[Billet invité] Dix ans et… PAMMmmm
Par Invité le jeudi, juillet 23 2009, 15:26 - Lien permanent
Par Mostapha ARRIFI Alias Mohamed Najib
Ironie du sort ou simple coïncidence, la grogne et les remous suscités par le déroulement des communales du 12 juin dernier viennent marquer la dixième année de règne sous Mohamed VI. Le moment qui logiquement devait connaître un foisonnement de débat retraçant un nouveau portrait du Maroc censé transformé par ce qu’on présentait au début comme une nouvelle ère, s’est vu envahir par des démons vieux de 46 ans. Deux ans après l’intronisation de Hassan II, un parti du Roi faisait main basse sur l’espace politique. Dix ans après celle de Mohamed VI, un parti du Roi fait main basse sur la scène politique. Mais qui a dit que ca n’évolue pas chez nous ? Au lieu de deux petites années, on a eu droit cette fois-ci à dix glorieuses, pour en arriver au point de départ… Pas mal du tout.
Devant un tel fruit d’une longue décennie capable à lui seul d’éclipser tous les autres aspects, il parait aujourd’hui peu utile de s’enfoncer dans un flash back pour réexaminer tous les détails d’un parcours connu par tous. Un parcours amorcé dans un rêve très prometteur qui, au fil du temps s’est amenuisé peu à peu, entrainant tantôt incertitude, tantôt ambiguité pour finir dans un gout de déception énorme, un gout d’inachevé.
Pourtant les plus optimistes d’entre nous préfèrent voir du coté des réalisations à caractère économique et « social ». Des projets d’infrastructure, parfois très ambitieux, ont été ouverts et certains menés à terme pour être soigneusement exhibés aux actifs du « nouveau » règne. On s’en félicite au point de s’en satisfaire comme réponse suffisante aux attentes énormes héritées de l’ère Hassan II. Mais est-ce vraiment le cas ? un pareil sentiment n’est-il pas le résultat d’une longue absence de vraie politique de développement qui a fini par faire oublier une notion simple selon laquelle le développement n’est pas un acte d’aumône, mais plutôt un droit, une traduction simple du rôle « naturel » de l’Etat qui a le devoir de gérer équitablement les richesses du pays et l’argent du contribuable au profit de tous ? Or la résignation, fruit d’une longue tradition de pratiques antidémocratiques et antisociales, fait que le devoir s’est transformé en acte de bienfaisance dont on se vente jour et nuit comme s’il s’agissait d’une générosité qui nous impose une dette morale envers l’Etat et son sommet.
Aussi, on a tendance à oublier le cadre réel de ces avancées. Le souci du développement économique et social n’est pas né en 1999. on se rappelle du fameux discours Royal devant les parlementaires au milieu des années 90s qui a mis en avant le danger de « crise cardiaque ». Une sonnette d’alarme qui a amorcé dès lors un mouvement lent qui s’est frayé un chemin au fil du temps, surtout avec l’avènement du gouvernement Yousoufi.
Les dirigeants se sont mis à l’évidence, bien tardivement, que le monde a irréversiblement changé en cette fin historique du 20ème siècle. Décidément la fin de la guerre froide les a rattrapés. Les privilèges qu’offrait le ralliement à l’un des deux protagonistes de l’époque sont révolus. Seule compte désormais la capacité des Etats à s’imposer dans l’arène de la concurrence sauvage, par leur degré de maîtrise des armes économiques, technologiques, Humaines et de développement.
Si l’on ajoute à cela les impératifs de la transition démographique que connaît un Maroc qui s’oriente à terme vers un bouleversement inédit de sa pyramide des âges, et que le vieillissement de la population guette à l’horizon, on comprend déjà comment le souci de développement s’est transformé en un souci de stabilité sociale étroitement liée à la stabilité du système tout entier.
