Il ne veut pas « laisser au FN des valeurs qu’il ne devrait pas naturellement porter ». Se rends-il, le ministre, de l’obscénité de ses propos ? Car Eric et Nicolas font un couple, Besson et à Sarkozy ce que Marine à Jean-Marie : les deux figures d’une copie qui se veut allégée, du Front National mais qui n’a absolument rien à envier à l’original : Les mêmes idées, les mêmes relents, les mêmes méthodes avec le pouvoir en prime.


Ce qui à mes yeux aggrave considérablement son propos c’est son parcours pathétique. En pleine compagne il passe de secrétaire national à l’économie du PS à une marionnette au service de l'excité de Elysée à son sous-ministre et à son ministre d’identité nationale. Il peut se targuer d’ores et déjà d’entrer dans l’histoire par la porte de service : celle de la traîtresse et l’indignité. Qui peut avoir de l’estime pour un tel homme qui n’a rien fait ces dernières années pour mériter ne serait-ce qu’une once de respect !

Il paraît que l’homme, qu’on disait très « sensible » pouvant changer de camp pour un simple SMS sympathique, ne se rend même pas compte de sa pathétique condition de traître zélé qui se veut plus droitier que les vieux routiers de l’UMP. Je prie qu’il s’en rende compte, pour qu’il m’épargne au moins son discours débité à tout bout d’écran et son culot d’acier à parler d’humanité et de valeurs là où il n’y a qu’indignité et inhumanité. Mais ça serait lui faire trop d’honneur que d’attendre ça de lui.

Sylvie Brunel, ex Madame Besson, raconte que le ministre de l’immigration et des charters lui a rétorqué qu’il trouvait son livre « impudique ». Mais l’impudeur, c’est surtout être capable d’exécuter, sans honneur et sans scrupules, une politique dont on disait combattre il y a moins de 3 ans. A moins, que ça soit la vulgarité.