Nti fi 3ar Allah à Lalla Nadia
Par Larbi le mardi, août 12 2008, 12:39 - Lien permanent

Dans le cadre de l’alliance des forces du mal je joins mes efforts à celles d’Ibn Kafka pour assurer la veille «L' Economiste Watch ».
Je l’aime bien Nadia Salah et j’irais même jusqu’à dire que je trouve ses éditoriaux économiques assez censés. Aussi quelle a été ma surprise quand j’ai lu sa déclaration au journal Le Monde : “Jamais, depuis trente ans, je n’ai vu le Maroc courir à une telle vitesse!”
Non pas parce que je suis habité par une pulsion nihiliste. Mais parce que je suis un lecteur régulier de Madame Salah et il se trouve que sa déclaration au quotidien du soir français n’a rien à avoir à ce qu’elle n’a cessé d’écrire sur la première colonne de son quotidien. Schizophrénie quand tu nous tienne. Voici des morceaux choisis tous vérifiables sur les archives de l’Economiste et je vous laisse juge !
-Il y a presque deux mois, le 12/06/2008 , dans un édito intitulé « Au feu! » Madame Salah est à deux doigts de décréter l’apocalypse économique :
Au feu!
La balance courante est redevenue déficitaire. La nouvelle est grave, très grave.
Pendant des années, il y avait assez d’excédents de la balance des services pour combler le trou du commerce extérieur. Autrement dit, le tourisme, les investissements étrangers et les envois des expatriés (et où figurent sans doute les recettes du kif!) étaient suffisants pour que le Maroc se paye ce qu’il lui fallait comme pétrole, blé, machines… Et, soulignons-le, c’est cet excédent qui a permis au pays de commencer à vivre comme une nation presque normale, c’est-à-dire gagnant collectivement assez de devises pour permettre un réel assouplissement des échanges, condition première pour avoir des chances de survie dans un monde globalisé.
(….)Et c’est bien à cause de cela que la situation s’est à ce point dégradée. Maintenant, il y a le feu à la maison..
- Il y a trois mois, le 15/05/2008, c’est un bilan dur et sans concession que dresse madame Salah au gouvernement marocain . Elle dit :
Peu d’engagements ou de plannings clairs sur les gains de parts de croissance, sur une compétitivité à stimuler.
Il y a certes quelques chantiers ambitieux de modernisation à suivre de près comme pour l’Agriculture. Pour le reste, circulez, il n’y a rien à voir! Ou du moins très peu. Le tourisme continue de surfer sur le bilan Douiri. Et encore osons espérer que les délais soient respectés! Les finances publiques bruissent quelques signaux d’inquiétude, l’Energie, n’en parlons pas, c’est un plan d’urgence dans l’urgence.
- Le 25/06/2008, il ya deux mois donc, elle fait un constat catastrophique du pouvoir décisionnaire marocain. Elle dit :
On a re-concentré ces dix dernières années les pouvoirs d’ukases politiques chez les fonctionnaires des Finances alors qu’on avait mis quinze ans à rendre fluides les décisions budgétaires… Où que l’on se tourne, c’est partout ce paysage décisionnaire dépassé et hypercentralisé.
- Une semaine avant, le 20/06/2008, c’est un réquisitoire digne des plus sévères des procureurs qui est prononcé contre le « Maroc qui perd ». Elle dit :
Depuis 1996, chaque année, le Maroc a perdu une part de sa place, déjà bien réduite, dans le commerce mondial. Au bout de douze ans, la perte est devenue considérable. Le plus grave dans cette affaire, c’est que cette perte se compte directement en pertes d’emplois: en effet, quand on a un commerce déficitaire, cela signifie ipso facto que l’on exporte des emplois (…)l’économie marocaine est restée en deçà de ces opportunités comme si elle n’avait pas osé saisir la chance qui se présentait.
