Dix ans de règne: l’Hégémonie et l’Avenir
Par Larbi le mardi, juillet 28 2009, 00:42 - Lien permanent
Cela fait maintenant dix ans que Mohammed VI est roi du maroc. L’heure de dresser, c’est un euphémisme, le bilan.
Il ne s’agit pas ici de parler des qualités humaines de Mohammed VI , homme sympathique au demeurant, encore moins d’éprouver un quelconque sentiment d’admiration ou d’aversion envers sa personne . Il s’agit d’évoquer un bilan, partiel et forcément partial, de Mohammed VI, roi du Maroc, chef de l’Etat marocain, chef de l’Exécutif marocain, qui préside à la destinée de 30 millions de Marocains. Qu’il soit permis d’aborder ici l’exercice dans ce cadre.
Se revendiquant de l’héritage de Hassan II, le roi Mohammed VI s’est situé dans la continuité des institutions léguées par son père. Une monarchie quasi-absolue par le texte de la constitution marocaine, absolue dans ses pratiques de pouvoir. De la présidence du conseil des ministres à la nomination des hauts fonctionnaires de l’Etat, de la feuille de route fixée au législateur au début de chaque session parlementaire à la présidence du Conseil Supérieur de la Magistrature, de la définition des grandes orientations de l’Etat et la politique territoriale à la conduite de la diplomatie et l’armée, pas une seule affaire majeure ou mineure n’a échappé au contrôle du roi. Dix ans durant, Mohammed VI a non seulement gardé jalousement ses larges prérogatives mais il y est allé de ses pratiques personnelles : la multiplication des fondations, délégations, agences, toutes dotées d’un réel pouvoir exécutif et rattachées au palais. Le roi qualifie lui-même ce régime de «monarchie agissante » et « monarchie exécutive » mais il serait plus juste de parler de monarchie absolue.
Le constat majeur est l’affaiblissement de toutes les autres institutions. Si le parlement et le gouvernement marocains disparaissent, personne ne s’en apercevrait. Le pays continuerait à être gouverné grâce à une hégémonie monarchique assumée et qui bien souvent rabaisse les autres institutions au rang de simples exécutants à la disposition de Sa Majesté.
Avec constance, Mohammed VI n’aura fait aucune concession même sur le symbolique terrain du protocole royal. En 2009, la révérence pour le roi continue à être de mise tout comme le baise-main pratique venue d’un autre temps. La sacralité du roi, chef de l’Etat et chef de l’exécutif, continue à renvoyer aux tribunaux journalistes, citoyens et parfois des vieillards en fin de vie avec des peines de prison en prime. Et si Mohammed VI a relativement laissé libérer la parole politique, il n’en demeure pas moins qu’aujourd’hui encore il est conseillé de doser sa parole et savoir s’arrêter s’agissant des lignes rouges. Situation intenable dans une monarchie exécutive.
Au final, concernant le bilan institutionnel il s’agit d’une stagnation, synonyme de régression eut égard aux dix années d’actions possibles.
Paradoxalement, au terme de dix ans de pouvoir Mohammed VI a beaucoup transformé la culture politique du pays. Pour exercer ses prérogatives le jeune roi s’est entouré de ses anciens camarades et de technocrates désignés par ses soins et ne rendant compte qu’à lui. Ici ils sont walis et gouverneurs, la-bas ils sont directeurs d’administrations centrales, conseillers et membres du cabinet, ou encore directeurs d’offices et organismes publics. Certes la compétence de quelques-uns n’est pas en cause, mais à force de faire des seigneurs et des fortunés, la culture politique a suivi. Tout le monde l’aura assimilé, la méritocratie se conjugue aujourd’hui à la proximité avec le roi synonyme d’ascension sociale et baromètre des gens qui comptent. Un candidat à la direction du patronnant s’est désisté car on ne se porte pas concurrent face au candidat du roi. Tout récemment le patron de la puissante CDG, bras financier de l’Etat, a été brutalement limogé sans que personne ne sache pourquoi. Les présidents de banques à statut privé désignés en dehors de leurs conseils d’administration. Beaucoup d’hommes politiques, anciens militants de gauche, même de simples citoyens se lancent aujourd’hui dans une indigne entreprise de séduction et de servilité pour accéder au sésame de proximité royale. Si bien que quand Fouad Ali El Himma, ami du roi, a crée un parti affilié à la monarchie, il lui en a pas fallu longtemps pour devenir la première force politique du pays. Aujourd’hui, le rêve et l’idéal de beaucoup de Marocains sont d’arriver à rentrer dans le cercle du roi et, à défaut, approcher l’un de ses proches. Le débat public en souffre, il est marqué par la flatterie et les compliments faciles seuls désormais écoutés. Hassan II était craint, Mohammed VI est aimé et surtout flatté. Le roi confirme cet état d’esprit lui qui dans un de ces discours a réduit les derniers refuzniks à des « sirènes nihilistes qui répandent le désespoir et sèment le doute».
Ne donnant pas d’interviews, ne communiquant que pas des discours laborieux, Mohammed VI demeure un mystère, et ce n’est vraiment pas un euphémisme, même pour ses adeptes les plus passionnés. Le projet politique du roi, ses motivations et ses choix en matières de politiques publiques, le pourquoi et le comment des arbitrages illisibles, des décisions changeantes, à supposer qu’un cap soit fixé, restent des énigmes bien gardées dans l’enceinte du palais. Les Marocains se trouvent, et c’est logique, privés d’en discuter la pertinence et la validité pas plus qu’ils ne peuvent les évaluer ou même donner leur avis. Le destin de 30 millions de personnes est engagé par les seuls faits du roi qui selon l’adage sait où est le bonheur de son peuple grâce à sa vision forcément éclairée et pertinente. A dérouler le film des dix ans en arrière, on se retrouve face à un vide éloquent s’agissant des enjeux de la nation: aucun débat économique, aucune consultation sur un aspect ou un autre et aucune évaluation des politiques publiques. A défaut, le débat public est meublé par des mythes, il faut bien remplir le vide.
Parmi ces mythes, le « boom économique » cette contrepartie au pouvoir absolu que le peuple aurait consentie sans que l’on sache quand et comment.
Nul ne contestera que la situation économique et financière du Maroc après dix ans de règne ne s’est pas dégradée au contraire elle s’est nettement améliorée à en juger par les infrastructures qui se sont beaucoup développées. Mais nul ne contestera non plus que dans ce domaine, feu Hassan II a placé la barre si bas qu’il était facile de la franchir.
De 1999 à 2007 la croissance annuelle moyenne du PIB était de 4 % au Maroc, 4 % en Egypte et 5 % en Tunisie. Le revenu national brut/habitant (GNI) est passé de 1320 en 1999 à 2290 USD en 2007 soit un rebond de 73 %. Pour la même période il a progressé de 2090 à 3210 USD en Tunisie (+53 %) et de 1360 à 1580 (+16%) en Egypte. Mais à parité de pouvoir d’achat le GNI PPA/habitant a évolué dans les mêmes proportions que les deux autres pays : 2510 à 4050 pour le Maroc (+61%), 4370 à 7140 pour la Tunisie (+63%), 3570 à 5370 pour l’Égypte (+50 %). Le Maroc, l’Egypte et la Tunisie ont fait des performances équivalentes avec une prime de départ à la dernière. Un Marocain ne s’est pas plus enrichi qu’un Egyptien ou un Tunisien. Les riches sont devenus plus riches et les pauvres quand ils ne deviennent pas plus pauvres ils voient passer la croissance sans en profiter.
En outre, et ce n’est pas l’aspect le moins inquiétant, l’indice composite de développement humain 2007/2008 élaboré par le PNUD et qui agrège les données sur la pauvreté, la santé le savoir et le niveau de vie classe le Maroc 126ème parmi 177 pays (Égypte 112ème, Tunisie 91ème). Un indice balayé d’un revers de main rapide alors qu’il n’est que la synthèse des statistiques officielles. In fine, la croissance économique, réelle sans pour autant être extraordinaire, n’a profité qu’à quelques privilégiés. Les prometteurs immobiliers, les investisseurs étrangers et les holdings locaux dont les plus importantes appartiennent au roi ou à son entourage et représentent une barrière mentale, quand ils n’usent pas de moyens condamnables, à l’épanouissement du monde d’affaires.
Au fond, le pays s’est engagé sur une voie déjà fréquentée par d’autres. Celle empruntée par exemple par le président Benali qui aurait fait à son peuple l’aumône d’un « miracle tunisien ». Avec un petit plus marocain qui ferait la nuance : la sympathie de Mohammed VI, et sa sincère sensibilité sociale, et la relative liberté d’expression comparativement au pays voisin. Il était dès lors nécessaire de construire dans l’opinion l’idée qu’après un roi exécutif, il n’y a point de salut.
