Sur la presse…
Par Larbi le dimanche, octobre 14 2007, 19:34 - General - Lien permanent
J’ai eu un petit pincement au cœur en regardant Aboubaker Jamai s’exprimer dans le documentaire « le Maroc à grande vitesse » sur arte. Il a eu les mots justes et convaincants.
Aboubaker Jamai a joué un rôle central dans le débat public et politique au Royaume. Malheureusement on l’a poussé à quitter le pays à coup de procès expéditifs conclus par de lourdes condamnations financières. Aboubaker a laissé un vide dans le paysage médiatique marocain, on s’en rend compte aujourd’hui plus que jamais. Je suis certain que le Maroc n’en sort pas grandi. Il est étonnant de constater que ce sont ceux qui se trompent d’époque et se croient encore dans le Maroc des années 70-80 qui ont toujours le dernier mot. C’est même frustrant. Encore plus triste quand ce sont des jeunes gens qui jouent le rôle des gardiens du temple toujours prompts à se porter volontaires pour définir et délimiter ce qui peut être pensé et ce qui ne l’est pas, ce qui doit être dit et ce qui ne l’est pas.
Mais réjouissons nous il y a pire. Le Mufti d’Al Azhar a récemment édicté une fatwa interdisant l’achat des journaux qui diffusent les « fausses informations » nuisant au pays. Son éminence Tantaoui vise la presse indépendante égyptienne qui est déjà dans la ligne de mire du pouvoir en place. Son éminence a même classé ces journaux dans le registre du Haram ! Ne reculant devant rien il a rendu la sentence applicable sur la profession: « 80 coups de fouet à chaque journaliste» !
La condition des journalistes dans l’Arabie Saoudite est encore pire. Le royaume des Al Saoud est une dictature où la dignité des hommes est constamment bafouée, pas d’élections, pas de débat public, pas de liberté d’expression. Cela ne semble pas déranger Taoufik Bouachrine rédacteur en chef du quotidien Al Massae. Il a été invité par le Roi de l’Arabie Saoudite pour passer quelques jours dans ses palaces, Omra gratuite en prime ! Monsieur Bouachrine est le rédacteur en chef du quotidien le plus lu au Maroc. On est en droit de s’interroger pourquoi le Roi de l’Arabie Saoudite lui a offert le billet, le séjour et l’Omra. Et pourquoi le journaliste, qui ne fait pas partie des pauvres des orphelins et des nécessiteux , a accepté cette invitation qui manifestement ne constitue pas un déplacement professionnel ? Inutile d’espérer des réponses, Taoufik Bouachrine ne se rend même pas compte que son acceptation de l’aumône royale saoudienne est une honte puisqu’il publie un éditorial complaisant racontant la réception offerte dans l’un des palais du roi. J’aurais espéré que l’éditorialiste de Al Massae ait au moins une pensée pour ses confrères saoudiens. Mais à chacun sa liberté celle de Mr Bouachrine est de baisser le pantalon.
Mais réjouissons nous il y a pire. Le Mufti d’Al Azhar a récemment édicté une fatwa interdisant l’achat des journaux qui diffusent les « fausses informations » nuisant au pays. Son éminence Tantaoui vise la presse indépendante égyptienne qui est déjà dans la ligne de mire du pouvoir en place. Son éminence a même classé ces journaux dans le registre du Haram ! Ne reculant devant rien il a rendu la sentence applicable sur la profession: « 80 coups de fouet à chaque journaliste» !