Au cours de ces dix dernières années, le Maroc a conduit deux politiques économiques en complète contradiction l’une avec l’autre. D’un côté, il a multiplié les accords de libre-échange sans s’occuper de la compétitivité des entreprises, tandis que de l’autre, il a poussé son économie vers la consommation avec des subventions massives, des déficits budgétaires et un taux de change surévalué. Le résultat est simple: la consommation locale a soutenu les productions étrangères… Le Maroc est donc entré dans la phase la plus dangereuse: il a commencé à pomper ses réserves pour continuer à s’approvisionner.
- Le 02/05/2008 , elle résume la situation du pays au lendemain de la fête du travail :
Jamais la conjoncture n’a été aussi mauvaise: hausse des prix, deux incendies qui montrent le peu d’intérêt que l’on porte à la sécurité au travail, et des semaines de dialogue social où les syndicats ont largement tenu le devant de la scène médiatique.
Tous ces problèmes demeurent, mal exprimés, mal conceptualisés, donc mal portés et mal pris en charge. C’est le terreau idéal pour les poussées de violences, sans but autre que de taper et casser… Poussées de violences que les forces de l’ordre devront réprimer en tapant et cassant aussi.
- Le 14/02/2008 dans un édito intitulé « Indignité » elle dresse un constat d’échec et dénonce les indignes conditions de vie de millions de Marocains. Elle dit :
Parmi les écoles rurales, 63% n’ont pas d’électricité: que veut dire le programme d’initiation aux nouvelles technologies de l’information que nos ministres, dûment accompagnés de caméras, inaugurent régulièrement?! Comment les ministres de l’Education nationale ont-ils pu avoir l’indignité de ces mascarades quand ils savaient parfaitement que deux écoles sur trois n’ont pas d’électricité!
Malheureusement, ce n’est pas le pire. 76% des écoles rurales n’ont pas l’eau potable et, tenez-vous bien, 81% n’ont pas de sanitaire.
- Le 05/02/2008, Madame Salah se fende d’un édito intitulé : « Echec à 99,3% »
A Ifrane, seulement 0,7% des enfants qui finissent leur première année d’école primaire ont réellement acquis le niveau qu’ils doivent avoir. Autant dire personne! A ce stade d’échec, ce ne sont pas les enfants ou leurs parents qui sont en cause. C’est bien l’école elle-même et son corps d’enseignants qui sont responsables d’un tel naufrage. Et pour parler en termes de système éducatif, inutile de se cacher derrière son petit doigt : inutile de mettre sur le compte des jeunes et de leur famille ce qui est de l’unique responsabilité du ministère et donc des gouvernements qui se sont succédé jusqu’ici.
Ainsi, partout, dans le Royaume, la majorité de ces recrutés politiques vont scrupuleusement reproduire le syndrome d’Ifrane, c’est-à-dire un taux d’échec à 99,3%!
- Le 31/01/2008 , madame Salah prend l’Algérie et la Tunisie à témoin :
Pour une même classe d’âge, l’Algérie a deux fois plus de jeunes dans ses universités et ses grandes écoles que n’en a le Maroc. Et, proportionnellement, la «petite» Tunisie, elle, en a trois fois plus!
Qui des trois pays du Maghreb a le plus de chance face à la complexité de la globalisation ? Qui en a le moins?
Pas la peine de faire un dessin…
Quand le Maroc a fêté son cinquantenaire, il aurait dû faire une mention spéciale pour ses cinquante années de totale incompétence en matière d’éducation. Cinquante ans de politique et de polémiques. Cinquante ans de réformes et de réajustement… Cinquante ans de commissions nationales ou royales, de colloques et d’autres Cosef… pour finir bon dernier, très loin derrière les autres pays de la classe Maghreb qui n’est pourtant pas brillante!
- Le 17/1/2008, c’était son premier édito de l’année 2008, Madame Salah présente ses vœux à ses lecteurs en titrant sa colonne : « Désespérant! »
Comparons un peu. En Algérie, 24% des jeunes entre 19 et 23 ans, l’âge de l’enseignement supérieur, sont à l’école; en Tunisie, ils sont 36%. Et au Maroc? Ils ne sont que 12%, la moitié moins qu’en Algérie, le tiers de ce qui existe en Tunisie!
