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Commentaires

1. Le jeudi, octobre 16 2008, 18:03 par RDB

Tu sais, ce doc je l'ai vu avec un copain à moi au café, cet ami est un instit qui travaille depuis plus de 20 ans dans une zone rurale. Le mec est un battant, un militant et il m'a toujours raconté comment le ministère faisait tout pour que ça en change pas. Peut etre est ce là la vrai politique au Maroc, laisser les laissés pour compte là où ils sont c'est mieux pour eux et pour nous.

2. Le jeudi, octobre 16 2008, 19:29 par Agharass

c'est parce que ces régions tombent dans le sac inutile que tout le monde s'en fout quand a l'éducation de leurs enfants :(

3. Le jeudi, octobre 16 2008, 19:46 par Marie-Aude

C'est pour ça que j'admire tellement les instits qui se battent et qui font bouger les choses....

4. Le jeudi, octobre 16 2008, 19:50 par l'expert

Je me rappelle d’un discours de feu Hassan II où il était question de rendre l’école publique payante (non gratuite) … selon le revenu des parents. Ce projet n’a jamais vu le jour, vu la difficulté d’évaluer le revenu de chacun, car nombreux sont les revenus qui ne sont pas déclarés.

Par la suite, l’Etat a encouragé l’école privée, pour alléger bien entendu le budget de l’Education Nationale.

Je considère que c’est là où se situe la plus grosse erreur !

Durant les années 60 et 70, l’école publique était le seul endroit où le brassage social se faisait entre élèves issus de différentes classes sociales ; ce qui faisait de l’école et de l’éducation un moyen d’ascension sociale.

Que reste-il de tout ça ?

Les familles relativement aisées ont abandonné l’école publique.

Les enfants de milieux modestes sont livrés à leur sort, entre les mains d’une éducation nationale qui se détériore de jour en jour … car abandonnée par les riches.

Je ne parle même pas des écoles étrangères et du prestige qui leur attribué par ces mêmes marocains … « qui veulent du bien à leur pays » … disent-ils.

Finalement, tous les maux du Maroc ont un dénominateur commun : L’INDIVIDUALISME de ses habitants.

5. Le jeudi, octobre 16 2008, 22:05 par raja

Merci Larbi!

Effectivement ces zones du "Maroc non utile" vivent dans un autre siècle… il est inimaginable de voir que dans notre pays on voit des instituteurs travailler et vivre dans des conditions inhumaines… c’est quand même ces gens là qui sont censés former les générations futures et faire décoller l’état de l’enseignement au Maroc de son classement mondiale actuel. Lorsque j’ai regardé ce documentaire ce qui m’a frappée c’est le manque de volonté politique et la langue de bois des responsables.

Je trouve la situation dramatique et désespérée… ce Maroc à deux vitesses qui n’avance pas dans le bon sens : les familles aisées qui optent de plus en plus pour les écoles privées et les classes pauvres qui sont délassées et marginalisées… moi qui crois que le développement d’un pays ne peut venir que son développement humain et l’investissement en éducation, je trouve que c’est mal parti pour le Maroc…

6. Le vendredi, octobre 17 2008, 01:54 par Mohamed Najib

A la une d'Al Ahdath Al Maghribia dans sa livraison de demain 17 oct, une photo très significative: des enfants en classe, une triste classe, aucune table, aucune chaise, les pauvres enfants assis à même le sol, l'instit lui est debout désemparé, c'est triste.
malgré toutes les avancés qu'a connu la société civile au Maroc, elle ne s'est intéressé à cette bombe à retardement que très rarement, alors qu'il s'agit là de la destruction p^programmée du Maroc de demain.
Une des questions jamais abordée malgré les discours ininterrompus sur l'enseignement, c'est l'administration du ministère. peu de gens savent que toutes les bonnes intentions du monde se réduisent à néant quand vient l'étape de réalisation. pourquoi? tout simplement parce que les directions principales sont gérées par de vraies mafias (je mesure bien mes mots et ça fait mal). bien organisées, ces mafias commence du chaouch jusqu'aux hauts responsables dans qlq cas. les représentants syndicaux en font partie bien évidemment (lire al ittihad lichtiraki du 15 oct).
entre corruption à tous les niveaux et sabotage pur et simple de toute initiative de redressement, c'est la loi de la mafia qui prime, aucun ministre, aucun haut responsable, aucun syndicaliste intègre n'a pu tenir longtemps face à ces mafias. la direction des RH fonctionne exclusivement avec des pots de vin au su de tout le monde, et à n'importe quelle réaction de bonne volonté, c'est la grève générale, des bandits qui font la loi dans le secteur abritant 60% des effectifs de la fonction publique marocaine!
.............
et l'instituteur? oublions nos amis des zones rurales reculées, regardons ceux des ville, et ceux bénéficiant de situation assez confortable dans de bonne écoles, qu'est ce qu'ils font? généralement la mission de l'instituteur marocain se résume au "tri" entre les enfants, de ceux dont les parents sont capables de payer les heures sup, point, pourtant on ne pourrait incriminer les salaires, vues les augmentations successives de ces dernières années, sachant qu'il s'agit du même barème pour toute la fonction publique.
pendant de très longues années, le régime de hassan II a chercher à décrédibiliser les enseignants par tous les moyens (comme il l'a fait d'ailleurs avec les élus locaux) sous pretexte qu'ils forment des gauchistes. et il s'est averré que cette politique (entre autre) s'est averré payante. l'une des conséquence c'est que l'enseignant n'est plus respecté. exemple, cette blague très répandue:
un autostoppeur à la compagne s'est vu invité à prendre place à coté des vache transportées dans un camion. à un point de contrôle, les gendarme ont reconnu M le medecin au milieu des vaches, ils s'insurgent contre le chauffeur:
les gendarmes: comment ose tu mettre le docteur au mileu des vache?
le chauffeur: je vous jure que j'ai cru qu'il était instituteur.
ce grand malheur ne se résume pas aux aspects financiers, d'ailleurs l'Etat n'a jamais consacré autant d'argent comme c'est le cas ces dernières années. la question est beaucoup plus compliquée.

