Le parlement réuni en Congrès a adopté révision de la constitution à une voix deux voix prés. Il s’en est fallu de peu, que Jack Lang (update: +un autre parlementaire) par exemple votent non et la constitution Sarkozy aurait été rejetée. C’est le refrain que vont fredonner les ténors du PS toujours prompts à se déchaîner sur la proie du moment.

Ils n’y étaient pas. Cette révision de la constitution, comme toutes les réformes du Résident de l’Elysée, était empreinte du style Sarkozy : arrogance, virulence, pragmatisme, ralliements opportunistes, néopopulisme, succès sondagiers et discours de guerre civile. Tout ce que le PS n’est pas. Sauf l’arrogance et l’opportunisme. Ils n’y étaient pas. Une réforme pas assez bonne pour susciter une adhésion mais pas assez mauvaise pour provoquer un rejet motivé. Qui peut oser dire non à plus de pouvoirs pour le parlement, à un renforcement des droits de l’opposition, à des référendums d’initiative populaire ? Et en même temps qui peut rester muet face à l’hyperprésidentialisation du régime, déjà de fait, à une purge institutionnelle du premier ministre et à une tribune offerte sans débat dans l’enceinte du parlement, dernier endroit encore inaccessible à un président décomplexé qu’on voit partout s’exprimant sur tout ?

Ils n’y étaient pas. Le PS a préféré bouter en touche en détournant la question posée au Congrès de sa visée première. Incapable de négocier la révision et d’incarner le changement, il s’est met à l’œuvre dans le but, le seul qui compte aux yeux de ses ténors, de ne pas offrir une victoire à Sarkozy. Modeste et superficiel enjeu! Et comme à chaque fois qu’il se met à se déterminer par rapport à Nicolas Sarkozy, il échoue !

Il n’est pas faux de dire qu’il y a du PSG en le PS. Maudit, toujours à la traîne, encore en sursis, il n’a pas le niveau. Et à force de courir derrière le démagogue de la droite, il s’est épuisé et il n’est plus que l’ombre de lui-même. A chaque début de saison, il promet aux supporters le renouveau et l’espoir d’être champion, et à la fin il plonge dans la zone de relégation. Il ne faut pas être mauvais perdant, en foot l’histoire ne retient que le vainqueur du match peu importe la manière. Pourtant, ils devraient le savoir, ils sont maintenant habitués aux défaites au PS. Mais n’anticipons pas les hommages posthumes.