La condition des journalistes dans l’Arabie Saoudite est encore pire. Le royaume des Al Saoud est une dictature où la dignité des hommes est constamment bafouée, pas d’élections, pas de débat public, pas de liberté d’expression. Cela ne semble pas déranger Taoufik Bouachrine rédacteur en chef du quotidien Al Massae. Il a été invité par le Roi de l’Arabie Saoudite pour passer quelques jours dans ses palaces, Omra gratuite en prime ! Monsieur Bouachrine est le rédacteur en chef du quotidien le plus lu au Maroc. On est en droit de s’interroger pourquoi le Roi de l’Arabie Saoudite lui a offert le billet, le séjour et l’Omra. Et pourquoi le journaliste, qui ne fait pas partie des pauvres des orphelins et des nécessiteux , a accepté cette invitation qui manifestement ne constitue pas un déplacement professionnel ? Inutile d’espérer des réponses, Taoufik Bouachrine ne se rend même pas compte que son acceptation de l’aumône royale saoudienne est une honte puisqu’il publie un éditorial complaisant racontant la réception offerte dans l’un des palais du roi. J’aurais espéré que l’éditorialiste de Al Massae ait au moins une pensée pour ses confrères saoudiens. Mais à chacun sa liberté celle de Mr Bouachrine est de baisser le pantalon.







Commentaires
J'ai remarqué aussi qu'il y a certains 'jeunes' qui se portent à la défense de l'ordre établi et font la besogne encore mieux que les vieux de la vieille. J'ai tendance à penser que les marocains nous avons eu un lavage de cerveau ou plutôt un conditionnement qui nous rend serviles malgré toute 'lhogra' que nous vivons tous les jours.
Anyways, je ne suis pas sociologue et j'ai mieux à faire en cette aprém que de disserter sur mes compatriotes et leur psychologie
MErci pour l'info concernant le gars dial lmassa2.
un preums pour commencer
je n'ai malheureusement pas vus l'émission dont tu parles, quant à la question de la liberté de la presse c'est un long très long débat
j'ai toujours pensé que la liberté ça s'apprend, les soi disant écarts de la presse marocaine, ou encore ce ton parfois indécent, parfois cacophonique et parfois même maladroit ne me dérange pas, au contraire je pense que c'est comme ça qu'on apprend...
La presse marocaine doit apprendre à être libre et n'a aucunement besoin qu'on lui tombe dessus à chaque fois ... le régulateur à terme devrait être le public qui décide de ce qu'est du bon journalisme et de ce qui est mauvais mais le public lui même doit apprendre cette liberté... et c'est avec nos erreurs qu'on apprend, mais on apprend jamais avec un bâton, on ne fait que refouler
Reda tu m as chipper mon preums
Allah yarda 3lik, arrêtons de déifier Boubker El Jamai...Il a entamé brillament sa carrière de journaliste financier et a fini bétement son rodéo contre M6....
Il aurait été bien plus utile à son pays en s'attaquant aux problèùmes qui touchent le citoyen moyen, celui qui crève la dalle au lieu de se colleter au régime et aux problèmes qui n'intéresse poas grand monde et quirelève de reglements de compte entre grosses...très grosses légumes....
Alors il faut raison garder quant au rôle et à l'importance de Si Boubker....
En ce qui concerne Taoufik Bouachrine rédacteur en chef du quotidien Al Massae, pourquoi t'étonner....Il n'est ni le premier ni le dernier....
Si Boubker serait-il le seul saint de cette profession? Serait-il "la vierge immaculée" de notre presse?
Hmida : Ce n’est pas un homme politique pour s’attaquer « aux problèmes qui touchent aux citoyens moyens » je crains que cette critique doit être adressée aux dirigeants du pays pas à un journaliste. Ne mélangeons pas le rôle de acteurs
A supposé que c’est le rôle du journaliste, tu sembles lui définir LA ligne éditoriale qu’il doit adopter ! Sinon, je ne définit pas les gens en terme de « saint » et je ne le glorifie pas , ni dans le cas de boubker ni dans un cas d’un autre. Je ne sacralise pas les gens. Je pense a un truc tout banal : il avait le droit de faire son métier comme les Khalil hachimi Idrissi et autres Mustapha el alaoui ont le droit de faire leur métier à leur manière et laisser le rôle du régulateur au lecteur comme le dit si bien kenza.
Je ne suis pas toujours d’accord avec les éditos et les écrits de Jamai (comme de ceux d’autres) mais je lui reconnaît une chose : il ne disait pas que des conneries. Si j’évoque son cas aujourd’hui c’est que sa vue dans l’émission tout à l’heure m’a fait réagir.
