Pour ne parler ni du Maroc, ni de la France
Par Larbi le mardi, janvier 26 2010, 00:50 - Lien permanent
Puisqu’on en est là, à ordonner les pompes funèbres, parlons de deux chefs d’Etat qui méritent bien une petite publicité.
Le premier est tout beau, tout chouette. Monsieur Susilo Bambang Yudhoyono est le président en exercice de la République d’Indonésie (élu en 2004 avec 60 % des voix, réélu triomphalement en 2009) le quatrième pays le plus peuplé du monde, et premier pays du monde musulman. Figurez-vous que le président des Indonésiens, ancien général de l’armée, est un chansonnier à ses heures perdues. Il vient même de sortir son troisième album intitulé « I’m Sure I Will Arrive There » (Je suis certain d’y arriver). Cela ne s’invente pas, et c’est parti, c’est dans les bacs depuis quelques jours.
Le président Yudhoyono n’est pas à son premier tube. En 2007 il avait sorti l’album « My Longing for You» et l’an dernier un autre album « Evolution » . Voici un extrait de son dernier album. Ce n’est pas lui qui chante, because tout de même ça se fait pas pour un président, mais les paroles sont de sa composition présidentielle :
La chanson commence ainsi :
Although it's difficult, I must go through it
I chose the path I believe in
Don't force things that are impossible
My life must be honest and right.
Il y a d’abord Sizakele Khumalo, avec qui il convole en justes noces en 1973 et qui est toujours sa fidèle épouse. La reine mère si l’on veut. Ils ont eu ensemble trois enfants.

Puis remariage au début des années 80 avec Nkosazana Dlamini-Zuma, avec qui il a eu trois autres enfants avant de divorcer. Madame Dlamini-Zuma n’est autre que l’actuelle ministre de l’intérieur sud-africaine (tremblez tremblez Taïeb Cherkaoui et autres Bruce Hortefeux) après avoir servi pendant de longues années comme ministre des affaires étrangères de l’ancien président Thabo Mbeki.
Entre-temps, le président Zuma s’est remarié avec une autre épouse, qui s’est suicidée en 2000 après lui avoir laissé cinq autres enfants. Au début de 2008, il avait donc une seule épouse en activité, Sizakele Khumalo. Pas de problème, il en prend une autre, Nompumelelo Ntuli, 33 ans, à qui il avait fait auparavant deux enfants. Les mariés, ici dans leur cérémonie de mariage :

Puis il y a trois semaines, le président sud-africain, se re-re-marie avec Thobeka Stacey Mabhija , 37 ans, déjà mère de trois de ses enfants. Au total, Monsieur Zuma s’est donc marié cinq fois, a actuellement trois femmes « en activité » et 18 enfants. Et vous savez quoi ? Ça n’a entamé en rien sa popularité !
Certaines mauvaises langues, sans doutes déçues que Zuma n’est pas musulman, suggèrent que d’ici le début de la coupe du monde 2010, le président Zuma doit se marier une fois par mois, comme ça il aura onze épouses au début de la compétition. Il paraît que c’est bon pour la symbolique.
C’était notre rubrique paris match. Vive le chansonnier ! Vive le marié !







