Ne tournons pas autour du pot : Le Général de Corps d’Armée Hosni Benslimane et le bureau fédéral sont responsables plus que tout autre du naufrage africain de l’équipe du Maroc éliminée dès le premier tour de la Can 2008 . Ils doivent partir et laisser leurs places aux plus jeunes et plus compétents qu’eux.

Premier responsable du football marocain la démission de Hosni Benslimane a été déjà demandée lors de la CAN 2006 mais aujourd’hui elle s’impose. Elu, puis réélu, toujours par acclamation, depuis plus d’une décennie, président de la fédération marocaine de football. Elu et réélu depuis plus d’une décennie président du Comité national Olympique son bilan est creux et se termine en faillite à Ghana .

Ne tournons pas autour du pot : le non-dit doit être explicité et écrit. Le fait que le président de la FRMF soit le militaire le haut gradé du Royaume lui a valu la complaisance des médias , lesquelles l’ont constamment épargné se limitant à taper sur les entraîneurs et les joueurs. Nonobstant le mode se son élection, nonobstant le fait qu’il ait toujours exercé ses fonctions sans vision, ni ambition, ni plan. Nonobstant les résultats désastreux de l’équipe nationale du football absente des mondiaux 2002 et 2006, éliminée dès les premiers tours des mondiaux 1994 et 1998, sortie après une piètre performance aux Can 2000, 2002 et 2006. Nonobstant le médiocre niveau du championnat du Maroc. Ce lourd passif ne peut être compensé par la seule performance du Maroc lors de la CAN 2004. Et enfin comment ne pas souligne que le naufrage de Ghana précède un autre annoncé aux JO de Pékin qui se dérouleront sans aucune équipe marocaine des sports collectifs. Cela fait beaucoup d’échecs et de déception.

Le commandant de la gendarmerie marocaine a fait son temps et il faut passer à autre chose. Manifestement, il n’a ni le temps , ni l’engagement nécessaire, ni même pas la vocation à s’occuper du football marocain. On l’a dit en 2006 et on le redit aujourd’hui : le football marocain a besoin d’un nouveau souffle, de nouvelles idées et d’une nouvelle ambition pour se reconstruire, combler ses défaillances et rattraper son retard. Et ce souffle, convenons-en, il ne peut pas venir du même bureau fédéral et du même président fût-il Général de corps d’armée.