Sinon, avec esprit sportif, je savais que l’évocation du cas Bouachrine va te réjouir. C’est étonnant comment on change de grille de lecture et de crtière de jugement selon qu’il s’agit de monsieur X ou monsieur y .
mais qui finance ce quotidien AL MASSAE qui a atteint le record national de tirage plus de 200 000 le jour du décès de BASRI?
Oui quand je l'ai vu dans l'émission j'ai pensé un peu la même chose.
On ne peut pas vouloir développer un pays et museler la presse comme cela.
Je ne suis pas un fan de la presse anxiogène, certes. mais quand ça ne mange pas de pain comme celle de Jamai il vaut mieux l'avoir comme râleur dans le pays. C'est bon pour nos indices unisiens.
Des fois on fait preuve d'amateurisme.
Larbi, tu réponds: "Ce n’est pas un homme politique pour s’attaquer « aux problèmes qui touchent aux citoyens moyens » je crains que cette critique doit être adressée aux dirigeants du pays pas à un journaliste."
=> OK, je suis d'accord avec toi. Mais si ce n'est pas un homme politique, alors pourquoi jouait-il le rôle, via son Journal, d'opposant politique?
Il aurait mieux valu pour la liberté de la presse qu'il s'attaque à autre chose que le makhzen à chaque fois... cela aurait été bien productif et utile pour tous, à commencer par lui!
De là à qualifier Jamai de "Juste"... il ne faut pas pousser Larbi!
Critiquer ce qui est criticable er de manière constructive, OK, mais faire à tout va de la critique, systématique qui plus est, et la réduire à son fond de commerce (avec bcp de désinformation et d'absence d'investisgations dans l'ex-Le Journal), non je n'adhère pas du tout.
Moi j'ai plus de pincements au coeur quand je rencontre d'autres journalistes qui me disent (dixit et je n'invente rien): "on a eu un beau vent de liberté de la presse, et parce que certains ont dépassé les lignes rouges, inutilement, on hésite désormais un peu plus à jouir de cette liberté - C con car à cause de quelques uns le Maroc est salement pointé du doigt en plus. On n'en avait pas besoin"....
bonsoir
je pense qu on a poussé Jamai à partir mais il a été trop provacateur à l égard de la poulation marocaine des autorités et des institutions et bien d autres groupes et sur des sujets très cruciaux: Souverainete , Religion , Intégrité térritoriale . et il a fait payer par ses déboires les pots cassés au reste de la presse indépendante
sans vouloir défendre nos gouvernants il y a eu un rocés un verdict . en plus il y avait un procés au lieu de prendre la fuite en avant et partir critiquer son pays ailleurs, il aurait pu militer par d autrs voies ue je n ai pas besoin delui montrer
quand j’entends que telle ou telle liberté a été bafouée je ne pense pas directement à un indice onusien ou à l’image du pays , je m’en fous. Je pense avant tout à la personne et au médias concerné. Je ne suis pas de ceux qui jugent les choses selon qu’ils aient un impact sur tel ou tel indice international ou non ! On ne défend pas une cause parce que c’est bon pour l’image, on la défend parce qu’elle est juste.
Amine : ce n’est pas un homme politique, et on est d’accord la dessus, mais c’est un éditorialiste. Quand tu lis Jofrin , Fottorino , Apathie ou PLS ils éditorialisent commentent la vie politique critiquent les institutions et jouent un rôle politique mais personne ne leur demandent de « s’attaquer aux problèmes » car franchement la gérance et la gouvernance il y a des gens qui ont cette vocation !
Je n’ai pas vu un jour quelqu’un reprocher au service public de la radio et la télévision au Maroc, et aux autres journaux de ne pas s’attaquer aux problèmes , ni leur demander de cesser de jouer un rôle politique parce qu’ils le font.
Ali : je crois que ce jours là, Al Masae a publié un dossier sur un scandale sexuel et c’est toujours accrocheur.
Juste ?
Je crois que la justice a passé.
Et au lieu de prêcher le bonne cause d'un seul individu, il faut revoir la loi ou la procédure.
