- Mehdi El Barbouchi (19 ans), élève.
- Abderrahim Kherrad (25 ans), ouvrier agricole.
Ils purgent chacun une peine de prison de deux ans fermes pour avoir « scandé des slogans antimonarchiques lors des manifestations du 1er mai » .

- Thami Khyati (36 ans), président de l’association nationale des diplômés chômeurs.
- Oussama Ben Messaoud (26 ans), chômeur.
- Ahmed Al Kaateb (25 ans), chômeur .
- Mohamed Rabii Raïssouni (26 ans), employé.

Ils purgent chacun une peine quatre ans fermes pour « atteinte aux valeurs sacrées du royaume » lors des manifestations du 1er mai 2007.

Et enfin Mohamed Bougrine, 72 ans, qui purge une peine d’un an de prison ferme pour « atteinte aux valeurs sacrées du Royaume » .

Je ne veux pas me répéter ici. J’ai déjà évoqué assez longtemps le cas de ses détenus particulièrement le plus vieux d’entre eux Mohamed Bougrine qui est aussi âgé que mon grand-père. Quels que soient les slogans qu’ils ont scandé , cela ne justifie en rien le cruel sort qui leur est réservé. Cela rappelle les méthodes d’un temps que je voulais croire révolu à jamais. Je me trompe finalement.

Ces détenus sont abandonnés et tombés à l’oubli et il n’y a que l’AMDH, le FMVJ et quelques d’autres qui militent encore pour leur libération épaulés par des organisations internationales. Cette indifférence est indigne des Marocains. Elle est indigne pour le Maroc. Elle est insupportable. Oh ! Pardon… je sais . Je sais combien le temps est aux cartes postales, au patriotisme, aux citoyens modèles qui engraissent la machine à applaudir. Pardon de jouer le trouble fête. Mais à chacun sa liberté !

L’abandon et la détresse donc. Nass El Ghiwan avait composé un jour une chanson très poignante et très triste. Sur l’abandon. Et sur la détresse. Nahla Chama , à qui on a demandé pourquoi tant d’injustices dans le pays, a répondu :




- INSAD
- Smirnova