Commentaires
décidément, tu as tout compris, parler du Maroc, c'est comme verser de l'eau dans le sable en ces temps-ci, le Makhzen est décidé pour son agenda et on n'y coupera pas, même pas en dénonçant des Walis qui en plein débat nationale sur la charte de l'environnement s'amusent à faire ça :
http://lbadikho.wordpress.com/2010/...
s'opposent ainsi à la volonté suprême (et aux discours) de celui qui les a nommés !
en toute impunité...
Il y a un truc que j'adorais dans la photo du dernier mariage de Zuma, c'est la cohabitation du superbe costume traditionnel avec des "running shoes" très modernes, toutes blanches.
Sinon, on peut dire à la louange du Monsieur que c'est rare, les polygames qui divorcent des "jeunes" et gardent les "moins jeunes"... au Maroc comme ailleurs, non ?
Chanter c'est aussi politique, et pas seulement artistique.Larbi a tenté de s'éloigner du Maroc et de la France par cet article.Mais Hassan II aimait la musique et les chanson,il organisa des soirées au palais(c'est pas moi qui dévoile ça mais des publications proches du palais royal).Il conseilla des artistes et proposa des compositions,il était roi et le demeura en musicien dans une soirée avec les musiciens et chanteurs.
Nicolas Sarkozy président s'est marié en exercice avec une italienne, comme des rois de France.Mais la nouveauté c'est pas une noble italienne comme Catherine de Médicis, mais une chanteuse qui, une fois devenue Dame de France, organise une soirée à Manhattan,pas loin des traces de twin center.
Mais un président indonésien compose des chansons et les expose aux ventes, c'est pas nouveau, un certain Abdellah Boukaram d'origine Libanaise, s'est élu par voie de suffrage universelle président d'Équateur,a continué a chanter à la tête de l'État.C'est beau qu'un conseil de ministre se transforme à une opérette ou un orchestre.Mais le pauvre président s'est rendu compte qu'il ne peut régler les problèmes et veiller aux affaires de l'État par la musique.Il fut contraint à démissionner.Le président indonésien n'est pas singulier,les rois d'Europe aiment à se distraire avec les piano dans leurs solitudes conjugales,mais ça reste particulier, mais quand la chanson est destinée au publique par le chef de l'État,ça devient Une chose publique, une incarnation de la souveraineté nationale.C'est pour ça qu'il faut parfois en faire une ligne de première importance dans la politique de l'État,surtout dans des États qui n'ont aucune raison d'être.Lorsqu'on a rien à faire faute de moyen,de compétence ou de sérieux pour le bien publique, on n'a qu'à chanter et danser.
Que faire en Afrique de Sud par exemple?C'est fêter le mariage du président qui ne s'en lasse d'en organiser trop.Mais un mariage ne peut avoir le gout sans la musique et la chanson.La politique Frederik de Klerk fut une politique, celles de ses successeurs des mariages et des chansons.
On frappe aux tambours pour faire vivre des gens qui ont le propre à eux, c'est à dire des tambours et des chansons,pour ne pas perdre espoir dans l'attente des miracles.La minorité blanche fut raciste, mais elle a travaillé le pays.La majorité noire fut victime, mais pour se réhabiliter elle a intronisé des présidents maitre à se marier constamment et danser constamment.c'est la lutte pour le droit à l'art africain, à la chanson, à la danse, à la paresse africaine qui a ,en effet,vaincu l'apartheid.Ce n'est pas spécifiquement sud africain, c'est aussi maghrébin ou autre.
Il est faisable de signaler que le festival du secrétaire particulier du roi du Maroc, le festival Mawazine à Rabat,qui a couté des âmes aux familles marocaines le mois de Mai denier,et qui est destiner à battre les barbus du PJD et leurs séances psaumes et récitations de leur saint Coran.Mais c'est ça la politique spectacle, elle est faite pour le spectacle,et tenir les victimes par des spectacle, car on est le peuple de spectacle, le spectacle ça veux dire le repos, ça veut dire la paresse,ça veut dire le miracle de dieu fait manger tout être qui marche sur terre,c'est à dire vivre gratuit.
ce qu'on a omis ici de signaler, c'est que zuma en dansant le "zoulou", lors des cérémonies de ce mariage, a tellement virevolté, oubliant qu'il a largement dépassé l'âge de tels trémoussements, qu'il en est tombé de tout son poids sur la foule qui se trouvait derrière lui en plein "air" ( si j'ose dire ), et dont certains spectateurs ont cessé d'applaudir et de chanter pour se retrouver à l'hôpital...
pauvres épouses de devoir supporter dans le sens "propre" et "figuré", un tel poids, de tels vains trémoussements et de telles singeries...ceci en plus du risque d'attraper le sida...
décidément que ne faut-il pas faire pour se faire un nom...surtout en politique de "gala" galerie...??? !!!
Néro-ique.
Pour Mr le président on peut parler vraiment d authenticité et de modernité.
Le costume est traditionnelle;
Les espadrilles, c est tout ce qu il y a de plus moderne!!
PAM!!!
Le deuxième a de la chance d'avoir une première comme Sizakele Khumalo. En effet c'est elle peut être qui le fait re-re-re-marier soit pour qu'il ne la quitte ou parce qu'elle a un excès d'hormones. Quand à la dernière photo c'est bien un exemple de symbole de l'authenticité et modernité. A méditer par ces ministres marocains qui se re-marient dès la première nomination à cause d'un excès de jalousie de la première femme envers la secrétaire ou à cause d'un excès de l'argent sale.
@ Lixy
Néroïque, excellent !
mais qu’en t’il pour Obama, devenu aussi un pion sans aucun pouvoir, il se souemts aux directives des amis de bush, Guatanamou fonctionne toujours, pour ne pas en parler du maroc, la sous traitantce de la torture pour la CIA continue toujours et assuré gracieusement par le makhzen.
Obama président toujours dans l’ombre trop passif