Je ne pense pas qu'il y a des justes ou des innocents. Mais que des intérêts.
Dans son cas, le journal était trop parti pris jusqu'à la mauvaise foi. A part les indices unisiens, aucun intérêt pour la pays.
Et ne me dis pas qu'il canalisera l'opinion désespérée, et que tu le préfères aux islamistes. J'aime pas les demi-mesures. Il faut sortir du tout noir.
La réussite d'Al Massae fait des jaloux ! Cette réussite s'explique par une ligne éditoriale qui répond aux attentes du lecteur marocain : journal en langue arabe, sujets qui traitent les problèmes de la société, etc.
Dans ce numéroe, Al Massae avait publié un dossier sur la prostitution.
7didane : uand je dis que c’est une cause juste , c’est à mon sens. Elle est à mon sens juste. Je le dis d’autant plus que cette position que je fais mienne est minoritaire.
Dans la vie il faut parfois prendre positions et dire moi x je crois que celle là est juste et je la défends. Beh oui bien que je suis facilement convainquable je n’ai pas un seul argument qui justifie l’acharnement sur Boubker et les autres.
Quand aux formules laconiques et généralités philosophiques, elle ne m’inspirent aucun commentaire. Sur ce terrain là, je l’avoue je suis con.
EKM : je te parle d’un fait avoué par le concerné et tu me dis des jaloux ! pourtant j’ai pas un journal moi. Les faits sont têtus et cette invitation personne ne l’a inventé
Larbi ... quel est le crime commis par Bouachrine ?
@EKM: lire le billet.
il n'est ni le seul quotidien arabe ni le seul qui traite les problèmes de la société marocaine;prostitution entre autres et puis la liberté d'expression en fait partie non?
Ali personne n’a dit le contraire. C’était juste par rapport à l’explication du 200.000 exmplaire vendu un certain week end
J’irais même jusqu’à dire que c’est de la liberté d’un rédacteur en chef du journal le plus au Maroc d’accepter un voyage payé par le chef d’un état étranger et des réceptions dans ses palaces sachant que le déplacement n’est pas fait pour besoin journalistique. Mais il en va de sa crédibilité.
A propos de taoufik bouachrine . Dans une autre vie on a séjourné pendant trois ans dans la même cité universitaire. Enfin trois ans pour moi, et une éternité pour lui. La règle voulait qu’on peut pas dépasser quatre ans, lui en avait droit à je ne sais combien d’année. Il était surnommé le doyen des résidents. Il n’avait pas droit mais je ne sais par quel moyens on lui octroyait une chambre chaque année alors qu’on la refusait à d’autres qui y ont droit. Il résidait dans la cité universitaire parce qu’il était étudiant chercheur et préparer une thèse (jamais finie) dans les sciences politiques pendant une période record. Je ne suis même pas sûr qu’il l’a eu. Il passait son temps à animer les soirées culturelles genre man 9atalla hamza… c’était pas il y a si longtemps.
A vrai dire je n'apprécie ni l'un ni l'autre.
Un autre titre de presse ?
PS : Si l'état passe par les tribunaux rien à rajouter. Quand le gouvernement détruit un tirage sans l'aval de la justice, là il y a de quoi fouetter un chat.
@Larbi
jolie histoire pour bouachrine. Ca me rassure sur mes choix hasardeux de carrière. J'ai encore le temps de rechanger de voie.
Salam alikoum les amis!
Juste dire mon amitié à mister Larbi, d'animer de la sorte les echanges. J'apprend bcp de choses grace aux blogs et c'est bien, je pense.
Par ailleurs, j'ai cette impression un peu pas saine, que chez nous, au Maghreb, beaucoup de nos droits fondamentaux sont bafoués. Il y'en a même qui peuvent nous l'expliquer à coup d'arguments parfois "tirés par les cheveux".
.....
"Iftah e choubak ya bacha", "on a besoin d'air, Monsieur!" disait cheikh el immam dans le temps dans une de ces chansons. Il avait raison! Car la dictature, et l'interdiction d'intervenir librement dans le champs politique etouffe et retarde "mechamment" l'evolution de nos sociétés.
