Dans l’intimité de ses coups de cœur
Par Larbi le dimanche, avril 13 2008, 15:43 - General - Lien permanent
Les films et les livres que nous apprécions et qui nous touchent disent beaucoup trop sur nous. Souvent à notre insu.
Vous arrive-t-il de vous sentir bouleversé par une scène de film , de série télévisée ou par un passage d’un livre , et de vous interroger au fond, tout au fond de vous-même, pourquoi cette scène, ce passage, si banal et si dénué d’intérêt, vous bouleverse tant ? pourquoi vous et pas un autre ?
Vous êtes en salle, avec des amis, vous regardez un film. Une actrice , plutôt inconnue au physique plutôt joli, lance une réplique tout ce qu’il y a (peut être) de banal. Mais vous, ça vous bouleverse , ça vous transperce. Pas les autres. Vous n’arrivez pas à s’en détacher, vous la passez et repassez, dans votre esprit tordu, cette scène , ce visage, ce regard, cette façon de dire les choses. Ces choses dites en une seule réplique. Joliment et pudiquement dites . Naïvement dites. Très naïvement et très sincèrement dites. Sans aucun espoir d’être comprises. Cette façon de se taire après les avoir dites . Et vous vous rendiez compte que parmi l’assistance vous êtes seul à en être marqué. Et comme un secret, vous la gardiez pour vous cette scène, et ce qu’elle vous a fait, peut être parce que vous vous sentiez un peu honteux d’en être si habité. Peut-être vous vous posiez aussi la question : pourquoi moi, pourquoi à moi ?
Vous êtes à deux doigts d’imprimer la photo de cette actrice et de la coller sur votre mur . Vous vous ressaisissez de justesse, une photo ne reproduit pas une scène, un échange, ce qui vous le plus marqué … et après tout vous avez passé l’âge et il n’y a pas pire moyen de continuer à être habité par cette scène que de se le rappeler chaque jour.
Certains de nos coups de cœur relèvent de notre intimité la plus profonde , on essaye de les protéger du voyeurisme ; le mot est excessivement fort. Il advient, parfois, qu’on ressent le besoin de se réfugier dans la pudeur des mots et des sentiments pour ne pas partager tout ce qu’on ressent , ce qu’on apprécie et ce qu’on n’aime,… Le besoin de laisser ces « petits-détails » pour soi.
Ceci est une réponse à une question d’une lectrice qui se reconnaîtra.
Vous êtes en salle, avec des amis, vous regardez un film. Une actrice , plutôt inconnue au physique plutôt joli, lance une réplique tout ce qu’il y a (peut être) de banal. Mais vous, ça vous bouleverse , ça vous transperce. Pas les autres. Vous n’arrivez pas à s’en détacher, vous la passez et repassez, dans votre esprit tordu, cette scène , ce visage, ce regard, cette façon de dire les choses. Ces choses dites en une seule réplique. Joliment et pudiquement dites . Naïvement dites. Très naïvement et très sincèrement dites. Sans aucun espoir d’être comprises. Cette façon de se taire après les avoir dites . Et vous vous rendiez compte que parmi l’assistance vous êtes seul à en être marqué. Et comme un secret, vous la gardiez pour vous cette scène, et ce qu’elle vous a fait, peut être parce que vous vous sentiez un peu honteux d’en être si habité. Peut-être vous vous posiez aussi la question : pourquoi moi, pourquoi à moi ?
Vous êtes à deux doigts d’imprimer la photo de cette actrice et de la coller sur votre mur . Vous vous ressaisissez de justesse, une photo ne reproduit pas une scène, un échange, ce qui vous le plus marqué … et après tout vous avez passé l’âge et il n’y a pas pire moyen de continuer à être habité par cette scène que de se le rappeler chaque jour.
Certains de nos coups de cœur relèvent de notre intimité la plus profonde , on essaye de les protéger du voyeurisme ; le mot est excessivement fort. Il advient, parfois, qu’on ressent le besoin de se réfugier dans la pudeur des mots et des sentiments pour ne pas partager tout ce qu’on ressent , ce qu’on apprécie et ce qu’on n’aime,… Le besoin de laisser ces « petits-détails » pour soi.
Ceci est une réponse à une question d’une lectrice qui se reconnaîtra.









Commentaires
Preum's
Pour commencer ce billet est très touchant et très intime.
Mais, il arrive aussi qu'on veuille partager ses coups de coeur qui nous marquent tant.
