Comprendre le déficit commercial
Par Larbi le mardi, juin 3 2008, 01:03 - General - Lien permanent
C’est la saison des hausses. Explosion des cours des matières premières, le baril à 130 dollars, le monde étouffe en particulier les pays les plus pauvres. Le Maroc ne fait pas exception.
Comme on l’a déjà fait avec le budget de l’Etat, on va faire simple pour y voir un peu plus clair concernant le déficit commercial du Maroc.
Les exportations :
Vous êtes le Maroc, et au premier trimestre 2008 vous avez exporté 100 DHs. Il y a quoi dans les 100 DHs ?
Déjà, vos 100 dhs se partagent en deux parts : 20 Dhs pour les phosphates et 80 Dhs pour le reste. En détail :
- Pour 20 dhs : Vous avez exporté des phosphates.
- Pour 16 dhs : vous avez exporté des vêtements confectionnés
- Pour 6 dhs : vous avez exporté des articles de bonneterie (chaussettes, lingerie, bas….)
- Pour 4 dhs : vous avez exporté des agrumes (al 7wamid)
- Les 55 dhs restant : ce sont les autres industries et services exportateurs. Aucun secteur n’est significatif.
Les phosphates, tout le monde le sait, représentent la principale exportation (et viva l’OCK). Mais le textile, qu’on oublie souvent, n’est pas loin, il réussit l’exploit de résister tant bien tant mal à l’invasion chinoise. Il est vrai que Karim Tazi est une grande gueule, mais ilest était à la tête d’une fédération qui, quoi qu’en dise, a son poids économique.
Tout cela vous le savez peut être, mais les 6 dhs de bonneterie (chaussettes, soutiens-gorge et autre coquetteries), avouez que c’est une surprise. Ca dépasse même les exports des services informatiques .
Les importations :
Allez on inverse… Vous êtes le Maroc, et au premier trimestre 2008 vous avez importé pour 100 DHs. Il y a quoi dans les 100 DHs ? Déjà, vos 100 dhs se partagent en deux parts : 21 Dhs pour les produits énergétiques (pétrole, gaz) et 79 Dhs pour le reste. En détail :
- Pour 21 dhs : vous avez importé des produits énergétiques (pétrole, gaz)
- Pour 21 dhs : vous avez importé des biens d’équipements (machines, pièces détachées, bus, outils de travail, et vous avez échappé à un sarko-tgv…)
- Pour 17 dhs : vous avez importé des Biens de consommation (électroménager, voitures, textiles, services,…)
- Pour 6 dhs : vous avez importé du blé.
- Pour 35 dhs : les autres importations.
Là, il n’y a rien à dire. La répartition est la même depuis une décennie, sauf que cela change en valeur (voir infra).
Le déficit commercial :
Donc au premier trimestre 2008, vous avez exporté ce que vous pouvez et importé ce que vous devez, c’est l’heure du compte : Allez vous vous en sortir ? La réponse est bien évidemment non (et je m’empresse de dire que c’est pas propre au Maroc).
Ceux qui suivent, et ils ont du mérite, auraient noté qu’au premier trimestre 2008, Mr Maroc n’a pas exporté pour 100 dhs et importé pour 100 autres. En fait, il a exporté pour 47 dhs et importé pour 100 dhs : il y a donc un solde négatif de la balance de – 52 dhs.
En chiffres réels, 71 milliards de dirhams en importations et 33,5 milliards en exportations soit un déficit commercial de 37,5 milliards de dirhams.
Mais encore… :
Au début de l’année Mr Maroc, s’est trouvé devant une bonne nouvelle et plusieurs mauvaises autres.
….Mais si, il y a une bonne nouvelle :
Beh quoi, y a pas raison à ce que le cours de phosphate n’augmente pas alors que tout le reste flambe. Résultat par rapport au premier trimestre 2007, celui de cette année a vu les exportations des phosphates augmenter de +42 % en valeur (pour un volume légèrement le même)
Malheureusement y’a pas raison à se réjouir, je vous fais l’impasse sur les autres courbes des hausses du baril du pétrole et des matières premières qui plombent le déficit commercial. Sachez tout de même que les importations en pétrole ont augmenté de + 54 % (premier trimestre 2008 vs premier trimestre 2007) pour un volume légèrement supérieur. Et le meilleur pour la fin les importations en blé ont explosé de … + 330 % en valeur !
Résultat le déficit commercial s’est aggravé de 46% au premier trimestre 2008 par rapport au même trimestre de 2007.
Si tous les pays du monde souffrent de la conjoncture, il n’en demeure pas moins qu’un problème structurel aggrave la situation du Maroc. Un pays pauvre en matières premières, hormis le phosphate, et dont le seul secteur économique qui tire son épingle du jeu des exportations est … le textile. Comme il y’a dix ans ! Mais où sont passés les Moulay Hafid El Aalamy et autres Bachir Rachdi ?
Réalisé à partir des chiffres de Bank Al Maghrib publiés dans son excellente revue de conjoncture.
Les exportations :
Vous êtes le Maroc, et au premier trimestre 2008 vous avez exporté 100 DHs. Il y a quoi dans les 100 DHs ?
Déjà, vos 100 dhs se partagent en deux parts : 20 Dhs pour les phosphates et 80 Dhs pour le reste. En détail :
- Pour 20 dhs : Vous avez exporté des phosphates.
- Pour 16 dhs : vous avez exporté des vêtements confectionnés
- Pour 6 dhs : vous avez exporté des articles de bonneterie (chaussettes, lingerie, bas….)
- Pour 4 dhs : vous avez exporté des agrumes (al 7wamid)
- Les 55 dhs restant : ce sont les autres industries et services exportateurs. Aucun secteur n’est significatif.
