Cette fois on a pas fait l'erreur une seconde fois. Celle de google Earth quand il a été censuré et il ne s'est trouvé que Nadia Salah pour crier au scandale! Personne n'aime dire du mal de son pays surtout dans un Internet qui ne connait pas de frontières. Personne n'aime voir son pays cité dans les médias du monde pour une histoire de censure. Il ne faut pas sous-estimer la fierté des gens. Mais quand cette fierté, que je comprends, empêche de dire ce qui ne va pas et d'en discuter, à quoi sert elle et à qui sert elle?

Le Maroc n'est pas une dictature, il a même fait beaucoup de progrès. Je le disais ce matin à un journaliste de l'AFP. Mais, le Maroc n'est pas non plus une démocratie. Loin de là. Beaucoup de choses ne tournent pas rond de ce pays. Le Maroc, selon l'expression désormais connue de tous, est en transition démocratique. Cette transition nous devons faire en sorte qu'elle ne soit pas perpétuelle. Et la moindre des choses c'est de ne pas laisser l'arbitraire dicter ses règles et s'ériger en système de gouvernance. Étant bloggeur, la moindre des choses en ce qui me concerne, c'est de dire non quand un site emblématique du Web 2.0 est censuré au pays.

Allez ... pour revenir sur le sentiment de fierté et encore une fois sans triomphalisme ( nous ne pourrons se réjouir d'un juste retour à la normale et Google Earth est toujours inaccessible ) je crois sincèrement que toutes celles et tous ceux qui se sont mobilisés depuis vendredi dernier ont de quoi être fiers. Bravo à toutes et à tous. En défendant sans concession le droit à la liberté numérique, vous avez fait honneur à notre pays.