Monsieur le Ministre Azouz Begag
Par Larbi le lundi, avril 9 2007, 01:07 - General - Lien permanent

Azouz, c’est Dominique. Je t’apporte des soucis : j’ai décidé de te nommer ministre délégué
« Azouz, c’est Dominique. Je t’apporte des soucis : j’ai décidé de te nommer ministre délégué à la Promotion de l’Egalité des chances. A demain ». Nous sommes le 2 juin 2005, le nouveau premier ministre vient de nommer le chercheur et écrivain lyonnais, d’origine algérienne, ministre délégué dans le gouvernement français. C’est le début d’un chemin de croix particulièrement douloureux que nous raconte Monsieur Begag dans un passionnant livre sorti cette semaine « Un mouton dans la baignoire », en référence à un propos xénophobe de Sarkozy à propos des musulmans.
Exister
Ministre de l’intégration ? Non de l’Egalité des chances, Azouz Begag en a marre de corriger les gens, parfois même ses « collègues » ministres. Tout comme il en a marre de faire remarquer qu’il se prénomme Azouz et non Aziz, qu’il n’est pas l’arabe du service ni le beur alibi de DDV. Le ministre passera son temps à se justifier, à expliquer ce qu’il est, à essayer de se banaliser, à encaisser le coup et à … exister.
Monsieur Begag a beau être ministre de la République, il a un faciès maghrébin et arabe. Au mieux on le prend pour un agent de sécurité : « Un arabe aussi près de Villepin, ça ressemble plus à un garde de corps qu’à un ministre » au pire il subit les humiliations répétitives. Comme ce jour où un contrôleur SNCF lui demande de prouver qu’il est ministre pour justifier sa réduction, cet autre jour ou devant le préfet, un officier de police le fouille et lui demande sa pièce d’identité ou aux USA quand le french minister est retenu et interrogé par les services d’immigration avant d’être autorisé à rentrer dans le territoire. Même dans l’enceinte du Sénat français quand le ministre délégué à la Promotion de l’Egalité des chances est bloqué par un huissier jusqu’à ce qu’on lui souffle que le suspect « est bien un ministre ». Ou enfin lors de la finale européenne FCB-Arsenal quand les agents de sécurité chargés de la protection du premier ministre espagnol Zapatero ne le quittent pas des yeux « Bien sûr qu’ils ne peuvent pas imaginer que je suis ministre en France ».
Le Ministre Begag a du mal à exister et s’imposer au sein du gouvernement. Passe encore que des ministres comme Jean-Louis Borloo s’approprient sans scrupules ses initiatives, passe encore que les députés et élus locaux marchent sur ses chaussures pour être pris en photo au côté du Premier ministre. Passe encore les références répétés des ministres sarkozystes à ses origines, de l’accusation de trahison des députés « blancs, blancs, blancs » de la gauche. Mais comment expliquer que la presse parisienne le boycotte et ne couvre pas ses activités : « Je suis le ministre invisible, un comble pour un homme issu d’une minorité visible ». Malheureusement Azouz Begag reste très peu convaincant sur son bilan, qui tient en une demie-page, sa non médiatisation n’explique pas tout. Il récuse à plusieurs reprises le qualificatif de « beur alibi », il n’en demeure pas moins que c’était à mon sens le cas, sans moyens sans autonomie il était là pour faire de la figuration et être la caution arabe de Villepin. Et ça n’a rien de méprisant de le dire.
Face à Sarkozy
« De la bousculade émerge soudain Sarkozy. Il me marche sur les pieds. Il se retourne comme pour me hurler d’arrêter de le pousser, me fixe dans les yeux, à quelques centimètres, et poursuit sa route vers l’avant du cortège. Quand ses yeux ont croisé les miens, j’ai compris qu’il est « habité ». Il ne m’a pas reconnu. J’ai essayé de sourire, je n’y suis pas arrivé…. L’espace d’un éclair, son regard a transpercé le mien, trois secondes au cours desquelles il a dû se demander s’il ne m’avait pas déjà croisé quelque part. … il a tourné les talons pour rejoindre les ministres en tête du cortège. J’ai failli le harponner : « Hé Sarko, c’est moi ! Azouz Begag. Tu me reconnais pas ? Je suis ministre dans le même gouvernement que toi » Aucun mot n’a jugé bon de sortir de ma bouche. »
Azouz Begag restera le ministre qui a osé dire non à Sarkozy quand il lui a reproché d’utiliser le mot « racaille », une sémantique guerrière et méprisante envers les jeunes de la banlieue. Le rancunier de l’UMP ne le lui pardonnera jamais. Les choses de compliquent de bons quand le ministre délégué à la Promotion de l’Egalité des chances réponds à un journaliste qui l’interroge sur le projet de loi sur l’immigration qu’il ne s’appelle pas « Azouz Sarkozy ». Il a commis un crime de lèse-Sarkozy. Pas de chance pour lui, le très probable futur Président de la République française, au pic de sa vulgarité, lui assomme sous une avalanche d’insultes : « Tu es un connard ! Un déloyal, un salaud ! Je vais te casser la gueule ! Tu te fous de mon nom… Tu te fous de mon physique aussi, je vais te casser ta gueule, salaud ! Connard !... J’en ai rien à foutre de tes explications ! Tu vas faire une dépêche à l’AFP pour t’excuser, sinon je te casse la gueule ». Langage de racaille !