Ceci veut dire que le Maroc est trois fois moins bien équipé que son principal concurrent, la Tunisie, pour faire son profit de la globalisation et de la compétition sur les compétences. Le Maroc est deux fois moins bien pourvu que l’Algérie, un pays qui a assez de pétrole et de gaz pour se moquer de son niveau de compétitivité mondiale.
A la lecture de la déclaration de la rédactrice en chef de l’Economiste au journal le Monde et ses éditos publiés depuis le début de cette année, je me permets de lui poser une question, une toute petite question : Madame Salah quand vous trompez-vous ? Hier ou aujourd’hui ? Sur les colonnes du Monde ou sur les colonnes de l’Economiste ?









Commentaires
Le Maroc court, oui certes mais vers ou? Je ne le vois pas couche sur papier dans sa declaration.
L'emergence de la classe moyenne, est coherent avec son article du 20/06: i.e. subventionnement de la consommation, entres autres de voitures, de maniere purement financiere-fiscale, ... et non pas "on hard economics"
Et ceci au detriment d'une vraie politique d'education et de dialogue social axe sur les couches productives (lower middle class)
Ce qui me fait aussi reflechir, c'est que l'on se dirige vers une consommation de voitures, des lors que les prochaines 50 annees seront celles d'un carburant plus cher. Le Maroc est a contre-courant de la tendance mondiale qui est plutot axee vers le transport en commun.
Mais Larbi, tu n'as pas bien compris, la classe et le Maroc dont elle parle, est constitué des gens qui ont reçu en cadeau des terres de l'Etat, ou des grimates, ... ceux qui font le shoping à paris, achètent des limousines, construisent à la palmeraie, ... les autres c'est important, ils ne sont pas représentatif de notre Maroc.
Un terrain, de 1000 m², en zone villa, à casablanca se vend à 15.000.000,00 de dirhams, ce qui correspond à 625 ans de smig! et ce terrain trouve des acquéreurs, et tu me dis que la classe moyenne n'existe pas!
Le revirement de Madame, quand elle est sollicité par le journal le monde, c’est qu’elle comprend bien son makhzen, qu’elle n’a pas le choix que relayer les mensonges de l’état marocain si non elle risque de se faire taper sur les doigts, il faut chanter la chanson de Rabat : le boom économique
Alors que la vérité sur le maroc ce n’est pas le monde qui va la décrire au touriste qui erre dans les rues de marrakech qui voit les bidonvilles de son hôtel 4 etoiles, sa pauvreté trop apparente, sa dictature maquillée, ses faiblesses économiques bien publiés par les banques mondiales, ses gestations de révolution réprimées.
Le maroc va avec une vitesse vertigineuse et coupe toutes les branches sur lesquelles il est assis, oui mais avec quoi ?
Madame n’a pas osé aller plus loin, pour expliquer que ces actifs sont le produit de la vente et du bradage du Maroc.
Demain quand il n’y aura plus rien à vendre, si ce n’est déjà le cas, que ces investisseurs commencent à remonter leurs devises.
C’est facile de gérer un pays comme font ces apprentis, on brade les terrains et on achète les gadgets pour supporter les industries étrangères amies qui les protègent, au lieu de former ceux qui un jour peuvent les fabriquer et les maintenir ou même de faire jouer la concurrence.
Le béton coule aussi à flot, ça coûte trop cher pour essayer de rattraper le retard de 40 ans en quelques années, en plus avec cette rapidité ça sera de la mal façon, des offres publiques à l’aveuglette ? par exemple toutes ces autoroutes avec cette rapidité, mal optimisées mal conçues se verront en mauvais état dans peu de temps, les maintenances coûteront autant que leurs constructions.
