[Billet invité] Dix années de règne
Par Invité le vendredi, juillet 24 2009, 10:23 - Lien permanent
Par Aboubakr Jamaï
Comparé à l’année 2000, première année de règne de Mohammed VI, Il y a aujourd’hui au Maroc plus de corruption, moins de stabilité politique, moins de respect pour la règle de droit, moins de liberté d’expression, L’Etat est moins efficace et la qualité de la réglementation est à peine meilleure. Qui l’affirme ? Rien moins que la Banque Mondiale. Sa filiale en charge de l’évaluation de la gouvernance de ses pays membre publie chaque année une série d’indices qui mesurent la performance des gouvernements du monde. Sa dernière livraison est non seulement sévère dans l’absolu pour le règne de Mohammed VI, elle le compare défavorablement aux dernières années de son père, Hassan II.
Une évaluation surprenante lorsqu’on pense à certaines initiatives et réalisations du Maroc sous Mohammed VI. La tenue régulière d’élections législatives et municipales libres et transparentes n’est-elle pas une avancée démocratique ? La multiplication des projets d’infrastructures une dynamique favorable à la croissance économique, qui par ailleurs a crue plus rapidement sous l’ère Mohammed VI ? Le travail de l’Instance Equité et Réconciliation (IER) n’était-il donc pas une rupture majeure avec le passé noir des violations des droits de l’Homme ? La réforme juridique du statut de la femme une révolution modernisatrice de la société marocaine ? En réalité, la sentence sans appel de l’évaluation de l’Institut de la Banque Mondiale ne choquera que ceux qui s’en sont tenus à une analyse superficielle des événements de ces dix dernières années. Car si tout n’y a pas été négatif, il y eut des défaillances majeures de gouvernance.
Commençons par le plus évident manquement de Mohammed VI au processus de modernisation du pays : La réforme de ses institutions. Le Maroc fonctionne toujours sous une constitution votée en 1996 qui consacre la main mise de la monarchie sur l’appareil de l’Etat. Alors que la séparation des pouvoirs y est nominalement mentionnée, ses dispositions assurent une parfaite concentration de ces pouvoirs entre les mains du seul Roi. Deux conséquences majeures en découlent : Une justice aux ordres ne jouissant d’aucune indépendance et un parlement émasculé largement réduit au seul statut de chambre d’enregistrement. Une absence totale de contre-pouvoirs qui signifie qu’au Maroc le véritable détenteur de l’autorité de l’Etat le Roi, n’est pas responsable devant les citoyens marocains dont il administre les affaires.
Il y a les institutions politiques, mais il y aussi la culture politique. Il y a cette idée que dans les processus de transition, les élites aux pouvoirs maintiennent leur contrôle de l’Etat mais permettent le développement d’une culture d’ouverture qui facilite une évolution en douceur vers la démocratie. Cette culture se traduit par une plus grande liberté d’expression et par l’accès à l’Agora d’acteurs qui en étaient précédemment interdits. Mohammed VI a-t-il permis cette culture de s’installer ? Un élément de réponse vient des journaux télévisés des chaines nationales : Des bulletins d’informations à la gloire du monarque où les voix dissidentes n’ont pour ainsi dire jamais voix au chapitre. Si la presse écrite indépendante s’est aventurée sur des territoires éditoriaux moins orthodoxes, elle a payé un prix élevé pour sa témérité. Rares sont aujourd’hui les publications qui osent contester l’hégémonisme royal.
Sur le plan politique, la porte est toujours fermée aux organisations politiques qui contestent le statut du Roi. Le groupe islamiste Justice et Bienfaisance considéré comme un mouvement politique à l’enracinement populaire conséquent, est toujours interdit et ses dirigeants et militants persécutés. Nadia Yassine, figure emblématique du mouvement et fille de son chef spirituel Ahmed Yassine est poursuivie en justice pour avoir osé dire préférer le système républicain au système monarchique.
