« Millenium » : un vrai polar
Par Larbi le dimanche, septembre 7 2008, 00:42 - Lien permanent
Ne vous laissez pas décourager par la couverture très austère et très repoussante de ce Roman ni par son titre un peu léger et déroutant. Si vous passez à côté dans une libraire glissez-le dans votre caddie et préparez-vous à un délicieux moment de lecture. « Millenium » est une trilogie de l’écrivain et journaliste suédois Stieg Larsson, et « Les hommes qui n’aimaient pas les femmes » en est le premier tome.
Il s’agit d’un polar très bien ficelé et entretenu riche en rebondissements et au dénouement inattendu. L’histoire : Mikaël Blomkvist, un journaliste qui traverse une mauvaise passe, est appelé par un grand industriel pour enquêter sur la disparition de sa nièce quarante ans plus tôt. Mikaël sera épaulé par Lisbeth Salander une jeune fille étonnante : hackeuse , violente, limite psycho-rigide mais attachante à la fin . L’intrigue se noue de rebondissement en rebondissement dans une histoire aux ramifications multiples : luttes de familles, univers de la finance de l’informatique, amours passionnels. Le tout écrit d’une manière simple et efficace comme on en fait plus, sans artifices de langage ni littérature inutile. Un vrai polar quoi !
Bref, si vous aimez le genre ou si comme moi vous avez perdu le goût des polars, vous le retrouverez avec cette magnifique œuvre de Stieg Larsson.
« Millenium » - Actes Noirs (Actes Sud)
- Les hommes qui n’aimaient pas les femmes, (Millénium 1)
- La fille qui rêvait d’un bidon d’essence et d’une allumette, (Millénium 2)
- La Reine dans le palais des courants d’air, (Millénium 3)







Commentaires
Je ne me rappel pas du nombre de fois ou je passais à côté à la FNAC, et la dernière chose qui me serait venu à l'esprit, ce serait d'acheter un bouquin avec une couverture aussi hideuse, comme quoi, l'adage selon quoi il ne faut pas juger un livre par sa couverture est toujours vrai.. ca change des imbécilités (Marc levy et autres calamités..)
Hamza: ca m'est arrivé la même chose je passais souvent à côté sans y prêter attention. c'est vrai que la couverture est trés repoussante et sans le bouche à oreille j'aurais jamais acheté le roman.
Dans une autre vie, tu serais un bon vendeur a la Fanc a Ba Larbi

bravo tu m'a vendu le livre et je te signale que vendre est un art
je t'embauche et fait exploser les chiffres
Je ne compte plus le nombre de fois où j'ai vu des voisins le temps d'un voyage tenir entre les mains ce roman.
Tout comme Hamza, la couverture ne me donne pas envie de le lire !
Merci de ce résumé. Le polar comme genre ne m'attirait pas. Ce roman -et trilogie- serait peut être une bonne entrée en la matière.
C’est vrai que la couverture joue bcp dans le choix des bouquins, mais parfois il faut juste tenir le livre entre ses mains pour savoir s’il faut le prendre ou pas !
Merci pour cette petite pub, j’espère pouvoir le trouver dans notre fameuse fnac r’bati :))
j'ai dévoré la trilogie au printemps dernier: un régal.Les personnages sont atypiques, la liberté sexuelle nous change des ambiances américaines ou anglaises et le personnage de hacker génial!
j'ai adoré sauf le style qui peut parfois laisser à désirer mais bon c'est une traduction.
Qu'est-ce que vous avez tous contre la converture lol:) un peu d'anti conformisme que diable les vieux là!
Moi c'est la couverture et le titre qui m'ont attiré en premier!
eh oui! il y a d'autres Larbi dans le monde!!! (loooool)
Pour Millénium, j'ai reçu en cadeau les 3 tomes. Je finis le premier au plus tard aujourd'hui pendant la sieste.
Quant on aime les livres, ce n'est pas inintéressant d'avoir quelques jaquettes qui jurent....
En tout cas, le roman c'est de la bombe même si y on retrouve cette satanée habitude qu'ont les écrivains de torcher l'intrigue en quelques pages à la fin du roman.
je suis comme supertimba, j'adore le personnage de Lisbeth la Hackeuse
Au début, en regardant l'image et en lisant - non sans peine - le titre, je fus plutôt attiré par le livre et me dit que je devrai le lire. Mais en lisant de quoi il retournait, l'enchantement fût brisé, et l'intérêt que j'avais au départ pour lui anéanti : ce n'est pas vraiment mon genre de bouquin.
J'aime bien les bon vieux polars(entre autres ceux d'agatha christie), mais celui-là ne me dit rien qui vaille! :P
De méme je trouve le titre plutot attachant.
Je l'ai jamais remarqué à la fnac. En général je sais toujours d'avance le livre que je cherche, du coup j'y vais directement. Je prends jamais vraiment le temps de voir les nouveautés. Cette fois ci j'irai directement voir celui là. Merci Larbi
HS
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expression libre
Culture
Interview de Badia Hadj Nasser
La psychothérapeute Badia Hadj Nasser, une figure de proue de l'écriture féminine au Maroc et auteur du célèbre roman "Le voile mis à nu", a bien voulu accepter de répondre aux questions de "Expression Libre".
Nous remercions Badia Hadj Nasser pour sa disponibilité, malgré ses multiples déplacements et ses différentes occupations.
