Affrontements avec les forces de l’ordre en Tunisie, attentat avorté au Maroc, traque spectaculaire des terroristes hier à Casablanca, attentat très meurtrier aujourd’hui à Alger. Les attaques se succèdent et ne laissent rien présager de bon : on n’est pas l’abri d’un carnage encore plus meurtrier et plus monstre. Qui sait ce que demain nous réserve ?

Comme l’explique à très juste titre Ali Amar dans le Monde d’aujourd’hui : «Ces kamikazes ne présentent aucune revendication politique… ils agissent individuellement, comme des "franchisés’’ de la nébuleuse terroriste ». Il est aussi permis de penser que, contrairement à ce que disent certaines « belles âmes », la pauvreté et le désespoir ne sauraient et ne pourraient justifier ces actes immondes. Dire cela, c’est faire injure aux millions de pauvres et opprimés, en Afrique subsaharienne et ailleurs, et qui ne se font jamais explosés en public tuant leurs concitoyens pour crier leur désespoir et faire avancer « leur cause ». Que quelqu’un me corrige si je me trompe, il n’y a que nos co-religionnaires qui font cela à leurs pays, contre leurs propres concitoyens.

J’arrête là … à quoi bon et à quoi cela peut-il servir ? Vous vous dites peut être : « et s’il pouvait nous épargner sa pseudo analyse, ce serait mieux. » et vous avez raison. C’est ce que je me répète constamment. Il y a certainement dans l’histoire quelque chose d’inexplicable. Quelque chose qui se manifeste aujourd’hui et qui est à la fois irrationnelle et terrifiante.

Mais la haine et la bêtise étant ce qu’elles sont, le fait de passer "cela" sous silence et sans le condamner, même avec la parfaite conscience que cette condamnation est d’une inutilité parfaite, serait le comble de l’immoralité.