Bien vu et repéré.
il s'agit d'une tradition qui veut qu'un marocain s'exprimant dans un medias étranger doit se comporter comme si il était ambassadeur de son pays.
Hassan II disait que tout le monde doit être l’ambassadeur de son pays à l’étranger et défendre la fierté et l'honneur de la nation.
Force de constater que certains appliquent encore cette consigne. Ca donne quelque chose comme ça : des grands défenseurs des droits de l’homme quand ils parlent de la Tunisie , des âmes sensibles qui regrettent la disparition du révolutionnaire Alexandre Soljenitsyne et qui rendent hommage au combat de Chahine contre le regime d’exception en Egypte et des agneaux doux quand il s’agit du maroc.
Cela dit on est pas à une contradiction près.
"Madame Salah quand vous trompez-vous ? Hier ou aujourd’hui ? Sur les colonnes du Monde ou sur les colonnes de l’Economiste ?"
On t'a jamais dit que tu ferais un bon procureur?
khelli dak j'mel barek à bba L'3arbi, des fois je trouve que l'ma dial wej8e8oum kay ye8rebe.
N'oublie pas le pendant masculin de lalla Nadia : KHI !!!
Vous lui donnez un peu trop d.importance a cette femme. Ce n?est pas une bourgeoise fassia (ca sonne un peu raciste mais jassume) qui va donner le poul du Maroc.
Je ne veux pas accabler Madame Nadia Salah et enfoncer le clou encore plus avec les billets de Larbi et d'Ibnkafka, mais des fois je me demande comment est-il possible de se laisser emporter ou embarquer par sa plume pour raisonner ainsi… ?
Il y a un an presque jour pour jour que Madame Nadia Salah publiait un édito sur la crise de la distribution de l’essence en Iran…L’ossature argumentaire de son édito tourne autour du mélange de la religion et de la politique…L’idéologie khomeyniste est derrière cette crise et ce n’est pas tout…elle a osé comparer l’Iran au Maroc ou le Maroc à l’Iran et je ne vous dis pas les dégâts...Mais ça n’a pas échappé à un observateur assidu qui a relevé ces dégâts et les a immortalisés dans une tribune satirique… : « la gâchette du Maroc ».
Je suis en fait partagé…Le poster sur le blog d'Ibnkafka ou celui de Larbi ? Pour ne pas faire de jaloux, j’ai opté pour ce dernier pour ne pas encombrer celui du premier…Avec bien sur la permission de Larbi, je me permets donc de vous reproduire cette réplique fort intéressante :
Bonne lecture….
« Quand l’économiste fait de la politique…
L’édito de Nadia Salah dans l’Economiste du 28 juin 2007 est un véritable caviar pour un empêcheur de tourner en rond comme Bouchta Jebli. Avec des raccourcis qui feraient jouir un moul taxi pressé, le premier quotidien économique du Maroc a prouvé qu’il était le dernier quotidien politique. Et cette affirmation est aujourd’hui taillée dans le roc !
…
Mais assez de digression, revenons à notre affaire d’éditorial politique de l’économiste. Parlons avec discrétion. Nadia pourrait nous lire et nous traiter de populiste. Avant de débiter mon analyse de texte, digne d’un collégien boutonneux, je vous invite à une pause, une mi-temps comme au football, une page de pub pour l’Economiste. C’est bon Nadia, inutile de me remercier, c’est cadeau de la maison.
Visitez l’édito : http://www.leconomiste.com/article....
Deux minutes après... et oui il n’en faut pas plus pour lire ce mini édito à forte concentration en conneries.
Allez, prenons l’édito par les cornes. Dès les premières phrases, une impression bizarre, un certain malaise me traverse. Je crains d’avoir trop bien compris où voulait en venir la rédac chef de l’éco.
«C’est une nouvelle à peine croyable, et pourtant elle est vraie: le quatrième producteur mondial de pétrole, l’Iran, est incapable de fournir à sa population l’essence dont elle a besoin. Ces besoins ne sont pas bien grands puisque le revenu par tête des Iraniens n’est pas très supérieur à celui du Maroc, malgré la manne des pétrodollars. »
Nadia va-t-elle le faire ?