Les phosphates, tout le monde le sait, représentent la principale exportation (et viva l’OCK). Mais le textile, qu’on oublie souvent, n’est pas loin, il réussit l’exploit de résister tant bien tant mal à l’invasion chinoise. Il est vrai que Karim Tazi est une grande gueule, mais il
Tout cela vous le savez peut être, mais les 6 dhs de bonneterie (chaussettes, soutiens-gorge et autre coquetteries), avouez que c’est une surprise. Ca dépasse même les exports des services informatiques .
Les importations :
Allez on inverse… Vous êtes le Maroc, et au premier trimestre 2008 vous avez importé pour 100 DHs. Il y a quoi dans les 100 DHs ? Déjà, vos 100 dhs se partagent en deux parts : 21 Dhs pour les produits énergétiques (pétrole, gaz) et 79 Dhs pour le reste. En détail :
- Pour 21 dhs : vous avez importé des produits énergétiques (pétrole, gaz)
- Pour 21 dhs : vous avez importé des biens d’équipements (machines, pièces détachées, bus, outils de travail, et vous avez échappé à un sarko-tgv…)
- Pour 17 dhs : vous avez importé des Biens de consommation (électroménager, voitures, textiles, services,…)
- Pour 6 dhs : vous avez importé du blé.
- Pour 35 dhs : les autres importations.
Là, il n’y a rien à dire. La répartition est la même depuis une décennie, sauf que cela change en valeur (voir infra).
Le déficit commercial :
Donc au premier trimestre 2008, vous avez exporté ce que vous pouvez et importé ce que vous devez, c’est l’heure du compte : Allez vous vous en sortir ? La réponse est bien évidemment non (et je m’empresse de dire que c’est pas propre au Maroc).
Ceux qui suivent, et ils ont du mérite, auraient noté qu’au premier trimestre 2008, Mr Maroc n’a pas exporté pour 100 dhs et importé pour 100 autres. En fait, il a exporté pour 47 dhs et importé pour 100 dhs : il y a donc un solde négatif de la balance de – 52 dhs.
En chiffres réels, 71 milliards de dirhams en importations et 33,5 milliards en exportations soit un déficit commercial de 37,5 milliards de dirhams.
Mais encore… :
Au début de l’année Mr Maroc, s’est trouvé devant une bonne nouvelle et plusieurs mauvaises autres.
….Mais si, il y a une bonne nouvelle :
Beh quoi, y a pas raison à ce que le cours de phosphate n’augmente pas alors que tout le reste flambe. Résultat par rapport au premier trimestre 2007, celui de cette année a vu les exportations des phosphates augmenter de +42 % en valeur (pour un volume légèrement le même)
Malheureusement y’a pas raison à se réjouir, je vous fais l’impasse sur les autres courbes des hausses du baril du pétrole et des matières premières qui plombent le déficit commercial. Sachez tout de même que les importations en pétrole ont augmenté de + 54 % (premier trimestre 2008 vs premier trimestre 2007) pour un volume légèrement supérieur. Et le meilleur pour la fin les importations en blé ont explosé de … + 330 % en valeur !
Résultat le déficit commercial s’est aggravé de 46% au premier trimestre 2008 par rapport au même trimestre de 2007.
Si tous les pays du monde souffrent de la conjoncture, il n’en demeure pas moins qu’un problème structurel aggrave la situation du Maroc. Un pays pauvre en matières premières, hormis le phosphate, et dont le seul secteur économique qui tire son épingle du jeu des exportations est … le textile. Comme il y’a dix ans ! Mais où sont passés les Moulay Hafid El Aalamy et autres Bachir Rachdi ?
Réalisé à partir des chiffres de Bank Al Maghrib publiés dans son excellente revue de conjoncture.









Commentaires
Larbi,
Une question : le calcul du solde négatif de la balance (37,5 milliards de DH) tient-il compte des transferts des MRE et du tourisme ?
Excellent Larbi. En bon pédagogue, tu nous as tout expliqué et en tant que bons étudiants, on atout compris
Ceci dit, même question que mon camarade de classe le Penseur.
A bientôt.
@Le Penseur
Je te conseille d'étudier la balance des paiments marocaine pour comprendre l'ensemble des flux des biens, services et capitaux qui circulent entre le maroc et l'étranger.
La balance des paiments comprends plusieurs comptes dont la balance courante.
la balance courante compte trois composantes essentielles:
1- le solde de la balance commerciale (exportations moins les importations) des biens et des services(transport, tourisme, etc)
2- le solde des revenus de placement (intérêts, dividendes).
3- le solde des transferts courants (successions et capitaux des immigrants : ce qu'ils envoient hors du pays et ce qu'ils apportent au sein de leur pays)
paiements et pas paiments
je dois être fatigué ce soir! plein de fautes c'est pas dans mes habitudes.
Bon bein je vais me coucher.
Importations: Nihao nihao
coût: on a compris
Exportations: Wãn ãn
coût: raisonance à just mesure
Sheet balance: Déficit
Coût: Cesare suprime!!??
Autre question :
Est-ce que l’Association de Professionnels des Technologies de l’Information (APEBI) a déjà servi à quelque chose ? (à part bien entendu le fait de payer des voyages organisés à l’étranger pour ses membres dirigeants).
Le Penseur : il s'agit de la balance commerciale (imports - exports) elle ne tient pas donc compte du tourisme et transferts MRE qui eux genrent des flux mais ne donnent lieu a aucun echange de biens et services avec l'exterieur.
Pour l’année 2007, la balance des recettes MRE a été de +55 milliards de DH, et celle des voyages (tourisme, affaires, etc.) de +52 milliards de DH.
On sera encore obligés de prendre soin de nos MRE et des touristes étrangers
Euh nope!

C'est (export - import) et non le contraire!
C'est très sensible ces trucs là. Principes comptables obligent!
D'où le déficit commercial et la valeur négative dans le cas du Maroc.
@Le Penseur
L'APEBI va informatiser tous les bidonvilles du Maroc. C'est dans la loi de finances et les cahiers de charges ont été distribués 0,5 DH l'unité!. A carrière centrale, on va passer de l'ère du transport par charrettes au transport binaire! Téléportation etc..