La marginalisation des partis politiques, leur rabaissement, a laissé un champ de ruine. Au bout de dix ans tout le monde a fini par lâcher prise, l’enjeu, des miettes de pouvoir, est si minime qu’il ne sert à rien de se battre. Nul ne peut rivaliser avec le palais qui aura exercé pendant dix ans une concurrence déloyale par ses pratiques de pouvoir, leurs étendus et les privilèges accordés à ses hommes. Pire, tout le monde a intégré l’idée que toute autre voie est une prise de risque dont l’issue est un désastre. Ce qui, soit dit en passant, est insultant pour un peuple de 30 millions d’habitants. Le premier ministre se voit empiéter sur ses prérogatives, souvent humilié dans l’exercice de ses tâches, sans oser souffler un mot. Finalement le salut viendra , là-aussi, par un ami du roi qui avec son nouveau parti abrégera la souffrance de tout le monde. La logique est poussée jusqu’à son paroxysme, cela a même une vertu pédagogique !
La classe politique a succombé la première à la résignation. Qui se souvient encore que le roi Hassan II avait fait aux partis du mouvement national la proposition, même incinère, de leur transférer l’essentiel de l’exécutif et ne garder qu’un domaine réservé ! Qui se souvient encore qu’au journaliste du Nouvel Observateur qui s’étonnait de la présence dans le gouvernement des ministres de souveraineté, ils étaient cinq, Abderrahmane EL Youssoufi a eu en 1998 ces mots : « Il fallait démarrer comme ça. Mais cela ne va pas durer éternellement. Dans quelques années, cela changera ». Tout cela paraît aujourd’hui loin, révolutionnaire, porteur de risque pour le Maroc et insultant pour la monarchie. En somme, la marche de l’histoire vers l’arrière. Pour le reste, inutile de refaire le dessin: il y a au Maroc un pouvoir et guère de contre-pouvoirs sinon celui de quelques titres de la presse.
Mais il est à porter au crédit du roi Mohammed VI certains avancées. La création de l’IER et ses travaux de mémoire, à minima, qui demeurent malheureusement inachevés à commencer par ses timides recommandations qui n’ont jamais été appliquées. La réforme du statut de la femme et du code de la nationalité, deux actions louables sans pour autant être de premier plan ni bouleverser la société marocaine.
Il n’y a pas d’incompatibilité entre une monarchie qui règne et la démocratie. C’est même salutaire pour la stabilité du pays et sa cohésion. Il y en a en revanche une entre une monarchie qui gouverne et la démocratie. Surtout quand celle-ci étouffe les institutions issues du suffrage universel. La longévité au pouvoir exécutif n’est pas une chance, c’est une aberration. Fatalement elle s’accompagne de l’usure et des déceptions. Au bout de leurs longs mandats, des chefs d’Etat admirés ont finit par décevoir. Même Nelson Mandela, président, a déçu. Le général de Gaule, président, a déçu.
C’est humain, cela vaut pour tous les chefs d’Etats du monde : on entre au pouvoir en étant de son temps, on finit par ne l’être plus. Au bout d’un moment on évolue, avec son entourage, moins vite que le pays.
Construire une démocratie. Voilà un beau chantier pour ce début de la deuxième décennie du règne de Mohammed VI. Evoluer vers ce régime appelé « monarchie parlementaire » et qui n’est pas la réalité du Maroc d’aujourd’hui. Le lien privilégié, tissé entre le roi et beaucoup de ses concitoyens, pourrait permettre cet espoir. La situation de trop de Mohamed VI , pas assez de Marocains est dangereuse pour le Maroc, elle représente un déni de la démocratie. Dans un monde déstructuré, en plein bouleversement, le destin du Maroc se fera avec les Marocains et non par la seule grâce d’un seul homme fut-il le roi Mohammed VI. Les institutions les pratiques de pouvoir actuelles ont fait leur temps. Le roi Mohammed VI pourrait reprendre à son compte, avec sincérité cette fois-ci, la proposition de son défunt de son père de s’en tenir à un domaine réservé et laisser l’exécutif aux institutions du suffrage universel qui devrait peser et légitimer l’action politique. Il est temps de donner un signe dans ce sens. Rien n’autorise l’attentisme et le renoncement.







Commentaires
J'attends avec impatience le discours du trône. Je ne désespère pas d'espérer une annonce "fracassante" qui donnerait un nouveau souffle au "nouveau" règne. Il y a un certain besoin de rupture dans la pratique actuelle du pouvoir.
« Il fallait démarrer comme ça. Mais cela ne va pas durer éternellement. Dans quelques années, cela changera » Et dire qu'à l'époque, je trouvais Youssoufi trop timoré.
Tu m'as mis la barre haut. Je bosse toujours sur mon texte pour les 10 ans
Explication de quelques mots utilisés par Larbi.
- euphémisme= est une figure de style qui consiste à atténuer ou adoucir une idée déplaisante. Ma question : qu'est ce qui est déplaisant? faire le bilan? ou le bilan lui même?
- Refuznik (en anglais, refusenik) est un mot apparu pendant la guerre froide. Il désigne des personnes à qui certains droits ont été refusés. Ma question, pour le cas du Maroc on parle de quels droits au juste?
- Empiéter : تعدى على أرض جاره la définition du mot en arabe renseigne mieux sur la gravité de l'acte, n'est ce pas?
- Le déni: est la non considération d'une partie de la réalité. La réalité change d'un individu à l'autre. Le Parisien militant du dimanche matin sur un blog et un Mehgor du maroc profond. La démocratie ne nourrit pas les enfants !
Que faire maintenant? :'(
ALMO3JAM.
J'ai toujours adoré les sémanticiens.
Peut être que la démocratie ne nourrit pas. Mais partout où je la vois à l'œuvre, je ne constate pas de lignes rouges, pas de journaux qui se font condamner à payer des millions de dirhams à des pétro-dictateurs, pas de 7ogra sans que la personne ne puisse défendre ses intérêts devant la justice -la vraie.
Que faire ? Eh Bien relis le texte de Larbi déjà
Merci à Larbi pour l'exercice quelqu'en soit l'impact. Si les positions paraissent souvent irréconciliables, l'essentiel est de donner l'exemple en acceptant la contradiction. les opinions exprimées ici et ailleurs sur la blogoma méritent toutes l'intérêt. si quelqu'un se sentais le courage de faire la sysnthèse?
Mettons au crédit aussi de la décennie qui vient de s'achever le sort réservé aux habitants de Sidi Ifni, la main mise de la famille Amahzoune sur la région de Khénifra, le jugement injuste et arbitraire de Zahra Boudkour et ses camarades étudiants à Marrackech...
N'oublions pas la forte abstention qui a caratérisé les dernières élections législatives et communales : les marocains ne sont pas allés voter alors que le chef de l'Etat les exhortait de le faire, Pourquoi ce désintéret ?
Et enfin je fais mienne cette assertion de Larbi :
"Il n’y a pas d’incompatibilité entre une monarchie qui règne et la démocratie. C’est même salutaire pour la stabilité du pays et sa cohésion. Il y en a en revanche une entre une monarchie qui gouverne et la démocratie."
Merci, jolie texte bien argumenté
@ dima
"N'oublions pas la forte abstention qui a caratérisé les dernières élections législatives et communales : les marocains ne sont pas allés voter alors que le chef de l'Etat les exhortait de le faire, Pourquoi ce désintéret ?"
les marocains ne sont pas abitués à voter, et le considérent inutile à changer leur vie, sans considérer le taux trés élevé d'analphabétisme et manque de culture de militantisme politique.
Billet sans surprise...Nous avons fini par connaitre Larbi et ses prises de positions, courageuses et claires.
Mais quelques remarques sont de mise même si la parole "larbienne" est intouchable au sein de la blogoma :
0/ "La révérence pour le roi continue à être de mise tout comme le baise-main pratique venue d’un autre temps." : les marocains qui ont eu l'occasion de serrer la main du roi durant ces dernières semaines doivent se demander de quel baise main il s'agit....Celui des courtisans peut-être...
1/ "le roi Mohammed VI s’est situé dans la continuité des institutions léguées par son père" : aurait-on voulu que la monarchie abandonne d'elle-même ses prérogatives?
2/ "Paradoxalement, au terme de dix ans de pouvoir Mohammed VI a beaucoup transformé la culture politique du pays!" : il faudrait savoir ce que ce qui se passe dans ce pays..Continuité ou transformation?
3/ "L'indice composite de développement humain 2007/2008 élaboré par le PNUD et qui agrège les données sur la pauvreté, la santé le savoir et le niveau de vie classe le Maroc 126ème parmi 177 pays (Égypte 112ème, Tunisie 91ème)" : faut-il oublier l'INFORMEL qui fait vivre des millions de marocains et de marocaines?
4/ "La marginalisation des partis politiques, leur rabaissement, a laissé un champ de ruine." : quelle est la part de responsabilité des dirigeants politiques dans cette marginalisation dans ce rabaissement? Pourquoi l'occulter?
