Un jour noir pour la liberté de la presse au Maroc
Par Larbi le jeudi, janvier 28 2010, 14:53 - Lien permanent

« Si nous nous taisons, d’autres parleront. Si nous mourons, d’autres naîtront » AJ.
J’aime beaucoup le Journal Hebdomadaire, cette publication qui a fait honneur à la profession journalistique au Maroc et a contribué, mieux que la classe politique et société civile marocaines réunies, à faire émerger une nouvelle culture politique au pays.
Aboubaker Jamai worte:
"After all your prediction about the end of Le Journal has been proven on the money. Le Journal Hebdo has been shut down. Yesterday, 5, yes 5, bailiffs showed up armed with a court decision to take over Le Journal Hebdomadaire and the company behind it, Trimedia.. What is still unclear to us is the legal argument that led the judge from the receivership procedure of Mediatrust to act against trimedia. The only link is the title:"Le Journal Hebdomadaire" but the title is owned by the publisher himself not the company. Although we are waiting to get a clearer legal picture, we can already officially announce the death of Le Journal Hebdomaire. "
Via the indespensable Issandr
Maroc: mise sous scellé par les autorités du Journal hebdomadaire
(AFP) _ Les locaux du Journal hebdomadaire (JH, indépendant) ont été mis sous scellé mercredi après une décision d'un tribunal marocain, a-t-on appris jeudi auprès de la publication dont le siège est à Casablanca. Cette mesure intervient après que le tribunal de commerce de Casablanca a ordonné lundi la "liquidation judiciaire" de "Média Trust", société éditrice du JH - 18.000 exemplaires par semaine) jusqu'en 2003, a indiqué à l'AFP une source judiciaire.
"Média Trust" a été condamné par la justice pour non paiement "d'importantes dettes" envers la Caisse nationale de la sécurité sociale (CNSS), certaines banques et l'administration des impôts, a déclaré à l'AFP Me Abdelkébir Tabih, un avocat des créanciers du JH. "Le JH ne paraîtra sans doute pas cette semaine parce que nous ne pouvons pas accéder aux locaux. Nous n'avons pas d'endroit où travailler", a déclaré à l'AFP un journaliste de la publication.
"Le jugement du tribunal de Casablanca est exécutoire sur le champ, sous le contrôle d'un juge commissaire et d'un syndic. Le montant des dettes dépasse les cinq millions de dirhams (450 000 euros)", a précisé Abdelkebir Tabih, un avocat de la CNSS et de la direction des impôts. Selon Me Tabih, cette décision de justice concerne les dirigeants de Média Trust, mais elle porte aussi sur Trimédia, qui a remplacé la première et qui édite la publication depuis sept ans.
Selon Ali Amar, l'un des fondateurs du JH, l'application du jugement équivaut à une "mise à mort du Journal hebdomadaire". "Il y a effectivement un endettement colossal de Média Trust. Mais je pense qu'il y a une véritable volonté de faire taire Le Journal", a-t-il dit à l'AFP. "Il existe un projet de recomposition des médias au Maroc, voulu par le pouvoir, et dans ce projet la disparition du Journal est déjà programmée", a-t-il encore précisé."Je ne comprends pas pourquoi la justice a exécuté un jugement contre une société (Trimédia) qui n'est pas concernée par l'endettement et qui édite Le Journal depuis sept ans", a conclu M. Amar.
Fondé en 1997, le Journal hebdomadaire est une publication indépendante. Les sujets qu'il a pu aborder ont brisé plusieurs tabous, notamment politiques.
C’est forcément avec un grand pincement au cœur que d’apprendre l’arrêt de la publication. Un jour triste, le plus triste de ces jours tristes, pour la liberté d’expression au Maroc. Un jour triste pour la démocratie au Maroc.
L’histoire du journal se confond avec l’histoire de son fondateur. J’aimerais reprendre ici quelques lignes que j’ai eu déjà l’occasion d’écrire sur Aboubaker Jamai qui a joué un rôle central dans le débat public et politique au Royaume.
Journaliste lucide doté d’une vive intelligence et farouchement indépendant, Aboubakr Jamaï a joué un rôle central dans le renouvellement de la pratique journalistique au Maroc. Révélateur des lâchetés politiques, dynamiteur de tabous, son travail et celui de ceux qui l’ont accompagné dans l’aventure Journal Hebdo mérite le respect et l’admiration.
Années 1990. La presse écrite marocaine est bien fade et uniforme. Muselée par les pouvoirs publics et les partis politiques, elle est moue et dubitative. Les sujets qui fâchent sont sagement mis de côté, les lignes rouges et les questions interdites sont légion. La sacralité est brandie à tout bout de champ. Une publication va bousculer cet ordre établi : Le journal, puis le Journal hebdo. Finie la culture des comptes-rendus et de la compilation des dépêches d’agence. Place à un journalisme combattant et engagé investiguant sur les détenteurs des pouvoirs politiques et économiques, poussant les indiscrétions aussi loin que possible et repoussant les complaisances et les complicités. Il en était ainsi dans l’affaire Agma, de la fusion acquisition Bcm – Wafabank, de la main mise du holding royal sur le secteur privé via le groupe ONA-SNI, des ordinateurs « Msys » , de l’attribution du marché des CIN au groupe Thales... et un bon nombre de sulfureuses affaires politico-financières qui plombent l’économie du pays, étouffent le secteur privé, incitent en la méfiance économique et profitent, in fine, au petit monde possédant le sésame de proximité avec le pouvoir politique.
Qu’a fait Aboubakr Jamaï , et le Journal Hebdo, pour prendre tous les coups ? Une couverture sur quatre du Journal hebdomadaire était consacrée au Roi du Maroc. Or personne n’y trouve rien à dire quand les télévisions publiques ouvrent neuf fois sur dix sur les activités royales et quand les photos du souverain font quotidiennement la une des journaux, pas souvent par choix éditoriaux. Ce n’est pas tant la fréquence des couvertures qui pose problème mais le ton critique envers le chef de l’Etat et de l’exécutif qui dérange. Mais que dit Aboubakr Jamaï de si « effarant et monstrueux » ? Qu’un teneur d’affaire publique, fut-il le Roi du Maroc, se doit de rendre compte de ses actions et de ses résultats. Que l’entourage du chef d’état n’a pas à s’immiscer dans le secteur privé sinon il se placerait en conflit d’intérêts ou du moins à être juge et partie. Qu’il est grand temps de finir avec l’absolutisme, la corruption et le despotisme et que le suffrage universel doit être source du pouvoir . Que la séparation des pouvoirs n’est pas un luxe mais une exigence fondamentale pour la démocratie. Que la torture et les atteintes aux droits fondamentaux sont des crimes et que ceux qui en sont responsables doivent répondre de leurs actes. Avec courage et détermination le journal Hebdomadaire a défendu des causes qui sont à mon sens nobles.
Faute de débattre avec un pouvoir dépersonnalisé, sûr de lui, enfermé et replié sur lui même Aboubakr Jamaï et quelques titres de presse indépendante sont renvoyés aux juges pour des procès expéditifs conclus par de lourdes condamnations. A défaut d’accepter cette autre manière de penser et d’y répondre on a choisi de le faire taire par des méthodes réactionnaires. Ces méthodes-là, mieux que tout, disent en quel enfermement sont tenues les idées.
Procès télécommandés, amendes exorbitantes prononcés par une justice à la solde du pouvoir, asphyxie financière à coup de pression sur les annonceurs. Que n’a t’on pas fait pour mettre à mort l’hebdomadaire ? Toutes les raisons du monde, ne m’enlèveront pas cette idée de la tête : le Journal Hebdomadaire a été victime de l’acharnement et de la lâcheté du pouvoir et de la justice. On voulait le mettre à mort, on y est arrivé. Parce que tout compte fait la liberté du ton de la publication était surdimensionnée par rapport à la réalité du Maroc : un pays dont les dirigeants ne sont pas prêts pour la démocratie et s’ils ont bien voulu laisser une marge de liberté à la presse indépendante c’est plus pour enjoliver l’image du royaume que par conviction. Aboubakr Jamaï a dit un jour : « Si nous nous taisons, d’autres parleront. Si nous mourons, d’autres naîtront ».







Commentaires
Triste. Affligeant. Rageant.
Sensation de déjà vu, déjà ressenti, déjà vécu. Journée sombre. Une fois de plus, nous sommes condamnés à lire de la médiocrité. En faisant taire le Journal Hebdomadaire, ce ne sont pas seulement des questions que notre fameuse Justice étouffe, mais c'est une fois de plus dire sa volonté de vouloir nous garder à jamais ignorants et incultes. C'est nous empêcher de lire, de nous poser des questions, c'est aussi nous enlever le droit à nous informer. C'est la hogra suprême que de vouloir toujours tout museler, pourquoi pas nous donner une pillule et organiser un suicide collectif tant qu'à y être?!
Grosse boule dans la gorge,
Silence is death / And you, if you speak, you die / If you are silent you die / So, speak and die.
Tahar Djaout
Le Maroc va vers l'arrière. On parle de démocratie, régionalisation avancé ...
Quelle démocratie ?!! RIEN, Walooo !
C'est énervant, ça ne donne pas envie de rentrer dans ce pays où la liberté d'expression est bafouée, le pouvoir revient en arrière, vers un état à la tunisienne...
J'arrête pour ne pas être grossier.
Ça ne réapparaitra pas dans quelques semaines ? sous le non de ''l'hebdomadaire Journal'' ?
Je suis frappé par les montants que leur doit le CNSS et le fisc, quid des autres journaux et autres entreprises ami de l'état ?
Ces dettes énormes vis-à-vis de la CNSS et du fisc sont assez troublantes de la part d'un journal dont la vertu principal est de "dénoncer"!
Décidément dans ce pays, personne n'est parfait!
Ce n'est pas la raison (arriérés fiscaux) qui est discutable, mais la manière. Vu son histoire et son apport à ce pays, Le Journal méritait des funérailles honorables : un procès en appel, le temps de préparer l'opinion publique, un édito d'adieu de A. Jamaï, quelque chose de ce goût-là... Au lieu de ça, ils lui ont tiré une balle dans la tête et l'ont jeté dans une fosse commune. ça donne envie de pleurer.
Et oui c'est le deuil
c'est malheureux toutes mes condoléance au peuple marocain, une grande force du peuple marocain vient d’être assassinée mais on baisse pas les bras.
Jamaii il faut pas céder au terrorisme intellectuel d’un pouvoir sans aucune légitimité nous lutterons à jamais contre les forces du mal surtout les terroristes collaborateurs qui se disent pays des droits de l’homme comme la france grand amie du makhzen et grand parasite du maroc, qui a conseillé au pouvoir d’assassiner la presse, pour pouvoir recoloniser le maroc, et c’est fait.
il faut continuer la lutte
à quand Telquel?
au suivant, à qui le tour?
Pour le peu que vous proposez
Vive Zembla, Akim
al amira hasnaa assonhowayte
BON DEBARRAS !!!
ce n'est pas la disparition d'une telle feuille de chou qui va empêcher le monde de tourner et encore moins le ROYAUME DU MAROC...
ton icône "larbi" n'est qu'un aigri qui, à défaut d'avoir sa place au soleil , et avant lui son père, se venge en tentant de s'asseoir sur plusieurs sièges sans succès...
je me demande qu'est-ce qu'il a apporté au Maroc de positif sauf sa pratique de "khalif tou3raf",
ses sentences à tout vent et mal à-propos, que tu reprends si sentencieusement tel que : "si nous nous taisons , d'autres parleront. si nous mourons d'autres naîtront " ne sont que des lapalissades...il va de soi que certains se taisent et d'autres parlent , de même que des gens meurent et d'autres naissent...il faut vraiment prendre les gens pour des demeurés pour lancer de telles énormités et de telles évidences...il se prend vraiment pour ABOU BAKR ASSIDI9 !!!
mais lui, le fumeux, aboubakour, aurait mieux fait de se taire en attendant de mourir tranquillement dans l'ombre de princes rouges...quant à son ami benchemma...hum...
en définitive, c'est vraiment d'un tel bas niveau, et il suffit à l'histoire de la presse de faire juste un petit mouvement des épaules pour jeter de tels vains fanfarons dans les oubliettes...et encore...
La transition est officiellement terminée... Retour aux pratiques d'antan, le Maroc est gouvernée par une dictature qui baffoue les droits des citoyens.
Mes condoléances à tous les esprits libres qui regretteront cette perte.
Ce ne sont pas les journalistes du Journal qui doivent se taire. Ce sont tous les Marocains qui n'ont pas le droit de savoir, de s'informer ou d'avoir un autre point de vue que ceux qui les gouvernent. On décide pour nous ce que nous pouvons et ne pouvons pas lire. On nous impose des journalistes-moutons qui, en troupeau docile, se prosternent devant les maîtres de la contrée et on bâillonne les esprits libres qui dérangent l'ordre établi et l'immobilisme. Et il faut imaginer le Maroc libre, démocratique, prospère!
Le Maroc est une dictature. Il est immoral de ne pas s'insurger contre un système pareil.
Vague de répression au pays du Makhzen :
Un blogueur arrêté pour avoir voulu défendre la liberté d’expression au Maroc
Publié le 28 janvier 2010
Le 26 janvier 2010 au soir, le blogueur et défenseur des droits de l’homme, Boubaker Al-Yadib, a été arrêté et placé en garde à vue au commissariat de Guelmim (190 km au sud d’Agadir). Son procès a lieu ce soir, sans qu’aucun chef d’accusation officiel ne soit retenu contre lui.