En très mauvaise étudiante en éco, j'ai très bien compris les mécanismes. La question que je me pose, quelles solutions pour ce décifit? Encourager l'artisanat? Déclarer la guerre au gaspillage énergétique? (re)Relancer le tourisme?
C’est bien de rapporter au 100, même si la comparaison ne reflète pas de résultat sur le déficit réel de la balance commerciale marocaine par rapport au semestre 2007.
Mais une chose dérange, quand on calcule on DIRHAMS, ça n’a aucun sens, puisque " l’état marocain " imprime ce qui lui semble bon pour son train de vie.... donc il peut imprimer des milliards et des milliards mais que cela ne servira rien puisque aucune facture d’importation ne se règle en DH.
Il semble plus judicieux de parler en euros ou en dollars, puisque les principaux échanges du maroc se font en euros et en dollars....
Avec les libres échanges ( une dizaine du pays ) le maroc a donné un coup dur à ses productions locales.
Le déficit de la balance commerciale marocaine est estimée cette année à plus de 20 milliards d’euros....au temps ou il ne reste plus rien à vendre ( biens publics, entreprises, forêts, côtés, palmeraies...)
Une autre comparaison : vous le Maroc avec une maison, et vous avez vendu le jardin, la chambre à coucher, puis le salon....puis la terrasse, puis le salon...puis la femme puis les enfants...donc lahawla wala kowata ila billah
Je vois que tu fais des progrès en économie mon cher Larbi, tu commence à me menacer sérieusement là.. moi qui croyais que t'etais juste bon à tripoter des claviers. Mais bon , au delà des chiffres que tu exposes de la manière la plus simple, il faut que tu saches que la balance commerciale du Maroc a toujours été déficitaire et donc, cela n'explique pas forcément la hausse des prix d'un point de vue cause à effet..pas directement du moins!
@wi
Très bonne question!
Je vais essayer de résumer d'après le peu que j'ai retenu de mes cours!
Ce qu'importe le Maroc est essentiellement des machines, des produits finis à haute valeurs ajoutées techniques et technologiques. Bref il importe des biens qu'il ne peut produire ou dont les avantages comparatifs sont en son défaveur. Et tout le monde sait que ces produits sont chèrs d'une part parce que les facteurs de production (travail, capital, technologie) sont chers en Europe mais pas en Chine où, à technologie équivalente, le facteur travail est moins cher et donc les produits chinois sont moins chers). D'autres part, le Maroc exporte des produits agricoles et des matières premières avec une faible transformation industrielle. Il exporte également des produits textiles avec une forte concentration en facteur travail et peu de capital mais surtout avec une rude concurrence chinoise. Sachant que le dollar a été defini par Breton Woods comme monnaie de référence dans le monde, et que l'Euro l'est devenu après, le Maroc est obligé de vendre dans une monnaie qu'il ne controle pas (dollar, euro) et à des prix qu'il ne controle pas, le maximum possible de produits à faible valeur ajoutée capitalistique (tomates, phosphate, tee shirt etc) dans un environnement concurrentiel extrêmement féroce pour faire entrer un max de devises lui permettant d'acheter des produits à très forte concentration en technologie et capital. Et il n'y apprivera pas par ses seules exportations; Aussi les transferts des RME, le revenu tourisme et les differents emprunts de la banque mondiales et des europeens etc lui permettent d'acheter ses importations de l'Etranger et de régler ses dettes etc. Je schématise mais en gros c'est cà.
@ Sneaker :
En gros, on se voit condamné à être dépendant de facteurs que l'on ne peut pas contrôler... Et si je résonne, en mauvaise économiste bien entendu, notre seule faute est le manque atroce de matières premières et d'énergies... Or, certains pays européens sont devenus très puissants, alors qu'ils n'ont pas plus de matières premières que nous, pas de pétrole... Mais ils possèdent une très bonne industrie et une formidable politique de développement durable.
J'avoue, je ne vois aucune issue possible. Hormis de commencer par ce qui coûte le plus cher et qui ruine l'économie : le pétrole. En baissant la consommation, et en créant des moyens de substitution : des moyens de transports confortables et plus réguliers pour encourager les automobilistes de lâcher leurs voitures, promouvoir les énergies renouvelables en offrant par exemple des recettes fiscales aux foyers qui installent des plaques solaires...
Cela dit, outre le déficit éco, il y a aussi une sorte de déficit de com', le courant ne passe pas entre les hauts placés et les simples citoyens, ces derniers sont tenus à l'ecart des grandes décisions, pas de discussions entre partenaires sociaux, rien, et pourtant c'est bien le citoyen lambda qui ressentent le plus les flambées des prix!
@Wi
Oui effectivement, il ya la facture pétrolière. Seulement, qu'est ce que la consommation marocaine par rapport à un pays comme le Japon ou la France! Il ya 1 millions 700 mille véhicules dans tout le Maroc. Ce qui équivaut au nombre sur la coté d'azur. J'ai pensé à une entente entre pays arabes permettant à ceux qui n'ont pas de pétrole (Maroc, tunisie, Liban, Jordanie) d'acheter le pétrole non sur le marché mondial mais dans le cadre d'entente tacite et à des prix abordables. Quand à la substitution du pétrole par une autre énergie moins couteuse, et notamment solaire, le coup reste élevé par rapport au pétrole et la technologie fait encore défault même si des avancées ont été remarquables ces dernières années.
@wi
C’est vrai que la facture énergétique écoute chère pour le maroc, environ 3 millards d’euros, alors qu’aucune politique énergétique n’est à l’ordre du jour au Maroc, plutôt le gaspillage continue, du palais qui en consomme une grosse partie ( la garde, les serviteurs par milliers.... qu’on voit partout par des 4x4 rouler à 200 à l’heure, sur les autoroutes il suffit de montrer sa carte au gendarme qu’il est salué à continuer son chemin sans PV ) et les officiers de l’armée qui s’ennuient pour faire des escapades pas de routine.. et même les plus nantis en font un fonds de commerce, il y a ceux qui le pompent à volonté des casernes pour le revendre par citernes.