5/ "Qui se souvient encore que le roi Hassan II avait fait aux partis du mouvement national la proposition, même incinère, de leur transférer l’essentiel de l’exécutif et ne garder qu’un domaine réservé !" : là, je suis épaté, mais épaté honnêtement! Je ne croyais que Larbi puisse être un admirateur de Hassan II et que dans une certaine mesure il puisse le regretter, au point de conseiller à Mohamed VI de revenir aux pratiques de son père!
P.s. : c'est encore heureux que certains acquis soient reconnus à Mohamed VI "sans pour autant être de premier plan ni bouleverser la société marocaine".
politis: Pourtant mon propos était clair. La continuité c’est celle des institutions du pouvoir absolu héritées de Hassan II. Le changement c’est celui de la culture politique : d’un roi craint on est passé à un roi flatté (un sport national , et moi et moi et moi je veux rentrer dans l’entourage du roi).
Pour Hassan II il faut être vraiment malhonnête pour en conclure que je le regrette. Le paragraphe en question, tu l’as lu un peu vite je suppose, j’ai rappelé que l’idée de limitation des pouvoirs du roi était sur la table du temps de Hassan II alors qu’aujourd’hui elle parait révolutionnaire ( cela aussi est un changement de culture politique).
Oui comme le roi de l’Arabie Saoudite (80 ans) Mohammed VI aurait du interdire le baise-main (et pas seulement ). On appelle cela modernité. Oui il aurait du de lui-même partager le pouvoir, ou au moins arrêter l’hégémonie. On appelle cela un roi qui a un esprit démocratique.
@ Larbi
1/ Je ne savais que le roi d'Arabie saoudite était le symbole de la modernité...J'espère que tu plaisantes ?
2/ Partager le pouvoir : avec qui? A qui toi, Larbi, le démocrate, confierais-tu l'avenir du pays, parmi les hommes politiques du moment? Réponds en toute honnêteté, sans détour!
Bonjour tout le monde depuis l'Espagne...
Une décennie de règne de Mohamed VI, le Makhzen est toujours présent au coeur du pouvoir, il s'est même renforcé avec la promotion M6.
L'article ci-dessous résume bien la situation politique actuelle et l'état du régime, malgré qu'il ait été rédigé il y a presque 3 ans...
Cordialement.
Mohamed VI : Une décennie de règne, toujours la même musique !
Tribune libre : Les paradoxes du système politique marocain
Le Maroc est-il une démocratie permanente ou une transition permanente ?
Celui qui observe le Maroc de loin, admire inlassablement le charme exotique des paradoxes du système politique marocain. Ces paradoxes sont cependant aujourd'hui particulièrement bien visibles pour de nombreux observateurs. Pour un observateur qui prétend être objectif, ou, mieux dit, qui se croit sincère, il y a lieu de s'inquiéter mais aussi d'espérer.
.... Lire la suite sur lereporter.ma
Je tire mon chapeau (casquette serait plus adequat) a Larbi.
Je remarque une seule chose, la blogosphere marocaine se remplit de makhzenien et khobzistes, il est loin le temps ou c'etait un champ libre de debats, mais meme les champions de la blogosphere marocaine essayent de s'attirer les faveurs du makhzen, quelle blague quand je lis certains blogueurs marocains, quelle farce, quelle honte.
Larbi, tu es une voix qui porte beaucoup plus que tous les makhzeniens reunis, continue a ecrire, on n'attend rien moins de toi.
Je vis tres loin du maroc, tres a l'aise, mais le sort des marocains ne me laisse pas indifferent, et des blogs comme le tien me laissent esperer un futur plus souriant pour le maroc, me enfants ne viendront sans doute jamais vivre au maroc, moi non plus je pense, mais je suis tellement fier quand je vois qu'il y'a des voix qui ne se font pas acheter par les dirhams du system marocain.
Billet qui reflète parfaitement bien la situation du pays après 10 ans de règne du nouveau monarque …et qui, à coup sûr, ne satisfera pas tout le monde.
Cela dit, il y a quand même un fait positif des dix années de règne qui fait l’unanimité des Marocains : le limogeage de …Roger Lemerre !
@ baba l'3arbi,
Bravo pour le billet ! Comme d'hab, tu dis clairement ce que tu penses.
Tout à fait d'accord avec toi surtout s'agissant de ce passage :
"Nul ne contestera que la situation économique et financière du Maroc après dix ans de règne ne s’est pas dégradée au contraire elle s’est nettement améliorée à en juger par les infrastructures qui se sont beaucoup développées. Mais nul ne contestera non plus que dans ce domaine, feu Hassan II a placé la barre si bas qu’il était facile de la franchir."
Le problème au Maroc, à mon sens Larbi, est qu´on n´a pas d´élites politiques légitimes( qui trouvaient avant leur légitimité dans le nationalisme marocain) et non pas que la monarchie est trop forte.
le roi Mohamed VI joue son rôle historique et "historial" qui trouve ses origines non seulement dans le passé de son père Le roi Hassan II, mais ça va encore plus loin dans le temps, ça remonte à des siècles.
là je ne trouve pas plus pertinent que de citer, encore une fois, les mots de "Abdellah Laaroui:
"le Makhzen" est le groupe qui choisit et qui exécute; qui légitime; répercute et amplifie l´autorité du Sultan" Laaroui se posait la question:" quelle est cette autorité et, plus exactement, quelle est la fonction du Sultan, car la première s´épuise dans la seconde"
les fonctions du Sultan Laaroui les résument en 5 points:
1) Le Sultan est un Sharif, comme l´indique le nom d´empire Chérifien.Il organise, supervise, surveille les Sharifs..
2)Le Sultan est un Imam dont le rôle est de maintenir la suprématie du shar´
3)il est aussi un chef d´armée
4)Le sultan est aussi, quoiqu´en dernier, un administrateur...
5)Le Sultan enfin est un maître(mulay, mawla), qui parle toujours à ses serviteurs(khadim, Khudam), qui exige fédilité et compléte soumission, les meilleurs serviteurs etant les esclaves noires (wasif-s) ....
le rôle d´un roi au Maroc , à tort ou à bien, est de faire perpétuer ce système, et tous les systèmes politiques du monde cherchent et se combattent pour la continuité.
faire un bilan n´est jamais chose facile, et surtout les dix-ans sont tellement trop courte pour un pays qui est en pleine transition, et, surtout dans un pays comme le Maroc, ou le seul pouvoir légitime, politiquement dit, est le roi qui jouit, seul, de la "totale" confiance du peuple.
certes, ce qu´on doit à Mohamed VI c´est l´amélioration de la situation économique et de l´infrastructure, une certaine "amélioration" très timide, et surtout très ambigüe, des droits de l´Homme, surtout en ce qui concerne le droit à l´expression.
socialement, le Maroc bat des record au niveau mondial par au taux des analphabètes, de corruption et de clientélisme, et ça c´est une vraie tâche noire.
Mais quand même si on compare le Maroc avec d´autres pays de son calibre, je veux dire ceux de la sphère arabes, ou arabo-musulmans, - non pas avec l´Europe, ce que font pleins de personnes surtout ceux qui vivent à l´étranger y compris moi- ben! je préfère mille fois de vivre au Maroc que l´Arabie Saoudite, l´Egypte ou le Quatar...etc
à Larbi
Je réitère ma question n° 2 posée dans mon commentaire n° 10 et restée sans réponse.
Je la repose en me référant à la première phrase du commentaire n° 15.
Si la réponse ne vient pas, je le comprendrais : elle très difficile à donner!
@Moustapha Hmoudan
Mais pourquoi sommes nous aussi suffisants, aussi peu ambitieux, et aussi défaitistes pour ne nous comparer qu'avec des pays moins bien que le nôtre (ça reste à prouver tout de même, car les pays cités sont mieux classés que le Maroc sur plein de domaines)?!
Pourquoi avons-nous cette tendance à nous gargariser à la moindre petite avancée faite en insistant sur notre primeur sur nos "concurrents de la même fourchette", des fois même dans des domaines pour le moins ridicules?!
Mon avis personnel est que pour un pays en voie de développement, maintenir cette dynamique passe justement par la prise de modèles plus ambitieux, par la mise de la barre assez haut, au risque de s'endormir sur ses lauriers à la moindre petite avancées réalisées.
@Politis
Certes l'état pathétique actuel de l'élite politique du royaume est l'argument clé des défenseurs du "tout monarchie" et du renforcement de son caractère absolu.
Cependant, ça n'est honnêtement pas du foutage de gueule que de lui jeter la pierre à cette classe politique uniquement, alors que l'ont sait tous la manière méthodique et efficace avec laquelle elle a été affaiblie et décrédibilisée par la monarchie?
La monarchie règne et gouverne AVANT TOUT parce qu'elle veut qu'il en soit ainsi, la prétendu médiocrité de la classe politique n'est qu'un prétexte pour justifier cet état de fait.
@ JOE
Cite-nous un SEUL CAS historique où un régime en place cède ses prérogatives sans qu'il y ait une cause extérieure?