Les autorités lui reprochent en réalité d’avoir publié en ligne, le 25 janvier 2010, l’annonce d’une grève des blogueurs pour "une semaine de deuil pour la liberté d’expression au Maroc". Cette action, lancée par l’Association des blogueurs marocains, devait durer jusqu’au 31 janvier 2010. Boubaker Al-Yadib risque entre six mois et un an de prison.
"Cette arrestation s’inscrit dans le cadre d’une campagne de répression lancée par les autorités marocaines à l’encontre des blogueurs et militants des droits de l’homme. Nous demandons la libération immédiate de Boubaker Al-Yadib, El Bachir Hazzam et Abdullah Boukfou, ainsi que des autres activistes qui luttent pour les droits de l’homme et la liberté d’expression“, a déclaré Reporters sans frontières.
http://www.rsf.org/Un-blogueur-arre...
http://www.categorynet.com/actu-des...
Dans le cadre des injustices vécues au Maroc, en voici une autre:
Les services de sécurité belge viennent de reconnaître l'innocence de Belliraj.
Lien : http://www.rtbf.be/info/economie/le...
En synthèse, je me range derrière l'avis exprimé par Politis. Mais la gravité de cet événement politico-médiatique m'incite à approfondir davantage...
J'apprends qu'il existe une association de blogueurs marocains. Bonne nouvelle !
J'apprends également qu'elle vient de se trouver impliquée dans une action militante que je qualifierais de foireuse puisqu'elle lui vaut l'arrestation et la condamnation d'un blogueur. Mauvaise nouvelle !
Tout ça parce qu'un journal hebdomadaire vient d'être saisi pour dettes outrancières envers le Fisc et la CNSS ! Ben oui, quand on habite une maison de verre, il vaut mieux éviter de jeter des pierres sur les voisins... Alors, bonne ou mauvaise nouvelle, la saisie du Journal ? Ça dépend.
Si on considère que l'État marocain est une dictature, mauvaise nouvelle. Mais comme l'Etat marocain n'est pas une dictature, je m'en serais un peu rendu compte si c'était le cas, force est d'envisager une autre hypothèse, en partant du principe que la presse a le devoir d'informer sans endoctriner ; il faut se réjouir dans ce cas de ce que le modèle journalistique "Le Journal" soit arrivée au bout de son rouleau et conclure à la bonne nouvelle : les journalistes du Journal vont enfin pouvoir prendre le temps de réfléchir au sens et à la portée de leur métier, de façon à éviter à l'avenir de se mettre en danger au point d'infliger à leurs lecteurs le traumatisme d'une pareille sanction.
Sérieusement, ce que j'ai de plus en plus de mal à comprendre, c'est que des entreprises de presse, qui tirent leur autorité et leur pouvoir de l'État qui leur octroie notamment des cartes de presse et de confortables subventions, s'acharnent à saper la légitimité de ce même État. Je me suis astreint un jour à décrypter méthodiquement dix éditions successives du Journal, j'ai été édifié à ce sujet...
Quant à l'objectivité journalistique, je ne me souviens pas avoir lu une seule fois dans ce journal ni dans d'autres du même calibre une quelconque analyse du lien théoriquement vertueux qui unit souveraineté politique et souveraineté économique. Par exemple, en posant aux marocains la question de savoir s'ils préfèrent que la richesse économique du Maroc soit administrée par ONA (entre autres méga groupes privés familiaux marocains) ou qu'il finisse par tomber dans l'actif d'un quelconque fonds de pension américano-anglo-russes domicilié aux îles Caïman. Moi, je préfère que le Maroc appartienne à des puissances marocaines.
En conclusion, je m'en tiens à cette bonne nouvelle-là : les blogueurs (marocains) peuvent s'estimer heureux de n'avoir ni impôts ni CNSS à payer au titre des blogs qu'ils animent... Ils n'ont donc à se soucier que de ne pas se mettre stupidement en danger en défendant des causes pas forcément défendables, n'en déplaise à Reporters Sans Frontières.
C'est pas la peine de sortir les grands mots, ou simuler le deuil de la ''révolution'' ou celui de la presse... parcequ'une publication indépendante n'est plus ! une entreprise qui s'est fait pas mal de blé en surfant sur la fibre démocratique des marocains, une boîte dont les principaux auteurs se sont fait la malle, et le principal continue de faire croire qu'ils s'est converti en professeurs émérite dans les prestigieuses universités américaines ! il n'avait qu'à payer l'amende de son prestigieux salaire s'il dit vrai, ou demander l'appuis du washington post qui sous entendu le considère comme une sommité... !
j'admets que même si le journal hebdo n'a jamais convaincu personne de sérieux depuis son apparition sauf les parvenus, souvent de grands frustrés qui souffrent de leur ignorance.. car à les entendre en parler avec tellement d'enthousiasme on croirait que c'est ce journal-hebdo qui a fermé tazmamart, ou que ce soit lui qui a mené les changements et instauré la liberté de la presse..bref, j'admet qu'il a mené son entreprise avec brio dans son crénau qui s'attaque au ''noyeau'' du système... simulant un courage sans faille, et une détermination qui manquait au ché guevarra ! hélas, la montagne à accouché d'une souris, on a su avant même la publication du navé de Ali Amar qui allait tout gâcher sans le vouloir... que cette publication à toujours été de mèche avec le coeur du pouvoir, et que ce sont encore les nuls du makhzen qui lui ont permis d'accéder au sérail et aux histoires sans gloire de ses occupants ! bref, ils auraient pu à eux deux nous éviter de tels cauchemars et au moins continuer à gérer le pays avec un semblant de cohérence et de fermeté.. au lieu de ça, ils ouvrent les portes à des amateurs, les envoient ''en mission'' auprès des hommes du pouvoir, et en font des stars qui tirent sur le palais des années durants... et tirent surtout sur les ''symboles'' du changement en faisant croire qu'ils détruisent les ''tabous''... tout en se remplissant les poches, et ayant droit aux meilleurs encarts publicitaires des années durant ! avec tout ce fric, ils auraient dû payer les charges sociales des petits salariés de leur entreprise d'abord, au lieu de les laisser crever les premiers à travers cette fermeture qui ne les concerne en rien ! comme ils auraient dû demander à leur associé qui trouvait les moyens pour se procurer de la vaisselle royale volée... de payer cette amende, ou payer les arriérés d'impôts, et qu'on en parle plus !
on pourrait dire presque que le journal-hebdo à constitué un nouveau phénomène de consommation des années de passation entre l'ancien et le nouveau règne. une entreprise médiatique ayant bien exploité le vide laissé par la presse partisane d'opposition, et dont la recette consistait en une course vers le scoop qui devait impressioner le marocain instruit...mais pas encore habitué au lynchage médiatique de l'état dans la presse ! alors que sur le plan purement politique et socio culturel, les principaux meneurs ou symboles du changement n'ont eu droit qu'à quelques brèves éloges...sinon à des attaques en bonne et dûe forme plus tard... toujours dans le même souci du marketing Roi, et le journal-hebdo doit être le véritable centre de la politique !! pour bien vendre et mieux vendre bien sûr ! quelle part ont eu les rescapés de tazmamart dans ce journal, les anciens detenus politiques et leurs opinions.., les hommes politiques du changement..., bref l'ensemble des acteurs de la politique à qui le maroc doit véritablement ses changements ?!! par contre on a vu le journaliste star du journal donner de soit disants conférences et des meetings de presse !! incroyable mais vrai ! un plagiat qui pousse à une espèce de dérive et personification de ces ''années de plomb'' dans l'esprit et la tête d'un gamin qui croit fermement être devenu porte parole de ces années là ! quelle audace en effet... et encore si seulement il avait l'appuis des partis politiques, de personnalités politiques ou d'intellectuels qui lui reconnaissent toutes ces qualités !
voici donc une autre grande page ecrite dans le plus pur tkherbik marocain dans un savant mélange de schizophrénie, d'opportunisme, de carrièrisme de bougnoul, et d'éloges à soi même qui est tournée, mais on est pas sorti de l'auberge ! il y a encore tellement de talents, d'entrepreneurs en devenir, qui attendent leur chance... et dire que certains ici vont jusqu'à dire qu'une ''grande force du maroc est assassinée''
la hawla wa la kouwata illa billah !
l'épopée du journal est peut-être terminée, mais je vous rassure celle de ses auteurs ne se terminera jamais... c'est une question de mentalité et presque de survie...pour les 50 prochaines années...hélas.. souhaitons leur longue vie au moins, histoire de ne pas être taxé de jaloux ou de mauvaise langue !
bref, voici un copier coller de mon com sur le blog de marocaine... histoire de confirmer mon opinion de ce journal... et encore, je me garde d'être méchant, et d'évoquer les détails de mes lectures ou mes découvertes à travers le livre de Ali Amar ...
le dit journal-hebdo à démontré ses limites et déçu sur de nombreux points lorsque ses motivations se sont révélées en réalité issues de réglements de comptes qui relèvent plus de haine sociale et calculs dans le cercle restreint du pouvoir ! autrement dit; des années à livrer une guerre frontale au makhzen ’suprême’, aux changements qu’il a initié avec la gauche d’hier.. tout en construisant un discours critique aux allures crédibles et auquel la majorité des lecteurs ont cru, tout ceci s’est effondré comme un château de cartes lorsqu’on a su finalement qu’ils n’ont jamais adheré à aucun principe, qu’ils n’ont jamais intégré un mouvement intellectuel, des personnalités politiques, des figures de la société civile… tout ce qu’ils faisaient était du marketing cherchant à détruire toute idée en faveur d’un nouveau Maroc quelque soient ses tares et ses déséquilibres… un marketing financé par des opportunistes et des cousins qui ne veulaient pas la peau du pouvoir, mais son affaiblissement au profit d’un autre qui soit encore plus occulte et dans lequel ils se considéraient comme initiés !
le journal hebdo, tout ce qu’il aura réussi à faire au bout de dix ans d’existence, c’est élaborer un language journalistique de façade, oisif, belliqueux, mais bien construit et ciblant une frange francophone instruite, un language snob pour le commun des marocains non francophones mais pourtant s’inspirant de la pure tradition d’opposition politique du Maroc. bref, un language qui a fini par séduire d’autres entrepreneurs en presse ‘libre’ et qui fait des ravages… sinon rien de crédible ni de sincère !
et c’est exactement pour les mêmes raisons que la politique en général ne decolle pas au Maroc, tant la mentalité est gangrénée par la haine sociale, une haîne qui trahit des haînes individualistes et des ambitions de même nature. cette maladie à atteint le maroc en entier, et plus aucun secteur ou foyer n’y échappe… et l’on se demande pourquoi les choses empirent ?! pendant que les pays avancés enseignent à leurs citoyens les vertus de la citoyenneté, la compétition dans les epreuves de la vie, les etudes, le sport.., la valeur du travail, et la construction de la personalité et du mental, chez nous on enseigne la médiocrité, la jalousie, la projection dans le monde des riches, et les chansons à deux sous sur 2M… pendant que le journal hebdo lui, il s’adressait le plus sollenellement du monde aux marocains instruit en majorité dans le bilinguisme, celui qui a relativement réussit et ne se plaint pas de pauvreté extrême ni de marginalisation extrême, et qui peut se permettre d’acheter son produit.. pour lui dire qu’il est sur la touche, qu’il ne profite pas des ressources, que la mafia du pouvoir à verrouillé l’economie à son profit, et que personne en réalité ne milite pour la démocratie, sauf lui bien sûr et son lectorat qui lui achete son journal.
je ne m’en fais pas trop pour le journal-hebdo autant que je m’inquiète pour ceux qui ont vraiment fourni de vrais efforts dans ce Maroc et n’ont jamais rien récolté ! si ce journal avait de véritables base intellectuelles ou militantes, on l’aurait su, et il ne lui serait jamais rien arrivé… c’est tout au plus une entreprise qui fait faillite dans un secteur à risque qui peut rapporter gros comme il peut se casser la gueule le mettant nez à nez face à sa réalité et ses motivations…
Je suis indigné par la declaration de Ali Amar qui ose dire que les dettes ne concernaient pas la société trimedia editrice du journal hebdo actuellement mais trust media la société editrice du joirnal hebdo precedemment. Qu'est ce que cela veut dire ? Le passage du journal hebdo de la société media trust a la socièté trimedia etait une maniere de se soustraire a ses creanciers et de ses engagements. Pratique d'escrocs ! Quel bel exemple de droiture et de serieux ! Pour des donneurs de lecons c'est vriament tres culotté ! D'autant plus que les dettes concernent des arrieres fiscaux c'est a dire l'argent du peuple et les arrieres CNSS c'est a dire l'argent de leurs employes. Quelle impressionante lecon de bonne moralité
@larbi et autres com
Afp a écrit:
"Le montant des dettes dépasse les cinq millions de dirhams (450 000 euros)", a précisé Abdelkebir Tabih, un avocat de la CNSS et de la direction des impôts. Selon Me Tabih, cette décision de justice concerne les dirigeants de Média Trust".