La caisse des compensations marocaine subventionne le pétrole à partir de 52 dollars le baril, ça veut dire au delà c’est l’état ( le peuple ) qui prend en charge la différence, cela profite à cette catégorie qui ne le paie même pas et à la bourgeoisie marocaine avec un parc automobile, chaque membre de la famille a sa voiture...et peuvent rouler sans compter.
Au moins on est tous d'accord sur un point, il y a urgence de réduire notre consomation énergétique, et je pense qu'investir dans le developpement durable sera bien plus rentable que de s'en priver faute de moyens et continuer sur la route du gaspillage excessif! Hélas, la majorité des marocains n'ont pas conscience du danger et ne font rien pour y remédier!
@WI
Ce qui ruine l'économie, ce n'est pas tant la consommation pétrolière, vu que le pétrole est utilisé pour faire tourner l'économie; Mais c'est surtout la faiblesse des exportations marocaines due essentiellement à la non maitrise des transformations industrielles. Bien sur, nous manquons de capitaux et de technololgie mais également nous souffrons de l'handicap de l'analphabétisation et de la fuite des cerveaux. Nous souffrons également de corruption et de gaspilage. Ce sont ces dificits structurels dans les qualités humaines qui engendrent un déficit structurel dans la balance commerciale et dans toutes les autres balances!
Bonjour,
le seul moyen de s'en sortir et de créer plus de richesse, chose qui ne peut être accomplie, pour le cas du Maroc que par l'investissement dans les ressources humaines, les meilleures exemples sont le japon et la Korée du sud, qui, indépendamment de leur manque cruel en ressources naturelles arrivent à se hisser au rang des grandes nations, grâce à leur citoyens. dans lesquelles, ils ont investis depuis des décennies.
@Wi
Oui mais le développemment durable implique l'économique, le social et l'écologique; Et à part l'écologique, les deux autres pilliers sont dans un état lamentable au Maroc. Je pense qu'il faut commencer par alphabétiser le peuple avant quoi que ce soit ensuite lui apprendre à devenir un citoyen en lui octroyant ses droits civiques et politiques. Il faut en faire un bon citoyen d'abord.
Je peux remplir des pages sur les vices et les déficits de la société marocaine. Mais dans l'absence d'une politique volontariste de développement de l'Etat et des gouvernants, il ya de fortes chances que le status quo actuel profite à bien des gens au Maroc et ne voudraient jamais le changer.
Sneaker,
Les privilégiés sont privilégiés parce que les autres ne le sont pas, et ils ne sont pas prêts à lâcher le morceau !
Pour que la majorité de la population, pauvre et sans instruction, accède à un minimum de dignité, il faut que la classe privilégiée en fasse une priorité, une programme, un combat, ... ; ce qui est loin d’être le cas pour le Maroc.
C’est même le contraire qu’on observe : la régression !
Comme avait dit quelqu’un, l’ascenseur social n’est pas en panne, il descend !
Cette analyse ne tient pas compte d'une realité: le Maroc est le principal producteur et exportateur mondial de hashish. Et cela, nous le savons tous, génère beacoup de K...
@Gogol
La richesse d’un pays ne se pas mesure en montants d’argent déposés dans des banques, ou blanchis dans des faux commerces. On s’en fout de l’argent de la drogue.
Au contraire, ça génère la plus merdique espèce qui puisse exister dans une population : de la racaille avec les poches pleines à craquer mais avec des crânes vides.
De même pour la contrebande, ça fait tourner des usines étrangères et ça crée chez nous des imbéciles heureux !
Je vous laisse juger de vous-même le niveau de développement de la population du nord du Maroc, on en a fait des esclaves de mafieux, avec comme unique modèle de réussite pour les jeunes : l’argent sale et facile.
Bonjour tout le monde,
Les décideurs marocains insistent souvent sur les conditions climatiques et géologiques défavorables pour l'économie marocaine. Depuis la soi-disant indépendance du Maroc on pointe du doit la sécheresse et l'énergie pour expliquer les problèmes socio-économiques du pays. Ces deux facteurs sont de simples alibis pour les échecs socio-économiques du pays !
Les effets de la sécheresse sur l'économie marocaine sont connus depuis longtemps et la hausse de la facture pétrolière concerne la plupart des pays. Le Maroc est depuis des décennies en attente de réalisations et des réformes constitutionnelles qui tardent à voir le jour à tel point que les retards s'accumulent et les écarts se creusent avec les pays proches socialement et culturellement. Nous avons même la sensation que le Maroc régresse dans certains domaines comme l’attestent bien les classements internationaux en matière d'alphabétisation, de pauvreté, de corruption…
Ces décideurs oseront-ils un jour abandonner ce discours fataliste ou mieux dit démagogique? Oseront-ils un jour aller au fond des problèmes et faire l'analyse réelle de la situation socio-économique et laisser un peu de côté le déterminisme géographique, comme ont fait la plupart des pays asiatiques avec leurs contraintes naturelles et humaines bien connues et bien plus graves que celles du Maroc : permanente sismicité, fréquents cyclones, absence d'énergie fossile, démographie galopante...Les exemples de catastrophes naturelles ne manquent pas en Asie, elles sont tout le temps à la Une des médias internationaux !
Jusqu'à quand la croissance économique restera dépendante de bonnes conditions climatiques, d'une baisse de la facture énergétique et jusqu'à quand les comptes extérieurs resteront équilibrés grâce aux revenus touristiques et aux transferts des expatriés marocains qui compensent tant bien que mal le déficit commercial ???