Pourquoi donc la monarchie marocaine devrait-elle faire exception à cette règle historique?
Le peuple soutient le seul système qui lui semble légitime? Il refuse actuellement les partis, comme ils le soutenait il y a quelques décénies, quand le peuple trouvait que la monarchie dérapait et que les partis présentaient une alternitave!
Les cogitations de salon, les discussions de forums et les commentaires sur les blogs n'y changent pa grand chose!
@politis:Partager le pouvoir : avec qui?
On voudrait pas que se soit partager avec des personnes physiques, mais qu'on on ait l'obligence morale, objective, d'établir des institutions digne de ce nom, dont la première est le parlement, que cette institution ait des vraies prérogatives et marge de manoeuvre que redonnent du sens a des elections législatives , que l'on mette de la volonté pour établir un véritable état de droit et un système judiciaire digne de ce nom. Un minimum de dignité d'une personne très moyenne en education (sans parler de prétentions) devrait la pousser à exiger ceci et agir concrétement pour que cela se réalise. or malheureusement il n y a rien de tout cela, que du de la fumée autour de ces deux exemples pré cités , pourtant vitaux pour toute nation.
@Politis
> Cite-nous un SEUL CAS historique où un régime en place cède ses prérogatives sans
> qu'il y ait une cause extérieure?
14 km plus au nord...
> Pourquoi donc la monarchie marocaine devrait-elle faire exception à cette règle historique?
Qu'elle arrête alors ce grand écart insupportable en bannissant le mot démocratie dans son vocabulaire, au moins les choses seront plus claires...
> Le peuple soutient le seul système qui lui semble légitime? Il refuse actuellement les
> partis, comme ils le soutenait il y a quelques décénies, quand le peuple trouvait que la
> monarchie dérapait et que les partis présentaient une alternitave!
Le peuple supporte le régime QU'ON LUI FAIT CROIRE comme étant le meilleur.
Comment? Avec un abrutissement méthodique du peuple, maintenu sciemment dans la misère (on le voit clairement dans les priorités données à des secteurs aussi vitaux que la santé ou l'enseignement dans l'agenda politique de l'Etat), un culte de la personnalité et une propagande médiatique redoutable qui étouffe toute autre alternative.
> Les cogitations de salon, les discussions de forums et les commentaires sur les blogs n'y
> changent pa grand chose!
Ferme ton blog alors, qu'est ce que t'attends?
Je partage avec toi cette vision cynique des choses pour dire en gros qu'il y a des choses qui s'arrachent mais ne se donnent pas. Finalement, la monarchie, comme tout autre régime politique, ne cherche que sa survie et sa perpétuation.
Cependant, ce qui me dérange c'est pas tant l'analyse cynique, mais plus le fait de cautionner ça, ce que tu fais d'une manière ou d'une autre dans toutes tes interventions.
@ joe:
la politique est l´art de réaliser le réalisable, à court, moyen et long terme.
je compare le Maroc avec ces pays-là, pour la simple raison qu´ils jouent tous dans la même catégorie, et tu le dis toi-même, même avec ces pays et dans certains domaines le Maroc ne tiens pas le poids.
mettre la barre très haut, peut donner parfois des effets néfastes et négatif, il peut amener aussi à un sentiment de frustration totale.
maintenant, le rêve n´est pas interdit, l´ambition non plus, mais pour ma part j´ai fait ma phase de romantisme politique des années 70-80, oú le rêve était tout ce qu´on avait comme moyens.
la mentalité de sauve qui peut et "dir 3lach terje3", c´est ça qui a décrédibilisé aussi nos agents politiques, et non pas seulement la monarchie.
Si vous pouvez aussi intégré dans vos bilans chacun :
Combien a coûté le roi aux marocains en 10 ans, sur la base des dépenses de UN MILLION DE DOLLARS par jour au temps que 30% des marocains vivent avec moins d’UN DOLLAR par jour.
Les erreurs commises dans l’ouverture, les libres échanges, le bradage du maroc à tous les niveaux.
La dette actuelle du maroc ? pourquoi n’a t’elle pas bougé depuis, portant c’était une des promesses de la succession, alors qu’on ne cesse de vanté des taux croissances à couper le souffle et des taux de chômages de 8, %.
Quand on sait qu’une telle monarchie a pour souci d’abord :
1-Sa sécurité
2-Ses fortunes
3-Sa succession
4-Son image dans le monde
5-Ses amis
.
;
;
Le bien du peuple en dernier,
c’est à ce niveau qu’on cherche à dresser le bilan, ça reste qu’un bilan de mendicité, c'est-à-dire il est resté quoi au peuple.
@ JOE
1/ Pauvre ignorant de l'histoire récente ....Franco n'était pas un ROI que je sache!
2/ Je ne fermerai pas mon blog, parce je n'y tiens pas un salon. Je ne veux pas refaire le monde avec des paroles en l'air..Mon blog c'est juste moment de mo existence ..
3/ Le peuple marocain est bien plus politisé que tu ne veux le croire et c'est l'insulter que de dire qu'on lui fait croire n'importe quoi! Par ailleurs, avec les médias satéllitaires la pauvre RTM n'a plus son mot à dire et LE MATIN n'est lu que par ceux qui s'intéressent aux petites annonces. Ne pas savoir cela c'est ignorer le VRAI Maroc ...
4/ Je ne cautionne rien du tout ...J'observe, je tire des conclusions, elles ne sont pas du gout de tout le monde et crois-moi c'est le dernier de mes soucis!
@ sami
Les institutions ne sont que ce qu'ont font les hommes! Un parlement sera fort si les parlementaires sont des personnes intègres, compétentes et responsables!
A propos de responsabilité par exemple, de toute l'histoire du parlement marocain, il n'y a qu'un SEUL exemple, un UNIQUE exemple de parlementaire qui n'a pratiquement jamais raté une séance : il s'agit de Si ALI YATA allah yrahmou!
On peut refaire ce raisonnement pour toutes les institutions, qu'elles soient électives ou administratives, judiciaires ou économiques.
@Politis
1/ Tu as bien compris le fond de mon idée, après les histoires de roi ou pas, c'est du détail qui relève de la forme... Tu chipotes encore et toujours!
2/ Tu n'es pas à une contradiction près...
3/ Ça c'est toi qui le dit. En même temps, avec un taux d'analphabétisme (officiel, 3mellah ce qu'il en est en vrai, allahou a3alam) de près de 1/2, et un taux de pauvreté qui ne doit pas être glorieux non plus, je ne vois pas comment tu peux sortir sans sourciller cette affirmation?!
4/ Quitte à avoir un avis, au temps l'assumer! Pourquoi tu te défiles et tu essaies de minimiser tes idées franchement pro-makhzéniennes?
5/ (bonus) Tu es d'une mauvaise foi à toute épreuve ; discuter avec toi relève du débat avec une anguille
@Joe
Merci pour tes éclaircissements et tes interventions pertinentes.
Je partage toutes les idées que tu défends et je trouve pathétique
la manière dont certains défendent mordicus le régime d’autocratie médiéval
sous lequel nous continuons de vivre "sous la nouvelle ère" !
A lire ces gens là, les marocains (hors Palais Royal) sont et resteront des " mineurs" incompétents et bien sûr incapables de prendre leur destin en main …ce qui justifie forcément le "tout monarchie" que le nouveau monarque perpétue et renforce.
Du n’importe quoi !
@ Joe
Si tu avais des arguments solides et structurés, tu m'aurais convaincu. Mais tu ne fais que répéter ce qui se dit ici et là et à ressasser les mêmes éléments repris par les révolutionnaires de salon.
Cela te permet de faire te applaudir par Alibaba et consort!
P.S. : que penses-tu ( toi pas ceux qui te soufflent tes idées) du remaniement ministériel? Tu peux le dire sur mon blog, j'ai écrit un billet à ce sujet!
le reve de politos c'est que tout le monde passe à autre chose. ou au moins tout le monde parle blame les secrétaires et oublie le patron de la boite.
alors parlez lui du ramaniement minestriel , de la pluie et du temps du concierge et du serveur mais svp lachez le patron
ah oui... Abbas el fassi a t il au moins été consulté pour ce remaniement. ou alors le patron a fait ce qui lui plait et tout le monde doit se plier
Un billet intéressant mais une discussion terne, languissante et c'est désolant, une discussion tournant plus autour de personnes que d'idées et c'est navrant.
Navrant parce que vous ne faites partie des 50% (ou je sais pas combien, faut le demander à Lahlimi p-e) d'analphabètes que compte le maroc. Désolant, parce que vous faites partie p-e de ceux sur qui ce bled compte pour aller de l'avant.
Allah yltfe bhad lblad wssafi.