C'est de l'avocat qu'il s'agit d'abord, A Tabih, ancien député USFP de Casablanca à trois reprises, trois mandats consécutifs, natif à Chaouiya, comme Noubir Amaoui, dit Bousberdila, il fut déclaré vainqueur des élections deux fois par Driss Basri,ce puissant ministre de Hassann II, qui fut chargé d'arranger la carte électorale selon des cota pour en faire profiter des personnalités des partis politiques toute tendances confondues. Au congrès de USFP du bureau d'échange, en 2001, il a rejoint Noubir Amaoui qui a claqué la porte au socialos, ses camarades du butin de l'Alternance basro-hassanienne, puis il a claqué encore la porte au leader CDT quand il a découvert qu'il est perdant, et a rejoint Youssoufi en contre parti de quelques services rendus et contrats dont tire encore profit comme avocat.En 2007 Tabih n'a pas passé au suffrage. Mais après cette carrière parlementaire de 17 ans(de 1993 à 2007), cet avocat spécialiste des affaires pénales, dont le cabinet est à quelques mètres de la Wilaya de Casa, c'est un lieu monument et class à l'échelon national et africain même, a profité des contrats de rentes comme avocats avec des administrations et établissements publics(certains contrats remontent à l'époque de son compatriote Basri), la plus part de ces contrats, très rentables, sont dus à son nouveau parrain depuis 2001, le tout puissant ministre des finances Fathallah Oualou, grâce à qui Tabih est l'avocat de la direction des impôts. Tabih a profité aussi du passage du socialiste Khalid Alioua au Ministère au ministère de l'emploi, et Rafiq El Haddaoui, le cousin de Driss Basri, pour avoir le monopole de faire avocat de CNSS et en tirer un grand profit et une grande rente. C'est le maroc des vaches au lait, c'est le patriotisme de la rente et de pillage. Tabih, l'ancien député qui o osé parfoiis donné des leçons comme le barbu de USFP, comme son collégue Lachgar.Le danger publique c'est pas le Journal Hebdo, ce sont les mafiosos de la politique et du miltantisme, et Tabih est l'exemple. .
C'est une nouvelle qui a lieu dans un contexte particulier.
Dans un pays démocratique, une publication de l'opposition qui se fait tabasser pour arriérés fiscaux n'est qu'un fait divers. Parce que l'opposition a les mêmes outils pour parvenir au pouvoir que la majorité.
Au Maroc, pour avoir le pouvoir, il faut être le fils du précédent dictateur. Et les dictateurs n'aiment pas être remis en question. Ce qui explique les saisies de journaux, les gens en prison pour délit d'opinion, et la censure qui ne surprend plus personne.
Le plus grave est que les victimes d'injustice (dans le sens ou l'homme née avec des droits inaliénables) finissent souvent par quémander la clémence du dictateur, alors que l'appareil judiciaire suit les instructions du palais a la lettre. "La hawla wa la kouwata illa billah"? N'importe quoi! Jusqu'à preuve du contraire, les dieux ne se mêlent pas de ce qui arrive sur Terre. La hawla wa la kouwa illa bilmalik!
@Com16 et 19:
A Tabih est il un homme de mérite pour qu'il soit avocat de la CNSS et de la direction des impôts? C'est pas sérieux su tout.
Oui celui qui vit dans un foyer de verre ne doit jeter de cailloux aux gens, mais est ce faisable que ceux qui se font défendre par un courtier, qu'on a habitude de qualifier en dialecte marocain de Chennaq ou Berghaz, comme ce A Tabih qui n'a de scrupule. Cette homme, qui ne peut vivre sans parapluie, n'est pas du tout honnête pour aller plaidoyer devant les tribunaux. Le courtier Tabih ne vie que de la rente sans faire l'effort, sans le mérite, ce bénéficiaire de la manœuvre militante, comme tant d'autres, prend aussi l'argent publique comme une chance sur, il l'a coincé sur la route ou l'as peut être gagné dans une loterie ou action turfiste!
Ce Maroc est vraiment injuste, oser donner de leçon tout en oubliant qu'on en a besoin d'abord. Je ne peut constater vraiment le dégât publique que représente A Jamai, il n'est pas du tout un escroc, mais je crie haut est fort que le courtier Tabih et ceux qu'il représente sont un danger publique. Que signifie un avocat? un escroc de robe.
@ Jamal
Bravo, merci ! Je voulais croire encore qu'il demeure possible d'échanger des convictions et des idées sans s'exposer à des insultes ou des procès d'intention.
Par exemple quand on est convaincu que le Maroc n'est pas une dictature. Dans une dictature, les blogueurs ne pourraient d'ailleurs même pas se poser la question et encore moins y répondre comme le font certains.
@ Larbi
Merci de modérer. Nous avons tous à y gagner, même les "enragés"
Est-ce que Moniquet a eu sa gagnote ou pas, il avait déclaré qu’il donnerait 10% à une association sahraoui basée à Laayoun, le reste ça va leui permettre d’aller en retraite dans une des villes côtières marocaines. si non c’est l’état marocain qui va lui versé ses 280.000 euros gagné au tribunal makhzenite contre le Journal et son directeur. Moniquet n’hésitera a mobiliser son lobby sioniste pour toucher son argent.
Je ne sais où vous puisez vos convictions quant au caractère non-dictatorial de la monarchie marocaine? Aussi bien les faits têtus que la théorie démocratique de Montesquieu à de Tocqueville nous enseigne sur le caractère absolu et fortement oligarchique du régime marocain.
Je me réponds donc à @moi-meme
Tout d'abord, je dois préciser qu'en matière de sciences politiques, j'ai les bagages qu'il faut pour donner un peu mon avis : Droit, Economie, Sociologie, Ethnologie, entre autres disciplines abordées au cours de mon parcours universitaire, plus une vingtaine d'années de terrain. Je lis en ce moment un précis d'histoire romaine qui me permet de rassembler mentalement de façon analytique tout ce que j'ai pu découvrir jusqu'à aujourd'hui de ce modèle d'évolution systémique qu'est le monde romain, de la tribalité à l'empire en passant par la monarchie et la république. Passionnant mais surtout éclairant, quand on observe l'évolution politique d'une nation sous l'angle de ses institutions.
Cela précisé, par considération pour les lecteurs critiques de ce blog qui n'auront ainsi pas le sentiment d'être méprisés par un avis inconsistant ou mal fondé.
Pour ce qui est des grandes théories, il y a aussi (Montesquieu, je crois) celle du despotisme éclairé. Qui a ses vertus dans des contextes socio politiques bien précis.
Mais ma conviction, pour répondre directement à la question, tient notamment au fait qu'en 1976, la démocratie locale a été instituée dans notre pays. Depuis 30 ans, les marocains ont en mains les rênes de leur quotidien. Certes la tutelle du ministère de l'Intérieur était là pour veiller au grain mais ça n'a pas empêché les citoyens de faire de leurs pieds et de leurs mains sur le terrain communal.
Dans un tout autre ordre d'idées, la symbolique de la Beïa traduit bien le caractère contractuel du lien politique entre le Roi et le Peuple : avant tout consenti !
Si tu n'avais pas l'occasion de dire que tu es Marocain ( mauvais côté il faut entendre : sont nombreux et ont la gestion du Pays), tu viens d'en faire la demonstration : "j'ai les bagages qu'il faut pour donner un peu mon avis :...Droit, Economie, Sociologie, Ethnologie, entre autres disciplines abordées au cours de mon parcours universitaire, plus une vingtaine d'années de terrain. Je lis en ce moment un précis d'histoire romaine qui me permet de rassembler mentalement de façon analytique tout ce que j'ai pu découvrir jusqu'à aujourd'hui de ce modèle d'évolution systémique qu'est le monde romain..."
C'est un aveux d'ignorance. Celui qui sait ne dit pas qu'il sait, mais il sait que les gens voient qu'il sait. S'il ressent le besoin de le dire, c'est qu'il sait que les gens voient qu'il ne sait pas. Et c'est vrai.
En dehors des superlatifs et de tes rencontres ( dont tu te targues : qui n'as-tu pas encore rencontré ?) rien de pratique .
Tu nous la joue, "m3raftonich chkoun ana" .
@ @salvetc.
Je me demande pourquoi je réponds encore, sans doute ma culture du respect humain et ma bonne foi réunies.
Une dernière précision : je ne possède ni ne revendique rien pour moi-même et j'ai suffisamment consacré de mon parcours à la formation professionnelle pour sourire de ces reproches que "tu" me fais.
Si j'ai pris la peine de préciser mon profil, c'est par humilité et par respect des débatteurs, mais je n'essaierai pas de m'expliquer davantage là-dessus. En réalité je ne cesse pas d'apprendre car en effet, je ne sais pas grand chose.
J'ai eu de la chance, oui, de rencontrer des gens exceptionnels à qui je dois beaucoup. Et je le dis, pourquoi devrai-je m'en cacher ?
Mais si j'étais aussi vaniteux que "tu" le prétends, je me comporterais sans doute autrement.
Quant à ce que je fais dans la pratique, je lis, j'écris et j'essaie de comprendre la vie et les gens.
Cela précisé, je "te" prie de cesser de m'interpeller de cette façon, qui n'aboutit à rien de constructif.
@Salvadorali:
La question de savoir si le Maroc est une dictature ou pas dépend du standard auquel on mesure le système du pays. Bien sur, si on compare a la Corée du Nord ou au Turkménistan, le Maroc pourrait sembler ne pas être un régime dictatorial.
Pour ma part, je ne fait pas dans le relativisme éthique. Je vois un pays ou le peuple, dans sa majorité est terrorisé par les tenants du pouvoir. Je constate que le roi ne rends pas de comptes. Je constate que la Bai'a est un leg du système féodal. Je vois que l'état est totalitaire et qu'il s'ingère dans tout les aspects de la vie du citoyen. Je constate l'absence flagrante de libertés civiles. Je vois que le chef d'état parle de dieu sans arrêt et que c'est au nom de ce même dieu que les libertés civiles sont sacrifiées.
Je constate que le roi "dicte" et que l'état s'exécute sans poser de questions. Que le palais concentre le pouvoirs entre ses mains. Que les minorités sont opprimées. Que la propagande du régime est partout (enseignement primaire comme secondaire, médias, etc). Que les proches du pouvoir sont au dessus de la loi.
Il faut être soit aveugle, soit intellectuellement paresseux, soit malhonnête (ou une combinaison de ces derniers qualificatifs) pour déclarer que le Maroc n'est pas une dictature. Tu peux nous raconter que c'est mieux ainsi pour le pays. Tu peux même nous vendre l'idée qu'un projet de transition démocratique existe, que le roi est le meilleur acteur politique pour le mener a bien et qu'il suffit encore (et toujours?) d'un peu de patience. Mais de la a nous dire que le Maroc n'est pas une dictature...pleaaaaase! Koun te7chem chi chwiya. C'est nous insulter que de dire une chose pareil.
@ Lixy
Tu as du te rendre compte que je suis ni "aveugle", ni intellectuellement paresseux, ni malhonnête. Tu as pu constater également que je suis respectueux des gens et que je fais de mon mieux pour contribuer au débat dans l'intérêt bien compris de la collectivité. Ton invitation à hchem chouiya m'est donc apparue quelque peu offensante mais je l'ai prise finalement sur le mode mineur et j'en profite pour préciser que je n'ai pas personnellement le sentiment de vivre dans un état de dictature. Si j'en étais arrivé à ressentir cela, j'aurais opté pour la solution de l'émigration. Dieu merci, je n'en suis jamais arrivé à cela.
Loin de moi cela dit l'intention d'insulter qui que ce soit, encore moins ce "nous" dont tu parles et dont je me demande qui il englobe, mais je compte sur toi pour me l'expliquer.
Je prends acte de notre divergence de points de vues. Bon, à partir de là on pourrait considérer qu'il n'y a plus de discussion possible entre nous. De discussion, non, mais d'action, pourquoi pas ? De toute façon, est-il encore temps de gaspiller de l'énergie en vaines discussions ? Oui et non mais pour ma part, je préfère l'action et la construction.
Je te remercie toutefois pour ta démarche d'argumentation, qui a le mérite de poser clairement ton univers de perception des choses.
Maroc - Liquidation du Journal hebdomadaire : résultat d'une politique d'asphyxie financière sophistiquée
VENDREDI, 29 JANVIER 2010 17:13
Le mercredi 27 janvier en fin de journée, les huissiers ont débarqué dans les bureaux du Journal hebdomadaire, avenue des FAR à Casablanca, afin de changer les serrures et placer les locaux sous scellés. On est en fin de journée, la rédaction est en plein bouclage. Le tribunal de commerce de Casablanca vient d'ordonner la liquidation judiciaire de Média Trust, ancienne société éditrice du Journal hebdomadaire jusqu'à sa faillite en 2003, et de Trimédia, actuelle société éditrice du Journal hebdomadaire (...)
Liquidation du Journal hebdomadaire : résultat d’une politique d’asphyxie financière sophistiquée
Publié le 29 janvier 2010
Le mercredi 27 janvier en fin de journée, les huissiers ont débarqué dans les bureaux du Journal hebdomadaire, avenue des FAR à Casablanca, afin de changer les serrures et placer les locaux sous scellés. On est en fin de journée, la rédaction est en plein bouclage. Le tribunal de commerce de Casablanca vient d’ordonner la liquidation judiciaire de Média Trust, ancienne société éditrice du Journal hebdomadaire jusqu’à sa faillite en 2003, et de Trimédia, actuelle société éditrice du Journal hebdomadaire et ancienne régie publicitaire.
Dans un entretien accordé à Reporters sans frontières, Aboubaker Jamaï, l’un des trois fondateurs et actionnaires du Journal en 1997 et directeur de publication jusqu’en 2007, confirme les dettes de plus de cinq millions de dirhams (450 000 euros) envers la Caisse nationale de la sécurité sociale, des impôts et de certaines banques. Mais il insiste sur le fait que « les autorités ont tout fait pour acculer Le Journal hebdomadaire à l’asphyxie financière, par le biais d’une stratégie concertée de boycott publicitaire ».