Une réaction en chaine est souvent assez banale mais il faudrait être nipon pour s'en rendre compte:
www.dailymotion.com/relev...
C’est bien dit!
Il se peut que ça arrive à tout le monde, mais que personne n’ose en parler de crainte que ça dévoile des choses plus personnelles ou plus intimes. On préfère alors savourer cet instant seul, de le passer et le repasser dans sa tête, tellement on s’y retrouve et tellement il nous permet de se dire qu’on n’est pas seul dans ce monde!
Merci pour ce billet,
"Ceci est une réponse à une question d’une lectrice qui se reconnaîtra."
Autrement dit :
"Les autres, circulez, ça ne vous concerne pas."
Tarik waw quelle extrapolation. 7choum 3alik ! ce n’était pas mon intention. C’était juste pour éclairer un peu les tenants de se billet qui contraste avec le reste.
Larbi, je plaisante !
C'est dimanche, on a toute la semaine pour être sérieux.
tu me fais penser que je dois repasser mes chemises
salam all,
wallah tu as raison a ssi larbi, ah je parle pour les chemises :::)).
non je rigole , le billet est très beau.
Ba Larbi, j'aime bien quand tu es un peu plus toi-même, un moins "altruiste" ! Ton texte est frais, très touchant, poétique même ..Bravo l'artiste!
J'aime beaucoup te lire toi, je veux dire toi Larbi!
J'aimerais tant savoir c'était quoi la réplique qui t'a tant bouleversée...
@ Larbi
Ton billet me fais penser à la scéne finale du film mythique CASABLANCA (scéne des adieux entre BOGGARD et Ingrid BERGMAN sur le tarmac de l'aéroport)
Ton billet est très beau.
Merci de nous avoir arraché, rien qu'un moment, du quotidien qui tue.
Nous avons besoin d'aller au plus profond de nous même de temps en temps et vite vient le souhait de partager ce que nous ressentons avec d'autres humains, pour qu'ils puissent nous expliquer et nous consoler.
Un peu de sensibilité dans ce monde de brutes!
Apparemment, le week end est le moment où nos esprits façonnent la belle parole et se prêtent aisément au jeu du verbe.
Vivement le prochain week end.
Sujet touchant
Larbi fait de la psychanalyse, est ce du sérieux ou juste un poisson d’avril ?
En fait les films et livres ne disent pas grand chose sur nous,
Ce sont nos émotions qui s’identifient à eux, à un instant donné dans la vie…
Parce que fragile, vulnérable ou juste le plaisir de partager un événement….
Si on part sur le principe que chacun d’entre nous est unique, la question du pourquoi moi, n’aura plus de sens
Je ne cache pas mon fantasme sur Demi Moore, que dire si elle est entière !!!
Beau billet
Je conclus que larbi est amoureux
Le mythe
Marsoul al hob
très beau billet
mais pourquoi pas
ça merite une detente entre eux et que le bonheur d'écrire dure....
@MARSOUL
pourquoi pas quoi ?
MORTADA visite certainement ce site... on aimerait bien qu’il lance quelques mots de temps à autre ave un pseudo, pour savourer sa liberté, il n’a plus rien à craindre ni retourner en prison !!....que la maladie du syndrome facebook ne l’affaiblisse pas.
tarik_b lis bien entre les lignes!! tu comprendras le bonheur qui vient de naitre, chez l'arbi on ne fait que des heureux...
Manal : si comme si tu me demande de me mettre torse nue
Il faut écrire dangereusement !
@tous: Heureux que ce billet vous a plu. La vérité que e qui j’ai écrit au début n’a rien à voir à ce que j’ai publié
Pourquoi tu te mets à écrire ainsi?
Narjis j'ai pas compris le sens de la question!
C'était juste une réplique d'un film qui m'avais "bouleversée" et que je mets à la disposition du voyeurisme collectif.
vrai Narjis, y a plein de répliques ds les films qui boulversent et qui donnent à réfléchir comme cette réplique dans le lion et les chiens: la bonne éducation c'est quelque chose. ou encore: faut pas perder son temps bêtement quand on est sous développé. et puis aussi: y a que les cancres et les imbéciles qui s'amusent sans raison.
c zarbi je me sens visé !
La morale du jour : Quand on aspire à devenir exhibitionniste professionnel, on ne prétend pas la pudeur quand bon nous semble.
@ Ciné machin deux fois: ton penchant pour la dramaturgie belge me laisse sans voix..
Sur ce, ce fut digne d'une parodie de mauvais gout d'un bon Woody Allen.