Extrait de son premier album

Je sais pourquoi j’aime ce texte de Grand Corps malade. Les trains c’est ma passion, j’ai toujours adoré les trajets en train. Je suis un malade de trains, capable de faire six heures aller-retour en train pour un rendez-vous d’une heure. Je crois même que si c’était à (me) refaire je (me) ferais un train. Un train qui dépasse les champs, les hommes, les souffrances affectives et physiques, les désespérances et les certitudes à bout de souffle. Un train qui défile, et dans le quel personne ne monte, qui fonce dans la nuit (et le jour) et qui sait s’enfuir. Qui échappe au temps (destructeur), aux modes (versatiles), aux injonctions (moralistes), aux gens (indéfinissables), aux désirs (affaiblissants) , aux utopies (illusionnistes) , aux rêves (têtus) et aux interprétation (trompeuses).
Oui, quand je serais grand, je serais un train !

Grand Corps Malade, Enfant De La Ville, Anouche Productions, 9,99 €

Nota Bena : Le souci, c’est que quand vous taper le mot « train » sur google images il vous propose de chercher plutôt « tgv »