« A la suite de la fermeture définitive du Journal en décembre 2000, on a créé Le Journal hebdomadaire en janvier 2001. Cette nouvelle publication a été interdite à deux reprises, en avril puis en décembre 2001. Du fait du boycott et des deux fermetures, nos recettes publicitaires ont chuté de 80% entre 2000 et 2001. »
Au cours de cette même année, Le Journal hebdomadaire a été condamné en première instance dans l’affaire Benaïssa à des peines de prison ferme et verser deux millions de dirhams de dommages et intérêts. « En appel, on s’en est sorti avec du sursis et 500 000 dirhams de dommages et intérêts. Mais on ne pouvait pas payer, on n’avait pas l’argent. Aussi le tribunal a ordonné la saisie de nos biens, demandant à la société Média Trust de saisir nos salaires et de les verser au tribunal. Média Trust ayant refusé d’obtempérer, Benaïssa a fait condamner Média Trust ».
Aboubaker Jamaï décide alors de confier la gestion du titre à la société Trimédia, afin de relancer le journal et d’équilibrer les comptes.
« Chaque fois que l’on a été en mesure de rembourser une partie de nos dettes, on l’a fait. On a remboursé jusqu’à 3 millions de dirhams fin 2007 aux créanciers de Trimédia », assure Aboubaker Jamaï.
Après sa condamnation en 2007 à payer 3 millions de dirhams de dommages et intérêts à Claude Moniquet dans l’affaire Esisc, Aboubaker Jamaï a démissionné de la direction du Journal hebdomadaire et s’est exilé aux Etats-Unis. La direction du journal a alors été confiée à Ali Amar. Au printemps 2009, Aboubaker Jamaï s’est installé en Espagne, tout en reprenant la plume en tant qu’éditorialiste et collaborateur au Journal hebdomadaire.
Selon lui, « au printemps 2009, Mounir Majidi, secrétaire particulier du roi Mohammed VI, a réuni les principaux annonceurs du pays, notamment dans l’immobilier, pour leur imposer de boycotter Le Journal hebdomadaire et les titres de Success Publication de Hassan Alaoui (tels qu’Economie & Entreprises, Essor, … ). C’était l’annonce même de la mise à mort du Journal ». A noter qu’Economie & Entreprises a été condamné le 30 juin 2009 à 5,9 millions de dirhams (531 000 euros) de dommages et intérêts dans l’affaire de la holding royale.
Par la suite, un projet de rachat du Journal hebdomadaire par un grand homme d’affaires marocain a échoué en dernière minute.
Pourquoi cette liquidation financière et mise sous scellés maintenant ? Aboubaker Jamaï déclare : « Cette sanction arrive à un moment où le pouvoir se sent acculé, notamment sur le thème du Sahara occidental et celui des affaires du roi. » Il évoque notamment la position du Journal hebdomadaire dans “l’affaire Aminatou Haidar“, militante indépendantiste du Sahara occidental expulsée par le Maroc début novembre 2009 vers les Iles Canaries, et qui a fait une grève de la faim de plusieurs semaines avant de finalement rentrer au Maroc.
« La politique d’asphyxie financière mise en place par les autorités met à mal à la presse indépendante. Cette liquidation judiciaire sonne la fin du premier titre indépendant au Maroc, fondé en 1997 sous le règne du roi Hassan II. Principal symbole de la liberté de la presse, Le Journal hebdomadaire est un des seuls médias d’opposition du pays », a déclaré Reporters sans frontières.
http://www.rsf.org/Liquidation-du-J...
http://www.categorynet.com/actu-des...
@Salvadorali: "Je prends acte de notre divergence de points de vues. Bon, à partir de là on pourrait considérer qu'il n'y a plus de discussion possible entre nous. "
Au contraire! J'espérais que tu nous (les gens qui croient que le Maroc est une dictature) explique le standard auquel tu compare le régime. Est ce la Corée du Nord. Est ce la Finlande? Est ce l'Arabie Saoudite? Ou est ce une hypothétique démocratie tout droit sortie d'une œuvre de science fiction?
Je pense que ta position n'est pas réfléchie. Tu est sûrement un nationaliste avec une très forte mentalité tribale. A cause de cela, tu permets a tes émotions d'influencer (je ne saurais quantifier le dégrée de cette influence) ta position sur le sujet.
Te rends tu compte que remettre en question le mode de gouvernance (la monarchie) au Maroc est un crime? Comment parler de "démocratie" dans un cadre pareil?
c'est toujours la faute aux autres !!!! les anonceurs !
ce sont des voeleurs avec des cols blancs ! ils ont volé leurs employés (cnss et igr) , la société (is et tva) et leurs banques !!!
Alors Aboubaker jamaii
il faut intervenir dans cette tribune au moins comment il faut en prendre les consequences contre le makhzen pervers et atroce contre un tel journal
on doit avancer au moins sur les blogs si non on va tous mourir devant les ennemis de la libertés d'expression
il faut s'afficher et être populaire le journal est mort les marocains ont desoin de gens integres realistes simples populaires proches d'eux si non ça sert à rien le snobisme pervers au meme titre que le makhzen
1997, sur la terrasse du café l'Orchidée à Rabat, j'ai feuilleté le premier n° de Le Journal.
Au fil des semaines, je m'indignais chaque fois un peu plus. Le Journal a choisi sa voie et un propriétaire de sa voix. De ses 100 premiers numéros, plus de soixante sont consacrés à offrir de la propagande au islamistes, des salafistes aux yassinistes. ces derniers (Al Adl Wal Ihssane) bénéficiaient déjà d'un grand complot orchestré par Driss Basri qui préparait l'après Hassan II à sa manière: de 100 000 à 200 000 personnes sont "autorisés" de s'offrir des camping sur plusieurs plages et montagnes du pays. la condition d'accès: loyauté à la jamaà. prise en charge complète. programme quotidien: endoctrinement idéologique; entrainement à l'art du combat; classes pour enfants et bourrage de cranes par des radios montées dans chaque camping , diffusant via des hauts parleurs à longueur de journée, exactement comme les telescreen de Big Brother de George Orwell.
Jamai n'a pas trouvé mieux à faire que de prêter main forte à la Jamaa via une propagande la présentant comme opprimée, privée de tout droit...d'ailleurs c'est grâce à Jamai que Nadia Yassine s'est forgé une image, angélique s'il vous plait.
dans la foulée, un gouvernement très spécial est né, celui de Youssoufi. la mission du Journal se voit élargie. désormais il faut travailler aussi pour diaboliser ce gouvernement et lui mener la vie dure, par conséquent l'USFP doit partager les unes du Journal avec les barbus: détruire les premiers et vendre (marketing) les 2èmes.
quand j'en ai fais la remarque des années plus tard à Boubker, il m'a répondu: et pourtant une fois j'ai écris " pour sauver l'alternance il faut se débarrasser de Basri" !
Un seul fait d'arme dans un océan de coups pour faire échouer l'alternance/espoir coute que coute.
Aujourd'hui Boubker avoue à ses proches que son plus grand regret est d’avoir contribué à faire échouer se gouvernement. Malheureusement il ne possède pas suffisamment de courage pour l'écrire.
et puis vint le limogeage de Basri. les unes désormais sont partagées en trois rations, moitiés pour usfp alternance + "angélisation" des barbus et moitié pour Basri. le tortionnaire s'est fait érigé par le Journal en donneur de leçons, un moufti en bonne et due forme dont la Dar l Fatwa et la couverture du Journal...et en filigrane tout le monde sait qui avait les honneurs et se préparait pour quelque chose...d'où le devoir de briser beaucoup de tabous ( en arabe on dit حق أريد به باطل).
j'ai écris ceci plusieurs fois, inclus sur cet espace, et j'ai toujours dit que malgré tout, le Journal était le fils légitime de cette période transitoire qui pouvait aboutir à quelque chose, et que c'est le fils qui a été le premier à essayer de démolir la baraque, et que son effet n'est pas négligeable, et pourtant il devait continuer à jouir de son droit à l’expression.
Aujourd'hui il est clair qu'on a cherché à l'assassiner, et on l'a tué avec son arme à lui..triste.
Qu'on ne vienne pas aujourd'hui nous dire que faute de pub il devait léser ses employés comme le ferait n'importe quel suceur de sang. La presse arabophone s'accapare 70% des lecteurs et moins de la moitié des annonces pub, serait-ce une raison pour « manger » les droit des employés en plus de la fraude fiscale?
par respect à la douleur de beaucoup de gens, je ne dirais rien sur le potentiel financier dont a jouit le Journal, mais je sais qu'ils pouvait être très clean avec tout le monde, sauf que quand on fait double jeux on fini toujours par en payer le prix.
ceci étant dit, j'ai eu une envie de pleurer en tournant la page du JH.
PP: "Années 1990. La presse écrite marocaine est bien fade et uniforme"
Pas du tout vrai Larbi, quand une goutte d'encre équivalait une goutte de sang, des journaux son parus et étaient même plus audacieux qu'aujourd'hui. je ne prendrai pas le cas de attahrir ou al moharrir, mais je rappellerai Anoual de l'OADP qu’on a fini par assassiner, AL Massar, al Mouatin qui a osé révéler l'existence de Tazmamart en pleine période de main de fer de Hassan II...et j'en passe. Nier tout ça c'est dire que l'histoire du Maroc commence avec Boubker. Je dis ça parce que je sais à quoi ressemble les geôles de Hassan II quand Boubker vivait au Palais Royal de rabat et ...
Ce que je reproche au journal hebdo:
- Ne pas payer la CNSS pour ses employés.
- Très mauvais site internet: presque toujours des erreurs de compilation de ses pages.
- Ecrire une lettre au Roi commençant par: "Sir" et gardant cette lettre sur son éditorial des jours et des années en ignorant que telle lettre est devenue banale: tout le monde peut l'écrire (Dans les coulisses on dit que c'est dépassé ou que ce Monsieur est un peu déjanté ou en retard par rapport à l'évolution de l'histoire du Maroc).
- Utiliser le conditionnel en absence de source.
Il ne faut pas tout confondre : la liberté d'expression n'a rien à voir avec cette affaire ou alors, c'est le Journal qui est assez bête et assez malhonnête pour avoir donné le bâton pour se faire battre.
Comment accepter décemment qu'un journal qui se prétend donner des leçons de moralité au pays entier n'est même pas foutu payer le minimum de ses obligations légales à savoir la cotisation CNSS de ses employés entassées depuis belle lurette même du temps où ils faisaient le plein des insertions publicitaires.
Il faut arrêter de nous prendre pour des idiots , c'est tout simplement impardonnable.
Donner des leçons à qui? Par qui? Se faire donner des leçons? C'est qui ,et par qui? La CNSS est une caisse pourri la preuve c'est qu'elle fut l'objet d'une enquête parlementaire, et elle est encore l'objet d'une instruction judiciaire. La direction c'est un symbole de la pourriture de l'administration marocaine.A Tabih qui se fait l'avocat du diable pour profiter de la rente, lui qui a du sa députation à Casablanca à Amaoui, Driss Basri et après à Youssoufi et Fathallah Oualou.A trois reprises député, il a profité de son appartenance USFP,surtout quand son ami Oualou était au ministère des finances, pour avoir le monopole de se faire avocat des institutions de pourriture pour profiter de leurs pourritures.C'est le Maroc de la rente et des secrets mortels.Tabih est un avocat marocain! qu'est ce qu'un avocat marocain? C'est un escroc de robe, les avocats sont des escrocs.
La disparition du Journal Hebdomadaire, si elle se confirme, est une triste nouvelle parce qu'elle réaffirme les signes négatifs de ces derniers mois de la volonté du pouvoir de restreindre les libertés d'expression durement acquises. Mais les raisons invoquées, si elles sont réelles, constituent pour le moins, une faute grave de la part des dirigeants du Journal.
La faiblesse de l'opposition au Maroc et l'absence de contre-pouvoirs structurés en général ont fragilisé et fragilisent encore le difficile apprentissage de la démocratie dans notre pays. Une certaine presse a endossé l'habit de "l'opposition", allant au delà de sa responsabilité d'informer avec honnêteté. J'apprécie le Journal Hebdomadaire qui nous permet nous autres Marocains vivant à l'étranger d'être informés sur la situation de notre pays, même si je ne partage pas toutes leurs positions.
Le Maroc a fait d'énormes progrès dans les domaines des libertés publiques et des droits humains depuis quelques années, mais, il reste beaucoup à faire, et à mon humble avis, le chemin sera long et douloureux pour arriver à une véritable démocratie. Il est de notre responsabilité de veiller à préserver ces acquis.
Et si, on commençait d'abord par respecter des espaces de dialogue comme celui offert par @Larbi, et de "débattre" avec respect.
@salvadorali:
Tu as raison de t'exprimer pour la saisie de la société qui publie le journal hebdo, comme j'ai raison de m'exprimer contre elle.Mais est il faisable de voir une CNSS qui a fait l'objet d'une enquête parlementaire et qui est encore l'objet d'une instruction judiciaire, et un député USFP à trois reprises grâce au soutien de Bousberdila, de Driss Basri, De Youssoufi et de Fadhou allah ou Na3lou, alias Tabih, un avocat, un esc roc de robe, tous faire des leçons et réclamer des échéances qu'eux même ne règlent pas à leurs clients?La CNSS dépense à tort et à travers l'argent des inscrits pour en profiter des rentier tel Tabih, et refuse améliorer les pensions des retraités qui ont financé cette caisse.C'est le Maroc de la pourriture qui veut faire taire les voix de la justice et la justesse.
Il y a des responsables, des haut responsables qui doivent être en prison mais continuent à profiter de la rente de responsabilité, ou de la pension spéciale comme anciens responsables, et osent donner des leçons sans scrupule.C'est la loi de la jungle qui règne.
@M'gharbi:
Sans doute tu es algérien, ce terme dont tu fais pseudo est dans le dialecte algérien!