Vus de cet angle, les efforts déployés semblent bien peu payants. D’une part la composante sociale est complètement absente, en atteste l’avènement de l’INDH pour tenter désespérément d’atténuer les effets néfastes des choix en matière de politique économique, ce qui n’a pas empêché l’élargissement galopant des disparités sociales qui n’arrange en rien les risques liés à la stabilité. D’autre part le mode de gouvernance typiquement de chez nous dénue la dynamique économique de toute implication positive dans l’avènement de changements culturels et de modernisation des rapports sociaux susceptibles de favoriser un bond généralisé vers un Etat moderne et dynamique fort de la cohésion sociale et de l’émancipation des énergies.
Ainsi le monopole des secteurs les plus porteurs est quasi-total, tant pie pour la libre concurrence ; le système de rente continue ses ravages ; les biens publics sont bradés d’une manière sans précédent (surtout dans l’immobilier) ; l’enrichissement de l’eternel minorité a atteint un niveau astronomique, le tout sur un fond de corruption jamais égalé. On se croirait devant un circuit fermé où se dispute une course frénétique vers l’accaparation de parts de gâteau dont la seule règle du jeu tient au degré de proximité du pouvoir, et dont la quasi-totalité des Marocains assistent en spectateurs désemparés (Lahlimi a jeté l’éponge et a fini par reconnaître que même « les classes moyennes » sont pauvres).
Cette situation aurait pu faire partie du passé si on avait affiché et concrétisé une vraie volonté de changement. Mais comment est-ce possible de parler de volonté de changement quand l’assainissement du domaine des affaires redevient tabou, et dont les enseignements tirés des très rares cas portés devant la justice ont signifié a qui « de droit » que tout est permis ? N’est ce pas un signal clair quand le dossier CIH tourne en rond devant les tribunaux voilà dix ans déjà ?
La situation ainsi décrite relève purement et simplement de l’absence de l’Etat de Droit même si l’architecture juridique et les assises réglementaires sont parfois des plus modernes, ce qui se traduit pratiquement en l’absence du fondement premier et constitutif de la bonne gouvernance, à savoir la reddition des comptes.
Qu’il s’agisse du domaine économique ou de tout autre domaine d’exercice du pouvoir, la culture du rendre compte n’a de place que dans un Etat de Droit qui définit les responsabilités de chaque acteur quel que soit le domaine de son intervention ou sa position hiérarchique. Ces responsabilités, droits et obligations n’ont de sens qu’en présence de dispositifs de vérification, d’appréciation et de contrôle, seuls capables d’assurer la concrétisation de la volonté de la communauté forte d’une légitimité et d’une position constitutionnelles équilibrées. Or la reddition des comptes dans l’état actuel des choses se heurte à l’architecture du système en place qui veut que toutes les politiques, dans tous les domaines, émanent du Roi et de la volonté Royale, ce qui a toujours favorisé un flou total et une ambiguité à propos de qui fait quoi et pourquoi, tant tout le monde tire ses pouvoirs, à tort ou à raison, des instructions royales, de la vision royale, de la philosophie royale… sans que les liens soient toujours réellement avérés, au point que l’on fini par se retrouver devant un système de « non responsabilité » généralisé et organisé.
Ainsi il en va du gouvernement qui se retrouve dans la majorité des cas en conflit avec l’administration publique qui, pourtant censée constituer sa main exécutive, trouve ses appuis et ses « choix » ailleurs, au point que des ministres se retrouvent cloitrés dans leurs bureaux, désarmés devant les pouvoirs de ceux qui logiquement devraient leur être subordonnés. Se réclamer tout le temps des directives royales n’arrange en rien le caractère marginal du gouvernement. Peu importe s’il s’inscrive dans une démarche audacieuse comme fut –très modérément- le cas du gouvernement Youssoufi ou complètement soumis comme il en est le cas aujourd’hui.
Au-delà de la source unique du pouvoir, les faits récurrents de décisions contradictoires, de changements brusques de trajectoires ou de simples actes tombés du ciel laissent supposer une multiplicité des centres de commandement, opaques et aux contours mystérieux, appartenant à la même sphère, comme continuité logique du caractère absolu du pouvoir, mais difficilement délimitables et partant maitrisables.
