Conjoncture
Par Larbi le mercredi, octobre 8 2008, 22:51 - Lien permanent

S’il fallait ne retentir que deux chiffres pour évaluer l’impact de la crise financière sur l’économie marocaine, ce seront ceux-ci :
4,5% :
c’est le taux d’inflation attendu à fin 2008. L’indice du coût de la vie bat tous les records de la dernière décennie ( 4,8% en août, 5,1% en juillet selon les dernières statistiques de la banque centrale marocaine). Si bien, que Bank Al Maghrib est pratiquement la seule au monde à augmenter son taux directeur.
104 513 000 000 :
c’est le montant record du déficit de solde commercial à fin août 2008 et qui devrait encore s’aggraver d’ici la fin d’année. En dollars (c’est plus parlant, devrais-je dire plus effrayant) ça donne quelque chose genre 12 milliards de dollars de déficit commercial.
Ce sont les deux chiffres à suivre. Inutile de surveiller les indices de la bourse de Casablanca, elle survivra à la tempête, pour une fois on bénira son sous-développement (produits basiques, déconnexion avec la finance internationale,…).
Oops… j’ai failli être de mauvaise foi et ne pas évoquer le seul joli chiffre du tableau. + 6,2% le taux de croissance 2008 selon les estimations du HCP. Deux raisons justifient ma réserve : la première est que ce chiffre est dû en grande partie à l’œuvre du ciel : +12,5% pour la valeur ajoutée du secteur agricole grâce à des conditions climatiques favorables (après une année 2007 catastrophique) et non aux politiques économiques publiques comme on n’arrête pas de le chanter depuis trois mois. La deuxième, c’est que c’est loin d’être gagné, comme l’expliquent très bien les conjoncturistes du CMC, le Maroc devrait perdre 1,5 à 2 points de croissance d’ici la fin d’année à cause de la crise financière.
Certes il faut s’inquiéter de l’impact de la crise financière sur l’économie marocaine mais il ne faut pas céder là tentation de tout justifier par cette dernière, car le problème reste structurel. En d’autres termes on n’est pas mieux quand l’économie mondiale et les marchés sont au beau fixe. Et je dis ça, je dis rien.
En début de cette semaine une déclaration du Roi Mohamed VI a attiré mon attention « Sa Majesté le Roi Mohammed VI a souligné que la croissance rapide et soutenue que le Maroc connaît, depuis le début de la décennie en cours, résulte des réformes structurelles qu’il a adoptées, ainsi que de la mise en œuvre de bonnes politiques économiques, ce qui s’est traduit notamment par l’amélioration de l’environnement des affaires qui a permis, à son tour, un accroissement du volume d’investissement et une hausse du niveau de vie. ». Je ne sais pas s’il est permis de dire que je ne partage pas cet avis qui me paraît très flatteur et très exagéré. Si c’est permis, je le dis et c’est le moins que je puisse dire. Si ce n’est pas permis, c’est rien.









Commentaires
mais les responsables disent que tout va bien !!! arrête de faire peur aux marocains, notre gouvernement fait de son mieux pour déjouer le jan dyal la crise financiere mondiale, elle a des outils qui font jalousé certains :p
aji be3da fin kento ntoma les économistes et analystes financiers pour laisser cette crise plomber mes économies investies dans la bourse de casa ????? c'est pas permis je t'ai sous l'œil toi
pouruqoi dans la photo le fléche monte en haut normalement elle doit descendre olla je compredns rien en finance ahhhhhhhhhhhhhhh saffi c'est l'effet du billet Viagra que j'ai publier aujourd'hui
ils sont fort les Pfizers
http://agharass.com/2008/10/08/lhym...
Larbi partisan de la Décroissance ?
[[[ Le concept de « décroissance » naît d'une remise en cause du concept de croissance économique et de l'outil privilégié de sa mesure, le PIB. Les promoteurs du concept de décroissance affirment que la croissance telle que mesurée par le PIB n'est « que quantitative » (par opposition à qualitative), puisqu'elle ne mesure que l'augmentation de la production et de la vente de biens et services sans tenir compte du bien-être des populations, de la santé des éco-systèmes et des équilibres climatiques. Ils privilégient des indices de développement alternatifs tels que l'Indice de développement humain, l'empreinte écologique, l'indice de santé sociale. ]]]
http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A...)
Peut être est-ce le moment pour le Maroc de prendre un autre cap? De trouver de nouveaux partenaires.
http://www.challenges.fr/actualites...
Joli billet pour ton retour. Ça change de la manière enfantine que certains ont adopté pour parler du même sujet.
Imaginez que les USA qui traversent une crise économique dure deviennent le tiers-monde! C'est possible.
Réduire à deux chiffres l'impact de la crise financière actuelle sur l'économie d'un pays, aussi sous-developpé que peut être le Maroc relève du défi.....
