Mohamed Khiari et Abdelkhalek Fahid squattent encore et toujours la télé dans un nième concours de débilité mentale exportée grâce aux satellites aux quatre coins du monde.

Ils reviennent avec leurs gueules de forçats de la vie, leur phraséologie d’idiots de village et leurs gestuelles de marionnettes pour enfants de moins de six ans. A croire qu’ils ne sont là que parce qu’ils ont reçu la télé en lègue comme d’autres héritent des fortunes familiales.

Leur improvisation est médiocre, leur dialogue est cliché, ils récitent des blagues à deux balles, toujours aussi cantonnés dans des personnages navrants et stéréotypés dans une piètre prestation de très mauvais goût. Ils s’excitent, gesticulent, s’excitent, crient, s’excitent, transpirent, s’excitent et se tortillent à l’envie, s’excitent et essayent de tricoter l’illusion d’une comédie. Et l’on ne rit pas un instant. Comme comédiens, et sans contredit, Mohamed khiari et Abdelkhalek Fahid, sont de la pire espèce. Avec leurs scénaristes, ils sont mauvais comme jamais et les départager dans un concours de têtes à claques ne serait pas chose facile même après cent baffes de suite.

Le degré zéro de la créativité, le palais du ridicule et des clichés. Franchement on les plaint d’autant plus volontiers qu’on ne pourrait même pas les en vouloir. Comme dirait l’autre : pardonnez leur, ils ne savent pas ce qu’ils font. Mais assurément c’est la faute de ceux qui, à court d’idées, les programment chaque année comme si la créativité marocaine était morte depuis belle lurette et qu’on ne pouvait pas faire mieux que des débilités dignes des enfants de CM2. Et dire cela, c’est faire insulte aux enfants du CM2.