Au Maroc quand un journal est indésirable, le makhzen fait tout pour le démolir et il y arrive toujours. Après le moyen pour y arriver n'est pas important: Cela peut allez de la suspension pure et dure, à l'emprisonnement, ou à l'étouffement financier.
Combien d'entreprises au Maroc ne sont pas en règle avec la direction des impôts ? Si le tribunal devait se prononcer comme il l'a fait pour le Journal, seules quelques entreprises subsisteraient. Et surtout, si un journal pro-makhzen était dans la même situation je suis certain qu'il n'aurait pas été inquiété. D'ailleurs ce qu'il serait intéressant de savoir c'est combien de journaux sont-ils dans le même cas que le Journal Hebdomadaire ?
Je suis fermement convaincu que cette histoire relève plus de la liberté d'expression que d'autre chose.
@Doukkali, je vous rassure, je suis marocain et comme beaucoup d'autres marocains de ma génération, j'ai payé assez cher mon attachement à mon pays. Combien même je serais Algérien, je peux avoir une opinion sincère sur une éventuelle disparition d'un organe d'information dont le rôle dans des pays du "Tiers Monde" comme le nôtre est important.
Quant au problème des déclarations et des recouvrements des charges de sécurité sociale au Maroc, il est consécutif à l'incivisme des entreprises et de leurs dirigeants, à l'incurie de l'administration concernée, le défaut et l'inefficacité des contrôles dus à la corruption généralisée des personnels...
Cela dit, la situation au Maroc n'est pas aussi sombre que certains le prétendent comme elle n'est aussi idyllique que les tenants du pouvoir veulent nous le faire croire. Il y a encore des "combats" pacifiques à mener par les citoyens marocains pour améliorer la situation économique, sociale et politique de notre pays et imposer de nouvelles pratiques responsables.
Propos utopiques et naïf, peut être...
P.S: j'ai du mal à tutoyer les gens.
@ Salvadorali
Nonobstant tes avances intello, je pense que c'est toujours regrettable de voir une publication s'éclipser ... La liberté d'expression c'est bien, mais ce n'est pas de la démocratie !!!
Le mélange des genres dans cette affaire du Journal Hebdo est regrettable. Cette publication avait certes une ligne éditoriale d’opposant catégorique au régime marocain et affichait son soutien inconditionnel aux idées du Prince Rouge (My Hicham). Cependant, ce n’est pas pour ces raisons qu’elle ferme. Le Journal Hebdo était tout simplement mal géré et a fini par amasser de lourdes dettes qu’il n’arrive pas à honorer. Ce sont les arriérés des impôts (7,6 MDH), des cotisations de la CNSS (4,5 MDH), des crédits bancaires (plus d’1 MDH) sans parler des créances des fournisseurs. Avec une telle ardoise, on doit se poser la question de savoir dans quelles conditions cette publication pourrait continuer encore à survivre ? N’importe quelle entreprise ne peut que déclarer sa faillite, n’étant plus solvable et n’ayant plus de possibilité pour renflouer sa caisse. Et je lis aujourd’hui dans le quotidien Akhbar Al Youm une interview de Aboubakr Jamai où il déclare que My Hicham lui aurait offert 300 millions pour remonter la pente mais il les aurait refusés. C’était à prendre du fait que le contrôle du Journal par le Prince Rouge est un secret de Polichinelle. Qui voulez-vous qui effacera l’ardoise ? Le Trésor, la CNSS, Attijariwafa Bank,
l'imprimeur ou alors l'Etat marocain?
Avant, si vous vouliez faire une dépression,et avec un résultat Garanti, vous lisez le Journal Hebdo,le Journal écrit par des dépressifs pour les dépressifs.
http://www.rsf.org/Liquidation-du-J...
Maintenant, le Journal Hebdo se dit victime d'une "politique d’asphyxie financière sophistiquée".. Curieux choix des mots. En réalité ce qui est "sophistiqué", c'est plutôt la stratégie de montée aux extrêmes du JH depuis quelques mois (constatée par tous), et la créativité comptable et fiduciaire avec laquelle ses dirigeants ont esquivé leurs responsabilités sociales et morales.
Media Trust créée en 1997 n'a présenté aucun document comptable aux Impôts depuis 2002.
L'opération qui a consisté à transférer son activité sur Trimédia, dans le but d'échapper aux créanciers de Media Trust est un preuve INCROYABLE de mauvaise foi.
Alors ailleurs on appelle ça des PATRONS VOYOUS et pourquoi on a tant de mal à l'admettre? Simplement parce qu'ils se permettent à longueur de colonne de nous persuader que la catastrophe est imminente, ça fait dix ans que ça dure.
On s'explique mieux la montée en puissance de mauvaise foi du JH de ces derniers mois. Quand les journalistes servent leur propre agenda plutôt que celui des lecteurs, voilà le résultat.
Alors tous ensemble pour dire au Journal Hebdo : BASTA - allez vous cacher les mecs
http://www.facebook.com/group.php?g...
@Le (Vrai) Journal Hebdo: "En réalité ce qui est "sophistiqué", c'est plutôt la stratégie de montée aux extrêmes du JH depuis quelques mois (constatée par tous)"
Quels extrêmes? Le Journal Hebdo fait de l'autocensure et tu qualifie leur position d'extrême?
Tu vis dans un monde loin de la réalité.
@Fatima:
Lalla Fatima, la question de mal gestion n'est pas spécifique pour le journal hebdo. Ce groupe qui publie cet hebdo assume quand même, il y a des responsables dans l'état, dans l'administration et dans les établissements publiques qui pillent l'argent publique et la justice s'abstient de les interpeller.C'est le Maroc des doubles mesures Lalla Fatima. La CNSS aussi est mise en cause mais où est le verdict contre ses responsables? Cette magistrature qui aime les doubles mesures n'est pas digne de ma confiance et mon respect, j'ai honte d'appartenir à un pays qui a une telle magistrature j'en ai beaucoup honte.Est ce que les responsables marocains sont honnêtes?L'administration marocaine est un exemple de la pourriture à l'échelon planétaire, mais nul n'est traduit en justice de ses pourris.L'avocat de CNSS, Tabih, qui est un avocat c'est à dire un escroc de robe, Il ne vit que de la rente de son role d'avocat des établissements qu'il doit à ses amis socialos d'alternance basro-hassanienne. Je suis pas fier de ce Maroc , celui de Tabih le rentier de la robe d'escroquerie.
A l'intention de Reporters Sans Frontières :
Je demande a votre organisation de ne pas se mêler de nos affaires internes , au tant que citoyens marocains on est parfaitement conscient de la réalité politique de notre pays et de la grave période que vit la liberté d'expression chez nous, et on préfère discuter entre nous sans ingérence étrangère.
@Doukkali: "La CNSS dépense à tort et à travers l'argent des inscrits pour en profiter des rentier tel Tabih"
C'est pourquoi les retraites sont constantes comme une bourse étudiante.
Normalement les retraites doivent être valorisées automatiquement chaque année en prenant compte du taux de l'inflation indépendamment de l'idéologie des partis qui composent le gouvernement.
Les soi-disant militants (PIistes, USPFistes, PPSites, et amis) militent pour abuser à la fois des citoyens et de ce qu'ils appellent le Makhzen.
38% des déclarés à la CNSS touchent au plus le SMIG (2000 DH/mois avant janvier 2010). Une vraie insulte pour l'intelligence des marocains de la part des derniers gouvernements.
Si on ajoute à ce salaire de misère le fait que les quelques 10% de ce salaire ne sont et ne seraient jamais encaissés par la CNSS; à cause des escrocs qui s'enrichissent illégalement et discrètement, comme c'est le cas de l'entreprise et de l'ex-entreprise éditrices de ce journal. Et pire encore si les pleurnichants, usent des Escrocries pour bénéficier d'une grâce qu'ils corrompent moralement ou physiquement quelque part sans rembourser leurs dettes envers les institutions de l'Etat (CNSS par exemple); ces dettes qui n'appartiennent ni à dieu ni à personne autre que les simples citoyens.
Alors on peut conclure que "le droit inaliénable" réclamés par certains n'est pas unique:
Ce "droit inaliénable" est variable et dépend de plusieurs paramètres parmi lesquelles les ressources des parents ??!!!!
Et si les ressources du parent ne sont pas sincères ou douteuses alors le fils n'a qu'à fermer la gueule car le Maroc n'appartient à personne.
Les cotisations CNSS sont retenues à la source du salaire par le Patron, elles doivent être versées dans le mois qui suit à l'organisme concerné. Le non versement de ces cotisations est un vol qualifié et cela relève du pénal. Le procureur du roi doit être avisé et l'employeur mis en accusation. C'est évident.
Larbi veut-il nous dire que les militants et autres opposants sont autorisés à voler ?
Younes: "Je demande a votre organisation de ne pas se mêler de nos affaires internes , au tant que citoyens marocains on est parfaitement conscient de la réalité politique de notre pays et de la grave période que vit la liberté d'expression chez nous, et on préfère discuter entre nous sans ingérence étrangère."
Tfou 3la les nationalistes fin ma kanou!
@Younes
Il faut même écrire aux députés européens du nord pour ôter le statut avancer accordé au makhzen, ça peut se faire, il faut juste une bonne lettre en anglais et par mail à distribuer au parlement européen et voir le résultat dans la semaine qui suit.
Tu veux pas de RSF au Maroc, or une partie y sont invités et bien corrompus ce qui suscite la jalousie des autres, en même temps tu vois qu’ils cherchent desesperement un entraîneur français pour l’équipe de foot capable d’occuper le public pour qu’ils soient tranquille à voler.
les choses sont dans l’impasse au maroc, chacun doit lutter par tous ses moyens pour avoir sa part ou pour y survivre dans une concurrence totalement déloyale, le maroc est livré comme une proie, y a ceux qui se taillent la part du lion ( la sphère du pouvoir ou ceux qui ont des euro-dollars ), y a d’autres qui ne trouvent que des os, le fait de dénoncer ça est considéré comme un crime par les maîtres de la situation, donc la première chose que craint un voleur c’est la liberté de parler de lui.
La liberté d’expression au maroc tourne autour d’une seul chose : à qui appartient le maroc, qui pompe illégalement le maroc ?
Si les richesses et un peu de pouvoir sont équitablement distribués, il n’a y aurai pas de problème de liberté d’expression au Maroc.
Quand on entend la propagande que le maroc est devenu un pays de loi et de droit, c’est complètement de l’intox à condamner publiquement sans réserve, puisque ça permet aux voleurs de garder leurs butins par la force des fausses lois à la sauce marocaine.
Toute personne sensée admet qu’il n’est nullement question dans cette affaire « d’étouffement de liberté de la presse ». IL S’AGIT DANS LE VERDICT UNIQUEMENT D'ÉVASION FISCALE ET DE NON RESPECT D’OBLIGATIONS SOCIALES. Rien d’autre. Les Zoros du Journal Hebdomadaire, qui se prétendent défenseurs des intérêts du pays, devaient joindre la parole à l’acte et faire leur propre autocritique au lieu de se mettre au-dessus de tout le monde en se proclamant comme les seuls détenteurs de la vérité. C’est le summum de l’hérésie. Pourquoi ne paient-ils pas leurs impôts ? Comment se permettent-ils de ne pas assurer une couverture sociale à leurs employés ? Et venir tout mettre sur le dos du Makhzen…Allons ! On est tenté de penser qu'on a affaire à des schizophrènes.
@ Doukkali ;
Effectivement, la question des impôts, des cotisations sociales ou des dettes de cette entreprise (comme d’une autre), ne constitue pas un argument de première importance pour justifier ce qui est reproché aux responsables de cette publication, je présume que la moitié des entreprises du maroc ont certainement de quoi avoir des craintes si elles devaient rendre des comptes sur ce plan là, et ce, pour toutes sortes de raisons qu’on évitera d’aborder pour ne pas s’éloigner du sujet… car en d’autres termes, si on devait poursuivre toutes les entreprises marocaines pour les mêmes raisons, c’est la moitié de l’économie marocaine probablement qui finirait en liquidation judiciaire…! Comme je suis bien d’accord avec l’argumentaire que vous apportez sur le fiasco historique de la cnss, et l’impunité de ses dirigeants qui se sont enrichi par la corruption et le détournement de fonds, faisant d’eux les décideurs les plus craints du maroc pour la majorité des entrepreneurs… une véritable page noire de l’histoire économique du pays se situe à ce niveau… aucun doute là-dessus !
C’est plutôt d’honnêteté intellectuelle, d’engagements politiques suspects, et carrément de manipulation de l’opinion qu’il s’agit quant on parle de ce qui est clairement reproché à cette publication ‘’hors normes’’, qui à dû jouir en réalité d’un soutient indirect du pouvoir, car à mon sens, il est tout à fait légitime de la soupçonner de complaisances avec plusieurs groupes d’intérêts aussi bien politiques qu’économiques… sinon on s’expliquerait mal pourquoi le parti de l’istiqlal n’a jamais subi de lynchage par cette publication, ni certains partis de l’administration, ou comme l’a soulevé le com de mohamed najib ici, le focus qu’ils mettaient sur les partis islamistes et leur acharnement à les présenter comme modèle d’opposition plus crédible que toute la gauche réunie, une gauche qu’ils n’ont pas hésité à lyncher tout au long du processus de passation entre l’ancien et le nouveau règne… bref, il y a tellement de griefs qui peuvent moralement être retenus contre la ligne éditoriale de cette publication… qui justement à fait que leur lecteurs aussi bien que le marocain lambda qui s’intéresse à la politique, ont fini par n’accorder que peu de crédit à l’objectivité, la crédibilité et le sérieux sous entendus de cette publication !