Pas besoin d'être un grand spécialiste pour comprendre la fragilité économique du pays. La dégradation de la situation économique et financière du pays est due à la collision avec la dure réalité qu'est la mondialisation avec tous ses effets au grand jour (libre-échange, compétence quantitative et qualitative, économie de savoir et de la connaissance, technologie de l'information et de diffusion, compétitivité, réactivité, transparence...). Le constat c'est qu'il n'y a pas suffisamment de résistance du fait du manque de vitalité, de compétitivité, de réactivité, et de solidité économique pour atténuer voire absorber ce choc qu’est la mondialisation..
Les problèmes économiques du Maroc sont humains pour 80% : historiques, culturels, politiques, sociaux (analphabétisme, santé, éducation, emploi, pauvreté, exclusion culturelle, disparités sociales et régionales, différentes injustices…) et physiques pour 20% (sécheresse, énergie). La connaissance et le savoir sont devenus désormais les vraies richesses d'un pays et les fondements du développement durable d'une société.
@Le Penseur
Que tu t'en foutes est une chose. En nier les effets sur l'économie Marocaine en est une autre. Cet argent sale dont tu parles circule bien au Maroc et est une source incontestable de devises.
"La richesse d’un pays ne se pas mesure en montants d’argent déposés dans des banques".
L'argent "déposé dans des banques" est redistribué en grande partie sous forme de crédits aux promoteurs et autres agents demandeurs de K donc ça crée bien de la richesse!
"le niveau de développement de la population du nord du Maroc, on en a fait des esclaves de mafieux, avec comme unique modèle de réussite pour les jeunes : l’argent sale et facile."
En reférence au Nord du Maroc, je trouve ta généralisation on peut plus aberrante: comment peux-tu avancer une chose pareille? Le delaissement dont a souffert le Nord du Maroc sous HII a poussé une partie de la population à s'adonner au Commerce (certains, à celui du Hashish)...Le problème de la contre-bande est à debattre dans un autre Ticket (Avis à Larbi): Derb Ghellef, corruption, etc etc...
Merci larbi pour la didactique
juste pour le phosphate, il faut applaudir la nouvelle stratégie de Terrab. Dans le temps, la stratégie de l'OCP sous Mourad Chrif était de sécuriser les rentrées du Maroc en ventes de phosphates (toutes catégories confondues )et on a signé des accord sur 30 ans avec l'Inde, le Pakistan, ... qui est somme toute une bonne approche. Terrab a misé sur l'indexation du cours sur le marché mondial, et en tout les cours se sont envolés au bonheur des caisses de l'Etat, mais pas de sécurisation en face. Encore, faut il souligner que pour la première fois, nous arrivons à agir sur les cours des phosphates, sans oublier que des concurrents de taille seront prochainement de la partie : arabie saoudite, algérie, ...
@ l'auteur de ce billet
Toi qui es si fort pourquoi as-tu laisser ton pays se dépatouiller et que tu es parti sous des cieux plus cléments?
Je crois que tu as étudié dans un lycée de chez nous, que tu es diplômé d'une école de chez nous mais que tu préfères tferkess chez les gaulois qui savent peut-être mieux apprécier tes talents!
SI TU VOULAIS VRAIE MENT SERVIR TON PAYS, TU VIENDRAIS METTRE LA MAIN A LA PATTE AU LIEU DE JOUER AU ZORRO LE JUSTICIER!
@Gogol
L’argent prêté par les banques ne s’évapore pas dans la nature, il est injecté immédiatement dans l’économie et retrouve de facto le chemin des banques ; celles-ci ont surtout besoin d’un environnement économique fiable et stable leur garantissant le remboursement des prêts.
Ce n’est pas l’argent de la drogue qui garantit les remboursements, mais plutôt la prospérité des emplois et des revenus à l’échelle du consommateur final.
Les nations qui ont réussi et qui se respectent sont celles qui ont su d’abord donner un sens à l’effort et au mérite pour en faire des valeurs nobles et sûres.
Accepter l’argent sale de la drogue et de la contrebande pour soit disant boucher des trous, revient à donner un coup mortel aux valeurs sans lesquelles aucune issue n’est envisageable : l’excellence de l’école, l’honnêteté, le sens de l’effort et du devoir, etc.
A côté de ça qu’est ce qu’on voit ? Des truands rouler en 4x4 dernier cri et des diplômés chômeurs sans le moindre revenu.
Elle est belle notre source incontestable de devises !
@Le Penseur
L'injection de l'argent de la drogue dans une quelconque économie à travars le système financier s'appelle "blanchiment d'argent". Et aussi bien l'argent de la drogue que toutes les autres formes de l'économie informelle, ont des effets dévastateurs sur l'économie du Maroc. Je suis d'avis que ceux qui nous gouvernent sont plus dangereux et plus sousterrains que les barons de la drogue. Quand l'argent sale est injecté dans une économie saine, il la pollue en gonflant la masse monétaire et engendrant l'inflation. cette masse monétaire exerce une pression sur la demande des biens essentiellement de luxe non produits au Maroc. D'où leur importation et donc sortie de devises sans contrepartie productive!! Et ceci n'est qu'un exemple parmi tant d'autres!
L'Etat marocain s'est engagé à faire face au blanchiment d'argent mais le secteur financier resiste. Les comptes ouverts aux noms fictifs ou anonymes font légion. C'est vrai que l'argent est maitre chez lui!
Le problème énergétique touche le monde entier et surtout les pays non producteurs du pétrole et du gaz comme le Maroc.
Je me demande pour quoi nos chers gouverneurs et investisseurs ne se penchent pas sur la question et qu'ils ne cherchent pas des alternatives comme l'énergie solaire.
Si on investit à fond dans cette énergie, on diminuera nettement la facture énergétique du pays. Rappelons que le Maroc achètent de grande quantité l'électricité de l'Espagne.
Quand même les palais et l’armée restent les plus grands gaspilleurs du pétrole puisque c’est à leur disposition et le peuple paye.
Quand le poison pourrit ça commence par la tête.
Sneaker,

Je suis d’accord.