@Politis
)
Que veux-tu que je te dise sur le remaniement? Je pourrais pester pendant des heures et des heures sur le manque de cohérence gouvernementale, sur la persistance dans le gouvernement d'un ministre de parti prétendument d'opposition, sur le court-circuitage systématique et humiliant (et assumé en plus!) du premier ministre, sur la multiplications des ministères-grimates (ministres sans portefeuilles), sur la diabolisation maladive du PJD, sur le mode de scrutin en lui-même qui empêche la formation de gouvernements forts et cohérents, empêchant par ricochet toute alternance viable, ou zid ou zid...
Seulement, je préfère ne pas trop m'attarder sur ça car, paradoxalement, tout ceci est anecdotique. Je préfère plutôt débattre, comme je l'ai fait dans mes précédentes interventions, du problème de base que tu sais, et qui fait que notre champ politique ressemble à ce qui s'apparente à une cour de récré de collège.
Sinon je ne viendrais pas commenter sur le blog d'un personne irrespectueuse qui traite les gens de "pauvres ignorants" et de "révolutionnaires de salon" ( quitte à en être un, je préfère rester sur le salon de Bba 3arrob!
A un moment, il faut savoir ne pas confondre causes et conséquences. Si on pointe la nullité de l'élite politique au Maroc, c'est bien, mais ça serait encore mieux de se demander si elle est cause ou conséquence de la façon d'exercer le pouvoir.
Dans tous les pays d'Europe de l'est, les régimes communistes auraient bien pu user du même prétexte (marginalité des alternatives politiques) se maintenir indéfiniment au pouvoir. Pourtant ces même pays, partant de bien plus loin que le Maroc, on peut avoir une classe politique de qualité dans un laps de temps équivalent (de 1990 à 2000)
Comment peut-on imaginer avoir une classe politique crédible quant on accepte que le ministère de l'intérieur ait son mot à dire dans le choix des leaders des grands partis, quant l'administration s'arroge le droit d'orienter le choix des chefs des groupes parlementaires pour ne pas déplaire à sa majesté, quant l'autorité locale compose et décompose les coalitions dans les villes etc. ?
Bref, quant la monarchie règne et gouverne et qu'en plus elle a la sacralité constitutionnelle , que peut faire le politique ?!
Au passage le peuple marocain serait-il le seul peuple de la planète bleue a été incapable d'avoir une élite politique de qualité ? C'est de fait une insulte à l'intelligence de ce peuple.
Mais ou sont passés Hmida et A. Qandisha?
L'analyse présentée est pertinente et je la partage. On pourrait événtuellement la compléter, comme font certains ou l'affiner, comme font d'autres. Mais elle est difficilement contestable, même si d'aucuns éprouvent à voir ce qu'il convient de faire pour sortir de l'ornière où se trouve le Maroc.
Pour ma part, ce qui me frappe, moi qui ne fréquente notre pays que d'été en été, c'est l'absence de bienveillance des citoyens marocains envers d'autres citoyens marocains. Il me semble que nous en sommes arrivés à un point où les termes comme "empathie", "communauté", "intérêt général", "le vivre ensemble", "la responsabilité collective", ... [bref tout ce qui me rapproche d'autrui et doit me donner un sentiment de très grande proximité avec mes voisins immédiats et les autres qui partagent notre espace de vie] se sont progressivement vidés de leur sens. Un individualisme chaotique est devenu la norme et le fil qui nous relie les uns aux autres a cassé net en dehors de la sphère familiale et relationnelle.
Ceci est une des conséquences directes de l'absence d'état dans le sens noble du terme, à savoir un ensemble harmonieux et équilibré d'institutions qui détiennent leur légitimité de la grande majorité du peuple marocain et qui oeuvrent pour la dignité et le bien-être du plus gand nombre, si pas de TOUS dans un espace public où les idées s'échangent librement, où des propositions contadictoires ont droit de cité et où le pouvoir n'a de sens que s'il vise, en priorité, la chose publique et uniquement elle.
Le Maroc a du talent et du savoir-faire, mais le manque de savoir-être de nos élites nous empêche de développer, ENSEMBLE, une vision guidée par les définitions multiples de notre savoir-devenir commun.
Certains indices de developpement comme l'IDH divulgué par le PNUD, et qu'on retrouve à chaque fois dans l'argumentaire blâmant le Maroc, est on ne peut plus relatif et ne tient pas du tout compte de la répartition inégale des indices qui servent à le calculer ! j'invite ceux qui s'y interressent à rechercher la définition comme le mode de calcul de l'IDH sur Wikipedia... ainsi que les restrictions comme les defaillances !
ainsi on saura que dans ce classement du PNUD 2007/2008, par exemple, que Cuba est classée 51ème bien devant l'ababie saoudite qui occupe la 61éme place, la federation de Russie en 67ème place, la Chine à la 81ème place, ou la Turquie à 84ème place !!! on saura aussi que le Chili se classe à la 40ème place directement après les émirats arabes unis qui se classent eux à la 39ème place !
voici le lien, jugez vous même et amusez vous à faire des comparaisons ; http://hdrstats.undp.org/indicators...
Donc maintenant seulement, et grâce au PNUD, on sait non seulement qu'on s'est fichtrement trompé sur l'état de la pauvreté dans le monde..., mais qu'en plus, les dictatures peuvent dans certains cas devancer des pays relativement démocratiques comme lorsqu'on sait que la Lybie de Kaddafi classée 56ème, devance de très loin l'indonésie qui vient en 107ème position ou l'Inde en 128ème position ( juste après le Maroc en 126ème position )
sans verser dans la mauvaise foi, voici donc une preuve irréfutable qui incite à revoir ce critère ''indiscutable'' avancé par Boubker el Jamai depuis qu'il en a eu connaissance, tout en s'acharnant sur la monarchie à partir de cet indice à nos jours, et tout en inspirant les blogueurs, les contestataires qui sans aucun recul critique se sont jetté sur l'indice de l'IDH pour desosser et lyncher le régime !!
je réitère le fait que mis à part cet indice IDH, tout les autres sont au vert comme à été obligé Larbi de reconnaître dans sa tribune... ( PIB...etc ), même s'il a tenté d'interpreter ces autres indices positifs en tirant une conclusion négative dans cette partie chiffrée ! je le cite ''Le Maroc, l’Egypte et la Tunisie ont fait des performances équivalentes avec une prime de départ à la dernière. Un Marocain ne s’est pas plus enrichi qu’un Egyptien ou un Tunisien. Les riches sont devenus plus riches et les pauvres quand ils ne deviennent pas plus pauvres ils voient passer la croissance sans en profiter''
je pense qu'il faut savoir garder la tête froide, et reconnaître les avancées du Maroc par rapport au règne de feu Hassan II ! il serait très malhonnête de vouloir coûte que coûte, décrédibiliser, voir renier les réalisations de Mohamed VI !
allah yehdina wekhlass !
@ Jamal
Tu es en train de détruire le mythe qui fait vivre une partie de la blogoma...Tu vas te faire lyncher, mon ami!
@politis
@jamal
j'ecoute depuis le matin la tele et je regarde la television: que des émissionsà la gloire du Souverain que des propos qui font son eloge
je b'ai rien contre mais:
1_ est ce que vous trouvez normal que ni la RTM ni la TVM ni la radio ne diffuse aucun intervenant qui a un propos critique envers le roi. quand meme ne me dites pas que 100% des Marocains sont d'accord avec lui. que pensez vous de cette attitude des médias? vous etes vous d'accord qu'ils doivent difuser même un 1% des interventions critiques ou etes vous d'accord que 100% des temps d'antenne sont des éloges pour le roi
2_ question corollaire: en l'état et comme tous les médis radio télé font 100 % des éloges pourquoi offusquer vous que sur Internet certains critiquen le roi. est ce que vous voulez la totale: meme sur Internt 100% des écrits doivent faire l'éloge du roi.
3_ concevez vous cette idée: certains marocains peuvent ne pas etre d'accord avec le roi et ont le droit de le dire. Ou bien pour vous tout le monde, dans tous les médias, doivent se mettre au pas et lui faire des éloges.
je suis étonné que vous vous offusquer des internautes et quand meme si vous avez écouté les stations de radio aujourd'hui et regardez la télé vous aurez du vous offusquer aujourd'hui que pas une voix critique n'a été autorisé à s'exprimer. je suis étonné aussi que vous ne concevez meme pas la possibilité puisque vous oeuvrez à ce que Internet rejoint le "droit chemin" et fasse 100% des éloges
@ mehdi
J'ai comme habitude de ne pas regarder la télé marocaine.
Le problème ne pose pas au niveau de la critique du roi....Chacun fait ce qu'il veut à ce sujet...Mais ce que je trouve scandaleux c'est le dénigrment systématique du MAROC ....
J'interviens sur Internet justement pour donner à voir une autre image de mon pays que celle que la plupart des internautes véhiculent, le plus souvent de loin (je parle pas de leur positionnement géographique mais plutôt social).
