Interrogés par LH2, 48% des Français souhaitent que le président s’explique sur l’emploi, 39% sur la réforme des retraites, 32% sur le pouvoir d’achat, 18 % sur l’encadrement des hauts salaires, 17 % l’intégration du voile intégral, 14 % la taxe Carbone, 11% sur la réforme des collectivités et enfin un petit 9% sur l’identité nationale.

Grand décalage entre les préoccupations des personnes sondées et les « séquences » politiques sur lesquelles surfent ces derniers jours le résident de l’Elysée et son entourage : haut-patronage des délires nationalistes, retours aux fondamentaux sécuritaires et tout le reste.

Il y a plus cocasse.  Antoine Guiral signe dans libération un portrait particulièrement sombre du président. Presque une ambiance de fin de règne :

 Le plus inquiétant pour Sarkozy est ailleurs. Le chef de l’Etat, qui réclamait à ses débuts qu’on le «bouscule», ne supporte plus la contradiction. Sous les dorures élyséennes, il s’est isolé dans un face-à-face avec un petit carré de fidèles cornaqués par le tout-puissant secrétaire général Claude Guéant. Dans les réunions avec les ministres ou les responsables de la majorité, il pratique le monologue et n’entend pas les réponses. Nul n’ose le contredire ni lui dire les choses en face. On écoute sans broncher. Récemment, il a stupéfait son auditoire par un long récit de ses séances DVD, avec Carla Bruni, de 24 heures chrono.

Finalement Sarkozy n’aura pas échappé au temps qui passe et à l’usure du pouvoir. On entre au pouvoir en étant de son temps, on finit par ne l’être plus. Après quelques mois de pouvoir on évolue, avec son entourage, moins vite que le pays. Forcément ! on s’engonce dans ses certitudes  et on s’enfonce (Epad, Proglio,..) et quand on finit par s’en rendre compte c’est trop tard pour rattraper le coup. Mais là à dire qu’il ne sera pas réélu en 2012, il n’y a pas qu’on ne peut faire sans insulter l’avenir.  

Il ne faut pas sous-estimer l’atelier du communicants élyséens jamais à court  de la ressources. Gageons que pour sa prestation télévisée, ils fourniront à leur champion la petite phrase qui reste et apaise les esprits.  Mais quelque chose me dis que ça ne sera pas très beau à voir.  

 Allez , ça  vaut ce que ça vaut , mais deux rendez-vous militants :   le 1er Mars c’est la journée « 24h sans nous » et le 27 mars le « No Sarkozy Day »