Les effets pervers ne se manifestent jamais directement, et pour les deviner, il faut voir plus loin que le bout de son nez, encore faut-il en avoir le moyen
@Le Penseur
@Sneaker
Les discussions tournent automatiquement à l'émotionnel: il ne s'agit pas de juger la bonne conduite des agents économiques ici mais plutôt de rendre compte d'une réalité qui est celle de la culture du Cannabis au Maroc et des ses retombées économiques.
"L'injection de l'argent de la drogue dans une quelconque économie à travers le système financier s'appelle "blanchiment d'argent".
Je vous signale qu'en Hollande et en Suisse, sa cultivation et sa commercialisation n'est pas un délit ou un crime. Les recettes de ce commerce ne sont pas considérées un "blanchiment d'argent".
La culture et la commercialisation du Cannabis au Maroc est tolérée et si rien n'est fait pour l'arrêter, c'est qu'il y'a de grands enjeux économiques derrière.
"Quand l'argent sale est injecté dans une économie saine, il la pollue en gonflant la masse monétaire et engendrant l'inflation."
La plupart du Cannabis produit au Maroc est destiné à l'exportation donc cela engendre une entrée de devises et crois moi on en a jamais assez au Maroc. En effet, ceci provoque une demande de biens de luxe mais n'empêche cela bénéficie au pays aussi: emploi, investissements, taxes etc. Et il n y'a pas que les biens de luxes qui ne sont pas produits au Maroc. Presque rien n'est produit au Maroc: voitures, céréales, fuel etc.
Pendant qu’on y est, on a oublié de comptabiliser les devises collectées par nos ambassadrices dans les pays du golf.
Larbi, merci de mettre à jour les statistiques.
Plusieurs lectures des chiffres sont possible. Certains rappelleraient même que l'on peut faire dire aux chiffre ce que l'on veut. Alors, restons concentré sur certaines donnée de base :
1- La faible participation de l'agriculture, représentée par les agrumes, dans les exportations : Cela pose sérieusement la question de pourquoi continuer à subventionner une agriculture orientée, et qui finalement ne compte que pour des poussières ? (les subventions sont en effet sous forme d'exonération d'impôt) Ne seraient-il pas plus judicieux de garder ces mesures incitatives pour la culture de matières premières de première nécessité, et dont nous sommes importateurs (blé, orge...) ?
2- Les cultures d'agrumes, de fruits et de certains légumes sont très consommatrices et en eau, et en engrais et autres additifs chimiques : En effet, le Maroc, en exportant ses oranges ou ses tomates à bas pris, exporte réellement son eau et met à mal ses réserves et ses ressources. C'est le comble d'irresponsabilité pour un pays dont les ressources en eau sont plus que limites.
3- N'oublions pas non plus que contrairement à ce que le clament certains le secteur touristique ne peut, en aucun pays au monde, être un secteur de base d'une économie, si on la veut stable et solide : ce secteur ne peut être que complémentaire, tellement les flux sont volatiles et à la merci des aléas.
4- Il faut regarder plus large quand il s'agit de la facture énergétique : le dollar a tellement baissé que certains spécialistes estiment que ce n'est pas le pétrole qui augment, mais c'est plutôt le dollars qui baisse. Autrement dit, il est clair que le 1$ de 2008 vaut bien moins que 1/2$ des années 70. Une grande partie des échanges du Maroc sont faits avec l'Europe, donc on récupère des euro : On est gagant et en change et en achat d'hydrocarbures en dollars. Maintenant, on peut toujours prendre prétexte du prix du baril de façon démagogique.
5- Cela dit, c'est inadmissible qu'un pays dépourvu de ressources énergétiques traditionnelles n'ait pas développé, un peu soit-il des ressources alternatives (éoliennes, solaires ...) et qu'une politique économique n'ait pas pensé auparavant à inciter les entreprises à investir dans ces énergies alternatives.
@Gogol
Mais non je ne fais pas dans l'émotionnel! C'est quoi encore cette histoire?
Eh le penseur, pourquoi tu dis rien?
Les biens faits du cannabis sont connus au Maroc. Il ya plus de 110.000 familles rifaines soit 900 milles personnes qui vivent directement de la culture du Cannabis. Soit un revenu de 3,5 milliards de DH en 2006 c'est à dire en dollar d'aujourd'hui $500 millions pour les cultivateurs et non les trafiquants.
Seulement, ces gens là sont des hors la loi officiellement parlant. Ils mènent la belle vie, corrompent les agents de l'Etat mais surtout ne paient pas d'impôts. L'Etat ne pourra pas légaliser la culture du cannabis ou sa consommation parce qu'il sera taxé de narco-trafiquant ou narco-Etat.
Tu compares la Maroc avec la Hollande. Mais en Hollande, la pornographie aussi est légale. Les hollandais ont légalisé la culture et la consommation du cannabis en petite quantité pour pomper des impôts et pour attirer les touristes.
Tu dis aussi que le cannabis est destiné essentiellement à l'étranger. Mais alors, avec quoi sont fait les 1 milliard de joints que les marocains fument chaque année. C'est à dire 30 joints per capita; Si tu mets rien que 500 mg de cannabis dans un joint, ça te fera 2000 tonnes.
Few random points:
* Le fait que personne ne parle d'énergie nucléaire m'effraie. Nous sommes en 2008 et le baril de pétrole est a $130. La question ne devrait même pas se poser pour un pays fortement peuplé ou le cout de l'électricité est presque prohibitif. Le solaire c'est bien, mais c'est un solution de ter9a3. C'est une bonne idée pour le monde rural non-connecté a la grille. Pour les "vrais" besoins énergétiques (i.e: métropoles), le nucléaire et irremplaçable a ce stade.
* Si des Marocains préfèrent vivre a l'étranger, c'est peut être (je parle pour moi) parce qu'il refusent d'être complice en payant des taxes à un état autocratique ou les droits de l'Homme sont ouvertement bafoués et ou le peuple n'est pas souverain. C'est un cercle vicieux. Accessoirement, "mettre la main à la patte" et une expression hilarante; je la ressortirais.