« On comprend leur colère lorsqu’on sait que le taux de couverture énergétique (théorique) de leur pays est de 195%, quand celui du Maroc n’est que de 6%. »
Elle a sauté les deux pieds joints ! Non, non je n’insinue pas qu’elle a fumé deux joints avec les pieds ! Ne déformez pas mes propos. Elle vient tout simplement de comparer le Maroc à l’Iran. On se demande quel est l’objectif sous-jacent. On le comprendra un peu plus loin et elle met l’accent. Elle a même la délicatesse de poser la question qui tue : « Qu’est-ce que le Maroc a à voir avec ces événements, qui sont, somme toute, bien lointains ?»
En tant qu’économiste experte en politique internationale et spécialisée sur les questions iraniennes (depuis qu’elle a lu Lettres persanes de Montesquieu), elle va faire elle-même les réponses. Maligne la nana, elle ne va pas vous laisser la joie de répondre : «Aucun rapport, experte du dimanche suivante s’il vous plait !»
Pour Mme Salah, s’il y a des problèmes de carburants en Iran, c’est à cause des barbus. Pas besoin d’être prix nobel de physique pour comprendre que la pilosité à un effet inverse sur la production des raffineries de pétrole. C’est pas pour rien que Total et BP ont pris des parts dans le capital de Gillette et Wilkinson.
Nadia use et surtout abuse d’un fil directeur axé sur un anti-PJDisme primaire afin de faire peur aux Marocains. Si vous voulez continuer à rouler en 4x4 Touareg, vous n’avez pas intérêt à voter PJD. Elle a du convaincre quelques milliers d’électeurs nantis habitant Racine.
Par contre pour le cireur qui a planté racine dans une berraka, l’argument fait flop. Son seul carburant c’est la colle qu’il sniffe à longueur de journée. C’est sympa le métier de journaliste, ça consiste tout simplement à vomir sur un pays en prétextant faire de la politique internationale, pour dérouler au final un peu de propagande pour la politique nationale.
C’est un exemple concret de la théorie du chaos. Une panne d’essence d’un barbu en Iran peut permettre de changer de premier ministre au Maroc. Imparable, là c’est définitif je suis K.O.
Enfin son stratagème aurait pu faire mouche si elle avait choisi un pays vraiment en panne de gouvernance comme par exemple la Côte d’Ivoire ou la Corée du Nord. Oh mais j’oubliais, ces pays sont imberbes. Pas d’islamistes à l’horizon? Même pas un bouc qui pue la chèvre ! Donc on préfère prendre l’exemple d’un pays dont le PIB par habitant est le double de celui du Maroc. Nadia affirme avec approximation « le revenu par tête des Iraniens n’est pas très supérieur à celui du Maroc». Là pour l’occaz, c’est son expertise en économie qui est à clouer au pilori. D’autres imprécisions viennent ponctuer sa démonstration niveau bac-12. L’Iran qui serait donc un pays en panne (et pas seulement d’essence) l’est devenu à cause des Ayatollah.
L’embargo décrété en 1995 par les Etats-Unis, aggravé par la Loi d’Amato de 1996, n’y est évidemment pour rien. Cette nation, dont le régime politique est évidemment critiquable sur plusieurs domaines, arrive tout de même à faire mieux que le Maroc. Elle maîtrise aujourd’hui la technologie nucléaire alors que nous sommes obligés d’importer les éoliennes d’Espagne.
L’Etat perse est sur le point de lancer son propre satellite sans avoir recours à des pays étrangers, alors que le seul satellite connu par nos dirigeants est Astra sur lesquels ils ont les yeux figés. El Yazghi et Abou Najat (Alias Abass El Fassi) ont même un jour demandé à des gars de Derb Ghallef s’ils ne pourraient pas lancer un satellite pour la gloire du pays. Ils leur ont même promis en échange, un voyage sur un bateau émirati baptisé Najat.
