Fut un temps où j’encensais sur ce blog, Ségolène Royal. 

Aujourd’hui, , l’ex-candidate socialiste aux présidentielles me tape sur les nerfs et sur le système.

Elle m’est devenue insupportable avec son air de télévangéliste déroutante, ses paroles d’illuminée de première et son attitude outragée de vierge effarouchée. Elle faudrait qu’elle sache si elle veut faire de la politique ou de la mystification ? « Il va falloir nous guérir », elle dit. « il faut nous soigner de toutes ces petites et grandes blessures que nous nous sommes infligées, de tous ces chagrins, parfois de ces offenses » , elle dit. « Prenons-nous la main, aimons-nous les uns les autres », elle dit. « Levons-nous, vertu et courage, car nous rallumerons tous les soleils, toutes les étoiles du ciel », elle dit. Et j’en passe des plus mystiques. Tout un programme !

Et elle appelle cela un « vrai renouvellement ». Ce n’est pas pour rien qu’elle a réussi à transformer le fédérateur Tout-Sauf-Sarkozy en un Tout-Sauf-Ségolène. Un exploit ! Oui, elle n’a pas le niveau, n’a pas d’idées, n’a pas de fond (ni la forme d’ailleurs). Et oui, l’avoir fatalement désigné comme candidate en 2007 ne justifie pas qu’on commette la même erreur en l’élisant premier secrétaire en 2008. 

On pourrait dire autant pour ses concurrents, mais je préférerais de loin Martine Aubry : psychorigide mais femme de dossiers. Elle au moins ne réduit pas la politique à quia.