Ceci est d’autant plus palpable que l’atteste le renversement de tendance, initialement prometteuse, dans les domaines des droits de l’homme, de la liberté d’expression, du « nouveau concept d’autorité » et même de l’un des aspects les plus chers à Mohamed VI : la condition des femmes. Cinq ans après son adoption, la Moudawana se trouve quotidiennement « humiliée » dans les tribunaux du royaume. 90% des demandes de dérogations pour le mariage des filles mineurs sont accordés !
On peut continuer indéfiniment à ausculter les divers espaces d’intervention de l’Etat, on se retrouvera toujours avec les mêmes constats : absence de visibilité, de cohérence, de complémentarité et de pertinence, qu’il s’agisse de secteurs stratégiques ou de dossiers ponctuels et passagers, de l’enseignement à la justice, de la sécurité sociale à la sécurité des personnes et des bien, de la diplomatie au sport, de l’énergie à la santé publique…
Ici il ne peut être question de médiocrité supposée de certains acteurs publics ou des partis politiques comme l’affirment avec acharnement ceux qui ont la tache d’occulter les réalités et de mener les guerre démagogiques. Il s’agit plutôt d’un effet d’entrainement traduisant l’incompatibilité entre démocratie et détention de tous les pouvoirs par une seule personne : le Roi. Un exercice sain du pouvoir doit obéir à la règle de reddition des comptes et à l’existence de contre-pouvoirs. Or la constitution ne prévoit pas une telle démarche ce qui se résulte en une situation pour le moins kafkaïenne : se proclamer de la démocratie tout en étant impossible de critiquer les décisions politiques de l’Etat parce que cela reviendrait à critiquer le Roi. L’essence de l’exercice du pouvoir ne diffère ainsi en rien de ce qu’on a connu sous Hassan II. Le système toujours verrouillé, les Marocains se retrouvent privés du droit de choisir entre « projets politiques ». Un seul « projet politique », un seul « projet de société », à prendre ou à laisser, ou plutôt à ne pas s’en soucier, ça passe dans tous les cas, ca passe par le pouvoir absolu..ca passera par le parti absolu.
Pourtant il fut un temps où l’on a cru comprendre que le Roi Mohamed VI s’orientait, doucement mais sûrement, vers le dépoussiérage de cette architecture constitutionnelle pour une formule qui amorcerait un début de rééquilibrage des pouvoirs. Ce fut quand il a approuvé sans hésitation les recommandations de l’IER qui soulignent clairement la nécessité de revoir la constitution dans ce sens. Ce fut aussi le cas vis-à-vis du rapport du cinquantenaire qui fustige un mode de gouvernance hérité des décennies précédentes.
Que s’est il passé ? Pourquoi les choses se sont-elles arrêtées là ? Ou avions nous mal compris sous l’effet hypnotisant des signes lourds de sens pendant les premières années du règne ? Ou s’agit-il plutôt de diktat d’un équilibre de pouvoirs entre le Roi et l’Institution Royale comme l’affirme un anthropologue Marocain très connu ?
Mostapha ARRIFI Alias Mohamed Najib
marrifi@gmail.com







Commentaires
@ Mohamed Najib ( je préfère t'appeler comme ça sur les blog
) : Primo bravo pour le courage de révéler son nom, le jour d'un texte qui nécessite l'audace!
Secondo, il me semble, malgré les cheminements différents des uns et des autres, les diagnostics convergent.
Après, c'est Lénine et sa question : "Que faire?"
Que faire ? Réformer la constitution pour commencer ?
il n´y a plus rien à ajouter, à mon sens, à cet excellent et pertinent article, mais un autre anthropologue marocain a dit, et je me rappelle trés bien de ses cours d´anthropologie politique à l´université Mohamed V à Rabat, il nous disait comme quoi la politique au Maroc c´est comme un jeu de cartes, celui qui distribue les cartes c´est celui qui a le pouvoir absolu sur tous les autres joueurs, le "makhzen" s´est trouvé toujours dans la position de celui qui distribuait les cartes, même maintenant, il a tous les pouvoirs, il a toujours gagné, et, il gagnera toujours.
je n´ai jamais cru à Mohamed VI, et pour raison, dans sa première année comme roi du Maroc, il chevauchait avec son cheval pour les cérémonies de la "Bayaa", tandis que son père l´a fait, dans ces dernières années, avec une voiture décapotée.
peu de gens connaissent les retombées symboliques d´une "bayaa" au Maroc, il y a aussi des retombée pratiques de la "Bayaa", ce n´est pas juste comme ca, pour le plaisir, que nos sultans font cette "Bayya" c´est notre contrat social entre nous et la marocaine, si vous voulez savoir plus, comment ressemble notre contrat social, surfez sur le site des Habous, il y a une littérature abondante par rapport à ce sujet, et la comparaison entre celui-ci et le contrat de rousseau.
