Je ne sais pas si c’est la bonne démarche mais j’ai commencé par regarder les documentaires sur… les crashs d’avion [Mon esprit tordu sans doute]. Crashs qui se sont parfois terminés par une fin heureuse et ça c’est bon pour mon moral. Et parfois non, et ça c’est mauvais. Aussi comme je vous raconte tout, je vous résume l’histoire de quatre vols que j’ai vus récemment dans la série documentaire Mayday de Dicovry channel.

Vol 243 Aloha Airlines

Date de l’incident : 28 avril 1988 
Compagnie : Aloha Airlines
Type d’avion : Boeing 737-200
Trajet : entre l’île Hilo et l’île Honolulu à Hawaï.
Nombre de passagers : 90

L’histoire : l’avion devrait relier deux îles à Hawaï. Après 20 minutes de vol, une partie du plafond, se trouvant au milieu, s’est détachée et a été éjectée dans le ciel. Du coup les passagers du milieu se sont trouvés sans toit avec une décompression totale et ce à 7.300 d’altitude au-dessus de l’Océan.

La situation était dramatique mais des fées se sont penchées sur le fuselage de cet avion. Le pilote arriva à atterrir juste à temps avant que les passagers soient étouffés ou que l’avion soit découpé en deux. On dénombre plusieurs blessés et un seul mort : Une hôtesse de l’air s’est fait éjecter dans le ciel au moment où le toit s’est détaché. On ne trouvera jamais son corps dans le pacifique.

Les passagers du vola 2430 d’Aloha Airlines au moment de l’évacuation :

Vol 52 Avianca

Date de l’incident: 25 janvier 1990
Compagnie : Avianca (Colombie) 
Type d’avion : Boeing 707-321B
Trajet : Bogota – New York
Nombre de passagers : 158

Ce vol d’ Avianca n’a pas eu de problème en vol. Ce n’est qu’à l’arrivé à JFK que les ennuis ont commencé. Vous avez un pilote colombien qui ne comprend pas très bien l’anglais épaulé par un jeune co-pilote. Vous avez aussi des contrôleurs aériens américains très débordés car les conditions climatiques sont difficiles et leurs supérieurs leur ont ordonné de faire du chiffre : atterrir le maximum d’avion sans les dévier sur un autre aéroport. Lorsque le Vol 52 d’Avianca demande d’atterrir, on le fait patienter et on lui demande de tourner autour de l’aéroport en attendant qu’une piste soit libérée. Or il ne lui reste plus de réserves de Kérosènes. Après plusieurs tours et lorsqu’on l’autorise enfin à atterrir , manque de bol : il rate son approche et il est obligé de recommencer. Et pendant ce temps-là le kérosène s’épuise.

Il se produit alors une chose hilarante : un contrôleur aérien dont la journée de travail se termine passe le suivi de l’avion à un autre sans lui dire qu’il manque de Kérosène. Ajouter à cela la timidité des pilotes et leurs difficultés en anglais, ils n’insisteront pas beaucoup, et l’irréparable de produit : l’avion épuise ses réserves en plein ciel et s’écrase à 24 kilomètres de l’aéroport. 73 personnes meurent.


Vol British Airways 5390

Date de l’incident : 10 juin 1990
Compagnie : British Airways
Type d’avion : Bac 1-11
Trajet : Birmingham (Angleterre)- Malaga (Espagne)
Nombre de passagers : 81

Parfois c’est aussi bête que cela : un technicien chargé de changer le pare-brise de cet avion utilisa les mauvaises vis. 13 minutes après le décollage et alors que l’avion se trouva à une altitude de 5000 mètres, le pare-brise se détacha. Se produira alors une des scènes les plus spectaculaires : le pilote est éjecté à l’extérieur du cockpit mais ses pieds restent accrochés au tableau de bord. Les stewards se relayent pour tenir ses pieds alors que sa tête et son corps sont à l’extérieur de l’avion à –17 ° et à une vitesse de 700 km/h. Pendant ce temps là le copilote, un jeune novice, tenta tant bien tant mal le premier atterrissage de sa vie. Il réussit la manœuvre et sauva les passagers. Et le pilote ? Par on ne sait quel miracle il survivra, et alors que tout le monde le croyait mort, il se réveilla à l’hôpital. Il reprendra même les commandes quelques mois plus tard.

Le pilote de l’avion qui a passé plus de 20 minutes la tête à l’extérieur du cockpit avec les stewards qui se sont relayés pour tenir ses pieds et éviter qu’il s’éjecte dans le ciel :

Vol 236 Air Transat

Date de l’incident : 24 août 2001
Compagnie : Air Transat (USA) 
Type d’avion : Airbus A330-243
Trajet : Toronto - Lisbonne
Nombre de passagers : 306

L’avion décolle de Toronto et survol l’Atlantique à destination de Lisbonne. Beaucoup d’émigrés regagnent le pays. En plein Océan le pilote remarqua sur son tableau de bord que l’un des deux réservoirs se vide à une vitesse vertigineuse. Le commandant croit à un problème informatique, l’indicateur déconne. Le copilote sort sa documentation et consulte la procédure. Il se résigna à admettre qu’il ne sert à rien de blâmer l’informatique et qu’il y a un problème à affronter. Après appel des techniciens sur le sol, le pilote devra prendra une décision. C’est là qu’il prit la mauvaise et demande à son copilote d’ouvrir la vanne entre les deux réservoirs pour équilibrer le niveau du kérosène. Le problème, il ne le saura qu’après coup, c’est que l’un des réservoirs fuit. Et on ouvrant la vanne l’autre réservoir se vide à son tour.

On est dans la situation suivante : l’avion n’a plus de kérosène et il se trouve en plein Océan ! La piste la plus proche est la base aérienne de Lajes à 21 minutes de vol. C’est là que le pilote tenta un truc que je croyais réservé aux films de cinéma : Rejoindre la base à vol plané, c’est à dire sans kérosène. Grâce à l’expérience du pilote il effectua le trajet, moteurs éteints et sans énergie, et arriva à atterrir. Les 306 passagers sont sauvés comme par miracle.

Wikipedia Anglophone fournit des articles plus détaillés sur ces vols (Aloha Airlines Flight 243Avianca Flight 52British Airways Flight 5390Air Transat Flight 236

 Vodeo.tv notamment  [Disponible sur le cable] loue des films très bien faits sur leurs histoires. Et moi je peux reprendre l’avion toute façon pas le choix (Al ba7rou min waraaakoum wa al a3dou ammamkoum).