureau du quotidien arabe Acharq Al Awsat à Rabat.
Ce n'est pas le PAM qui prive ce journaliste de s'exprimer mais ce sont bien des soi-disant gauchistes.
Merci Larbi, pour les autres questionnements cliquez sur /Ilyas el omari/ pour plonger dans la pdf vous trouverez les reponses aux questions de com9. En somme, le John waterbury a fait une bonne analyze dans son ouvrage > Le commandeur des croyants. ou comment l-elite n- a d- autre choix que de se prostituer / ce qui est respectable en soi du plus vieux metier du monde car il faut quand meme se nourrir.
Maroc: un quotidien cesse de paraître provisoirement
AFP | 05.05.10 | 13h19
Le quotidien arabophone Al Jarida Al Oula (indépendant) a annoncé qu'il avait cessé provisoirement de paraître à partir de mercredi "pour des raisons essentiellement financières".
Le journal a "cessé de paraître pour des raison essentiellement financières" en espérant "réappraître une fois ces difficultés dépassées", a indiqué un communiqué sans autres précisions.
Créé en 2008 et dirigé par Ali Anouzla, Al Jarida Al Oula fait face depuis plusieurs mois à des "difficultés financières en raison notamment de non paiement de dettes à l'imprimerie", selon l'un de ses journalistes.
"Nous nous excusons auprès des lecteurs pour cette absence forcée et espérons un retour très prochainement", a conclu le communiqué d'Al Jarida Al Oula.
Le 28 janvier, les locaux du Journal hebdomadaire (indépendant) ont été mis sous scellé après une décision d'un tribunal marocain pour "non paiement de dettes".
http://www.lemonde.fr/depeches/2010...
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