* Ni la culture ni commercialisation du cannabis ne peuvent être arrêtés comme le suggére Gogol. Le chanvre est un matériau au propriétés remarquables et ne finis pas forcement enrouler en petits cylindres blanc. Trivia: Les portières des Mercedes S sont garnies de cannabis.
* Le gaspillage étatique n'est pas endémique au Maroc. Le fait que des politiciens ou des militaires abusent leur autorités pour se se remplir les poches arrive partout. Le probleme réside dans l'absence de bases légales pour juger les Marocains sur un pied d'égalité. Tant que le palais pourra prétendre être au dessus de la loi, il est normal que les gens qui gravitent autour profite des sous des Marocains impunément.
* Cette expression de "diplômé chômeur" doit disparaitre. Le travail n'est pas un droit et un diplôme n'a jamais garantie d'autre chose que l'attestation (plus ou moins arbitraire) d'une institution sur le savoir et capacité intellectuelle d'une personne.
@lixy
Bien dit pour l'expression "diplômé chômeur", c'est fait, je la retire de mon vocabulaire.
@Lixy,
Globalement d'accord sur tes remarques, néanmoins, faut-il encore en tempérer certaines :
1- L'énergie nucléaire n'est pas forcément le remède miracle, même si cela peut être très utile : Il ne suffit pas d'acquérir une centrale clé en main, encore faut-il acheter le combustible qui va avec la technologie que tu as acheté. Tu reste dépendant de ce fournisseur et les prix du marché flambe aussi.
2- Cette énergie convient pour les consommateurs "immobiles" (électricité) ... Cela ne résoudra pas le pb du carburant pour les véhicules (à moins de renouveler le parc en mettant des véhicules électrique partout ...) pour les tracteurs, les autocars, les bateau de pêche et autres engins.
3- Si le Maroc voulait réellement rationaliser sa consommation énergétique en matière de transport, il y a belle lurette que les lignes de chemin de fer auraient dues être déployée au delà de Marrakech , vers Agadir, Laayoune et puis Dakhla. Cela aurait permis d'accroitre les échanges internes, de diminuer la recours aux véhicules à hydrocarbures pour voyager ou envoyer des marchandises.
4- La fin ne justifie nullement les moyens : Ce n'est pas parce qu'on est en crise économique qu'il faut "légaliser le cannabis" : Déjà ce n'est pas TENABLE sur la scène internationale (et la comparaison avec les pays-bas serait plus que hasardeuse !) Le Maroc ne vit pas seul sur la planète terre, et des mesures de rétorsion de la part de l'UE qui ne tarderaient pas à rendre une telle décision CATASTROPHIQUE.
5- Ce qui serait par contre intelligent de faire c'est de rationaliser les entrées d'argent et les dépenses de l'état : mettre fin aux passes droits, à l'informel, et aux trafics surtout des gros et restaurer l'égalité des citoyens : chacun doit contribuer en fonction de ses moyens, au lieu que les puissants ne payent rien et que ce soit les pauvres et les fonctionnaires (avec les retenues à la source) qui mettent seuls la main à la poche pour financer l'état.
@lixy :
Article 13 de l'actuelle constitution du Maroc :
"ARTICLE 13: Tous les citoyens ont également droit à l'éducation et au travail."
Et l'éducation et le TRAVAIL sont des DROITS du citoyen. Aucun gouvernement au monde, aussi libéral soit-il, ne saurait se soustraire à ce droit, comme au droit de protéger ses citoyens. La politique économique à l'échelle de chacun des pays a pour objectif principal (entre autres bien sûr) d'assurer la création d'emplois pour ses citoyens.
Cela dit, le travail, n'est pas forcément et obligatoirement du fonctionnariat.
Mais j'y insiste encore : Le droit au travail est un DROIT constitutionnel dans la majorité des pays de la planète.
@Arctan
V/Réf : Com’40
Entre Casa et Rabat, il y a un train toutes les 30 minutes, et pourtant les taxis à 3 places devant et 4 places derrière sont abondants ; ce qui me fait dire à propos du train jusqu’à Laâyoune et/ou Dakhla, et puisque n’ayant aucune idée du nombre potentiel de voyageurs, que cela mérite tout de même quelques minutes de réflexion.
A propos du Cannabis, je suis d’accord, vous avez cité un argument de plus et de taille.
Pour votre remarque n°5 : on ne peut plus clair, et j’y ajouterai :
Comment voulez vous demander à l’entrepreneur moyen de payer ses impôts la paix dans l’âme, et au fonctionnaire moyen de ne pas être tenté par la corruption la paix dans l’âme aussi, lorsqu’ils voient circuler autour d’eux, et en toute quiétude, des crânes vides, mais les poches pleines, devenus subitement promoteurs immobiliers, restaurateurs et propriétaires de cafés, ..., grâce tout simplement aux flous dial lahchich !
Autre chose, si le cannabis persiste au Maroc, ce n’est pas pour faire plaisir aux petits producteurs, car ca se saurait, mais c’est parce que la vraie racaille qui contrôle les choses au Maroc y trouve son compte : j’ai nommé les fils de hauts placés, comme on dit.
Et je n’ai pas dis fils de putes, car j’ai beaucoup plus de respect envers les putes, au moins elles, elles font ça pour s’en sortir ; tandis que ces gens là ont de quoi nourrir des générations avec leurs biens à l’étranger.
Un ami m’avait dit une fois :
« Heureusement que la mort est valable pour tous, car sinon ça serait tellement injuste ! »
Je dédie ce moment de poésie à mon ami Sneaker.
V/Réf : Com’41
Voici mon interprétation :
le travail est un droit dans la mesure où on ne peut pas interdire à un citoyen de travailler, au même titre que d’aller à l’école.