Avec une "Bayaa" je lègue tous les pouvoirs de décisions et d´autres choses à mon représentant légal, en quelques sortes, il peut faire de moi tout ce qu´il veut, il peut prendre toutes les décisions à ma place, à mon sultan.
le trajet que prends notre roi actuel est le même trajet que prenait son père, au début on l´a vu comme un progressiste, après ça commence les hostilités, surtout envers les opposants.
mon prof aimé d´anthropologie nous a appris comme quoi, le Makhzen est un système "historial" qu´il est plus ancien que notre sultan maintenant, ça date de nos nos ancêtres Almohades.
Maroc toujours à la 126eme place dans les statistiques du "PNUD":
je ne sais pas comment on peut régner sur un peuple qui compte parmi lui plus que 50% d´illettrés? je ne sais pas à vrai dire, mais la question est ouverte, mais elle implique une autre question, et cette fois-ci aux partis politiques marocains: comment voulez qu´on lise vos programmes, ou le comprendre, si la majorité des gens sont des illettrés?
il faut que les partis politiques, qui sont dignes de ce nom, prennent leurs responsabilités, ce qu´ils ne font pas malheureusement: ni USFP, ni PI... les grands partis quoi, pour moi c ´ets une bande voyous quoi, quant au PJD c´est une autre histoire.
est-ce qu´il y a des changements au Maroc durant ces dix-ans?
Dans la société oui certainement, dans la politique non: il y a toujours le "majliss ennawab" dans la même place à l´avenue Mohamed V, qui ne sert à rien, l´usfp est toujours là, le PI aussi, les chômeurs
manifestent toujours dans les rues de Rabat, il y a un seul changement: le projet de Bouregreg ( ca est une autre histoire. je me pose la question entre parenthèse toujours: est-ceque tous les slaouis vont profiter de ce projet?)
vous vouliez, larbi, un bilan de dix ans de règne de Mohamed VI, beh tu ne vas pas l´avoir, car ce n´est pas en dix ans qu´il faut compter, il faut compter en siècles, je t´invite à lire Abdallah Laaroui: "les origines sociales et culturelles du nationalisme marocain", pour savoir de quoi il s´agit.
que faire?
moi personnellement, je demande une dissolution immédiate du parlement, de tous les partis politiques, on garde les associations, et laïciser la société, autrement on va dans le brouillard.
Bravo. C'est le meilleur article sur le blilan Mohamed VI ou sur le Maroc actuel tout court qu'il m'a ete donne de lire, dossier presse etrangere inclut... tu touches la ou il faut... et j'adhere a 100%
Et maintenant "que faire?"
Il faudrait commencer a repondre a cette question et mettre un terme a notre feneantise intellectuelle et factuelle.
Encore bravo Najib!!
@mounir:
pourquoi se cacher mounir?
se cacher est un phénoméne marocain je suppose.
tu vas me dire comme quoi je suis à l´abri parceque j´ecris de Munich, mais je te rassure moi aussi j´ai peur comme quoi je rentre un jour juste pour voir ma mére et on va m ´accueillir à l´Aeroport de casa ou de Rabat.
ca s´est déja passé dans ma famille, on avais aussi, dans les années de plombe, toujours, une patrouille des DST, nos anges gardiens, qui était posté prés de notre appartement à hay salam à Salé.
il ne faut pas faire l´autocensure.
et ca est aussi pour toi Larbi, car je ne connais pas ni ton vrai nom ni ton vrai Prénom, eut-être que c´est Larbi aussi????????????????????
