Société Générale : Dossier Le reporter (Maroc)
Par Larbi le mardi, février 5 2008, 02:19 - General - Lien permanent
Au hasard des lectures on tombe parfois, et parfois seulement, sur d’excellents papiers dans la presse marocaine.
Le Reporter n’est pas un gros un tirage qui donne le la de l’actualité marocaine. Une publication plutôt discrète et faite apparemment avec les moyens de bord . Sous la plume de son directrice Bahia Amrani, avec qui je ne suis politiquement jamais d'accord, l’hebdomadaire publie un excellent dossier sur la crise de la Société Générale.
L’article en question n’entend pas faire concurrence à ce qui a été publié en France sur le sujet mais s’intéresse surtout aux conséquences au Maroc . L’ex-SGMB, est le quatrième établissement bancaire marocain, elle porte le même nom et depuis peu le même logo, que son actionnaire majoritaire le Groupe Société Générale.
On pourra lire dans l’article la réaction de Dounia Taarji, Directrice Générale du Conseil Déontologique des Valeurs Mobilières (AMF marocaine), qui explique pourquoi le Maroc est à son sens protégé : les produits échangés sur la place de Casablanca sont basiques et le marché reste domestique et concernent uniquement des titres locaux. Ce qui limite les risques selon la directrice de l’autorité des marchés.
Bahia Amrani, donne ensuite la parole à Jérôme Guiraud, Président du directoire de la Société Générale Maroc, qui défend laborieusement le groupe français et assure les clients marocains sur leurs comptes et leurs avoirs . Il n’y aurait aucun impact car « Les instruments, les volumes et les réglementations ne sont absolument pas les mêmes [qu’en France]».
Enfin c’est au tour du régulateur : Abderrahim Bouazza, Directeur de la supervision bancaire (commission bancaire marocaine), s’exprime au nom de Bank Al Maghrib . Ce dernier se contente des généralités sur la mise en œuvre de la réforme Bâle II au Maroc et promet le renforcement des mesures de vérification et de contrôle de la commission.
On apprend peut être pas grande chose mais cela reste une excellent dossier : l’autorité des marchés, le régulateur et la banque concernée s’expliquent et répondent aux questions et interpellations de l’hebdomadaire sur un sujet d’actualité. Ma foi même si c’est le minimum syndical, c’est du bon travail journalistique.
Imaginez un instant un autre dossier sur la censure Google Earth où Abdeslam Ahizoune, Directeur de Maroc Télécom, s’explique sur cette aberration de l’opérateur historique et où le régulateur, l’ANRT, donne son point de vue sur les tenants et aboutissants de l’affaire. Allez soyons fou : imaginez aussi un autre dossier ou le président de la FRMF , le général Hosni Benslimane, répond aux questions des journalistes sur sa gestion catastrophique du football marocain. Extraordinaire non ? Pourtant tout cela ce n’est quand même pas demander la lune !
L’article en question n’entend pas faire concurrence à ce qui a été publié en France sur le sujet mais s’intéresse surtout aux conséquences au Maroc . L’ex-SGMB, est le quatrième établissement bancaire marocain, elle porte le même nom et depuis peu le même logo, que son actionnaire majoritaire le Groupe Société Générale.
On pourra lire dans l’article la réaction de Dounia Taarji, Directrice Générale du Conseil Déontologique des Valeurs Mobilières (AMF marocaine), qui explique pourquoi le Maroc est à son sens protégé : les produits échangés sur la place de Casablanca sont basiques et le marché reste domestique et concernent uniquement des titres locaux. Ce qui limite les risques selon la directrice de l’autorité des marchés.
Bahia Amrani, donne ensuite la parole à Jérôme Guiraud, Président du directoire de la Société Générale Maroc, qui défend laborieusement le groupe français et assure les clients marocains sur leurs comptes et leurs avoirs . Il n’y aurait aucun impact car « Les instruments, les volumes et les réglementations ne sont absolument pas les mêmes [qu’en France]».
Enfin c’est au tour du régulateur : Abderrahim Bouazza, Directeur de la supervision bancaire (commission bancaire marocaine), s’exprime au nom de Bank Al Maghrib . Ce dernier se contente des généralités sur la mise en œuvre de la réforme Bâle II au Maroc et promet le renforcement des mesures de vérification et de contrôle de la commission.