Badia Hadj Nasser, vous êtes psychanalyste. Comment est né votre intérêt pour la littérature ?
J’ai été bercée par les contes dès ma plus tendre enfance. La transmission orale des contes est une formation importante pour l’enfant. De là peuvent naitre des vocations... Qui sait ? Ce fut mon cas.
Vous êtes avec Leïla Houari et Farida El Hany Mourad, les premières Marocaines après Halima Ben Haddou dans Aïcha la rebelle à publier dans une langue autre que l’arabe. Comment justifiez-vous cela ? Est-ce un choix délibéré ou une nécessité ?
Ni choix, ni nécessité. Becket, irlandais anglophone, familier de Tanger a pris la plume en français…
Après la publication de son premier roman, Halima Ben Haddou a déclaré à Jeune Afrique « Aicha c’est l’héroïne, mais la rebelle c’est moi. ». Dans votre roman Le voile mis à nu en 1985, votre héroïne Yasmina a choqué plus d’un au Maroc à l’époque. Pourquoi cette transgression des tabous en créant une héroïne qui mène une vie d’errance sexuelle ?
Nous connaissons tous et toutes l’expression concernant une femme : « ses pieds se sont allongés » ou « ses pieds sont sortis du bât ». Pour une psychanalyste c’est une veine rare d’illustrer ce symbole ancré dans notre expression verbale.
Votre roman Le voile mis à nu est considéré à une certaine époque comme le plus « osé » du Maghreb. Est-il un roman militant, ou cherchiez-vous la notoriété par le scandale ?
Quelle que soit la langue, il me semble intéressant de faire certains rapprochements entre ce qui est désigné dans le parler courant et le réel. En français par exemple les premières femmes qui sont sorties sans chapeau étaient désignées par l’expression « une femme en cheveux » ce qui au premier abord ne semble pas très explicite. Chez nous au Maroc quand une femme ne portait pas dans la rue le haïk ou la djellaba elle était désignée par le terme « nue » On disait la fille d’un tel est sortie nue alors même que la fille d’un tel pouvait porter un manteau, des gants...D’où le titre du roman « Le voile mis à nu »
Peut-on parler d’une écriture féminine au Maroc ? Si oui quelles sont ses caractéristiques ?
La féminité au Maroc m’enchante et me séduit. Nous avons une féminité rare. Peut-être le fait que nous avons dû être extrêmement vigilantes jusqu’à il ya peu de temps sur notre sort.
Qu’est-ce qui fait la différence entre l’écriture féminine et l’écriture masculine ?
Je peux parler de lieux le rituel du hammam par exemple auquel un homme n’a pas accès et réciproquement. Il y a là peut-être un enjeu de l’écriture que personnellement je considère comme une richesse de la littérature marocaine.
Pourquoi la fascination pour le corps féminin dans vos romans ?
Vous l’avez remarqué ? C’est la preuve d’une lecture attentive ce dont je vous remercie. J’aime décrire la danse, les parures. Je décris aussi les violences faites aux femmes.
Qu’est-ce qui motive votre intérêt pour les Mille et une nuits ?
J’ai été bercée par les Mille et une nuits. La princesse Shahrazade est une battante. Elle œuvre pour le bien de la cité. Elle ne part pas perdante. elle réussit.
Quel rôle joue Tanger en tant qu’espace dans vos romans ?
Voilà une question qui me va droit au cœur. Et je vous remercie de me la poser. Le rôle joué par l’espace dans mon écriture est essentiel. Je dirai que l’intrigue s’articule à partir de l’espace. Je viens de terminer un livre « Les Hédonistes » recueil de nouvelles dont la première page inaugure une dialectique de l’espace que j’appelle dedans dehors dialectique qui pour moi est essentielle dans la compréhension de l’intrigue.
Nous remarquons l’attrait que Tanger exerce sur vous. Est-ce parce que vous êtes tangéroise ? Où parce que vous êtes sensible, comme Paul Bowles et Mohammed Choukri, à la poésie qui se dégage de cette ville à quatorze kilomètres de l’Europe ?
Le Maroc entier dégage de la poésie. Eugène Delacroix s’est extasié sur Tanger dès son arrivée sans parler d’Henri Matisse. La réfraction que procurent à la fois les deux mers n’est qu’un attrait de la ville.
Siham Benchekroun, Bahaa Trabelsi, Houria Bousjra ont écrit dernièrement des romans aussi osés que votre Voile mis à nu. Pensez-vous que c’est par mimétisme ou est-ce l’expression du vent de liberté qui souffle sur le Maroc ?
Nous sommes amenés au Maroc à réaliser de grandes choses. Nous femmes seront et sommes déjà les artisans d’un grand Maroc comme l’ont été avant nous nos mères. Le Maroc a une tradition où les femmes ont toujours été porteuses d’avenir.
Badia Hadj Nasser, un grand merci pour nous avoir accordé un peu de votre temps. Cette interview fera le bonheur de vos lecteurs.
Merci à vous et à vos lecteurs, lectrices. L’acuité et la pertinence de vos questions m’ont fait passer un bon moment, j’espère que vous aurez du plaisir à me lire.
AUTEUR : Nadia Bouziane
Salutations cordiales,
Badr Ryadi,
http://badrryadi.centerblog.net/
"La fille qui rêvait d’un bidon d’essence et d’une allumette"
ça me parle plus et je serai quoi en faire... d'un bidon d'essence et d'une allumette... le rêve...