La société civile a vu l’implication de la monarchie se transformer en stratégie de contrôle du champ social. Deux instruments sont utilisés pour évincer des circuits de financements et d’aides les ONG trop indépendantes au goût du pouvoir : La fondation Mohammed V, une fondation contrôlée par le cabinet royal chargée de combattre la pauvreté, ou encore l’Initiative Nationale du Développement Humain (INDH), processus mis en place pour coordonner les efforts de l’Etat et ceux de la société civile, où le ministère de l’intérieur a fini par jouer un rôle central de contrôle.
L’expansion effrénée de l’empire économique du Roi participe de cette même stratégie d’occupation du terrain coûte que coûte. La montée en puissance tous azimuts des affaires du Roi couplée à la corruption endémique qui règne dans le système judiciaire décourage la concurrence et contribue à affaiblir la compétitivité de l’économie en général. La justice est aussi à blâmer dans les couacs que connaît l’application de la réforme du statut de la femme. Réforme soutenue par le Roi, elle perd de ses bienfaits en raison des défaillances institutionnelles. Un cas historique vient ici à l’esprit : Le shah d’Iran et sa révolution blanche de 1963. Dans le cas de l’Iran, l’histoire a clairement démontré que le respect des droits de la femme ne devient un acquis que dans le cadre du respect des droits de l’Homme et de la libéralisation politique qui permet de les pérenniser. Des droits de l’Homme que le régime de Mohammed VI a continué de violer. Les excès de la guerre contre le terrorisme n’ont pas épargné le Maroc. Surtout avec un régime qui ne s’est pas fait prier pour offrir ses geôles et l’expertise néfaste de ses tortionnaires aux demandes de l’administration Bush. Le cas judiciaire le plus avancé en Grande Bretagne d’un ancien détenu de Guantanamo contre l’administration américaine est celui de Mohammed Binyam. Ce britannique d’origine éthiopienne affirme avoir été torturé au Maroc. La presse marocaine s’est quant à elle faite l’écho de traitements similaires infligés à des marocains soupçonnés de terrorisme.
Ces dix dernières années ont aussi été marquées par un retrait du Maroc de la scène internationale. Le Roi s’est absenté d’un grand nombre de rencontres internationales importantes. Il lui est aussi souvent arrivé de ne pas recevoir à Rabat des hauts responsables en visite au pays pour des affaires cruciales pour le royaume. Alors qu’il a été reçu par Le président algérien Abdelaziz Bouteflika lors de sa seconde tournée dans la région, Christopher Ross l’envoyé spécial du secrétaire général de l’ONU pour le Sahara Occidental, n’a pas eu la même chance avec Mohammed VI. Arguant d’une visite dans l’Est du pays, le monarque n’avait pas le temps de recevoir l’envoyé de M. Ban Ki-moon. Pourtant la position du Maroc sur ce dossier crucial mérite tous les efforts du Roi. Avec le départ de Georges W. Bush de la maison blanche, le Maroc a perdu un soutien important dans ce dossier. L’administration Obama ne semble pas prendre très au sérieux la proposition marocaine d’autonomie du Sahara Occidental en lieu et place du référendum d’autodétermination. Dans une lettre adressée récemment au Roi, le président américain a souligné l’importance de « parvenir à une solution qui réponde aux besoins des populations, en termes de gouvernance transparente, de confiance en l'Etat de droit et d'une administration de justice équitable ». Façon de dire que ces conditions, contrairement aux affirmations du régime marocain, n’existent toujours pas. Ainsi, le manque de réformes institutionnelles devient un handicap majeur pour le Maroc dans ses efforts de faire reconnaître la marocanité du Sahara occidentale par la communauté internationale.