Et pour revenir à la question de la cnss, et pourquoi pas les syndicats, ou les dossiers cih, crédit agricole…, et carrément la douane… etc, pourquoi justement ne se sont-ils pas acharnés pour faire la lumière sur ce qui se tramait la dedans pendant des années, et qui scandalisait toutes les personnes intègres à l’intérieur comme à l’extérieur du système ? quelle crédibilité ou seulement compétence faut-il attribuer à ce journalisme d’investigation dont ils se réclament, et qui militerait pour la démocratie et l’assainissement de la vie politique et économique ? ou alors est ce par craintes de représailles en impôts et cotisations sociales justement qu’ils ne le faisaient pas ?! si c’est le cas, alors leurs slogans n’ont servit à rien, et leur propres réalités se sont méchamment retournées contre eux !
Il faut reconnaître à mon avis qu’au maroc, malheureusement, et par toutes sortes de traditions inexplicables et perverses, ce sont les journalistes les plus en vue, qui sont au final les plus proches du pouvoir, et qui souvent s’acquittent de ‘’missions’’ de désinformation d’une manière ou d’une autre…! et si ce pouvoir décide de s’en débarrasser, il a l’embarras du choix des arguments pour les évincer…! bien que je suis d’accord et je reconnais que d’autres publications plus sérieuses se retrouvent comme victimes collatérales et paient injustement le prix de la liberté de la presse…comme le cas d’économies et entreprises par exemple…! une chose est donc sûre, ça promet de maintenir la confusion pour longtemps encore, et entre autre confusions, permettre à des amateurs en matière de journalisme d’avoir de longues et fructueuses carrières devant eux ! n’est ce pas ?!
Les dirigeants du "journal" étaient proches de certains cercles du pouvoir, c'est pour cela qu'ils se sont permis de manquer à leurs obligations. Impunément, croyaient-ils.
Leur rapprochement avec le prince rouge les a mis en dehors de ces cercles. C'est à partir de ce moment qu'ils sont devenus de farouches opposants.
Alors qu'ils ne viennent pas maintenant verser leurs larmes de crocodile.
Je partage amplement certaines opinions sur le fait que la presse, toutes tendances confondues, n’est pas l’ennemi public N°1 des Marocains…
Et ce n'est pas non plus « Le Journal Hebdo » qui est le danger public N°1 pour le Maroc et les Marocains, ce sont plutôt ces mafiosis de la politique et du militantisme à 2 sous...[comme on dit chez nous "2 solde"] qui ont fait de l'engagement politique ou syndical un gagne-pain super-rémunéré et super-rentable…et ces médias publics très serviles qui ne font que tromper le peuple et ridiculiser le pays …
Au contraire, la ligne éditoriale de ce magazine est salutaire [quand elle est sincère] dans cet immense désert de l’ignorance infesté de requins et de crocodiles, salutaire pour enrichir les débats, le pluralisme des opinions, la construction de la démocratie et l'équilibre des pouvoirs [c’est de l’utopie, sérieusement je suis sceptique] puisqu’il n’existe nulle opposition au pays pour contrôler les pouvoirs publics... De même, elle est très salutaire pour changer un peu de la routine de ces titres super-makhzéniens qui chantent à l’unisson jour et nuit cette mélodie identique : « tout va bien au pays des merveilles »..
Par contre, je suis gêné par ce mélange des genres, ce n'est pas un secret des blogs pour dire que: le proprio de ce journal ainsi que les principaux rédacteurs de ce magazine sont issus de ce cercle très fermé des familles qui ont été à un moment ou un autre, et qui sont toujours d’ailleurs pour certaines d’entre elles très proches du vrai Pouvoir, même le must, le suprême celui situé au cœur du Pouvoir central...
L’actionnaire principal de ce magazine Fadel Iraqi qui est aussi un Mania local collectionneur d'œuvres d'art et d’argenterie royale, un Golden Boy à la marocaine qui gère une société d'assurance; son père Mohamed Iraqi qui exerce actuellement la haute fonction super-makhzénienne de Médiateur du royaume, a été justement (ou injustement je ne sais pas quoi dire..) nommé par Mohamed VI à ce poste créé sur mesure pour lui, [probablement pour les faire taire, une sorte de corruption matérielle et morale à leur chantage…] et on en déduit que le proprio est donc capable d’honorer sans problèmes ses arriérés, ses créances, ses cotisations et de remplir ses engagements financiers…sans faire appel à la générosité du Prince Rouge, qui selon les dépêches leur a fait une avance pour régler cet indu financier…
Je ne m’en fais pas trop pour les propriétaires de ce magazine autant que je m’inquiète pour ceux qui sont sincères dans leur combat quotidien à l’intérieur et à l’extérieur pour la démocratie, la justice sociale…au pays.
En plus en donneurs de leçon, ils doivent être cleans et exemplaires…au lieu de cela ils abusent en détournant astucieusement les lois en créant à chaque fois une nouvelle société [ Média Trust, Trimédia… ] avec des comptes vierges pour tromper…
Un autre reproche, plus sérieux celui-là : Je ne l'ai jamais vu critiquer ou dénoncer certaines personnalités issues de ces quelques familles qui monopolisent tout les pouvoirs au pays. A partir delà, on en déduit que leurs vraies motivations sont en réalité des règlements de comptes et des calculs machiavéliques au sein du cercle du pouvoir ! Il s’agit le plus souvent d’une campagne de dénigrement visant certaines personnalités, épargnant d’autres et au profit de certains clans qui veulent garder ou gagner des nouvelles positions dans le Makhzen…
Ce qui me gène aussi ce sont ces coups bas déclenchés non pas pour l'équité, la justice sociale, pour l'application de la loi mais pour d'autres fins : Vengeance, pour les faire taire. Quand une association gêne, une entreprise rivale, un journal dérange…le Makhzen trouve toujours les moyens adéquats pour les cogner, il déploie tous ses moyens financiers, fiscaux, judiciaires, répressifs…pour s’en débarrasser…
Dieu sait combien d'affaires, d’entreprises, d’associations au Maroc ne sont pas en règle ni avec la législation en vigueur, ni avec le fisc, ni avec les caisses sociales…Si la loi est sévèrement appliquée, seules quelques entreprises échapperont à la liquidation et à la condamnation…D’ailleurs, une large partie de l’économie marocaine ne subsiste que grâce au secteur informel …
Si la justice devait sévir comme elle a fait avec « Le Journal », seuls quelques journaux résisteraient ! Allez savoir combien de journaux ne sont pas cleans vis-à-vis des impôts, des contributions sociales, dans leur gestion comme « Le Journal » ! Je suis sûr et certain que les journaux makhzéniens ne seront jamais molestés, malmenés, corrigés et cognés pour ces motifs, au contraire ils sont gratifiés chaque année pour le service rendu à la nation en recevant des subventions généreuses de l’Etat ! A ma connaissance « Le Journal » est parmi les rares médias à ne pas percevoir l’aide financière de l’Etat…
Et tant qu’on y est, où sont passés donc les 115 milliards de dirhams détournés de la CNSS ?! Les sommes détournées ont été évaluées à environ 47,7 milliards de dirhams et les montants dilapidés depuis 1972 approcheraient les 115,4 milliards de dirhams ... Que devient le dossier CNSS, déposé depuis des années devant la justice ? Un des plus grands scandales des années de plomb… Les responsables de ce fiasco, de ce vol de l’argent public, ces haut cadres qui devraient être en prison aujourd’hui continuent de profiter librement de leurs avantages financiers, de leurs biens acquis par ces détournements…
Enfin, je suis persuadé que cette histoire relève plus du règlement de comptes que de l’application de la loi ! On déduit bien évidemment que ce n’est pas la comptabilité qui est en cause, mais les hautes autorités makhzéniennes s'en sont servies comme prétexte. Ce magazine est connu pour déranger, plutôt irriter la monarchie et certains clans qui gravitent autour d’elle…
Donc de mon point de vue, cette condamnation relève plus du règlement de comptes que d'autre chose. A l’application stricto sensu de la loi pour ballonner la presse, je défendrai toujours la liberté de la presse, la liberté d'expression tout court, bien sûr dans les normes encadrées bien évidemment par la loi et la déontologie…
Finalement, ma conclusion neutre est la suivante : nous sommes en présence de deux clans qui se disputent les positions au cœur du Makhzen en se donnant des coups bas à chaque fois que l’occasion se présente.
Voici ce que j’avais écrit ici il y a quelques mois sur les rédacteurs de ce magazine :
http://www.larbi.org/post/2008/06/0...
Voici ce que j’avais écrit ici il y a quelques mois sur les rédacteurs de ce magazine :
http://www.larbi.org/post/2008/06/0...
Je suis du même avis que vous…
Les Jamaï père et fils se moquent des Marocains et racontent des baratins simplistes avec une grande hypocrisie et une habilité machiavélique !
Tout le monde sait que la famille Jamaï appartient aussi à ces fameuses familles qui contrôlent tout ce qui bouge et ne bouge pas au Maroc. Et tout le monde est courant que ces familles partagent et jouent différents rôles pour tromper et bien maîtriser la situation. La technique est connue ! Ils pratiquent un double jeu et tiennent un double langage…On les trouve à droite comme à gauche…Voilà c’est aussi simple que ça !
Ils utilisent une tactique malicieuse très simpliste, celle du populisme pour convaincre certains esprits simples de la validité de leurs arguments ! Alors que c’est par pur égoïsme, jalousie et concurrence…plutôt qu’ils veulent descendre Fouad Ali ElHimma. Ce lui-là malgré tout, il fréquente tout le monde, les petites gens du peuple et sa personne n’est liée à aucun scandale financier ou politique ou de mœurs à l’opposé de ses détracteurs et ses prédateurs déguisés qui vivent en autarcie, loin des problèmes du peuple…et qui lui livrent une sale guerre souterraine à travers une certaine presse… Le but est clair : coûte que coûte, il faut que leur lignée reste toute seule maître à bord au Pouvoir makhzénien éternel !
Il est clair que ce sont les membres de ces fameuse familles qui détiennent le vrai Pouvoir au royaume enchanté et qui le protègent jalousement. Ils manipulent tout le monde et ne veulent pas lâcher prise ! Même s’ils atteignent le sommet des atrocités et des nullités, comme le cas de Abbas El-Fassi et les autres, en fuite ou installés confortablement au pays, qui ont vidés les caisses de l’Etat, ils ne seront jamais attaqués frontalement, ni touchés, ridiculisés ou lynchés…Ce sont vraiment ces fameuses familles qui se partagent ce délicieux gâteau qu’est le Maroc…Voilà la réalité… Il faut préciser qu’ils sont tous unis par les liens du sang !
Aucune attaque contre ces familles qui ont ruiné le pays…Pourquoi Benaïssa était le seul à être traité de nul et de mois que rien, à qui on collait tous les échecs de la diplomatie chérifienne, alors que tout le monde savait que ce n’était pas lui qui décidait et son rôle se limitait à celui de figurant ?? Tout simplement parce qu’il ne descend pas de ces fameuses familles qui monopolisent tout les pouvoirs au royaume enchanté et qui détiennent le vrai Pouvoir…C’est le même cas aujourd’hui avec Fouad Ali El Himma parce qu’il ne vient pas de ces familles…C’est par pure jalousie que celui-ci est critiqué et attaqué, car il est le plus proche copain de M6 et ces fameuses familles veulent que personne n’ait ce privilège ou cette faveur à part leur lignée !
Les attaques frontales ne sont qu’envers les Amazighs et les Aroubis…bref, qu’envers les personnalités issues du peuple et qui ne sont que de simples instruments makhzéniens… C’est très simple d’accuser, de mettre toutes les erreurs sur ces marionnettes makhzéniennes… Comme hier avec Bassri, Benaissa…, le même scénario se répète aujourd’hui avec El Himma … !
Pourquoi ces têtes bien-pensantes du cabinet royal [qui alimentent généreusement ce journal en exclusivités] qui sont dans leur immense majorité des descendants de ces fameuses familles ne rectifient pas alors cette politique désastreuse de notre royaume enchanté ???!!!
...
J’ai oublié de dire que je ne conteste absolument pas leur droit de s’exprimer librement comme n’importe quel citoyen et d’ailleurs leurs points de vue sur certaines questions sont justes…
Mais il est question ici de leur sincérité et de leurs motivations puisque tout le monde sait qu’ils côtoyaient le sérail au Pouvoir et ma connaissance ils côtoient toujours certains éléments du sérail…Je préfère me tromper et j’espère qu’ils sont sincères dans leurs écrits car ils s’adressent à un large public qui les croit…
Morocco’s most critical publication faces closure
The Committee to Protect Journalists condemns the latest development in Moroccan authorities’ efforts to silence the independent newsmagazine Le Journal Hebdomadaire. Liquidators took control of the country’s most critical publication this week after a Casablanca commercial appeals court declared on Monday that Le Journal Hebdomadaire’s former publishing group, Media Trust, and its current one, Trimedia, were bankrupt, lawyers told CPJ.
Jamaï (CPJ)
Aboubakr Jamaï, co-founder and former managing director of Le Journal Hebdomadaire, told CPJ that Trimedia could have paid the newsmagazine’s creditors “had the authorities refrained from regularly ordering advertisers to boycott” the publication.
The newsmagazine’s assets were seized on Wednesday. Le Journal Hebdomadaire published most recently last week.
Le Journal Hebdomadaire was dealt a devastating financial blow in 2006 when a Moroccan court ordered that it pay 3 million dirhams (US$354,000) damages in a defamation case filed by Claude Moniquet, head of the Brussels-based European Strategic Intelligence and Security Center. Moniquet said Le Journal Hebdomadaire had defamed him in an article questioning his group’s independence. The organization had issued a report on the disputed Western Sahara that the newsmagazine said closely reflected the official view of the Moroccan government.
