Difficile de parler de l'exposition « Airs de Paris » tant elle est insaisissable, indéfinissable et incasable . Pourtant l'idée du départ est on ne peut plus simple: « un vaste panorama du présent à l'heure du village global qui s'attache à explorer les thèmes de la ville et de la vie urbaine ». L'expo rassemble les oeuvres de plusieurs réalisateurs, paysagistes, créateurs et architectes toutes conçues avec un regard jeune et décalé sur les mutations qu'à connue la ville au cours des dernières décennies.



Une oeuvre de Michel Blazy inaugure le parcours mettant en scène à travers une pluie noire la menace de pollution qui pèse sur la ville. Le contraste est saisissant si l'on passe devant le mur végétal du paysagiste Patrick Blanc ou encore l'installation « Champs d'ozone ». Un volet « Identités et communautés » est réservé aux mutations humaines qui ont marqué la ville notamment avec des portraits des habitants de la ville et de sa banlieue tous faits de légèreté et de sensualité. On pourra également se relaxer devant la belle installation de Melik Ohanian reproduisant une carte lumineuse des villes du monde. Avant de sortir de l'expo, et revenir à la ville, passage obligé devant le néon bleu de Abdel Abdessemed . Avec un peu d'attention on remarquera que l'artiste a inscrit « Exil » à la place de « Exit ».

Il serait réducteur d'évoquer ici toutes les oeuvres. Mais cette bande annonce donne un avant goût assez intéressant de l'exposition. Amateurs d'art contemporain ou non, je vous recommande vraiment d'aller y faire un tour.