A la décharge du Roi, il a hérité d’élites laminées par la gouvernance de fer de son père. Les dernières années de modernisation politique du père n’ont pas suffit pour régénérer une classe politique émasculée. Celle ci n'a pas su ou voulu affronter la monarchie sur le terrain des réformes politiques. Non seulement le rouleau compresseur Hassan II était passé par là, mais elle craignait aussi de déstabiliser un jeune roi inexpérimenté. Après dix années de règne, l’absence de réforme ne peut plus être mise sur le dos de la nouveauté du règne mais de sa volonté.
En fait si Mohammed VI a semblé sincère dans sa volonté de moderniser la société marocaine et à combattre la pauvreté, s’il a multiplié les gestes d’empathie à l’égard des nécessiteux, il n’a jamais voulu payer le prix politique qu’il fallait pour atteindre ces objectifs.
Aboubakr Jamaï est l'ancien directeur du Journal Hebdomadaire







Commentaires
Après Le Monde, le Journal et El Pais, une tribune chez Larbi... Comme d'habitude, une bonne analyse de la situation politique et institutionnelle du royaume. A quand un article pour répondre à la question à 10 000 DH : et maintenant, que faire ?
(en fait je viens de me rendre compte que cette tribune est juste la traduction de l'article de Jamaï dans El Pais. Ce qui n'enlève rien à sa pertinence)
Hicham: eneffet, cela ma été précisé par ABoubakr Jamai. Une version espagnole de cette tribune est publiée par El Pais .
L'auteur de ce billet aurait pu se fendre d'un billet "spécial" pour tes compatriotes, au lieu de nous fournir du réchauffé, déjà présenté aux espagnols!
Question de priorité peut-être ?
@hmida
Mauvais joueur : aurais tu honnêtement eu la même réaction si les idées du billet te caressaient dans le sens du poil?
@Hmida: Tu fais pitié! Mais genre grave! et je m'arrête là pour rester poli.
@hmida
allah n3al li may 7cham....un peu de dignité ne te ferais que du bien....
Waa sii Hmida, l'auteur de ce billet a fait son choix de pubblié cette analyse ou de la traduire, où et quand ce n'est pas ton affaire, si tu en as une differente, on serais ravis de la lire.
à larbi
Tu t'es avoir là....Tu cherchais des papiers intéressants et tu en as eu. Mais pour ce qui est de Boubker, il t'a refilé de l'occasion...Dommage....Tu mérites mieux!
Politis : non je suis très content de pouvoir publier ce papier de Aboubaker Jamai que je trouve très intéressant et parmi le meilleur de ce que a été écrit sur les dix ans de Mohamed VI. Par ailleurs il ne faut pas insulter l’intelligence des gens. Quand on est d’accord avec quelqu’un on dit que son papier est intéressant quand on est pas d’accord on dit que son papier inintéressant : laissons cette ficelle aux écoliers.
Comme cela a été dit, faut pas être mauvais joueur, faut être digne et avoir la galenterie d'accepter toutes les opinions et d'en debattre au lieu de faire une fixette sur la forme!
Allez mettons fin à cette diversion (bravo à l’artiste qui l’a magnifiquement initiée !) . Merci de fermer cette parenthèse.
ça ne change strictement rien que cet article ait déjà été publié en espagnol. Le fond est plus important que la forme : mieux vaut un bon billet repris qu'une "exclusivité" médiocre. Après, qu'on soit d'accord ou pas avec l'analyse de Jamaï, c'est une autre histoire...
Qu'ils sont culottés ce Hmida et ce politis: Toujours gonflés à bloc avec un super aplomb makhzénien !
@ joe
Ce billet te convient ...tu l'aimes..très bien....J'ai aimé les précédents..et c'est très bien ....
Il se trouve que je n'aime pas le réchauffé...et c'est mon droit!
@ youssef
Donne-toi la peine de cliquer sur mon blog et tu pourras y lire le billet que j'ai écrit à ce sujet ...
@ Reda
Tu admires qui tu veux et cela ne te rend moins pitoyable, crois-mois.....