L'expert, tu te regardes trop dans le miroir, il faut arrêter d'être aussi égocentrique
By the way, j'adhère totalement à l'analyse de Najib qui me semble être la plus réaliste jusque là.
On n'attendait pas moins de Mohamed Najib...Ce billet est tout à fait dans sa logique, qui se défend...
Mais comme dit Mounir, QUE FAIRE?
Au Maroc il existe un système , plus ou moins structuré , Mohamed Najib parle "d'architecture du système " ,
une architecture qui doit son épanouissement à une caste qui depuis l'indépendance tige sa toile grâce à et à cause de cette façon de gouverner qui fait que le roi est seul maitre , cette caste de profiteur use de la légitimité historique et de la popularité de l'institution royale pour s'imposer ,
ce qu'a changé ?
et bien désormais la caste mentionnée là haut sort de la clandestinité et de l'ombre : ) et s'engage dans un processus de normalisation ,dont le but ultime est de déjouer toute évolution possible "d'architecture du système" , elle oeuvre ainsi pour sa propre survie ,
en résumé
il existe une réelle dynamique qui indépendement de la volonté royale est en train de tout remodeler ,
Je me joins à "Dr H" pour dire que c'est le meilleur article que j'ai lu à ce jour sur les 10 ans de règne de Med VI. J'avais acheté les magazines marocains et français. Quand les auteurs n'applaudissent pas ils versent dans la critique voire la méchanceté gratuite. J'ai été restée sur ma faim.
Bravo pour cette analyse !
Si j'ai bien compris "7rirtena mayejm3oha zeyalefe" !!!
La semaine dernière le mari d'une copine m'a parlé d'un article qui l'a lu sur un marocain installé aux USA et qui a décidé de rallier le sud du Maroc au nord à pied. Interviewé sur ses impressions il a déclaré "les Marocains pris individuellement sont efficaces. Mais en groupe ils ne le sont plus. Contrairement aux Américains"... Alors pour répondre à la question léniniste de Mounir "que faire ?" je propose qu'on se disperse sur la surface du globe. Ca fera plaisir à bp et pour une multitude de raisons... Plus sérieusement, il faut investir dans l'élément humain. Un dicton amazighe (en l'occurence Soussi) dit "Al 7nout li katedire dare machi dare li katedire l'7anour" ! Remplacer al 7nout par l'élément humain et dare par le reste (institutions, infrastructures, etc...) et méditons-le.
"khrana mayjemeouh chrawet" tu veux dire marocaine ou je ne sais pas quoi?
@ moustapha hmoudan,
Yajouzo al wajehane. Le sens est le même. Mais personnellement je prefère la version que j'ai citée
@Mounir, quand on en vient aux choses graves, il faut jouer à visage découvert.
Quant à la question de Lenine, la réponse est multiple. moi je suis particulièrement attaché à la nécessité d'œuvrer pour l'installation du DÉBAT PUBLIC, je considère que l'une des défaillances majeure réside dans notre incapacité à étaler nos profonds soucis sur la place publique. il faut dire les choses comme on les sent, même si dix années ne nous ont pas offert le confort de nous débarrasser de cette peur au fond du ventre.
il faut instaurer la culture du débat public, et pour ce, je voudrais saluer vivement ceux qui y vont du leur, Larbi, Mounir et tant d'autres.
@Hassan H, voilà une idée, au moins toi tu t'es fait la tienne:)
@moustapha hmoudan, les partis, les associations, c'est pas toujours noir ou blanc, c'est à l'image du pays.
@Dr H, merci, je préfère te répondre sur ton billet
@Joe, je m'attendais à lire ta tribune
@Hmida, un jour Larbi s'est référé à toi en ces mots "notre Hmida national". j'ai beaucoup aimé:))
@Zalamite, j'aime la note optimiste
@une marocaine, décidément toi tu n'arrêtera jamais de rire. ta proposition de nous disperser sur le globe m'a rappelé cette anecdote, que je n'aime pourtant pas, qui dit en gros: les marocains investiront le globe quand toutes les nations auront élu domicile sur d'autres planètes:)...j'aime pas l'auto flagellation.