Le Monde raconte une scène hilarante.  Roger Karoutchi  le secrétaire d’État chargé des relations avec le parlement  a quitté le gouvernement français  lors du remaniement du 23 juin dernier. Contrairement a beaucoup de sortants, il est proche de Nicolas Sarkozy  et ce dernier  veut bien lui remonter le moral après son éjection de l’exécutif.  

Claude Guéant,  le secrétaire général de l’Élysée joue les consolants.

Dans les heures qui suivent son départ, M. Guéant l’appelle : « Que veux-tu faire ? Le président veut faire un geste. ».

Le président de la République lui propose l’ambassade du Maroc, son pays natal.  

Il m’a dit :  « Si tu veux, va respirer un an. » Je lui ai répondu : « Non, je veux rester à Paris. »  Ce sera donc l’ambassade de France auprès de l’OCDE.

Finalement  celui qui va « respirer » est Bruno Joubert : pour se « débarrasser »  du chef de la « cellule africaine », l’Elysée l’a nommé ambassadeur à Rabat. Mais là il ne s’agit pas d’un geste de réconfort mais d’une punition.