Du Shakespeare

Tout d’abord, un peu d’analyse de comptoir celle de l’universitaire français Denis Bertrand . Il dit « Moi, je pense immédiatement à Shakespeare, c’est-à-dire à la fois à la dimension tragique et à la dimension dérisoire. » Il dit « D’abord, Bush est sollicité sur le plan du code de l’honneur. La blessure infligée est psychique. » Il dit : « Bush est sollicité sur le plan du code de l’honneur. La blessure infligée est psychique.» :

De l’insolite

Des chaussures très convoitées au point que le Saoudien Hassan Mohammad Makhafa s’est dit prêt à vendre de tous ses biens et offrir 10 millions de dollars pour acheter la paire qui a servi à l’attaque de Bagdad. Il faudrait lui dire à Mohammad Makhafa qu’elles ont été détruites juste après coup.

De l’humour noir

Sans transition, on atterrit en France où les services secrets balise le terrain et font des contrôles poussés pour éviter « un attentat à la chaussure de l’ultra-gauche contre le président français Nicolas Sarkozy» :

Des caricatures

Très inspirés les caricaturistes arabes qui ont trouvé dans l’évènement un sujet de prédication :

Du business

Les chaussures lancées à la figure de Bush ont fait beaucoup d’heureux, mais il y a un qui décroche la palme d’or. Ramazan Baydan , patron d’une entreprise turque qui prétend que les chaussures de Mountazer al-Zaïdi ont été fabriquées dans ses usines. Du coup il lance une nouvelle ligne de chaussures sobrement appelée «Bush Shoes». Et ça fait un tabac ! 370 000 paires lui ont été commandées en huit jours (contre 15 000 de production normale ) et il a même conclu un contrat avec un distributeur américain pour lui livrer 19 000 paires destinées au marché américain. Si avec ça on ne résout pas la crise économique mondiale. 

Et comme souvent dans la région ça devient un motif de déchirement : les Syriens, les Libanais , les Egyptiens…. crient à l’arnaque et se disputent la parenté des «Bush Shoes».

Des jeux

Allez et si on joue ? Entre «SOCK and AWE», «BUSH SHOE THROWING GAME», «BUSH’s BOOT CAMP», «BUSH’s vs. ATTACK of the SHOES» et des dizaines d’autres vous avez l’embarras. Les jeux flash inspirés de l’événement fleurissent sur le net.

Des émules

Les chaussures comme outil d’expression politique, c’est tendance et le phénomène n’en est peut être qu’à ses débuts. Ici avec les diplômés chômeurs marocains à Rabat (via annouss) :

Erri De Luca a dit un jour « Toute notre histoire est une chaussure qui nous détache du sol du monde. »