Cela sonne bien dans un blog, Larbi mais je crois que la vérité est bien plus profonde ....
Personne à l'heure actuelle PERSONNE ne peut mesurer l'impact de cette crise sur n'importe quel pays - même Merckel la pauvre s'est plantée!
Alors amusons-nous avec des petits chiffres, entre novices ....
@ Reda
Ce sujet est en effet hors de la portée des enfants!
Pour l'impact de la crise sur leplusbeaupaysdumonde je ferai un renvoi vers ton billet
@hmida: désolée mais il ne s'agit pas de s'amuser ici. j'adore quand tu bottes en touche, tu t'y connais bien en méthodologie de "cachez moi ces choses que je ne saurais voir" et tu bosse bien pour l'appliquer
la comparaison avec l'allemangne est bizarre: il s'agit d'un pays dont la bourse chute et les banques ont des activités d'investissemnt et de marché qui forcément concernée par les problématiques complexes de ces fonds que personne ne maitrise. au maroc tu n'as que des banques de détail et une bourse qui n'est pas concernée. alors c'est simple tu liras les indices macro et ils ne sont pas nombreaux: inflation, déficit, croissance et chomage. trois ou quatre indicateurs
mais peut être tu crois que la place de berlin a autant d'importance que la place de cas
salut Larbi,
- je considère pas les 2 chiffres comme impact de la crise financière mondiale. ils s'intègrent plutôt dans un processus bien avant la crise. ceci veut dire que les chiffres reflétant la crise viendront plus tard, de quoi être très pessimiste;
- Bizarre qu'on prévoit la hausse de l'inflation alors que le monde craint sérieusement la déflation!
- Pour le CMC: tout ce qu'il a présenté est de l'ordre de banalité et d'évidence; aucune analyse de fond, mais une chose très importante: quand el Malki est au gouvernement, les chiffres et analyses du CMC vont dans le sens contraire à celui adopté quand le président du CMC est en dehors.
en dehors de tout ça, ce qui me fait vraiment peur est que personne n'a trouvé les événements digne d'un semblant d'effort mental.
@ Mohamed Najib : on t'attend

@ Larbi : "le capitalisme s'auto-détruit" lance Medvedev! mais chez nous, même la crise est "spécifique", ah ce que je déteste ce mot dans ce contexte
@ Larbi : juste pour te dire que deux de mes commentaires sont retenus en otages par ton capotcha
Pour ceux qui n’ont pas encore compris ce qui s’est passé de l’autre côté de la mer, je mets à leur disposition le cours théorique ci-après :
http://picasaweb.google.com/rue89.c...
P.S : je répondrai à toutes les questions, ce n’est donc pas la peine de vous bousculer !
salut Mounir, tu sais je suis pas économiste, sinon tu te fais rare
Comme suite au constat/analyse ci-dessus j’ajouterais que l’économie marocaine subira (à terme – la vague arrivant des USA commence par l’Europe et l’Asie avant d’atteindre le reste du monde) les conséquences de la crise économique pour les raisons suivantes :
Les transferts des MRE qui vont baisser, si ceux-ci sont touchés par la crise (Espagne comme exemple)
Les recettes du tourisme vont diminuer si le nombre de touristes baisse à cause des difficultés économiques
Or ces deux éléments représentent l’essentiel des rentrées en devises.
Deux autres facteurs peuvent atténuer ces effets :
La baisse de la facture pétrolière ( la tendance est à la baisse en ce moment )
Et une bonne compagne agricole qui réduira les importations en céréales
En ce moment, il vaut mieux être un pays qui joue son salut à la loterie de la météo comme le Maroc qu'être un pays qui joue son salut à la loterie de la finance.
)
(et d'ailleurs il parait que l'année devrait à nouveau être bonne pour la pluie, si l'on en croit les anciens
Bien qu’on arrive pas à situer l’économie marocaine, comment on peut l’appeler, en tout cas loin d’être nommé capitaliste ou de marché, puisque un pays capitaliste repose sur le droit équitable pour tous, l’égalité des chances, l’égalité des acquis...mais on est encore loin.
Quand la crise mondial touche les riches dans les grands pays, c’est vrai que la maroc est épargné puisque ses riches "marocains "ne seront jamais touchés même si les bourses du monde entier chute de 1000% et celle de Casablanca comprise...en fait celle là c’est juste pour dire ah il existe aussi une bourse au Maroc mais 2M l’a compare déjà à wall street.
Ils sont à l’abri puisque ils ont bien investit un peu partout dans les secteurs : des fermes, la pêche l’agroalimentaire, le tertiaire, l’immobilier....