On apprend peut être pas grande chose mais cela reste une excellent dossier : l’autorité des marchés, le régulateur et la banque concernée s’expliquent et répondent aux questions et interpellations de l’hebdomadaire sur un sujet d’actualité. Ma foi même si c’est le minimum syndical, c’est du bon travail journalistique.
Imaginez un instant un autre dossier sur la censure Google Earth où Abdeslam Ahizoune, Directeur de Maroc Télécom, s’explique sur cette aberration de l’opérateur historique et où le régulateur, l’ANRT, donne son point de vue sur les tenants et aboutissants de l’affaire. Allez soyons fou : imaginez aussi un autre dossier ou le président de la FRMF , le général Hosni Benslimane, répond aux questions des journalistes sur sa gestion catastrophique du football marocain. Extraordinaire non ? Pourtant tout cela ce n’est quand même pas demander la lune !







Commentaires
C'est normal, ya Larbo, que ces trois autorités soient si bien disposées à parler du marché financier dans notre pays.
C'est tellement facile de parler de quelque chose qui n'existe pas !
Un marché suppose une place, des valeurs à échanger et des échanges basés sur l'offre et la demande libre.
Si la place existe, très bien amménagée (la Bourse de Casa est un bijou), les valeurs sont knexistantes et les échanges sont basées sur tout sauf sur laproblématique de laliberté de l'offre et de la demande!
La Bourse de Casa est unne pompe à créerde la richesse financière pour des opératueurs déterminés. La a9ala wa la aktar!
Le CDVM nen est pas le régulateur mais l'observateur passif!
Bank Al Maghrib ne contrôle déjà pas les banques (rappelkons les affaires CIH, BCP) et la Bourse lui échappe totalement du point de vue juridique!
En ce qui concerne le représentant de la SGMB, qu'a-til à dire : sa banque n'a pas c^tée en bourse chez nous!
Dans ces conditions, il est très facile de présenter un dossier qui a toutes les aparances de la transparance et de l'audace!
Bonjour Larbi,
car justement, leur force réside dans leur obscurantisme...
Ce qui m'impressionne au Maroc , c'est que c'est un pays qui arrive à se soustraire à toutes les crises financières, crises tout cours du 1er monde même s'il s'obstine à s'ancrer à ses puissances pour la forme.
La maroc est lié à l'europe, aux etats unis, mais malgrès tout, il n'est jamais affecté ni pas les booms ni par les srash des places bourcières.. à mon avi c'est ça la dossier qu'on devrait ouvrir au débat pour que le commun des marocain soit eclairé à ce sujet..
Je rappelle à titre d'exemple, qu'une Société comme Maroc Telecom s'est soustrait à la crise de surendettement des opérateurs de téléphonie mobile qui a touché outre France Telecom, quelques grosses pointures comme Amena, vodafone, telefonica et j'en passe... l'effet domino semble ne pas concerner le Maroc !
Maintenant, à la question du dernier paragraphe, moi je suis tres favorable et au diable la mesure...sauf que je ne pense pas que des gens comme ceux que tu as listé a ba Larbi puissent vouloir s'expliquer
Nous sommes très bons pour analyser ce qui se passe ailleurs et qui nous ne concerne pasou très peu. Mais, nous esquivons toujours les thèmatiques brulantes et nous attendons que les plaies se cicactrisent toutes seules.
C'est un excellent article. J e lisais ce journal quand j'étais au maroc. ce n'est pas pire
Bonjour tt le monde,
Juste une petite réaction pour éviter les confusions et mélange des genres ...
@Hmida
La bourse de Casablanca est certes petite, mais bel et bien inexistante. Bien évidemment, tout le monde est d'accord sur le fait que ça reste une place chere, les stocks sont décorrelés de leurs fondamentaux. A mon avis, la raison à cela est le manque d'alternatives : si aujourd'hui je veux me constitué un portefeuille correctement diversifié, je vais prendre un peu de banques, un peu d'immobilier, un peu de telecom etc. Par exemple si je veux de l'immobilier, mon choix est restreint : je n'ai que CGI et Addoha. Comme nous sommes plusieurs a vouloir la même chose, alors le prix monte tout simplement ... ce qui revient a dire : Offre et demande !
D'ailleurs à chaque introduction, tu pourras le constater, le prix des stocks des entreprises dans le même secteur baisse légèrement.