Salam alikoum et encore bravo Larbi!
Amitiés!
Etre invité par le Roi d'Arabie Saoudite pour accomplir une Omra n'est pas crime !!!
Larbi ... chacun étudie à son rythme !
Comme toi Larbi, j'ai souvent été en désaccord avec la ligne éditoriale de boubker jamai, pas sur les finalités, même pas sur la forme. je trouvais juste le journal hebdomadaire foncièrement non constructif dans sa critique, ignorant les avancées, s'en foutant du "legacy" et même un peu défaitiste....Bref comme dit 7didane râleur pour râler et non pas critiquant pour donner de l'info et un angle de vue différent....leur tempo ne me correspond pas...
ça c'est mon opinion de petit privilégié qui veut faire la part des choses. mais dans un pays comme le Maroc, on a besoin de râleurs. notre retard est énorme et si l'on se satisfait rapidement de telle ou telle avancée et bien devine quoi, on va le creuser notre retard...
Par contre, Qu'il ait été poussé à la sortie, ou qu'il ait choisi la voie du martyr comme son ex-collègue Mrabet, peu importe, le fait est qu'il a été empêché sciemment de faire son boulot (et qu'on ne me parle pas de procés, j'aime pas les mauvaises blagues).
et ça, qu'on soit d'accord ou pas avec lui, c'est totalement révoltant...
Pour Bouachrine, je trouve très normal qu'un journaliste se fasse inviter, c'est une partique courante et acceptable dans tous les pays du monde. Une façon comme une autre de se tenir au courant et de rencontrer du monde (alors qu'un homme politique n'a pas ce droit).
mais le journaliste a un code déontologique a respecter qui suppose l'absence de tout complaisance dans son travail.
J'ai lu l'édito de Bouachrine et franchement je n'ai pu déceler aucune complaisance, ni même un excès de gratitude pour le roi saoudien. tout juste un merci détourné en début d'édito..
Personellement, sur cet édito, rien à reprocher au journaliste....et dieu sait que sur leur ligne éditoriale, j'ai énormément de choses à leur reprocher...
boubker encore et toujours. c'est vrai qu'un peu plus de place pour permettre à boubker d'accomplir sa mission aurait été mieux....
une chose pourrait nous laisser aborder ce cas beaucoup plus objectivement, c'est l'analyse de la ligne éditoriale de BJ; il suffit peut être de faire juste une rétrospective des numéros du journal et lier chaque une aux circonstances. le résultat sera sans appel: boubker menait une mission précise reposant sur quelque piliers dont:
- l'apologie des islamistes de tout bord notamment al adl wa...
- discréditation des parties politiques, tous les p sauf PJD;
- faire vivre basri le plus longtemps possible (basri faisait la une de certains journaux au même temps chaque 4 à 6 semaines)
..........
mais ce qui n'était pas juste chez le juste de Larbi, c'est qu'il voulait le beurre et l'argent du beurre: faire de la politique sans pour autant être soumis comme tout autre politique, aux règles qui régissent l’action politique, jamii est visiblement malin quoi…le résultat est là.
Pour qui roulait boubker alors ? ou voulait il juste s’habiller en héro comme c’était le cas de khalid jamaii qui dans les épisodes de almassae nous fait comprendre qu’il était le premier à dire non au maroc de hassan 2, bien que tout son héroisme se résume à un article lettre ouverte à basri quand tout le monde était sur qu’une ére était révolue.
Boubker n’est pas un juste, c’est un marocain qui s’est retrouvé au milieu de rapports qui le dépassait…
Et pourtant on devait le laisser mener sa mission qui objectivement n’allait le mener nulle part.
merci larbi pour la petite histoire de bouachrine, elle elle dissipe le doute que j'avais sur certaine choses. de toutes les manières cette histoire concorde avec la nature de ses connexions, dont le prince hicham en premier lieu, et plusieures autres liaisons qui n'ont rien de vie privée
au maroc nous avons deux moyens de nous informer : la tele 2m et rtm ou les journaux tel que elmassae , tel quel et le journal.
le choix est vite trouvé pour mieux s'informer.
je lis elmassae tous les jours et je trouve que par rapport à tous les autres, ca reste le mieux et le plus objectif. Tout est relatif.