@ a
La dignité? Depuis quand donner sur son avis relève-t-il du manque de dignité?
à Twitt
Je ne savais pas que cet espace était un club privé ouvert aux seuls anti-makhzaniens patentés....
à Larbi
Tu trouves ce billet parmi "le meilleur de ce que a été écrit sur les dix ans de Mohamed VI". Tu n'es pas tendre avec tes autres invités, dont les premiers ont été excellents! Les autres sauront à quoi s'en tenir!
@hmida
Je ne sais pas si tu l'as remarqué, mais je n'ai pas donné d'avis personnel sur le billet en lui-même. J'ai juste relevé ce que j'ai trouvé pas très fair play de ta part, d'autant plus que ton comm' en question n'a même pas osé traiter du fond du billet, mais uniquement sur sa forme, et de manière déloyale qui plus est (je pèse mes mots car ton insinuation sur les "priorités" est une sorte de remise en cause lamentable du patriotisme de l'auteur).
J'arrête ici pour ma part cette discussion "parasite".
Le couscous réchauffé a toujours eu ma préférence.
Sur le fond, je ne vois pas quoi ajouter. L'article est équilibré et je suis d'accord avec bien des choses qui sont écrites.
Franchement, hmida tu es fort !
C'est du réchauffé sur la FORME
et dans le fond TU EN PENSES QUOI ?
NE PAS AIMER ce n'est PAS EN PENSER QUELQUE CHOSE
Je veux juste savoir ce que tu en penses ... sois sympa et daigne répondre
Très bon article.
J'ai, par contre, une remarque : Pourquoi, après 10 ans de règne ne nous faisons que le Bilan des Actions du Roi ? Et pourquoi pas le bilan des Marocains et du Maroc en totalité ?
Ou sommes-nous si bien que nous ne devons pas nous remettre en question ? Ou c'est donc "Toujours la faute aux autres" ?
C'est en s'auto-critiquant, et en acceptant la critique d'autrui que nous pourrions évoluer.
P.S : Parfois, quand je lis certains commentaires, ça me replonge dans un passé ou j'allais voir des films au Cinéma Chahrazad de Derb Sultane : Le film ne se passe pas dans l'écran du cinéma, mais le vrai film est à coté : avec les ivrognes qui sifflent le héros, des chaises qui se font enlever pour les balancer sur l'écran car le méchant y apparait...
En lisant le nom de l'auteur de ce billet, je savais exactement ce que j'y trouverai. Et en effet, je ne me suis pas trompé!
Les mêmes analyses déjà avancées depuis des années, cette sorte de sauce révolutionnaire de salon, cette animosité quasi personnelle à l'égard du souverain et ce "droitdel'hommisme" qui sied si bien aux discussions bourgeoises!
Bien sûr, ce discours plait à une certaine élite intellectuelle mais peut paraitre prétentieux à d'autres!
A la lecture des commentaires, je remarque qu'il ne fait pas bon de ne pas apprécier la prose de Si Aboubakr Jamaï. Mais il se trouve qu'elle ne fait l'unanimité, heureusement!
Je trouve cet article hautement interessant, ce que je ytrouve interessant c'est qu'on ne le discute, on se chamaille sur l'actualite de l'article, et on ne discute pas du contenu.
Je m'en fiche que l'atricle ait deja ete publie en espagnol, je ne lis pas l'espagnol, pour moi, c'est du neuf, le contenu est tres interessant, et l'analyse est digne d'un chercheur specialise.
Merci Jamai et merci Larbi.
Le maroc doit moderniser ses institutions ou bien rester derriere, on me parle du decollement de l'economie marocaine depuis que j'ai 10 ans, j'en ai plus de 40 maintenant, on sera au meme point dans 50 annees si on continue sur la meme trajectoire.
La justice doit devenir independente.
Les forces de l'ordre doivent respecter les citoyens, et non pas abuser de leur pouvoir a longueur de journee.