Mehdi... mon commentaire n'a fait qu'aborder l'indice du PNUD.... et il est temps de donner des explications et des clarifications ne serait-ce que par respect a l'intelligence du citoyen lambda ! pourquoi un indice non représentatif des efforts d'un etat quelqu'il soit est instrumentalisé depuis des mois pour dire que le maroc a regressé de manière aussi dramatique !! je ne veut pas en faire tout un plat non plus, mais serait-on entrain d'utiliser l'analphabétisme du peuple pour l'induire en erreur sur des points aussi importants, ou est ce qu'on prend même les gens intruits pour des cons ?!
Sinon pour les éloges, pourquoi tu me pose la question à moi, ou tu m'accuse moi ? est ce que je suis responsable des medias du maroc ? il y a des gens qui exercent ces metiers qui sont en rapport avec la censure et les interdictions qu'il aurait été preférable d'adresser... les connaissez vous ? avez vous déjà cherché à les identifier et leur adresser de telles plaintes ? pourquoi depuis l'an 1 du nouveau règne et à ce jour on en soit toujours et encore à désigner le Roi tout seul... ? pourquoi le discours n'a pas évolué vers une prise de conscience des palliers de l'état et même si on suppose que ces palliers soient mis sous la tutelle du ROI, chose qui reste à prouver en ce qui concerne le verrouillage des médias ! d'ailleurs si c'etait vrais, comment est ce possible qu'il y ait une presse ecrite qui s'attaque à ces palliers, et même à l'entourage du Roi sans que ça fasse de remous... !
chui désolé mon ami, mais il faut pas jeter le tord sur moi ou sur un autre qui tienne le même raisonnement que moi ! il est de notre droit aussi de dire ce qu'on pense de cette vague de contestation narcissique, ni encadrée, ni assumée... mais agissant derrière les tranchées virtuelles de l'anonymat ! ça ne fera que l'affaire de ceux qui veulent que ça continue ainsi !
C'est soit de l'ignorance, soit de la mauvaise fois caractérisée que de confondre "roi" et "Maroc".
Comment peut-on prétendre que "critiquer la politique du pouvoir" c'est "dénigrer le Maroc" ?
Le Maroc changera le jour ou les gendarmes/police arretreont aussi les grosses cylindrees noires (payees avec nos impots) immatruculees a rabat et qui roulent a160km/h la ou a vitesse est limitee a 100.......et pas uniquement les petites gens....simples citoyens ....et petits commerçants
Cet aprem , je me suis fait enguler par les policiers car j ai gene une A4 noire (immatricule a rabat !) d un officiel qui roulait 100 km/H sur le trançon hay riad ou la vitesse est limitée a 60........ j etais fou de rage.
Ici on a besoin de justice ...pas de bitume ou du ciment..
Cela n a peut etre rien avoir avec tt ce debat....et peut etre pas capture dans les indices officiels...mais cela me semble aussi important....
@ Jamal
Sur la blogoma, il ne fait pas bon tenir un autre discours qui ne soit celui de la critique systématique et, ce qui est pire, un discours inspiré par quelques "maitres à penser", dont l'inspiration politique évolue autour les articles de LE JOURNAL et parfois de TEL QUEL et dont la conscience politique commence avec la notion de "reforme institutionnelle" et finit avec celle de "monarchie exécutive"!
Alors ne t'étonne pas d'être bousculé!
@ Jamal
Sur la blogoma, il ne fait pas bon tenir un autre discours qui ne soit celui de la critique systématique et, ce qui est pire, un discours inspiré par quelques "maitres à penser", dont l'inspiration politique évolue autour les articles de LE JOURNAL et parfois de TEL QUEL et dont la conscience politique commence avec la notion de "reforme institutionnelle" et finit avec celle de "monarchie exécutive"!
Alors ne t'étonne pas d'être bousculé!
tu debites une conerie par phrase
vas raconter ca à mustapaha el alaoui et la rtm et à samira sitail
et vaut mieux etre inspire par le journal hebdo que de vivre dans le temps d'oufkir et de dlimi et de prendre les gens pour des attardés mentaux. toi tu es inspiré par les orphelins de hassan II: mohaammd el mouaden mustapha el alaoui and co. sais pas si tu te rends compte mais on est plus dans les années 80
alors au lieu dde faire croire aux gens que c'est la tyrannée des internautes ouvre ta tele er regarde: les maitres à penser s'apelle mustapha el alaoui, mohamed el moudden et qui toute la journée font comme si les marocains sont attardés
ce que tu dis toi et jamal n'est pas nouveau: driss basri a eu le meme discours, dlimi et oufkir la meme chose. et vous appartenez à cette espece qui drague toujours le pouvoire mas parole s'il ya un gente militaire qui gouverne le maroc vous allez debitez la meme chose . toujours à la solde du pouvoir en place
arretez de prendre les gens pour des enfants qui voient Mohammed V dans la lune
.
mais que n'as tu denoncé tes maitres à penser de 2M
mais que n'as tu denoncé tes maitres à penser de la MAP
mais que n'as tu denoncé tes maitres à penser de la radio publique
mais que n'as tu denoncé tes maitres à penser de aswat et les autres radios
mais que n'as tu denoncé tes maitres à penser d'aujourd'hui le maroc
mais que n'as tu denoncé tes maitres à penser de l'economiste, le matin et autres quotidiens francophones
mais que n'as tu denoncé tes maitres à penser de assabah al ahdath assahra et autres quotidiens arabe
mais que n'as tu denoncé tes maitres à penser de maroc hebdo, le reporter, la nouvelles tribunes et autres hebdos
mais que n'as tu denoncé tes maitres à penser de ....
zeama il existe de titre et moins de dizaine de blog qui ont discours differenet et ca aussi tu veux qu'ils rentre dans le rang! et le plus insultant c'est que tu veux croire que c'est la dictature de la critique systématique alors quiconque lis les journaux et regarde la tele et le surdosage d'eloges croireraient que le maroc est le paradis
as tu vu le journal d'aujord'hui et les commentaires de mustapaha el alaoui . as tu entendu les declarations de tout ce que compte le pays comme artistes sportifs soit disant intelectuels et la pluie de flatterie
mais que n'as tu demandé à ce que des gens qui ont un autre point de vue s'exprime
c'est lemonde à l'envers
vraiment t'as pas froid aux yeux ni tes maitres à penser qui depuis 1956 sert le meme discours
@ mehdi
J'espère que tu me laisses la liberté de respirer, au moins....Il est difficile d'avoir un avis différent du tien....Nous nageons là en pleine démocratie, en pleine liberté d'espression....Mais à condition de répéter la même chose que toi..
Désolé, man....La démocratie et la liberté d'expression, c'est que tu dises ce que tu veux et que tu laisses les autres dire ce q'ils veulent ....
Sinon, on retombe dans le cas Oufkir and Co...Mais au fait, les as-tu connu, ceux-là?
Quelques précisions utiles :
[Le terme démocratie s'oppose historiquement aux systèmes monarchiques ou oligarchiques où le pouvoir est détenu et transmis au sein d'un petit groupe. Dans son sens originel il s'agit de « souveraineté du peuple »
On résume souvent ce corpus à la formule : « le gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple ». Depuis Montesquieu, cependant, les régimes politiques sont distingués grâce à la séparation des pouvoirs.
Par extension, le terme « démocratie » qualifie souvent tout pays qui est reconnu comme appliquant des principes démocratiques dans son fonctionnement.]
politis,
Vous faites fort.
Qui vous etouffe ici ?
Dans la blogoma, il y a quelques blogs "subversifs", qui osent encore parler politque et vous les critiquez par qu'ils voient tout noir ( ce qui n'est meme pas le cas)
Supposons que les dix ans de regne du Roi sont une sorte de grand drap blanc, avec une toute petite tache noire quelque part sur ce drap.
Si les journaux televises, la presse ecrite en general, la radio, les intellectuels, les hommes politiques decrivent ces dix ans comme une marche parfaite avec une bonne cadence vers le progres, la damocratie, l'etat de droit et tout ce qu'on voudra .. vous pouvez accepter que d'autres ne se focalisent que sur cette tache noire ... c'est leur point de vue.
Les personnes qui ont ecrit une tribune ici exposent leurs opinions sur des blogs personnels ... ce n'est impose a personne..
Il est vrai que certains blogs ont cette tendance a la "critique systematique" ... mais il me semble que c'est parce que les differents lecteurs ont besoin d'un point de vue different de ce qu'on lit sur la presse en general, ce qu'on voit a la tele ou ce qu'on ecoute a la radio. Et que ceux qui ecrivent sur ces blogs ont une lecture des evenements qui se deroulent dans notre pays differente ..
Ce qui m'embete dans vos commentaires est toujours le meme reproche a savoir : la critique systematique ...
Vous voulez quoi : un autre matin du sahara version blog perso ?
Pour revenir au sujet, au lieu de faire le meme reproche, discutez le texte de Larbi ou n'importe quelle autre tribune.
J'espere que je ne vous donne pas l'impression que je vous etouffe.
Si vous avez un peu de temps, je vous prie de bien repondre au texte.