Juste pour comprendre: le Roi seoudite invite ce redacteur en chef, pourquoi?
la plume du journaliste fait tant trembler le palais royal en arabie pour "l'acheter" ?))
Jamai était un bon journaliste. Point. Il a pas été malin avec le Makhzen. A.R. Benchemsi poursuit le même chemin.
L'indépendance de la presse et sa viabilité dépendent largement de son indépendance financière. En gros, on ne peux taper sur l'état d'une main et quémander la pub des entreprises d'état de l'autre main.
Et on ne peut pas compter sur les lecteurs car y en a très peu.
Boubker voulait jouer gros et il a perdu : il a publié des informations sans s'assurer de leur pertinence ! il a commis des erreurs de débutant en publiant à plusieurs reprises des informations sans s'assurer de leur véracité ! il s'est fait piégé lui même !
Au moins lui, il était courageux etil a assumé ses responsabilités et je le respecte pour ça.
larbi, je sais pas de quel rôle central dans le débat public tu parles car il s'agit d'un simple journaliste qui se sentait protégé et n'hésitait pas à lancer des critiques démesurées qui ont fait son audience (auprès de gens comme toi) et ont fait parfois son malheur.
bouachrine, jamai c'est pareil. deux lèches cul : le premier pour les saoudiens le deuxième pour les américains
Aboubakr a joué, il a perdu. Qu'il en assume seul les conséquences, quant à nous, On n'a pas à pleurer sur ses déboires dûs à des fautes professionelles punissables dans n'importe quelle démocratie. Son journal détenait la palme d'or de la "déprimologie". A l'entendre, il ne nous restait plus qu'à faire un suicide collectif. Mais ne t'en fait pas pour lui Larbi, il a laissé un benchmesi pour perpétuer la voie, avant qu'il ne se prenne lui aussi une gamelle. A force de s'éloigner de la majorité et de jouer au rebelle à deux balles, on peut y laisser quelques plumes...
La meute révisioniste et anti-démocrate est là et bien là
Merci pour ton écrit, larbi, auquel j'adhére totalement.
J'espére que tu n'as pas raté celui là :
www.arte.tv/fr/1683018.ht...
Dima, si tu appelle antidémocratique ceux qui ne sont pas d'accord avec tes théories, bonjour la démocratie!!!Quant au révisionnisme, je te conseille de ne pas employer des mots trop grands pour toi.
P.S. Merci pour le lien surl'Egypte, mais j'espère que tu n'a pas l'indécence de comparer la situation de la presse marcocaine à la presse égyptienne!
j'ai signé toutes les pétitions pour soutenir B.J et je continue à le défendre, je fais tout cela même si je ne suis pas d'accord avec lui sur plusieurs de ses positions ni sur sa façon de voir la politique. Le journal al Massae bat tous les reccord de vente, et pourtant en lisant souvent ses articles, on est écouré à saciété par un populisme et un linchage qui dépasse l'entendement. Mais le malheur, si tu ose critiquer ces positions (que ça soient celles de B.J ou almassae, tu es vite taxé de réac. Au fond, je pense que nous traversons une époque glauque, ou rien n'est clair et tout se mélange. Dans une véritable démocratie, il n'ya pas de l'amalgame, tout (ou presque) est clair. Chez nous tout est confu, ténébreux. Tu défonds quelqu'un à exercer sa liberté à s'exprimer et t ne sais même pas pour qui "il roule", je m'excuse du terme. Le jour ou on aurai un conseil représentatif des journalistes vraiment libre et qui pourrait réguler le metier (et pas le pouoir) ce jour la, il y n'y aurais plus de confusion de genre.et c'est notre drame au maroc!!!!