Plus sérieusement, comparer le Maroc à l’Iran, c’est tout de même fort de café ! Nana a oublié l’adage populaire : «comparaison n’est pas raison». Je peux affirmer d’un ton péremptoire, «j’ai raison et Nadia l’a perdu». Devinez quoi ?!
Pour enfoncer le clou, il suffit de rappeler qu’en 2006, l’Iran était positionné en 96ème position au classement de l’Indice de Développement Humain (IDH), alors que le Maroc est 123ème. L’éditorialiste de l’Economiste doit sûrement penser que c’est quasiment la même chose.
Au petit jeu des comparaisons boiteuses, il suffit pour un barbu marocain, appelons le Ahmed l’imam, de répondre à Nadia l’économiste : «l’Algérie est dirigée par des imberbes, elle exporte presque autant de produits hydrocarbures que l’Iran et pourtant son revenu par habitant est inférieur à celui de l’Iran. Ce pays n’arrive même pas à construire lui-même ses autoroutes, ni ses bâtiments. Quelle est l’idéologie coupable dans ce cas ? Le barbisme ? Le communisme ? Ou l’alcoolisme ? »
En étant aussi approximative, elle donne des arguments aux islamistes. Pourquoi ne pas les attaquer frontalement au lieu de faire des paraboles bancales? Pourquoi ne pas démonter leur programme politique sur des faits concrets? «A force de crier au loup, on se retrouve avec loulou, sans fifi, ni riri», dixit le grand poète qui ne veut pas disparaître, à savoir Yazghi.
Comment notre économiste peut être aussi imprécise dans une analyse aussi orientée idéologiquement? Elle essaye de manipuler le lecteur avec beaucoup d’amateurisme afin qu’il rejette l’épouvantail PJDiste.
Enfin, comment peut-elle faire une faute d’orthographe aussi grossière, sur le titre qui plus est? N’importe quel lecteur aura compris que «Démagogues» dans ce cas précis ne doit pas s’accorder au pluriel. CQFD ! »
http://www.lagachettedumaroc.com/ar...
Il y a un colis pour toi chez moi
ce passage est tout à fait vrai:
" Au cours de ces dix dernières années, le Maroc a conduit deux politiques économiques en complète contradiction l’une avec l’autre. D’un côté, il a multiplié les accords de libre-échange sans s’occuper de la compétitivité des entreprises, tandis que de l’autre, il a poussé son économie vers la consommation avec des subventions massives, des déficits budgétaires et un taux de change surévalué. Le résultat est simple: la consommation locale a soutenu les productions étrangères… Le Maroc est donc entré dans la phase la plus dangereuse: il a commencé à pomper ses réserves pour continuer à s’approvisionner..."
Nadia Salah a fait à Florence Beaugé, la même réflexion que font certains marocains du bled quand ils voient leurs frères de l'étranger « Zmagris » débarquer l'été avec des Mercedes multicolores qui brillent...Ils se disent « ces gars là sont très riches...les coffres de leurs bagnoles sont pleins à craquer de fric... !!! » On ne les plaint pas, car ils ignorent vraiment la vraie situation de leurs frères en Europe !
Le terme « classe moyenne » a été introduit par Nadia Salah manu militari. Je pari que ce terme là sera à la mode et pour cause le souverain l’a évoqué dans son discours royal alors maintenant tout le monde s’y met. Vous avez aimé l'INDh vous allez adorer la classe moyenne.
Nadia Salah a commet un lèse Majesté car dans le discours royal il a été question de faire émerger une classe moyenne .... alors Madame Salah contredit le souverain et dit qu’elle existe déjà. Et franchement quand on est bien élevé on ne contredit pas le roi. Je ne vous ai pas dit que j’ai un talent de délateur
A propos du double discours de la journaliste. Je passe sur l’argument (trop facile mais qui reste viable) qu’elle fait plaisir à son actionnaire (la holding royale détient 10 % du capital de l’Economiste). Mais comme la plupart des journalistes marocains elle adopte une démarche pas trop courageuse et pas trop éthique. A savoir selon qu’on parle des trains en retard ou des trains qui arrivent à temps c’est le roi qui gouverne ou c’est le premier ministre.