S’il s’agit d’en faire une obligation, je veux bien mais jusqu’à présent, seuls les systèmes socialo-communistes avaient annoncé de telles ambitions :
Pourquoi ne pas essayer alors, au point où on en est, il n’y a pas grand-chose à perdre !
Mes grandes salutations pour tout les gens intelligents de ce blogs, et ils sont nombreux !
@Arctan:
Je n'ai jamais prétendu que le nucléaire était la panacée. Je ne faisais qu'exprimer ma surprise sur l'absence La technologie photoélectrique en est a ses balbutiement comparé a la maturité du nucléaire.
Merci pour la correction sur cette histoire de droit au travail. Je trouve l'idée de garantir une telle chose par écrit complètement absurde. Je ne suis pas juriste (même pas sur internet!) mais il me semble que ce droit et juste purement décoratif (i.e: une plainte de chômeur contre l'état ne peut être recevable). Quoi qu'il en soit, cela n'invalide pas mon argument sur l'expression de "diplômes chômeurs". Un diplômé n'a pas plus de "droit" qu'un non-diplômé et ma contention est sur ce point.
Le Maroc est parmi les pays les plus déficitaire dans ce monde et en même temps un train de vie du palais le plus pharaonique de l’histoire de l’humanité.
Les importations en produits de luxe de confort et de service, rien que pour les palais plombent la balance commerciale.
Alors qu’il fallait donné l’exemple...les marocains n'ont pas besoin de grand chose et peuvent vivre dans la modestie et dans la dignité.
Bonjour Larbi ;
Karim Tazi n'est plus à la tête de l'AMITH ( Association Marocaine de l'industrie Textile et de l'Habillement ) et ceci depuis Juin 2007 . Il a été remplacé par Mr TAMER Mohamed qui est aussi le PDG de la socièté BOGART sa .
Cordialement
Redouane
@ Redouane : merci d'avoir pris le temps de me corriger.
@ baba l'3arbi,
"Vous êtes le Maroc" tu serais pas influencé par le Général de Gaulle par hasard !
Sinon, concernant le billet chapeau bas pour la pédagogie.
Avec cette crise que traverse le monde : la flambée des prix des MP, je ne peux m'empêcher de penser qu'on a gaché 50 ans !
Je signale que la crise pétrolière de 1973 a éclaté parce que le prix du baril a atteint 10 dollars !!! Maintenant, il est arrivé à 130 dollars et l'augmentation ira en s'accélérant.
En outre, les speculateurs ayant déserté la place Wall Street, ils se sont rués sur la bourse de Chicago (celle des céréales). Le prix du blé n'est plus fixé par les producteurs en l'occurrence les agriculteurs, mais par les fonds de pension et les investisseurs de manière générale. Et on sait tous qu'ils ne cherchent pas à ce que les prix soient fixés en fonction de l'offre et de la demande bien au contraire.
Par ailleurs, le Maroc comme d'autres pays de l'hémisphère sud avaient opté pour l'agriculture destinée à l'export. Décision bizaoide quand on pense que les USA sont el grenier du monde et la France est celui de l'europe.
N'ont-ils pas compris qu'il faut d'abord réaliser sa suffisance alimentaire avant de penser à l'exportation ?!
Ils se retrouvent maintenant coincés entre le prix des céréales dans le marché mondial qui ne cesse d'aumenter et leur production qui ne répondent aux besoins des populations locales.
Et voilà que dans le sommet de Rome organisé par le FAO, on commence à dire qu'il faut revenir à l'garicluture vivrière. Quelle lucidité !
@Le Penseur
Si seulement les stations radio et télé nous servaient les news avec poésie! Moins de chiffres et tragedie et plus de rimes et mélodie.
Merci d'ajouter ta lumière à la lumière. Tu le fais avec patience, amour et respect pour la profondeur et la difficulté de la besogne. Sois patient! Tu seras surement récomponsé tôt ici-bas ou plutard dans l'au dela!
Sincerement
Bonjour tout le monde,
Le maroc réussit à équilibrer sa balance des paiements grâce à des transferts RME et les recettes de tourisme mais pour corriger le déséquilibre commercial chronique, il faut restructurer son économie vers des secteurs à plus grandes valeurs ajoutés. Et là j'ai deux questions que je me pose de plusieurs années.
1-Pourquoi le maroc n'a pas commencé la prduction petrolière à partir des schistes?
dans les années 80 les résponsables disaient que ce n'était pas rentable à l'époque pas maintenant à 130$ le paril.
2-L'énergie et l'électricité devient de plus en plus cher et le maroc à la possibilité dela produire à partir du vent et le soleil à trés bon prix. Pourquoi n'encourage pas cette voix?
@lixy :
1- Je suis tout à fait d'accord : c'est une partie de la solution qu'il convient de ne pas occulter.
2- Le "Droit au travail" comment le "Droit au logement" ou "droit à l'instruction" sont des objectifs que la majorité des états du monde essayent d'atteindre. Dans ce sens, le devoir des états est d'inscrire leurs politiques pour tendre vers ces objectifs, globalement, et non pas forcément les atteindre à 100% (chose utopiste).
la verité ,c'est qu'il faut revoir notre rapport de petit rentier avec la science et le savoir.Nous voulons trouver des solutions rapides et géometriquement satisfaisantes à tous les problemes aprés quoi l'on se repose, prenant l'équivalent d'une retraite.les solutions possibles en politiques sont temporaires précaires et nécessites des remises au points constantes.La bonne discution commence quand on refuse que 4+4= 8, disent les anglais.Pour être claire les arguments savantes ne suffisent pas pour developper un pays le caractére , la personnalité la ténacité ,la probité d'une élite et sa fiétré de remlir son devoir sont le dernier mot.A vouloir trop hater son rythme ,sans préter aucune attention aux lois de la maturation notamment sipirituelle et mentales de ceux qui dirigent , il y a un risque de faire disparaitre ce qui reste d'une civilisation.