Mostafa, que veux dire populiste? Chavez est populiste pour les Amerloques, Nini est populiste pour les élites intello qui se regardent le nombril. On ne peux pas passer notre temps à decerner des étiquettes aux uns et autres autres. Moi je lis Al-Massae, Le journal, TelQuel, le Matin du Sahara... il me faut tout ce paquet pour me faire une idée. Qu'ils roulent pour qui ils veulent, on a notre jugeôte pour faire la part des choses et ne pas nous laisser berner.
Aicha Quandisha,


qu'est ce qui te prend à vouloir agresser les gens ?
cécilia sarkozy et boubker jamai sont partis : tu cherches des bouc émissaires parmi les blogueurs ?
je n'ai meme pas prete attention à ton com, rassures toi.
Une solution de compromis : Que chacun se contente ne pas laisser son propre esprit (et celui de sens enfants s’il en a ) se berner et laisser les autres se berner s’ils le veulent! Que chacun lit ce qu’il veut, selon ses besoins et ses convictions mais reconnaître ce droits aux autres .
Je crois que c’est sage comme ça.
Bien dit Larbi. J'en retiens qu'il faut développer notre esprit critique, et cesser de prendre un type pour un démocrate révolutionnaire parce qu'il en a fait son fond de commerce et l'autre pour un populiste parce que c'est l'insulte préférée de ses rivaux.
Heureusement qu'il nous reste Larbi, les blogs, internet, la parole libre quoi!
Je pense qu'attaquer Bouachrine de façon personnelle en exposant une partie de sa vie privée n'est pas digne de toi Larbi.Chacun de nous, en cherchant dans sa vie passée, trouvera des périodes qui ne l'honoreront pas. La seule limite c'est l'intégrité et la dignité. Quant à la façon dont tu parles des rencontres culturelles, c'est un travers bien commun à ceux qui ont fait des études scientifiques que de mépriser tous ce qui touche à la culture et à la société. J'en faisais partie, et je pensais que les maths et la technologie étaient l'apanage des gens qui pouvaient réfléchir. Mon réveil a été très dur et la réalité de notre société, que le gouvernement nommé reflète très bien, nous apprendra toujours que sans une place à part entière aux sciences de l'homme et de la société, l'on pourra toujours rêver d'avancer un jours..
@moul : J’y pensé après coup et je me suis rendu compte que j’ai fait erreur avant même que tu me le signale. Je le reconnais.
J’ai pensé à supprimer le commentaire en question mais comme d’autres internautes l’ont commenté je peux pas faire marche arrière.
Personne n’est parfait ! C’était une erreur de ma part et je ne sais pas ce qui m’a pris.
Les marocains qui ont toujours été contre l'absolutisme de la monarchie et non pas forcément contre la monarchie n'avaient pas besoin de BJ pour savoir de quoi ils parlent, cepandant on peut pas lui reprocher d'avoir rendu publique cette opinion de manière courageuse et juste. BJ mérite au moins la reconnaissance d'avoir dit tout haut ce que pensent beaucoup de marocains qui ont la tête sur les epaules. Mais de là à ce qu'une aicha qandisha l'accuse de mauvaise foi et sous entende que le maroc lui a fait un procès démocratique; c'est vraiment pousser le ridicule à son maximum ! je pense que BJ etait tout simplement idéaliste mais sûrement beaucoup plus intelligent et crédible que les aicha qandisha que nous avons au maroc qui persistent à avoir des opinions aussi mediocres sur la démocratie ou la réalité du Maroc.
sans vouloir offenser personne.
Rachid, Boubker jamaï a écopé d'un procès pour diffamation contre un organisme qu'il a accusé de rouler pour l'Etat. Malheureusement pour lui, il n'avait que son verbiage pour attester de ses propos. Je ne veux pas vous offenser non plus, mais je ne crois pas à l'idéalisme de Jamaï, c'est un chef d'entreprise comme un autre, son fond de commerce s'appelle broyer du noir, taper non-stop sur le système, au risque de dégouter même ses lecteurs les plus fidèles dont je faisais partie. Que vous le vouliez ou pas, il se trouve encore dans ce pays, des gens qui refusent de verser dans le béni-oui-ouisme du maroc meilleur du pays du monde, mais qui ne veulent pas non plus passser leur temps à s'auto-flageller, notre système n'étant pas plus pourri qu'ailleurs.