Quand elle parle des dysfonctionnements, des carences, des échecs des politiques publiques , elle en rend le gouvernement comptable et responsable... n’est pas lui l’exécutif donc comptable de tout cela.
Quand elle trouve de bons résultats, des indicateurs aux verts… elle en rend responsable le Roi n’est ce pas lui qui gouverne et conduit l’exécutif.
C’est un peu à la tête du client si j’ose dire. Elle alterne gouvernement et monarchie selon l’angle de son article et selon qu’elle apporte de bonnes ou de mauvaises nouvelles. Du coup à la lire il y a deux Maroc qui n’ont rien à voir : celui gouverné par le Roi ,qui fait des miracles économiques et un autre Maroc, celui dirigé par le gouvernement et ce Maroc là est le cancre de la classe mondiale. Mais non y a qu’un seul pays qui s‘appelle le Maroc.
il faut écrire dangereusement. Je comprends.
Désolé, mais je n'ai pas pu m'empêcher de poursuivre le feuilleton de l'été avec une nouvelle étude de texte salahesque: http://ibnkafkasobiterdicta.wordpre... - hat-tip: Citoyen.
Le maquillage trompe souvent les marocains et c'est domage!!Madame Nadia Salah a coupé court ses cheveux et elle les a coloré à son gout et c'est rédicule que la basse court des albinos la prènent pour une européene .Qu'elle le veuille ou pas, Nadia Sala7 n' a jamais dépassé la hauteur de sa vessie lorsqu'elle pisse.Elle a toujours été et le restera une femelle k7alt arrass.Je m'explique anthropologiquement:
Dans chaque foyer marocain il y a la salle des invités(bit dyafes 7achakoum) où on concentre tout ce qui est beau et confonrtable.C'est le lieu où on reçoit l'étranger pour le leurer(peu importe le niveau de nôtre pauvreté ou de nôtre richesse,7allouf karmous).Et pour que le leure fasse son effet,on sert à l'étranger un genre de nourriture que la famille n'a souvent pas droit et dans des ustensiles de porcelaine et d'argenterie que les membres de la famille complices mais enviants, car souvent ils sont servis dans des plats de plastique,d'alluminiume ou au mieux dans de l'inox ou de la faience décolorée par l'usure .Mme Nadia Sala7 n'est qu'une marocaine résignée comme toute les analphabètes de son espèce(oups!!Lire et écrire ne peuvent quelifier une journaliste de lettrée);en s'adressant à l'étranger elle sert ce que contient le sallon des invité et sa vitrine de circonstance.Mais en s'adressant au marocain,elle sert la camelotte de tous les jours et que chacun de nous ne peut contredire.Nadia Sala7 est une k7alt arrass fidèle à elle même et à sa marocainetée hypocrite.Point barre.
Question hors sujet...suis je le seul a ne pas pouvoir acceder a www.maroc-blogs.com depuis le maroc aujourdhui?...la page s'affiche par contre quand j'utilise anonymouse.com....est-ce-que quelqu'un pourrait-il bien tester? merci!
Mort de rire !
@Amine : Je confirme.
Précision:
Par rapport à ceux qui ont évoqué les origines, la couleur de cheveux, enfin tout ce qui a trait à son apparence physique: elle n'est ni fassie, ni fausse blonde ou rousse, elle est belge ,donc de type européen, naturalisée marocaine.
Il faut attaquer et critiquer les écrits de la personne. Tout au plus on peut faire référence à ses convictions idéologiques et politiques pour ce faire. Mais évoquer ou dénigrer les apparences physiques ou les origines de la personne n'est pas bien. Il faut rester dans le domaine de l'intellectuel...