Le partage des richesses doit se faire equitablement.
Le roi devrait symboliser l'unite de la nation, et non en devenir le maitre absolu.
On doit renvoyer ces politiciens a la con, ces "khobzistes" et les remplacer par des citoyens qui ouevrent pour le bien de tous, pas pour se servir et opprimer le peuple.
On doit reformer l'education, ce qu'on nous apprend dans les ecoles date des annees 50, on a un bon demi siecle de retard sur le monde entier, sans reforme de l'education, on n'avancera pas d'un pouce.
....etc
Le chantier pour faire avancer le maroc est enorme.
waaa Siii Hmida, si tu post le link je jeterais un coup d'oeil volontier, autrement je ne
peux pas le deviner. Merci.
ooops , désolé a Sii Hmida, j'avais pas noté qu'en cliquant sur ton nom, je pouvais
me connecter sur ton blog.
J'y donnerais un coup d'oeil demain, maintenant je dois aller, bonne continuation.
Merci Larbi pour l'info, c'étais la chose la plus importante.
Du réchauffé peut être ....mais ô combien toujours d'actualité !
Contrairement à vous tous, je n'ai pas lu le papier de Jamai...
Voilà un mec qui avait ses entrées au palais (avec son illustre papa). A un moment, il se sont fait débarquer... et depuis, ils font de l'opposition.
J'admire le nationalisme de Bouchta Jamai, qui a été un grand militant, mais je trouve que son petit fils fait de l'opposition plutôt... "alimentaire"!
Et je ne lis pas les papiers dont je sais à l'avance qu'ils sont motivés par un quelconque intérêt.
Merci Larbi, c'est un peu ma modeste contribution aux "Dix années de règne".
"L'auteur de ce billet aurait pu se fendre d'un billet "spécial" pour tes compatriotes, au lieu de nous fournir du réchauffé, déjà présenté aux espagnols! Question de priorité peut-être ?"
C'est une opinion tout à fait recevable et à juste titre : il y a des fois où la forme importe aussi bien que le fond et la symbolique a son importance
Comme d'ailleurs il compréhensible qu'un marocain alpha nous fasse la remarque (et à juste titre) que nos compatriotes mériteraient que l'on s'adresse à eu dans leur langue nationale et point en Français qui n'en n'ai pas une. Est-ce question de priorité ?
Serions nous plus préoccupés par nos postures et égo francophiles que par assumer notre propre identité ? Ou bien somme nous plus soucieux de se faire comprendre par les français que par le marocain de base ? ...
Waa Sii Hmida,
j'ai lu votre billet sur les 10 ans de règne, et je trouve que c'est une opinion respectable, seulement qu'en 10 ans on a le devoir de faire plus, surtout quand on a pouvoir si enorme, le premier example que je peux faire est celui de l'Espagne, qu'a changé radicalement, meme au sud, et pourtant ils ont presque les meme problémes climatiques. Par contre j'ai noté que vous censurez vos lecteurs quand leur messages ne Vous plaisent pas, c'est pour ça que je vous post mon commentaire ici, en ésperant que vous le lisiez.
Je rejoins Omar pour dire que Jamaï est un pur produit du Makhzen et qu'il est toujours malsain de cracher dans la soupe.
Quand on sait qu'au Journal Hebdomadaire, mêmes les plus basiques des redevances salariales n'étaient pas payées au personnel, on se dit que sûrement charité ordonnée commence par soi-même, et que lorsqu'on ne sait pas gérer dans les règles du droit un journal, on est mal placé pour juger de la gestion de tout un pays.
Je ne vois pas pourquoi on s'attarde tant sur l'aspect "réchauffé" de ce billet et sur la biographie de son auteur.
Je trouve le billet intéressant en soi, après le parcours et les motivations de Jamaï, on les connait tous. Mais ne pouvons-nous pas avoir un peu de faculté de faire la part des choses et séparer le fond de la forme?