Donc on voit ces bac + 2 en privé, interpréter la crise sur RTM ou 2M ça donne envie de vomir...surtout qu’il essaie de faire comprendre au 0,000001% qui capte ces deux chaînes, que "hamdoullah bien que le maroc est un pays pas loin du niveau des G7, ........hahhhha" il est épargné de la crise grâce aux travaux du parlement et des sinistres surtout celui de l’économie-politique qui a pris des mesures pour anticiper la crise, de quoi faire de lui le meilleur trader de la planète.
Dans un de vos billet ici sur Nadia hallal...., qui avait écrit sur les échos que le maroc a encouragé les importations et la consommation par les crédits faciles et avec le libre échange la balance commercial est dans le rouge ( plus de 20 milliards d’euros de déficit par an ), les produits locaux sont boudés sacrifiant des entreprises marocaines manquant de compétitivités...
Comme le souligne Mohamed Najib, le déficit et l’inflation se sont aggravés bien avant les dernières paniques boursières. Et s’aggraveront encore plus dans les prochains mois. j’avais mets une phrase dans le billet pour le souligner mais elle a sauté.
Sur les conjoncturistes du CMC , il font de la conjoncture, leur analyse vaut ce qu’elle vaut, et dans quelques mois on pourra la confronter aux chiffres définitifs. Mais je crois qu’elle n’est ni politisée ni orientée, peut de gens pourront dire qu’elle est exagérée. En tout cas c’est sain et salutaire de leur part d’avoir évoqué le sujet au moins il y a un autre angle d’attaque , un autre point de vue, au lieu du monopole du HCP et autres institutions gouvernementales (Mohamed Najib je me rappelle très bien d’une polémique entre le CMC et Oulalou en 1998-1999 sur la relance par le déficit, un des rares débats de haute teneur de ces dernière années… mais c’est une autre histoire).
Pour l’inflation, ça reste un problème pour beaucoup de pays, preuve en ai l’entêtement l’entêtement du président de la BCE à ne pas baisser le taux directeur (finalement il a fait une concession hier , non sans avoir mets en garde contre l’inflation) ou la décision de BKM de relever son taux. Au Maroc c’est encore plus grave, parce qu’elle est trop élevée et parce que sans la compensation (donc le déficit) le pays saurait une poudrière sociale. D’ou l’intérêt de suivre les deux chiffres, les seuls à évoluer en fonction de la situation sociale et en rendre compte, ils reflètent mieux que d’autres la santé économie et sociale du pays.
Bélier : la déflation c’est une idée pour les bobos des pays riches, n’est-ce pas
.
- Ceux qui veulent lire l’intégralité de la note de conjoncture du CMC peuvent aller ici :
http://www.entreprendre.ma/La-crise...
- Pour la note de conjoncture gouvernementale , par ici:
http://www.finances.gov.ma/portal/p...
- BKM publie des indicateurs hedomadaires et actualisés sur son site : http://www.bkam.ma
Bank almaghrib n'a pas augmenté le taux directeur mais elle l'a baissé afin de relancer les investissements et la consommation, moteurs de la croissance marocaine!
et contenir l'inflation
mais bon, inutile de dire qu'une majorité de personnes sont d'accord avec toi Larbi : les problèmes de l'économie marocaine sont essentiellement structurels même si on apperçoit quelques efforts "de façade" mais non moins utiles qui sont faits (autoroutes, chemins de fer, transport en général, etc...)!
Un autre secteur qui peut être « touché » par la crise actuelle : les banques. Si on sait que la majorité des banques commerciales marocaines sont des « filiales » de banques étrangères (au fait celles-ci ont des participations dans les banques marocaines (SGMB – Société générale, BMCI – Paribas, Crédit du Maroc - LCL (ex CL), BMCE – CIC, Commerzbank, etc, autres ), si les banques étrangères sont en difficulté, elles peuvent penser à récupérer ces participations pour avoir de l’argent frais et faire face ….
makhrib: non il s'agit d'une hausse (de 3,25 à 3,5)
voir ici
[ Bélier : la déflation c’est une idée pour les bobos des pays riches, n’est-ce pas
]
c'est possible !
Mais j'ai pas tout pigé ce que tu voulais dire .
au départ je pensais à l'efficacité des indices de mesure de la croissance , comme ici :
http://amazingflow.wordpress.com/20...
Ah ce nihiliste de Larbi, il trouve quand même moyen de contester les spectaculaires retentis bénéfiques actuels des plans azure, émergence et plateformes de l'offshoring...
I.N = rachid EL AOUNI le TOUAREG baroudeur ( post 24 )
tu es aurais dû aborder ton sujet préféré sur les généraux algériens obèses ( que tu rencontres de au hamam )
Sincèrement, je pense que cette crise financière est une CHANCE POUR L’ECONOMIE
Je pense que c’est une occasion pour remplacer le « capitalisme financier » qui est celui de l’argent facile, par un « capitalisme de création » basé sur les l’esprit de travail et d’innovation.