Jamaï left the country after the 2006 court decision and a series of government-inspired cases of harassment against the newsmagazine. Harassment of Le Journal Hebdomadaire appeared to ease for a time. But when Jamaï returned to Morocco in 2009 and resumed his critical journalism, he said, the government intensified its efforts to have advertisers boycott Le Journal Hebdomadaire. In September 2009, the Supreme Court upheld the damage award in the Moniquet case.
“We condemn the strategy of using the courts to silence critical publications,” said CPJ Middle East and North Africa Program coordinator Mohamed Abdel Dayem. CPJ wrote to King Mohamed VI in July 2009 to express disappointment with “the continuous use of the courts to suppress freedom of expression.”
Committee to Protect Journalists - 330 7th Avenue, 11th Floor - New York, NY 10001
- "Le Journal Hebdomadaire, quel avenir pour nous ?"
groupe officiel de soutien à l'ex-journal :
http://www.facebook.com/group.php?g...
- "Merci d’avoir osé" By Anas Alaoui
"Ils ont été les premiers à briser des tabous. Ils ont été les premiers à dire des choses vraies. Nous pouvons être d’accord ou pas avec les éditos écrits dans ce magazine. "
http://www.anasalaoui.com/merci-dav...
- "Morocco loses a beacon of freedom" by Issandr El Amrani guardian.co.uk
The closure of the daring magazine Le Journal Hebdomadaire is a sign of renewed authoritarianism in Morocco
http://www.guardian.co.uk/commentis...
- "Obituary: Le Journal" by Jillian C. York
http://jilliancyork.com/2010/01/31/...
- Reporters sans frontières: "Liquidation du Journal hebdomadaire : résultat d’une politique d’asphyxie financière sophistiquée"
http://www.rsf.org/Liquidation-du-J...
- الجامعي : منعوني من الأوكسجين الذي أتنفس به
http://www.hespress.com/?browser=vi...
- —The Committee to Protect Journalists : "Morocco’s most critical publication faces closure"
http://cpj.org/2010/01/moroccos-mos...
la bonne riposte pour le makhzen c’est de soutenir deux républiques :
la république sahraoui
la république du rif
et ainsi de suite
là le makhzen sera à genou, c’est le KO, jusqu’à ce qu’il se met à table pour redistribuer les richesses du maroc
c’est l’arme suprême, les marocains vont se réveiller contre les forces du mal
@opinion: com 61
Procéder ainsi c'est mettre la population marocaine à genou et non pas le "Makhzen" que certains utilise comme moyens pour dérouter l'opinion publique des vraies causes de son sous-développement à savoir "LES Vrais Makhzens" qui abusent de lui sous différentes formes et qui sont omniprésents dans tous les secteurs: gouvernement, partis, presse, ..etc.
La démocratie d'un pays se mesure par :
- L'intégration des minorités.
- La liberté d'expression
- La parole au peuple avec des résultats de vote significatifs !
Tant que l'un de ces piliers tremblent encore, on ne pourra pas espérer le bon fonctionnement des autres.
@Opinion:
tu as écrit:
" la bonne riposte pour le makhzen c’est de soutenir deux républiques:"
" la république sahraoui",sur quelle carte existe-t-elle ta république et depuis quand?
" la république du rif" c'est qui des rifains réclame une république rifaine?tu es sur de ce que tu écris?
" là le makhzen sera à genou, c’est le KO, jusqu’à ce qu’il se met à table pour redistribuer les richesses du maroc" est -tu sur de ce que tu écrit, connais tu le paysage politique marocain? je pense que tu ignores ça complétement
" c’est l’arme suprême, les marocains vont se réveiller contre les forces du mal"
soutenir tes républiques est l'arme suprême de faire réveiller les marocains? Il le sont déjà sans tes républiques!
Ce n'est pas une discussion sérieuse de ta part, oui c'est ça la réalité, il y a ce qui s'appelle république algérienne, ta république bien sur, qu'a-t-elle fait? elle a sans doute apporté le paradis, promis par dieu dans l'au delà, aux algériens qui sont tous nos jours dans le bien être sans antécédent et sans pareil.Elle est devenu un modèle de démocratie, de justice et d'État Providence sans pareil, ni dans le passé, ni dans le présent ni dans le futur.
Je suis surprise, une fois de plus, par la profondeur de certains messages !!!
Entre le complot algérien, les forces du mal et les parvenus jaloux de l'aristocratie marocaine, pardon la bourgeoisie (mais qu'est ce donc qu'une bourgeoisie sinon une classe de parvenus ?), nous avons le choix des interprétations à la fermeture du Journal Hebdomadaire.
On parle de la haine du JH mais la plupart des messages transpirent la haine de l'autre ... Vous devriez apprendre à accepter l'opinion des autres et arréter de penser qu'il n'y a qu'une pensée unique juste. Contrairement à ce que beaucoup des détracteurs du JH prétendent, les lecteurs de ce journal ne sont pas uniquement une élite francophone à l'esprit étriqué en quête de sensationnalisme. Il y a aussi une majorité de gens qui veulent avoir une opinion différente des faits. Que ne nous vous en déplaise !!!
Quant à la dichotomie élite francophone/gens d'en bas, j'en ai raz le bol !!! C'est comme tradition/modernité et tout le bla-bla qu'on nous ressert à chaque fois qu'on veut justifier l'injustifiable. Ce sont d'ailleurs les tenants de ce discours qui font des fautes d'orthographe à chaque ligne : le navé de Ali Amar s'écrit navet !! Et merci !!!
En attendant, je n'ai pratiquement plus rien à lire, plus de Journal Hebdomadaire, il ne reste que Tel Quel. Toutes les autres publications se contentant de reprendre les dépéches de la MAP, autant lire les originaux dans le site officiel.
Le retour à la Réalité marocaine est dur !!! Bien dur !!!
Je suis choquee par tant de haine a l'egard du JH, qui a su marquee la difference au sein de la presse national, il exprimait les opinions tout haut que beaucoups pensent tout bas, que voudrait les detracteurs, continuer a lire ces quotidiens dit "partisan" populiste savourant les scandales et usant la naivitee public pour acheminer des discours soit de haine, d'extravagance et du "n'importequoitisme" rien que pour vendre.
J'etait heureux de trouver quelque chose convenable a lire, d'autre avis, d'autre approche, je n'etait toujours pas d'accord avec les lignes editorials, et certain sujet, mais j'adorais cette lecture auquel j'avais beaucoup de respect, on n'est pas obligee d'etre d'accord, mais ca ouvrait toujours la voie a une analyse, et discussion.
Comme dans l'autre billet, il n'y aurait plus beacoups de chose a lire a part telquel (qui pourrait etre dans le meme petrin),...
SVP, donnez votre avis sans insulte ni haine, une lumiere s'est eteinte ... beacoup la regreterrons
@Jamal:
Le rapport au pouvoir est complexe, ni l'économie, ni les médias, ni la culture, ni d'autres secteurs d'importance n'échappent à son contrôle. Il est si fort pour faire autorité sinon il ne demeure pouvoir. Le pouvoir au Maroc ne fait exception à cette règle, il cherche lui même les médias c'est pour ça qu'il finance l'hebdomadaire parisien l'Express ou fait marché au Figaro ou Paris Match pour son image de marque. A Jamai, son père Khalid, Ali Ammar entres autres sont issus des familles qui ont des rapports au palais royal. Ali Ammar par exemple est le neveu de Mohammed Awad un des courtisans célèbres auprès du roi défunt Hassan II, c'est un cousin de l'actuel ambassadrice au Pérou. Ces jeunes qui ont fait irruption aux médias et ont y fait notoriété, ont des parapluies. Ils peuvent servir de complices ,ou des rebelles mais ils ont enfin une protection sociale affiliée au haute sphère du Makhzen, et c'est ça qui faisait défaut par exemple à Driss Basri et sa famille, c'est pour ça qu'il a payé chère sa disgrâce. Ces notoires de la presse n'ont rien à craindre, ils seront de retour, ils sont protégés, le temps est révélateur. A Jamai, ancien fonctionnaire au cabinet royal, fut un conseiller de Himma comme son père, Khalid Jamai qui a noué les rapports des Gauchistes avec l'ancien homme fort de l'intérieur, avant qu'ils ne claquent la porte au Makhzen et se font cavaliers d'une opposition qui fait défaut aux partis politiques. Mais force est de constater le contexte de ce verdict:Le retour d'A Jamai à l'hebdomadaire en question, la tentation de coller un certain groupe appelé "mali", à Mohemmedia sur le dos du Journal Hebdo,la publication du livre d'Ali Ammar, l'autre homme qui dispose des parapluies au Makhzen vues ses origines des Notables salouis dont Aouad est seulement la face découverte, il est important de signaler la parenté d'Ali Ammar et Saad Hassar, le secrétaire d'état à l'intérieur. Même si Ammar a quitté l'hebdomadaire, je ne vois ces données innocents. La classez des parvenus n'a rien à craindre, c'est à un malaisé, un doukkali ou un d'Ouerzazate ou environs de faire le massage à son dos et le préparer au fouet, c'est le Maroc des doubles mesures.
Oui c'est aussi difficile de lutter contre la pourriture sans des dégâts , des grands dégâts, surtout les plus pourris sont des hauts dignitaires d'État. Mais l'essentiel c'est pas la revanche, car ça sert à rien, mais il faut pas céder en ne punir quelques excès dans le processus d'assainissement qu'il faut aborder. La CNSS est l'objet d'une instruction judiciaire. Je ne vois aucune objection de réprimer et punir les responsables surtout des millions de marocains sont menacés de non recevoir leur pensions comme retraités. Ces responsables ne sont au dessus de la loi, d'autre qui pillent les services publiques et le budget général doivent être traduit en justice, ils ne sont intouchables.
D'autre part je suis pas du tout de la part des islamistes, je suis pas du tout croyant, l'Islam n'est pas un corpus sacré pour moi, mais je le ménage comme religion de la majorité des marocains. Mais qu'est qu'un islamiste? C'est quelqu'un qui croit qu'une vie privé ou collective ne peut être menée que suivant les normes juridico-sociales de l'Islam orthodoxe,Mais qui dit le contraire de ces marocains? Qui ose se lever pour la liberté du culte et de pensé? Nul , Ils se réclament tous de l'Islam, ils n'osent se déclarer agnostiques ou athées, L'USFP a dénoncer la tentation de casser le jeune en public, ce n'est pas loin, c'est le dernier Ramadan qu'il a publié un communiqué contre le groupe mali à Mohammedia,
A Tabih qui a fait une déclaration à AFP en tant qu'avocat, escroc de robe, n'est que le rentier d'une politique de dépense pour faire alimenter des avides qui cherchent à s'enrichir de la rente, va te renseigner sur cet avocat l'ancien député USFP de Casablanca, pourquoi ne pas oser dénoncer l'USFP et la gauche? Sont elles intouchables, non le Journal Hebdomadaire a brisé un tabou, c'est ça l'essentiel, ON a critiqué et dénoncé tout les islamistes, les partis dit de l'administration, le makhzen etc, mais il faut que tous les acteurs soient sous la loupes, en dépit de leurs rang, statut ou tendance, la modernité l'exige, et que le JH ne recentre ses critiques que sur ceratines, ne veux pas dire qu'il ménage les autres, j'y lisais des enquêtes critiques parfois contre les islamistes ou les autres,
@Samira, donner mon opinion sur cette publication ne concerne que moi, or il se trouve que de nombreuses personnes ont pour des raisons qui vous échappent le même avis sur cette publication, ça ne fait pas de nous des haineux ou des jaloux ! car il s'agit pour nous justement de dénoncer la haine et/ou le mépris dont ils faisaient la promotion envers ceux qui leur ont permis d'exister, d'ouvrir leur grandes gueules et se faire du blé et croire au final que leur parole c'est le l'évangile ! vous ne vous doutez même pas qu'une opinion comme la mienne ou celle de gens qui pensent la même chose représentent justement l'avis différent ! et pour vous soulager, vous nous accusez de justifier la fermeture du journal ! je vous signale que les ex lecteurs du journal comme moi ne sont en aucun cas responsables de la fermeture de ce journal, ne vous en déplaise !
sinon merci pour la correction et la leçon d'othographe... ça prouve votre intérêt pour ma lecture ! j'en relève par ailleurs deux dans votre commentaire; 1/ on écrit arrêter et non pas arréter, et on écrit dépêche et non dépéche ! vous ne devriez pas lire Tel-quel si vous n'aimez pas les fautes d'orthographe !
c'est de l'évangile... il fallait lire
@doukkali
je vous remercie pour votre réponse, et je dois vous dire que je ne m'intérresse pas aux origines familiales des auteurs du journal, bien que j'admets qu'ils aient d'une manière ou d'une autre influé sur leur parcours comme nous tous...
par ailleurs je suis d'accord avec vous sur certains points qui concernent la ligne éditoriale du journal.. sauf que je ne suis pas en mesure de dire quel rôle le pouvoir à eu là dedans... il ne fait aucun doute que le pouvoir intervient directement et indirectement dans toutes les affaires internes des journaux... et influe d'une manière ou d'une autre sur la ligne éditoriale... remettant en cause la notion de media ou presse indépendante...les pays en voie de développoement comme on dit en sont encore là !
Le Journal le plus indépendant du Maroc poussé à la fermeture
Le Journal hebdo, symbole de lutte contre le pouvoir, a fermé pour liquidation judiciaire. Une décision en réalité politique.
lire l'Enquête de Cerise Maréchaud
http://www.rue89.com/2010/02/01/le-...
je vois que les avis sont partagés.