@Jamaii
ou vous en êtes dans les bilans du roi ( ou même de ses pilons )?.
Le seul chef d’état au monde à qui le bilan reste redevable, que sera-t-il pour les décennies à venir, puisque ce roi peut être centenaire, donc encore beaucoup de bilan à faire et le train des transitions démocratiques toujours en quai de gare en attendant tracer les voies.
Mr boubker El Jamai;
je ne sais pas si vous lisez les commentaires sur votre tribune, mais ayant relevé un point et non des moindres, ce lui du classement du PNUD ou de l'IDH, qui vous permet de vous acharner sur ce que vous qualifiez d'echec du régime au Maroc.. voici un copier coller de ma réaction sur la tribune de Larbi à ce propos; je vous demande réagir et de nous expliquer courageusement comment devrait on faire la lecture ;
Certains indices de developpement comme l'IDH divulgué par le PNUD, et qu'on retrouve à chaque fois dans l'argumentaire blâmant le Maroc, est on ne peut plus relatif et ne tient pas du tout compte de la répartition inégale des indices qui servent à le calculer ! j'invite ceux qui s'y interressent à rechercher la définition comme le mode de calcul de l'IDH sur Wikipedia... ainsi que les restrictions comme les defaillances !
ainsi on saura que dans ce classement du PNUD 2007/2008, par exemple, que Cuba est classée 51ème bien devant l'ababie saoudite qui occupe la 61éme place, la federation de Russie en 67ème place, la Chine à la 81ème place, ou la Turquie à 84ème place !!! on saura aussi que le Chili se classe à la 40ème place directement après les émirats arabes unis qui se classent eux à la 39ème place !
voici le lien, jugez vous même et amusez vous à faire des comparaisons ; http://hdrstats.undp.org/indicators...
Donc maintenant seulement, et grâce au PNUD, on sait non seulement qu'on s'est fichtrement trompé sur l'état de la pauvreté dans le monde..., mais qu'en plus, les dictatures peuvent dans certains cas devancer des pays relativement démocratiques comme lorsqu'on sait que la Lybie de Kaddafi classée 56ème, devance de très loin l'indonésie qui vient en 107ème position ou l'Inde en 128ème position ( juste après le Maroc en 126ème position )
sans verser dans la mauvaise foi, voici donc une preuve irréfutable qui incite à revoir ce critère ''indiscutable'' avancé par Boubker el Jamai depuis qu'il en a eu connaissance, tout en s'acharnant sur la monarchie à partir de cet indice à nos jours, et tout en inspirant les blogueurs, les contestataires qui sans aucun recul critique se sont jetté sur l'indice de l'IDH pour desosser et lyncher le régime !!
Merci de donner suite... car il me semble que la moindre des choses, serait de nous éclairer la-dessus, vous qui n'avez pas cessé de ramener cet argument ''chiffré'' depuis sa publication par le Pnud.
en vous en remerciant à l'avance.
Sa majesté le Roi vous dit:
"Au même titre que la protection de nos sacralités religieuses et nationales qui est une charge dont Nous sommes le dépositaire, Nous veillons à ce que chacun s'astreigne aux constantes économiques et sociales, qui figurent au cœur de la bonne gouvernance en matière de développement. Ces règles s'imposent à tous et en toutes circonstances, surtout lorsqu'il s'agit de faire face à des conjonctures délicates."
discours du trone d'aujourdhui
c'est juste pour ceux qui aiment philosopher sur l'economie: circuler il n'y a rien à voir, c'est devenu elle aussi une des sacralités
dont acte
@joe
Pour être crédible, il faut être soi-même irréprochable avant de critiquer.
Jamai fait de l'opposition non pas par conviction, mais parce qu'il s'est fait débarquer...
Ce n'est pas ce genre de mec que j'écouterais.