Ceci dit, si le stock market est performant (l'un des plus performants de la zone MENA), il reste néanmoins beaucoup de choses à faire : un marché de dettes plus profond, des produits structurés plus élaborés etc. etc.
@Docteurho
Normal que Maroc Telecom ne subisse pas les même effets que les opérateurs que tu as mentionné. En effet, le Maroc n'est pas l'Europe, et la penetration du Mobile est largement en dessous des 100% (60% si mes souvenirs sont bons). Ainsi, tout endettement est immediatement alloué au CapEx, qui lui même génère plus de clients et ainsi plus de CA ... la boucle est bouclée.
a Q2 2007, Maroc Telecom presentait même une position négative de sa dette (c'est a dire qu'elle avait trop de cash). Tout ça pour dire que pour faire des comparaisons, il faudrait plutôt se referer a des marchés similaires (Tunisie, Algérie, Egypte etc.). Comparativement à ces marchés, Maroc Telecom n'est finalement pas si bien placée.
De plus, tu dis que le stock de M.T n'est pas affecté par la crise, un simple coup d'oeil sur l'evolution de son prix, comparé a l'indice MASI ou MADEX te montrera qu'il a évolué bien plus lentement. Pourquoi ? Parce que le titre est coté à la fois à Casa et a Paris. Paris étant légèrement touchée par le Subprime, le stock Maroc Telecom l'est aussi.
En ce qui concerne notre place financière, comme l'a rapporté Larbi, la raison est que les flux circulent presque "en flux fermé". Il n'y a presque pas d'apport extérieur.
Une des autres raisons de l'effet bulle mentionné plus haut.
Un déçu de la CAN 2008 a haqué le site de www.liberation.press.ma - Il en profite pour y poster "son analyse à lui" sur la défaite des Lions de l'Atlas dans cette compétition! C'est un monde!!!!!
Merci pour ce billet très intéressant, je suis tombé sur cet article par hasard sur google. Je mets votre site en favoris et vous dis à bientôt.
je suis tére connet pour ecrir cette lette mais encour je veux te connet cette societe oui ou nom je veux les tout les dossier
j'aime le maroc c'est vrai c'st le plus beau pays du monde!
Crise des subrimes : une explication simple pour ceux qui essaient encore de comprendre.
(inspiré d'un blog)
Alors voilà,
Me Ginette a une buvette à Bertancourt, dans le Nord (ch'ti).
Pour augmenter ses ventes, elle décide de faire crédit à ses très fidèles clients, tous "alcoolo", et tous au chômage de longue durée.
Vu qu'elle vend à crédit, Me Ginette voit augmenter sa fréquentation et,
en plus, elle peut même augmenter un peu les prix de base du "calva"
et du ballon de rouge.
Ses créances deviennent assez importantes, mais elle tient (toujours/encore)
Max, jeune et dynamique directeur de l'agence bancaire locale, quant à lui,
pense que les "créances" du troquet constituent, après tout, des actifs recouvrables, et commence à faire crédit à Me Ginette
(il ignore ou pas qu'il a des dettes d'ivrognes comme garantie).
Au siège de la Banque, des "Traders" avisés transforment ces actifs recouvrables en CDO, CMO, SICAV, SAMU, OVNI, SOS et autres sigles financiers que nul n'est capable de comprendre, non sans expliquer que ces "actifs"
ont en réalité, 10 fois leur valeur annoncée : c'est sans danger..
La Banque récolte ainsi (n) fois la créance de Me. Ginette.
Ces instruments financiers servent ensuite de levier au marché actionnaire et conduisent, au NYSE, à la City de Londres, au Bourses de Francfort et de Paris, etc., à des opérations de dérivés dont les garanties sont totalement inconnues de tous, mais sur-côtées à chaque transaction (les ardoises des "alcoolo" de Me Ginette).
Ces "dérivés" sont alors négociés pendant des années comme s'il s'agissait de titres très solides et sérieux sur les marchés financiers de plus de 80 pays.
Jusqu'au jour où quelqu'un se rend compte que les "alcoolo" du troquet de Bertancourt n'ont pas un rond pour payer leurs dettes ..
La buvette de Me Ginette fait faillite,
Max a été viré, les "traders" ne sont pas inquiétés,
pas plus que le grands "pontes" de la Banque.
Maintenant je lance le jeu de piste :
OU EST PASSE LE POGNON ?
le premier qui trouve a gagné !