Moi de mon coté les dirigeants du JH devaient êtres plus soucieux de l'état de leurs comptes, mais en même temps l'état n'attendait que cela pour fermer cette tribune.
autrement dit le JH a creuser sa tombe et l'état l'a poussé.
@Jamal "car il s'agit pour nous justement de dénoncer la haine et/ou le mépris dont ils faisaient la promotion envers ceux qui leur ont permis d'exister, d'ouvrir leur grandes gueules et se faire du blé"
Permis d'exister? PERMIS D'EXISTER?
Va baiser la main de syadek si ca te chante...les droits d'exister, d'ouvrir nos grandes gueules et de nous faire du ble sont INALIENABLES!!!!!!!!!
Tu vis au moyen age ma parole!
Lorsqu'on n'a pas le moyen de payer la CNSS des employés, on ne se déclare pas employeur, c'est tout !
Le JH vient de confirmer la nullité et la malhonnêteté de ses dirigeants.
@mimi gavroche, va dégueuler ta haine sur ceux qui ont interdis le journal hebdo au lieu de faire une fixation sur des opinions que tu ne comprends pas ! et oui, exister, ouvrir leur gueule et faire du fric t'as bien lu ! car s'il n'y avait pas eu ce ''capital'' de sacrifices humains nommé ''années de plomb'', qu'ils n'ont visiblement pas connu, il n'y aurait point eu de journal-hebdo, et autres entreprises ayant capitalisé sur cette ''ressource'' pour faire du fric ! tu trouve que c'est cru ? eh ben c'est comme ça ! et c'est pas moi qui le dit, mais leur arriérés d'impôts ! et t'inquiètes, je m'en balance qu'ils les paient ou pas, comme je me fous qu'ils doivent de l'argent à l'épicier du coin, ou moul detail !
mais dis moi un peu pourquoi personne ne s'est soulevé ou ait fait grondé sa colère pour cette fermeture ?! pourquoi même les journalistes qui se disent libres, briseurs de tabous, ou d'autres.... conservateurs qui disent défendent les droits du peuple et qui alimentent toutes sortes de révolutions en papier n'ont pas manifesté la leur ? certains d'entre eux disent même que c'est bien fait pour leur gueule, sans doute par espoir de récupérer leur parts de marchés... mais ou sont donc passé les gavroches du coin ? même un certain ali lemrabet leur collaborateur d'hier est passé aux aveux pour régler ses comptes avec eux...et chez qui ? chez niny !! d'ailleurs chez celui là tout le monde est passé aux ''aveux'' y compris Ali amar...!! c'est à croire que niny s'est transformé en chapelle recevant les confessions de fidèles gougeats de la presse libre !
la hawla wa la kouwata ila billah ! et dis moi aussi, pourquoi est ce qu'aucun courant politique de quelque tendance révolutionaire qui soit n'a soulevé le petit doigt en faveur du journal-hebdo ?! pourquoi ? et c'est pas fini, la liste est non exhaustive... ! si c'est parceque tu es parfaitement au courant de ce retour de veste de ''camarades d'hier'' que tu me fais des reproches...histoire de ne pas enfoncer le clou.. alors tu as raison ! il y a de quoi non ?! après tout, ils sont pas aussi méchants pour mériter tout cela ! si tu veux, j'irais manifester avec toi entre midi et deux à paris, londres ou amsterdam le jour de la saint valentin... et pourquoi pas m'asperger d'essence et exiger un amendement de la constitution afin d'y introduire le journal-hebo comme journal d'opposition ''ad vitam aeternam'', ne serait-ce que pour réhausser le niveau par rapport à un tel-quel passé maître dans le cirage de pompes, ou un niny qui va sans doute faire une crise cardiaque à force de subir la pression du succès !
si tu comprenais mon propos, tu ne viendrais pas me lancer des syadek...!
Le Journal hebdomadaire, c'était pour moi l'espoir d'un Maroc démocratique.
Je perçois une atmosphère de deuil.
J'espère que cet espoir renaitra de ses cendres et que la liberté, la vie triompherons...
@abisiti: "Le Journal hebdomadaire, c'était pour moi l'espoir d'un Maroc démocratique."
Un Maroc démocratique est-il celui qui ne paye pas les charges sociales, pourtant déduites des fiches de paye des salariés?
Si les démocrates dont tu parles étaient au pouvoir, ils vendraient sûrement le pays au plus offrant.
Ali Anouzla, directeur du quotidien arabophone indépendant Al
Jarida Al Aoula (récemment condamné à un an de prison avec sursis pour
une enquête sur la santé du roi), partage ce sentiment :
« C'est une décision politique pour exécuter Le Journal. De NOMBREUSES entreprises de presse sont endettées auprès de la sécu et des impôts, sans parler de l'État lui-même ».
http://www.rue89.com/2010/02/01/le-...
« En 2009, un accord avait été trouvé avec la Sécurité sociale pour un remboursement étalé de nos dettes, assure M. Jamaï. La situation économique du Journal commençait à s'améliorer. La publicité revenait. Mais, subitement, les annonceurs nous ont boycottés à la demande de conseillers du palais royal. C'était signer notre arrêt de mort. »
http://www.lemonde.fr/afrique/artic...
@Jamal "car s'il n'y avait pas eu ce ''capital'' de sacrifices humains nommé ''années de plomb'', qu'ils n'ont visiblement pas connu, il n'y aurait point eu de journal-hebdo"
Les annees de plomb ont une cause. Et c'est indeniablement Hassan 2. A croire tes betises il faudrait le remercier...
Les journaux dits indépendants au maroc , leur dirigeants plutot , ne doivent pas donner de pretextes au pouvoir pour les mettre à genou!
Le pouvoir dira que la décision judiciare prise à l'encontre du "Journal" n'a rien à voir avec la liberé d'expression , et faute de prouver le contraire c'est vrai!!!
Pourquoi ne pas s'aquitter des dettes envers la CNSS et travailler à la réguliere?
Là au moins si une décision est prise contre le journal ou n'importe quelle publication , on saura de maniére claire de quoi il s'agit!
@mimi: "Les annees de plomb ont une cause"
Les victimes des années de plomb ont été remboursé de l'argent de l'actuel contribuable malgré lui.
Les victimes des années de sang eux qui les remboursent??!!!. Et les citoyens victimes de la mauvaise gestion des soit-disant politiques qui les remboursent ?!
Ces faux militants de racailles faims qui abusent des deniers publics par tous les moyens possibles, sans craindre de rendre compte à personne, et qui marginalisent les vrais compétences du pays sous le motif de la légitimité historique ou la méthodologie démocratique (Al Manhajia Addemocratia: comme disaient les mandarins sporadiques de chez nous).
@Jamal: "c'est à croire que niny s'est transformé en chapelle recevant les confessions de fidèles gougeats de la presse libre ! la hawla wa la kouwata ila billah ! et dis moi aussi, pourquoi est ce qu'aucun courant politique de quelque tendance révolutionaire qui soit n'a soulevé le petit doigt en faveur du journal-hebdo ?! pourquoi ? "
peut être parce que:
- Le journal de Nini paye ses impôts et les charges sociales de ces employés.
- Les journaux des courants politiques ne payaient pas "aussi" et ne payent pas les charges sociaux et les impôts malgré le fait qu'ils bénéficient des subventions qui se comptent en milliards de la part de l'Etat grâce aux camarades.
Boubaker AL-Yadib, profession blogueur, condamné à 6 mois de prison !
Publié le 2 février 2010
Le tribunal de Guelmim a condamné aujourd’hui le blogueur Boubaker Al-Yadib à six mois de prison ferme et 500 dirhams d’amende, pour "dégradation des biens de l’Etat", "atteinte à un agent de l’Etat", et "participation à une manifestation illégale". Il est toujours incarcéré à la prison de Guelmim depuis son arrestation, le 26 janvier 2010. La défense a décidé de faire appel.
« Cette condamnation inique est un nouveau coup porté à la liberté d’expression au Maroc. Boubaker Al-Yadib a été officiellement arrêté pour avoir participé à une manifestation illégale. Or, il apparaît clairement que les motifs de son arrestation et de sa condamnation sont liés à l’engagement militant du blogueur, sur Internet, en faveur de la liberté d’expression. Par ailleurs, en l’absence de chef d’inculpation avant l’arrestation, cette dernière est par nature illégale. En outre, la comparution devant le juge a été expéditive, ne respectant pas les droits de la défense », a dénoncé Reporters sans frontières.
"Nous demandons la libération immédiate du blogueur, ainsi qu’un jugement rectificateur attestant de l’innocence de Boubaker Al-Yadib ", a conclu l’organisation, qui rappelle que s’ouvrira le 8 février prochain le procès en appel du blogueur El Bachir Hazzam et de Abdullah Boukfou, propriétaire d’un cybercafé, arrêtés également suite aux manifestations du 1er décembre 2009.
http://www.rsf.org/Un-blogueur-arre...
Là c'est clairement de la libeté d'expression qu'il s'agit !
Trop c'est trop !!!
Marocains, Marocaines réveillez-vous et vite !!!!
A RSF ,
La condamnation de ce blogueur est certes un fait très malheureux, même si je suis sure qu'il va être gracier comme tant d'autres blogueurs avant lui .
Mais que veut dire votre organisation par : ""Trop c'est trop !!! Marocains, Marocaines réveillez-vous et vite !!!!"" J'ai pas saisi exactement le sens de cette phrase, vous pouvez développer un peu plus ?
@RSF-ORG com 84:
Tu as écrit:
"Marocains, Marocaines réveillez-vous et vite !!!!"
commentaire: les marocains aiment bien se réveiller, ils se réveillent souvent, pas seulement vite mais aussi tôt, ils se réveillent le Ramadan par exemple pour le souhour(Repas d'avant l'aube pour commencer le jeune).Ils sont toujours en éveil.Mais d'après vous que doivent ils faire de leur réveil ou leur éveil ici?
@Younes: "La condamnation de ce blogueur est certes un fait très malheureux, même si je suis sure qu'il va être gracier comme tant d'autres blogueurs avant lui"
Une technique dont Staline raffolait.
Je trouve aberrant que certains considèrent la clémence du dictateur comme salut.
@lixy : ce blogueur ne peut s'en prendre qu'à lui même. Il y a des blogueurs que nous connaissons fort bien et qui n'ont aucun ennuis eux, en plus ils opérent du Maroc. Il faut en prendre de la graine !
C'est à prendre au second degrès !
@Abdel: "C'est à prendre au second degrès !"
Merci pour la précision (et pour ta lucidité!).
« Si nous nous taisons, d’autres parleront. Si nous mourons, d’autres naîtront » AJ.
Il a oublié de rajouter :
"Si nous ne cotisons pas à la CNSS, d'autres le feront"
:) 
Un article du Journal Aujourd'hui le Maroc relatif au journal hebdo: http://www.aujourdhui.ma/aufildesjo...
Me Abdelkébir Tabih, avocat de la CNSS dans l’affaire du Journal, commente la réaction des gérants de la société éditrice de l’hebdomadaire:
«Ce qui arrive au Journal Hebdomadaire est l’aboutissement d’un processus judiciaire ordinaire engagé depuis 2002. Il s’agit d’une procédure purement commerciale de recouvrement de créances dans laquelle je représente les intérêts de la CNSS. Cet établissement public a l’obligation d’user de tous les moyens légaux pour recouvrer les droits des salariés.
L’Etat, tel que veulent le faire croire les responsables du Journal Hebdomadaire, n’est pas partie dans ce procès qui n’est nullement politique mais, plutôt, purement commercial. Si cette affaire était politique, je serais le premier à me solidariser avec le Journal, étant moi-même un défenseur des libertés publiques. Or, il s’agit uniquement de dettes dont toute entreprise est tenue de s’acquitter. La procédure de redressement est une procédure de conciliation. D’ailleurs, si les sommes dues par le Journal Hebdomadaire aux différents créanciers sont payées, maintenant, toutes les démarches judicaires seront automatiquement abandonnées. Aussi, si l’autre partie veut donner un aspect politique à cette affaire, qu’elle le fasse sur un autre terrain et non pas sur une question de dettes dont il faut s’acquitter. Personne n’est au-dessus du droit commercial ».
A Tabih,cet avocat, c'est à dire escroc de robe, ancien député USFP de CASABLANCA? Qui a eu la faveur de son compatriote Driss Basri, de ses camarades socialos Fath Allah Oualou, Khalid Alioua entres autres pour devenir député et avocat fantôme de divers institutions publiques, ce milliardaire chaoui dispose de la rente et posséde des fermes et des ateliers de quoi protittait dans l'opération de privatisation mené par son nouveau parrain Fath Allah Oualou et ne paye ni impot ni CNSS pour ses employés.
mais vous tous vous parlez bien le français, et vous utiliser de très beau terme pour définir le "statu" marocain, malheureusement, tout est clair come un jour sans nuage, le peuple est dans le comas, et le palais entrain de l'utiliser comme une sourie faite pour l'expérience afin améliorer son image à l'extérieur, pour le JH il étais une sourie pour qui les glas ont sonné.. en est entrain de faire le débat de la democracy, je ne sais pas quand en vas y arriver a faire un sérieux débat sur le réchauffement climatique ? d’ici 60 ?
Quelques corrections à mon précédent post !
(cet indu) ou ce dû financier.
A l’application stricto sensu de la loi pour (ballonner) bâillonner la presse, je défendrai toujours la liberté de la presse, la liberté d'expression tout court…
A mes yeux , le journal est tout simplement tombé en faillite.Il n´avait plus les moyens de payer quoi que ce soit.Sa ligne éditorialiste est devenue avec le temps très ennuyeuse :critiquer tout et gratuitement. personnellement je ne l´achetais plus.