Les secteurs d’avenir sont multiples : la santé, l'énergie, les télécoms, l'aéronautique, etc.
Les pays le plus développés se porteront toujours bien grâce à leur capacité en recherche et développement.
Les pays les moins développés devront accueillir plus d’investisseurs dans le cadre de projets de délocalisation ; à condition de disposer de certains critères : proximités géographiques et culturelles, ressources humaines, environnement politique et juridique, etc.
Les trois pays du Maghreb (Maroc, Algérie et Tunisie) sont bien situés pour bien profiter de cette crise passagère, qui ne pourra être qu’une chance !
2 choses pour Larbi:
- je ne sous-estime ni le CMC, ni ses experts et encore moins sa dernière note, fort intéressante certes, mais qui me donne l'impression d'un travail pédagogique de qlq profs au profit d'étudiants débutants en économie. je m'attendais à ce que les choses soient davantage creusées pour impulser un débat qui va au-delà du simple constat, dont nous manquons cruellement. d'ailleurs, c'est à juste titre que tu rappelles le débat du début de l' "alternance" sur la relance par le déficit, que j'ai suivi dans le détail et que je considère être le dernier débat, politiquement parlant, alors que les qlq polémiques suivantes sont à caractère purement techniciste...c'est dire que même cette gauche là (qui a voulu croire à une réelle possibilité d'affirmation politique) s'est retrouvée inconsciemment rattrapé par "l'idéologie" technocrate.
un ptit détail pourtant: malgré l'objectivité dudit débat, notre cher el Malki y était (à travers le CMC) pour sa ptite personne aspirant maladivement au poste de ministre des finances. pour sa même ptite personne, le CMC à pris différentes positions des querelles entre gouvernement Jettou et HCP, coïncidant à chaque fois avec la position géographique de malki. (et portant le CMC reste respectable)
- tu parles du déficit pour compenser. Pour ma part je n’ai jamais connu les vrais chiffres ( même le ministre des finances ne les connaît pas). Ceci dit, parfois il se trouve qu’il est minime quand on le croit énorme et vis versa (problème de la chaine de dépense entre autres).
Un article sur la crise et le maroc aussi... je ne sais pas si ça se recoupe mais peu de blogs en parlent alors : http://www.blogbzerkdi.net/2008/10/...
à lire :
http://www.libeorleans.fr/libe/2008...
Si le prix de l’immobilier est divisé par 3 et même 4 c’est une bonne chose, on ne parlera pas de la crise mais d’une vie moins chère.
Si l’immobilier flambe et le pétrole flambent rien ne marche que pour les grands spéculateurs qui s’enrichissent.
Vive la crise pour les uns et la vie moins chère pour beaucoup.
Des indices élevés des G8, veut dire une bonne partie des exportations aux nombreux pays pauvres, à des prix exorbitants ( medicaments, biens, services, TGV.... ).
Je ne sais pas mais afin de «prévenir que guérir sans médocs certains en vogue» N’est-il pas plutôt urgent de demander «savoir-faire» auprès des experts «Goldman Sachs» seul rescapé de cette crise actuelle...?
@ larbi : en effet! merci pour ta précision
D'après tout ce qu'on nous a expliqué, si c'est vraimenet ça la crise financière, eh bien :
VIVE LA CRISE ! et pourvu que ça dure !
car les pauvres ont là une opportunité "en or" (sic) à saisir.
15:10 - le CAC 40 est à -9,25%
Dès qui'il passe sous -10,00% : champagne pour tout le monde ... y compris les riches !
15:36 - le CAC 40 est à -11,25%
Tournée génerale ... pshiiiit ... pshiit ... A votre santé ... chine chine ...
Les dominos tombent …
European Markets Fall Again
Japanese Market: Biggest One-Day Percentage Loss Since '87 Crash
Oil Plummets Below $83
...MARKET PLUNGES... ...FALLS BELOW 8000 AT OPEN...
http://www.huffingtonpost.com/
salut larbi
je suis pas vrément trop financement et je n'y comprend que dalle, mais je veux vous souhaiter bon retour et que j'ai trouvé votre site par hasard le temps ou vous vous etes absenté. dans tout les cas je vous remercie que des gens comme vous existe.
lallahajar: welcome a lalla.
moi je suis en plein dans le maelstrom puisque je travaille pour les banques belges touchées par la crise! c'est la folie totale en ce moment!
ze3ma kichtti ila kanou les chiffres mezianine ghadi tkoun lhala dial mgharba bikhir?
http://www.24heures.ch/files/imagec...
salut, cette crise n'est pas de hazard c'est nous qui l'explose. donc il faut trouver une solution pour faire face a ce tsounamie economique.
lefigaro.fr