7. Le vendredi, octobre 17 2008, 03:54 par Annouss

Respect pour l'enseignante Leila et tous les autres !

8. Le vendredi, octobre 17 2008, 15:09 par l'expert

Tous les mafieux que vous avez évoqués, et ils sont nombreux, à tous les étages, utilisent un instrument de protection et de chantage : LE SYNDICALISME.
Inutile de décrire la racaille qui compose nos syndicats.
Il faut tout simplement dissodre tous les syndicats existants : ils font dix fois plus de mal que de bien.

9. Le vendredi, octobre 17 2008, 15:10 par l'expert

j'ai oublié : @Mohamed Najib

10. Le vendredi, octobre 17 2008, 17:08 par avis

Pour que le makhzen puisse régner facilement et maintenir à l’abri le pouvoir il faut un peuple illettré, ça rassure, Hassan 2 avait déjà dit qu’il n’a pas besoin d’école dans son royaume, s’adressant aux instituteurs et professeur en grève.

Des milliards partent dans les festivals des importations utiles qu’à une minorité et des infrastructures pour des touristes et les retraités français à 2 euros.

Un peuple illettré en famine c’est facile à dominer, comme il a dit aussi : affame ton chien il te suit

11. Le mercredi, octobre 29 2008, 15:30 par marocaine

a mon avie le monde rural vraiment a besoin de le donne importence mais au niveau d"envoyer les institutrice au monde rural c"est mieux d"envoyer les instituteur car ces derniers peuvent de ce trensfere avec ca famille mais c"est l "impossible en cas des institutrice

12. Le vendredi, novembre 14 2008, 17:14 par Moha Hajjar

Je suis professeur de mathématiques à la faculté des sciences et techniques d'Errachidia. Je m'interesse de pres a la question de l'enseignement et la formation au Maroc. Je viens de publier un livre intitulé: La "mission" française au Maroc vs La mission de l'école marocaine: Ségrégation.
Le livre est basé sur une étude statistique des marocains qui fréquentent les ecoles françaises depuis 1956 à 2005. Les résultats sont étonnants en tout cas significatifs. Et surtout, ils expliquent pourquoi et comment le système marocain d'éducation a été lâchement sabordé par les "héritiers".

13. Le jeudi, novembre 27 2008, 00:31 par DOUKKALI

Les enseignants sont les premiers responsables de la crise de l'enseignamant au Maroc.Ils ont tort de ne penser qu'à leurs poches et laisser l'école noyauter.

14. Le mardi, mars 3 2009, 04:53 par alix

salam certes l Etat est reponsable en premier, mais l Etat c 'est nous les citoyens, si cette situation la existe, c' est que nous le méritons en grande partie.
Maintenant rien ne sert de continuer à se lamenter, il faut retrousser ces manches et être solidaire, bref on tourne en ronds car la mentalité au maroc c'est pas néccessairement la solidarité mais le "syteme d" qui est individuel. l espoir fait vivre bon courage aux instits et ne négligez pas la qualité des cours donnés aux petits villageois malgré votre situation difficile

15. Le jeudi, mars 5 2009, 18:35 par sap100

vraiment l'enseignement, dans ce bled merveilleusement bouré de paradoxes, est gravement malade.on ne donne jusqu' à maintenant que des palliatifs tout simplement parce que l'enseinant est mis sur la touche et parce que c'est voulu , on n a pas besoin de l'enseignement ,un secteur qui ne rapporte que des ennuis(bien sùr pour eux) . pire encore l'enseignant devient malheureusement une carpette pour la société .Il prêchent dans le désert... on lui fait la sourde oreille... le pauvre ,il se tue pour un salaire misérable , il est obsédé par la promotion qui devient un droit cauchemardesque voire impossible .moi, je crois que ça va de mal en pis ....Dieu nous protège

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