Ca me fait penser que Hmida m’a invité un jour à parler de mon inculture. Depuis il ne cesse de me relancer sur le ton : alors mec on se dégonfler ou quoi ? :) . Le problème c’est pas que je voulais pas mais , sans façon et sans fausse modestie, c’est impossible d’en parler tant il est difficile d’en délimiter l’étendue. Vous savez déjà que je ne regarde pas les films dit d’auteurs, je préfère plutôt un bon thriller à l’histoire un peu banale. Des films simples pour de simples gens. Une amie m’a dit un jour, sur le ton de la première de la classe, toi tu t’y connais rien en cinéma la preuve t’es incapable de donner un seul nom d’un réalisateur. J’ai plaidé le trou de mémoire mais bon elle avait raison : j’avais échoué à citer le nom d’un réalisateur. Qu’est ce les gens peuvent être parfois méchants ! 

J’ai horreur des romans littéraires. J’en ai lu si peu. Peut-être une dizaine dans toute ma vie. Je sais que je passe à côté d’une production prolifique de nos contemporains et de nos ancêtres. Je sais. Mais j’ai horreur de ça. Pourtant j’ai fait des efforts comme le jour ou on m’a offert un Paulo Coelho , je me suis forcé, j’ai lu une dizaine de page puis j’ai renoncé. Ca m’a fait beaucoup de peine de renoncer, ça m’a même déprimé. C’est comme renoncer à un régime après lourde préparation alors qu’on pèse 130 Kg. Une autre fois on m’a offert un Marc Levy, je l’ai utilisé pour essayer ebay . D’ailleurs il ne s’est pas vendu. Mais bon, force est de reconnaître que les romans littéraires c’est pas fait pour moi. Je ne sais pas si les gens le font exprès ou pas mais on m’offre souvent ce genre de « romans ». Pourtant c’est pas faute d’expliquer que j’aime plutôt les essais, les romans policiers, les livres de témoignages. Des trucs sans prise de tête quoi. Exemple : y a un mois je me suis offert « Confessions d’un banquier pourri » intrigué par l’approche de l’éditeur « l’incroyable récit d’un ex-dirigeant de banque qui préfère rester anonyme ». Ah ca, ça m’excite ! Ça ne parle ni de Roméo ni de Juliette, ni de guerre ni de paix, mais de l’aventure vécue de l’intérieur. Et vous savez quoi ? Cette semaine je lis que ce livre n’a pas été écrit par un ex-banquier mais par une arnaqueuse de journaliste. Et pan sur le bec ! D’ailleurs la maison Fayard promet de rembourser les lecteurs il suffira de faire la demande. Je la ferais.

Voilà. Cinéma ça c’est fait. Livres, ça c’est fait. Maintenant , suivant les instructions, je dois parler de la géographie et des maths. Pendant longtemps j’ai confondu sur la carte du monde l’Islande avec le Groenland, la Turquie avec la Grèce et le Sénégal avec le Mali. C’est pas terrible, mais je fais du progrès là. Pour les maths (pourquoi les maths !) j’ai eu l’occasion de faire le tour du sujet. Disons qu’à un moment j’étais érudit et que maintenant je deviens complètement analphabète. O temporas, o mores ! 

Ah pendant que j’y suis. Je ne sais pas qui a gagné le championnat d’Espagne, mais ça je vais le googler de suite pour combler la lacune. 

Voilà c’est tout. J’ai essayé de faire simple et être sincère. Mais dans un livre, que quelqu’un a laissé chez moi, il est écrit ceci :

La simplicité est la droiture d’une âme qui s’interdit tout retour sur elle et sur ses actions. Cette vertu est différente de la sincérité, et la surpasse. On voit beaucoup de gens qui sont sincères sans être simples. Ils ne veulent passer que pour ce qu’ils sont, mais ils craignent sans cesse de passer pour ce qu’ils ne sont pas. L’homme simple n’affecte ni la vertu, ni la vérité-même. 

Je n’ai rien compris mais rajoutons cela au rayon mon inculture (et que le propriétaire du livre, xapella de son nom, passe le récupérer avant que je perd la tête ) .