Si vous trouvez que Larbi exagere sur sa focalisation sur la monarchie executive, vous pouvez nous rapporter des faits contradictoires, et je suis certain que cela ne fera qu'enrichir le debat ..
Si vous trouvez que l'emprise economique de la monarchie n'est pas reelle, ou n'a pas l'influence supposee l'avoir par les telquel & co, Larbi & co ... je serai, et pas le seul, ravi de lire un avis different.
Et si par exemple vous trouvez que la notion de Makhzen n'exsite plus ou est entrain de disparaitre, je voudrais serieusement lire une piece la dessus.
Mes salutations,
Larbi,
A fine a khouya ?
Ayoub
Bonjour , ton article sur le bilan des 10 ans de règne de sa majesté le roi M6 est très intéressant. T’as juste oublié de préciser que dans son classement le PNUD a mis le maroc et le Yémen côte à côte. é yeh le Yémen, le pays des bédouins.
J'en profite pour ajouter quelques informations concernant notre "presque-ile". il parait que la fortune de notre roi dépasse celle de l'émir du qatar, du koweit, d'Albert de Monaco, de la reine d'angleterre et de la reine des pays bas. C'est pas fini l'entretien des 12 palais royaux nécessite une somme de 1 MILLION DE DOLLARS PAR JOUR. enfin le budget du fonctionnement de la maison royal est augmenté de 40%, il dépasse celui de la justice et représente plus de 25 fois celle du premier ministre et de son cabinet.
Sinon tout va bien, un marocain sur deux est analphabète, soixante-dix pour cent (70%) de la population n'est pas couverte par l'assurance maladie. (et les 30% restant ne peuvent pas avancer l'argent des soins)
Au maroc il n'y a ni système ni budget ni politique, il y a LE ROI. Alors vive le roi!
Bonjour , ton article sur le bilan des 10 ans de règne de sa majesté le roi M6 est très intéressant. T’as juste oublié de préciser que dans son classement le PNUD a mis le maroc et le Yémen côte à côte. é yeh le Yémen, le pays des bédouins.
J'en profite pour ajouter quelques informations concernant notre "presque-ile". il parait que la fortune de notre roi dépasse celle de l'émir du qatar, du koweit, d'Albert de Monaco, de la reine d'angleterre et de la reine des pays bas. C'est pas fini l'entretien des 12 palais royaux nécessite une somme de 1 MILLION DE DOLLARS PAR JOUR. enfin le budget du fonctionnement de la maison royal est augmenté de 40%, il dépasse celui de la justice et représente plus de 25 fois celle du premier ministre et de son cabinet.
Sinon tout va bien, un marocain sur deux est analphabète, soixante-dix pour cent (70%) de la population n'est pas couverte par l'assurance maladie. (et les 30% restant ne peuvent pas avancer l'argent des soins)
Au maroc il n'y a ni système ni budget ni politique, il y a LE ROI. Alors vive le roi!
@ ab
En effet, ma critique porte sur le fait que certains VOIENT TOUT EN VOIR !!!!
Tout comme je n'accorde aucun crédit à ceux qui VOIENT TOUT EN BLANC ou plutôt EN ROSE !!!
Tout le reste n'est que du blabla de prétendus intellectuels oisifs, qui croyons tous faire de la politique....En oubliant que le Maroc est l'affaire de marocaines et de marocains dont la politique estle dernier souci!
Juste une petite précision : qu'est-ce donc que la "monarchie exécutive"? J'ai cherché dans tous les traités de droit constitutionnel, pas de trace..par contre, c'est un concept qui semble avoir été crée par les "politologues" marocains auto-proclamés experts!
c'est ce que je disais. politis en mustapha alaoui du net qui oublie que le terme "monarchoe exécutive" a été inventé par... le roi dans une de ses rares interviews au figaro du 8 septembre 2001
le figaro: Quelle définition politique donnez-vous d'une monarchie qui ne se veut ni absolue ni parlementaire?
Le roi: .....Les Marocains veulent une monarchie forte, démocratique et exécutive.
maintenant va deamnder au roi ce qu'est ctte monarchie exécutive. ah j'ai oublié tu peux lui deamander t'as juste à avaler ses phrases comme un intégriste qui avale du coran sans en connaitre le sens
Heureusement qu'il y les blogs pour canaliser le délire de certains....Je prèfère aller me dorer au soleil et profiter des bienfaits de mon pays.
Je suis sûr que dans trois jours tout le sujet de ces disant débats seront oubliés et chacun nous retournera à ses petites occupations personnelles!
Bonnes vacances et sans rancune!
Mehdi, il est inutile de prétendre qu'il y ai des gens qui tentent de te faire taire ou faire taire la blogoma, c'est ridicule ! t'arrête pas de parler, justement et de répéter la même chose ! !! il faut se demander plutôt pourquoi est ce que les commentaires se taisent lorsque, avec des arguments à l’appuis, un commentaire ou deux arrivent à faire déguerpir la quasi-totalité de la blogoma ! faut-il indéfiniment laisser un commentaire, toujours le même, dénonçant ou accusant et disparaître sans laisser de trace, et ce, depuis que Larbi à ouvert son blog à ce jour ! à l’exception de ceux qui restent, et créent des disputes insensées et sans que ce soit ceux qui aient les bons arguments….!
ce que tu refuse d'admettre, est qu'il devient important d’évoquer la ''maturité'' qui différencie un citoyen d'un autre en général, et rendre compte qu'il soit tout à fait possible d'accépter l'opinion de l'autre sans y adhérer, ni se sentir obligé de la considérer défaillante ! et justement par rapport à ce sujet précis, s'il y a un totalitarisme qui doive être à éviter, c'est celui là même qui mène à la rupture, quant c'est pas au refus total d'admettre une réalité à la fois simple et complexe, d'un côté comme de l'autre !
Tant et aussi longtemps que notre philosophie sera de chercher le moindre espace hermétique qui soit en mesure d'encaisser tout nos problèmes, pour nous en débarrasser et évacuer notre conscience, il ne peut être question d'évolution vers un Etat démocratique ! alors que le constat est là, en adoptant cette philosophie, on ne fait que léguer au régime la totalité de nos problèmes, tout en lui promettant de l'en tenir pour responsable indéfiniment ! en plus de devoir décréter que les marocains se divisent en deux catégories pour achever le débat; soit bêtes, méchants et makhzéniens, ou intelligents, honnêtes et démocrates ! pathétique n'est ce pas ?
alors oublie cette histoire que des gens veuillent te faire taire ou faire taire la blogoma ! si encore c'était qq chose qui soit à la portée de quiconque ! parle a sidi et raconte encore ce que tu veux... personne ne t'empêche de parler...
on se doutait bien que cette liberté d'expression soit la détentrice de la vérité et de toute la solution !
Tel Quel et Nichane censurés aujourd'hui. What else ?
Maroc: saisie des deux derniers numéros des hebdomadaires TelQuel et Nichane
(AFP) – Il y a 55 minutes
RABAT — Les deux derniers numéros des hebdomadaires marocains TelQuel et Nichane (indépendants) ont été saisis samedi par le ministère marocain de l'Intérieur pour avoir enfreint le code de la presse, a-t-on appris de source officielle à Rabat.
Le ministère de la Communication ne précise pas les faits reprochés aux deux derniers numéros du groupe de presse TelQuel, dont le siège est à Casablanca (100 km au sud de Rabat).
Contacté par l'AFP, Ahmed Benchemsi, directeur de TelQuel a indiqué que les deux numéros saisis avaient publié samedi "un sondage -effectué en partenariat avec le journal français Le Monde- sur le bilan des 10 premières années du règne du roi Mohammed VI".
"Ce sondage relève que 91% des Marocains interrogés jugent que le bilan de (la première décennie, ndlr) du règne du roi Mohammed VI est positif ou très positif", a-t-il expliqué avant de dénoncer cette saisie.
La publication du sondage par TelQuel et Nichane, sa version en langue arabe, a coincidé avec la célébration le 30 juillet au Maroc de la fête du trône, celle-ci ayant marqué 10 ans du règne du roi Mohammed VI.
Selon Benchemsi, Le Monde devrait publier ce sondage en principe dans son édition datée de mardi.
Conctaté par l'AFP, le ministre de la Communication Khalid Naciri a déclaré que le "même traitement (saisie, ndlr) sera appliqué à quiconque" le publiera.
"La monarchie au Maroc n'est pas en équation et ne peut faire l'objet d'un débat même par voie de sondage. a-t-il souligné. "Si Le Monde publie ce sondage, il ne pourra être mis en vente au Maroc, c'est une question de cohérence", a-t-il ajouté.
La précédente saisie de TelQuel et de Nichane remonte en 2007 après la publication d'un éditorial en arabe et français jugé diffamatoire envers Mohammed VI. L'éditorial avait été écrit par Ahmed Benchemsi sur un ton ironique.
TelQuel et Nichane, deux importantes publications indépendantes, tirent chacun par semaine entre 35.000 et 50.000 exemplaires.
