Malgré la crise, l’homme qui s’est offert un A380 a continué à injecter des liquidités dans le système financier mondial dans ce qui s’apparente parfois à un mécénat économique.

Le très discret Nasser Al-Kharafi à la tête du groupe éponyme occupe la deuxième place. Figurez-vous que cet homme d’affaires koweïtien est employeur de plus de 100.000 personnes dans le monde ! Quant à Saleh Kamel , ses finances (5,3 milliards) se portent aussi mieux que l’audience de ses chaînes de télévision (MBC, ART,…) 

La famille de l’homme le plus recherché au monde ne connaît pas la crise non plus : septième fortune arabe (7.2 milliards de dollars) grâce à la Saudi Binladin Group . Pour l’anecdote le groupe avait son site web à l’adresse saudi-binladin-group.com , nom de domaine qui a expiré … le 11 septembre 2001 et qui depuis est squatté par un américain. Si vous voulez postuler pour un emploi chez les Benladen tapez plutôt sbg.com.sa.

Les plus jeunes des 50 riches businessmen arabes ont pour prénoms Ayman (29 ans) , Saad (37 ans) et Bahaa (41 ans). Tous Libanais, tous milliardaires, tous fils de l’ancien premier ministre feu Rafiq Hariri  ce qui vaut au Liban une entrée remarquable dans ce classement dominé par les monarchies pétrolières et l’Egypte. Allahouma la 7assad.

L’Égypte justement. Ici il n’y a pas de « fils de » , mais surtout des « proches de ». Cinq milliardaires sur 50 alors quand on ne compte aucun maghrébin dans le classement. A l’instar de Hesham Talaat Moustafa richissime homme d’affaires, membre du sénat égyptien et dirigeant du parti du président Moubarak. Qui a la particularité d’être le seul de la liste à passer ces nuits-ci en prison dans l’attente de son procès pour crime passionnel, l’homme étant accusé d’être le commendataire du meurtre de la chanteuse libanaise Suzanne Tamim. L’histoire est un vrai polar, si vous avez le temps, lisez la sur la site de libé. 

A noter que conformément à une coutume bien établie, Arabian Business s’est abstenu d’inclure dans son classement les chefs d’Etats arabes. On appelle cela la pudeur.