A titre d'information, des étudiants de l'UNEM ont passé un sale quart d'heure dans un commissariat en france pour avoir accroché une affiche de sarkozy déssiné où il fait un doigt d'honneur. Motif: "Outrage à président". Jaimerai bien que le Journal Hebdomadaire en fasse sa Une cette semaine!
@ Aicha Quandisha
Je partage dans une large mesure votre approche.
J’estime néanmoins qu’il n’y a pas au Maroc que des journalistes de "petite vertu" (au plan professionnel bien sûr)
Il existe (heureusement) de nombreux journalistes sérieux qui, malgré le peu de moyens dont ils disposent, essaient de faire leur travail honnêtement.
Certains essaient même de mettre en relief les maux dont souffre le pays.
Ils leur arrivent parfois de faire des bourdes (ARIRI, BJ, ARB, etc.) ou de "critiquer" de manière disons "politiquement incorrect" les institutions de ce pays..
Ce n’est pas une raison pour les vilipender systématiquement, voire les museler.
Le droit de réponse existe dans ce pays : alors utilisons le au lieu de recourir "aveuglément" à des mesures coercitives (procès, exil, emprisonnement, etc.)
Naturellement, il existe aussi dans ce pays des journalistes-voyous : ce sont ceux qui nuisent intentionnellement à leur pays.
Je ne pense pas que M. Boubker Jamai fasse partie de cette catégorie.
Alibaba, Loin de moi l'idée de ranger Boubker Jamaï avec les voyous, mais je n'ai pas à le mettre sur un piedestal, non plus. Je reste également farouchement opposée à toutes les maneouvres du système pour museler la presse. Il faut laisser les lecteurs juger par eux-mêmes, la preuve!
Aicha Qandisha et Alibaba je crois que vous avez bien choisis vos noms.
Je pense que Aboubaker Jamai a ecrit de bons et de moins bons articles (ceci dans un moindre pourcentage ), mais il a toujours bien écrit , d'une maniere honnête et sincère et dans le seul but de servir son pays.
Je crois que, quand on veut faire avancer un pays pour que tous ses citoyens puissent vivre dans la dignité il faut le lui dire à ceux qui ont le pouvoir de decision, pas à celui que ne peut même pas changer le prix du pain qu'il vend.
Ce dont je suis néanmoins certaine c'est que le Journal de Aboubaker Jamai a été une brise de liberté qui a soufflé sur le Maroc et dont les consequences sont irreversibles.
Selma, effectivement j'ai bien choisi mon nom pour mieux râler et sortir bec et ongles. Quant à la brise de liberté, c'est pas dans le journal de Jamaï que je la trouve, mais davantage sur le net, notamment sur le blog de notre ami Larbi.
@ Aicha Quandisha
Je fais mienne votre réponse au Com 47 et je vous en remercie.
Cela dit, autant j’apprécie et je respecte certaines prises de positions
de BJ, autant l’arrogance et la suffisance de certains écrits de son papa Khalid m’horripilent.
Alibaba, je pense qu'une personne, quelle qu'elle soit, si elle ne prend pas un peu de recul sur les événements et sur sa propre expérience, prend le risque de pédaler dans la semoule. Quand on est "journaliste", c'est encore plus flagrant. Moi, honnêtement, ça fait longtemps que je ne le lis qu'en diagonale.
D'aucuns diront, OUII, et alors..que Bouachrine (un simple journaliste somme toute, on parle pas là de Ben Berka..? rassurez moi!!) soit invité par le monarque saoudien n'a rien de louche..!!! permettez d'en douter fort..N'y aurait il pas par hasard un rapport avec autres explications..? sans ajouter de la polémique sur le sujet qui ne m'intéresse pas d'ailleurs, mais certains explications ou prise de défense "gratuite" m'ont interpellé en tombant par hasard sur ce Forum..