Bonjour , ton article sur le bilan des 10 années de règne de sa majesté le roi M6 est très pertinent. T’as juste oublié de préciser que dans son classement, le PNUD a mis le Maroc et le Yémen côte à côte. é yeh le Yémen, le pays des bédouins.
J'en profite pour ajouter quelques informations concernant notre "presque-ile". il parait que la fortune de notre roi dépasse celle de l'émir du Qatar, du Koweït, d'Albert de Monaco, de la reine d'Angleterre et de la reine des pays bas. Et c'est pas fini, l'entretien des 12 palais royaux nécessite une somme de 1 MILLION DE DOLLARS PAR JOUR. enfin le budget du fonctionnement de la maison royal est augmenté de 40%, il dépasse celui de la justice et représente plus de 25 fois celle du premier ministre et de son cabinet.
Sinon tout va bien, un marocain sur deux est analphabète, soixante-dix pour cent (70%) de la population n'est pas couverte par l'assurance maladie. (et les 30% restant ne peuvent pas avancer l'argent des soins)
Au Marco il n'y a ni système ni budget ni politique, il y a la baraka. Sauf que la baraka est éphémère.
Politis
Vous dites
"En effet, ma critique porte sur le fait que certains VOIENT TOUT EN VOIR !!!!"
Tout d'abord, chacun a le droit de penser ce qu'il veut, et de pouvoir l'exprimer dans le respect des autres.. Si on est d'accord sur ce point, je continue.
Toutefois, où voyez vous dans ce billet que tout est noir ? ... ou dans les autres bilans ?
Certes, il n'y a pas l'engouement des médias et presses marocaines, et c'est par souci je pense de créer le débat.
Larbi ne dénigre pas les avancées économiques marocaines, et un certain libéralisme, qui je l'espère portera ses fruits sur toute la population marocaine.
"Tout comme je n'accorde aucun crédit à ceux qui VOIENT TOUT EN BLANC ou plutôt EN ROSE !!!"
C'est malheureusement le cas de 91% (je taquine) des médias marocains (presse, radio , télé )... Il n'y a pas d'organe qui n'ait pas félicité les avancées marocaines en termes de droit, de libéralisme économique, d'infrastructures, de santé etc etc ...
La blogoma en tant que média alternatif permet à certains d'exprimer cet avis mitigé voire négatif.
Est ce que vous acceptez que certains puissent dire que le bilan est négatif ?
Ils n'utilisent pas la même grille de lecture ... mais c'est un choix. Certains voient la priorité dans le changement institutionnel, d'autres dans une baisse de la pauverté ou l'analphabétisme ...
Il est donc légitime que certains puissent voir les choses négativement ...
"Tout le reste n'est que du blabla de prétendus intellectuels oisifs, qui croyons tous faire de la politique....En oubliant que le Maroc est l'affaire de marocaines et de marocains dont la politique estle dernier souci!"
Je zappe la première phrase.
Pour la deuxième : La politique est partout mon cher... Et l'exercice politique est le moyen pour que les acteurs de la société (individus, groupes .. ) puissent faire des arbitrages qui ont pour but de satisfaire tout le monde (idéalement).
Maintenant j'ai une question, pourquoi l'exercice politique est le dernier souci des marocains ?
"Juste une petite précision : qu'est-ce donc que la "monarchie exécutive"? J'ai cherché dans tous les traités de droit constitutionnel, pas de trace..par contre, c'est un concept qui semble avoir été crée par les "politologues" marocains auto-proclamés experts!"
Je pense que l'expression "Monarchie Exécutive" a été créé par le Roi lui même lors d'une interview... et ensuite reprises par les journalistes, hommes politiques etc ..
D'ailleurs, l'apparition de cette expression est datée de cette interview.
Si vous avez une preuve qu'elle a été inventée par quelqu'un d'autre avant ce moment là, je serai ravi de le savoir
Ayoub
Je constate avec plaisir que l'ère M6 nous a amené beaucoup de militants... c'est toujours ça de gagné!
Sous Hassan II, ils étaient deux pelés et trois tondus à risquer leur liberté et parfois leur vie.
Mais personne n'est dupe... les militants de la dernère heure et les militants du clavier se voient de loin!
Vous avez deviné, je suis un des 91%, et je milite pour que le régime ne devienne pas dictatorial à force de le provoquer...
A bon entendeur...
Bonjour Larbi,
Je voudrais te remercier pour la qualité de ton post, comme d’habitude, mais aussi et surtout pour le soulagement que sa lecture m’a apporté.
En ce qui me concerne, je retiens de ton post 2 éléments clés. Le premier est la nature claire, synthétique et analytique de ton article, dressant un certain bilan des 10 premières années du règne de Mohammed VI, et ce, que l’on soit d’accord ou pas avec la nature des conclusions que tu en tires. Cette remarque peut paraître affligeante de banalité mais personnellement, je souffre de cette absence de forme de rédaction, particulièrement autour de tout ce qui touche la chose royale au Maroc ou la gouvernance du Maroc de manière plus générale. Par « chose royale », je désigne le roi Mohammed VI en tant que personne, en tant que roi du Maroc et toutes les prérogatives qui vont avec, le Palais Royal, le cercle des « gens qui comptent » évoluant autour de ce Palais, la famille royale. Les journaux et magazines marocains se contentent de relater quelques faits, les uns à la suite des autres, sans analyse, réelle et profonde, avec un unique effet : celui d’attiser encore plus cette aura de la chose royale qui laisse le Marocain béat devant la fascination qu’elle exerce sur lui. Cette béatitude l’occupe et lui fait oublier les véritables enjeux du sujet. Quant aux journaux étrangers, s’ils bénéficient généralement de l’avantage d’une pensée structurée et argumentée, porteuse de sens, il leur manque généralement ce petit plus, propre à l’expérience d’être à l’intérieur des sujets que l’on traite, que l’on vit au quotidien et autour desquels se bâtit une expérience humaine que l’on peut alors partager avec ces Marocains qui la vivent aussi… Il s’agit d’une perception fort manichéenne, je veux bien le reconnaître, mais il s’agit de la mienne, à la hauteur de la frustration que je ressens pour répondre à la question : « Mais où va donc le Maroc ? »
Ce qui m’amène au 2e élément clé : la notion de « mystère ». Personnellement, je ne réussis pas à répondre à ma dernière question, et étant à la recherche de réponses de la part de personnes dont c’est le job que de nous expliquer cela (les journalistes, les politiques), eh bien, je me rends compte qu’en réalité, personne ne le sait. Quelle est la vision sous-jacente à toutes les actions prises depuis ? No idea ! Je me disais tout récemment que nous pouvions prendre chacun des postulats et son contraire à propos des caractéristiques de l’action royale de gouvernance et que l’on trouverait toujours des arguments pour les étayer. En guise d’analyses que l’on peut nous servir régulièrement, nous avons plus des interprétations et des supputations qui se valent toutes. Et en fait, je me suis rendu que ce constat annihilait la critique constructive de la chose politique : comment pouvez-vous décemment apporter un regard critique sain et constructif sur quelque chose que vous ne saisissez pas dans sa globalité ? Et ce mystère est d’autant plus phagocytant qu’il est régulièrement alimenté par une présentation humaine, et parfois même « people », du roi Mohammed VI. Une fois de plus, il s'agit de mon ressenti des choses, certainement n'est-il pas partagé par tous.
Le discours du Trône étant passé, j’en profite également pour exprimer 2 choses qui ont attiré mon attention. La première : le fait de retrouver à une ou deux reprises le vocabulaire « cahier des charges ». J’ai été abasourdie de comprendre que le roi du Maroc avait ou allait demander (je ne me souviens plus trop bien) à son gouvernement d’inclure certains volets dans leurs cahiers des charges ! A mes yeux, un cahier des charges est une partie des plus opérationnelles de la mise en œuvre de mesures de gouvernance. Descendre jusqu’à ce niveau-là de détail, je n’ai pas trouvé cela bon signe… Enfin, le 2e point : l’occurrence du terme de racine « imaginer » (en tout cas dans la traduction française). De mémoire, il y est répété au moins 3 ou 4 fois. « Imaginer », des « solutions imaginatives », etc… Et aussi de « l’audace ». Honnêtement, je n’ai pas lu les précédents discours du Trône, mais quand même, je pense que c’est assez remarquable. Comment interpréter (je n’ose pas dire analyser…
) ? Je n’ai pas la motivation de me prêter au jeu.
Sonia ca fait très plaisir de te revoir à nouveau par ici et de te lire!
Merci Larbi. Le plaisir est partagé.
Bonjour,
Je viens de démarrer un nouveau bloque pour suivre l'actualité Geopolitique de l'afrique du Nord et le Moyen-Orient.
http://www.obenameur.wordpress.com
Merci.
Quelle impolitesse avec LE ROI! Mais quel est le but, Wa syadna, épargnez au ROI vos critiques, études ou hors-sujets très peu constructifs...