Reda, K7alt arrass : D’après ce que ce sait , confirmé par M. Rachid Nini (du quotidien AL Massae ) qui a travaillé avec Mme Nadia Salah au sein du groupe Eco-Medias (L’Economiste, Assabah et Radio Atlantic), Mme Dilami est d’origine Française et utilise un nom d’empreint pour signer ses articles
Je ne vois pas vraiment en quoi les origines de Nadia Salah et le fait qu’elle soit fassia, belge, 3aroubia ou martienne ou je ne sais pas quoi…. sont importants ! Sauf à répondre à des clichés par des clichés. Ici nous parlons de ses idées et son métier par de son arbre généalogique.
[off topic] Amine, Reda : c’est à recouper. ya beaucoup de pbs techniques sur maroc-blogs.com faudrait et cas je vois dans les logs qu’il y a actuellement des visiteurs avec des IP marocaines et qu’il y avait une coupure de service pour tout le monde à2h47 de ce mat. Ceci dit on est jamais prudent vaut mieux que d’autres vérifient.
Et si le journal le monde voulait un article sur mesure, quand on sait qu’il souffle le froid et le chaud en même temps.
Nadia Salah, aurait répondu à la demande du monde, qui voulait un article qui va plaire au palais marocain....pour que le récompense soit forte, quand on sait que comme ce quotidien connaît des difficultés, autant de s’approcher du royaume enchanté, comme d’autre presse bien gavée par le royaume, autant de mettre Tuquoi au placard ( quand il s’agit du maroc ) et s’approcher de la soupe marocaine....comme en se moment la presse française se bouscule pour couvrir le maroc plus que la bretagne ou la charente, car ça rapporte gros au royaume généreux.
Des centaines de journalistes français ont élu domicile au Maroc ( colonie française ) y compris ceux du J le monde, ça veut dire que tout ce qu’ils publieront sera que des caresses dans le sens du poil pour le makhzen.
Nadia Salah fait dans l'information économique institutionnelle et fait du cinéma aussi. Son analyse ne colle généralement pas à la dure réalité que vit les Marocains. Tant s'en faut. Elle analyse les chiffres macro-économiques qu'elle interprete selon les dires des responsables et autres ministres à la gomme. Elle flatte souvent le Patronnat (promoteur touristique et banquiers entre autres) et exalte leur role dans le "bien-être" des marocains. Je n'ai jamais fait confiance à ses analyses souvent trompeuses, qu'elle manipule selon les circonstances. A t elle jamais critiqué le Roi, le Palais, le Makhzen, l'axe du Mal! A t elle jamais critiqué l'intervention des étrangers et les méfaits de l'ouverture de l'économie marocaine sur l'exterieur. A t elle deja critiqué la braderie des fleurons de l'économie marocaine (télécoms, portuaire, cimenteries etc). OUI elle critique le gouvernement mais qui donne les ordres au Gouvernement? Pas ce semblant de Barlamane à la noix. Je definis Nadia Salah comme une bourgeoise belge qui fait du tourisme sur le dos de l'économie marocaine. On peut s'en passer!
Son dernier Edito du 30 Oct concernant le ".ppt" est vraiment navrant !
"L’Etat perse est sur le point de lancer son propre satellite sans avoir recours à des pays étrangers, alors que le seul satellite connu par nos dirigeants est Astra sur lesquels ils ont les yeux figés. El Yazghi et Abou Najat (Alias Abass El Fassi) ont même un jour demandé à des gars de Derb Ghallef s’ils ne pourraient pas lancer un satellite pour la gloire du pays. Ils leur ont même promis en échange, un voyage sur un bateau émirati baptisé Najat."
Ça y est, c'est fait :
Le premier satellite iranien, baptisé Omid (Espoir), a été mis en orbite ce lundi par la fusée-porteuse Safir-2 (Messager). Omid est le premier d’une série de satellites que l’Iran envisage de placer dans l’espace d’ici la fin de l’année prochaine.