Sa sainteté boubker Jamaï envoie des torchons pseudo-analytiques,
lit les blogs
mais ne commente pas!
Tiens, M6 aussi nous livre du réchauffé pour son discours !!!!!
Ne mérite-t-on pas mieux ? bah Non !
@Omar
Relis bien mon commentaire, je n'ai jamais cherché à dédouaner Jamaï, j'ai juste dit qu'une idée n'est pas foncièrement mauvaise si elle vient de quelqu'un dont on a une mauvaise idée.
Aussi intéressées que seraient les motivations de Jamaï, elles ont quand même le mérite de soulever des questions importantes.
En gros, analysons le billet dans l'absolu sans prendre en compte le nom de son auteur...
Joe, cela revient à acheter un produit de consommation sans en connaître les ingrédients et le fabricant!!
@Aisha Q.
Soyons sérieux, arrêtons avec ces analogies à deux balles!
Mais pour y répondre : de la même manière que tu dissèques un billet avec ton esprit critique pour déceler le vrai et le faux, tu peux aussi avoir chez toi un laboratoire d'analyse alimentaire pour étudier ton produit...
Question subsidiaire : si le billet contenait des conneries énormes, mais était écrit par quelqu'un en qui t'as confiance, est-ce que tu croierais aveuglément ce qu'il y a dedans?
Non joe, mon esprit critique est éveillé en toutes circonsantes. Jamaî se base sur un rapport biaisé, ça fausse toute sa lecture. Jamaï est aigri sur le plan professionnel, ça rend son analyse aigrie dans son ensemble. Jamaï et son équipe n'ont pas payés les redevances légitimes à leurs salariés, ça rend risible sa critique de la gestion de tout un Etat.
A part ça, il est libre de raconter ce qu'il veut. Moi Itou!
Joe, je respecte ton point de vue et celui qu'on a pu lire sur toutes les tribunes publiées ici, sauf que je n'arrive pas à comprendre comment se fait-il qu'un argument comme celui du PNUD soit arrivé à berner tout le monde depuis des mois et sans que personne ne se donne la peine d'évaluer la pertinence !
serions nous à ce point à la merci de n'importe quelle allégation, indice ou rumeur qui doive justifier notre sous développement ?!! tout porte à croire que c'est le cas ! nous sommes probablement les premiers qui ne contestent nullement notre ''analphabétisme'' et que d'autres n'arrêtent pas de désigner comme étant caractéristique de ce Maroc quelque soient les avancées ou les étapes franchies à ce jour ! quelle justice nous nous faisons en adhérant à cette philosophie !
@joe
Je ne fais aucune espèce de confiance à Jamai, car nous n'avons pas les mêmes objectifs: Lui veut décrédibiliser le pouvoir et moi j'espère voir mon pays se démocratiser.
La différence est de taille!
Alors tout ce qu'il peut écrire ne m'intéresse pas, car il utilise des arguments, peut-être justes, mais au profit de sa propre cause... ce qui n'est pas crédible.
Il a même écrit que lorsqu'il est allé à l'étranger faire des études, il était en... exil!
D'abord il est parti de son propre chef, et ensuite, on peut se demander légitimement qui a financé ses études...
Joe, Jamai manipule ceux qu'il peut manipuler... toi aussi?
Si tu veux être lu dans ce pays et si tu veux avoir de l'audience, il faut brosser un tableau noir de ton pays, insulter le gouvernement et médire le roi ! ça c'est du jpournalisme, l'analyse est profonde. Jamai s'st caché derrière la banque mondiale pour ns dire voilà l'avis des experts. La BM ns savons comment elle travaill et qui sont ceux qui lui réalisent enquêtes et analyses, ce sont ceux-là même qui pullulent sur les pages de la presse de caniveaux. Arrêtez de descendre votre pays, il mérite mieux que cela et de tte façon cette attitude négationniste ne vous grandit pas aux yeux de l'occident, au contraire.