Pendant longtemps Azouz Begag sera hanté par cette question : « qu’est ce que je fais dans ce gouvernement avec ce type ? ». Il n’aura pas le courage de démissionner, il l’aurait du faire. Au lieu de cela, il se fait violence.
« Un mouton dans la baignoire », ne se résume pas à cela. Le livre est aussi un récit plaisant, magnifiquement écrit et agréable à lire. On retrouve le talent d’écrivain de Azouz Begag racontant le Conseil des ministres, sa sensibilité d’homme et son âme d’artiste évoquant son voyage à Sétif. Le ministre amer nous transporte au hasard de ses rencontres dans une France plus ouverte , ou de simples français, les passants, ceux de la rue, le saluent et lui envoient de petits signes pour l’encourager. Ils sont en avance sur le microcosme politique parisien.
« Cela m’a fait très mal. Après, moi, les ministres d’origine immigrée qui suivront auront la tâche plus aisée. Il faut que je paie un petit prix pour eux » Monsieur le Ministre Azouz Begag : C’est déjà ça !
Exister Ministre de l’intégration ? Non de l’Egalité des chances, Azouz Begag en a marre de corriger les gens, parfois même ses « collègues » ministres. Tout comme il en a marre de faire remarquer qu’il se prénomme Azouz et non Aziz, qu’il n’est pas l’arabe du service ni le beur alibi de DDV. Le ministre passera son temps à se justifier, à expliquer ce qu’il est, à essayer de se banaliser, à encaisser le coup et à … exister.
Monsieur Begag a beau être ministre de la République, il a un faciès maghrébin et arabe. Au mieux on le prend pour un agent de sécurité : « Un arabe aussi près de Villepin, ça ressemble plus à un garde de corps qu’à un ministre » au pire il subit les humiliations répétitives. Comme ce jour où un contrôleur SNCF lui demande de prouver qu’il est ministre pour justifier sa réduction, cet autre jour ou devant le préfet, un officier de police le fouille et lui demande sa pièce d’identité ou aux USA quand le french minister est retenu et interrogé par les services d’immigration avant d’être autorisé à rentrer dans le territoire. Même dans l’enceinte du Sénat français quand le ministre délégué à la Promotion de l’Egalité des chances est bloqué par un huissier jusqu’à ce qu’on lui souffle que le suspect « est bien un ministre ». Ou enfin lors de la finale européenne FCB-Arsenal quand les agents de sécurité chargés de la protection du premier ministre espagnol Zapatero ne le quittent pas des yeux « Bien sûr qu’ils ne peuvent pas imaginer que je suis ministre en France ».
Le Ministre Begag a du mal à exister et s’imposer au sein du gouvernement. Passe encore que des ministres comme Jean-Louis Borloo s’approprient sans scrupules ses initiatives, passe encore que les députés et élus locaux marchent sur ses chaussures pour être pris en photo au côté du Premier ministre. Passe encore les références répétés des ministres sarkozystes à ses origines, de l’accusation de trahison des députés « blancs, blancs, blancs » de la gauche. Mais comment expliquer que la presse parisienne le boycotte et ne couvre pas ses activités : « Je suis le ministre invisible, un comble pour un homme issu d’une minorité visible ». Malheureusement Azouz Begag reste très peu convaincant sur son bilan, qui tient en une demie-page, sa non médiatisation n’explique pas tout. Il récuse à plusieurs reprises le qualificatif de « beur alibi », il n’en demeure pas moins que c’était à mon sens le cas, sans moyens sans autonomie il était là pour faire de la figuration et être la caution arabe de Villepin. Et ça n’a rien de méprisant de le dire.
Face à Sarkozy
« De la bousculade émerge soudain Sarkozy. Il me marche sur les pieds. Il se retourne comme pour me hurler d’arrêter de le pousser, me fixe dans les yeux, à quelques centimètres, et poursuit sa route vers l’avant du cortège. Quand ses yeux ont croisé les miens, j’ai compris qu’il est « habité ». Il ne m’a pas reconnu. J’ai essayé de sourire, je n’y suis pas arrivé…. L’espace d’un éclair, son regard a transpercé le mien, trois secondes au cours desquelles il a dû se demander s’il ne m’avait pas déjà croisé quelque part. … il a tourné les talons pour rejoindre les ministres en tête du cortège. J’ai failli le harponner : « Hé Sarko, c’est moi ! Azouz Begag. Tu me reconnais pas ? Je suis ministre dans le même gouvernement que toi » Aucun mot n’a jugé bon de sortir de ma bouche. »
Azouz Begag restera le ministre qui a osé dire non à Sarkozy quand il lui a reproché d’utiliser le mot « racaille », une sémantique guerrière et méprisante envers les jeunes de la banlieue. Le rancunier de l’UMP ne le lui pardonnera jamais. Les choses de compliquent de bons quand le ministre délégué à la Promotion de l’Egalité des chances réponds à un journaliste qui l’interroge sur le projet de loi sur l’immigration qu’il ne s’appelle pas « Azouz Sarkozy ». Il a commis un crime de lèse-Sarkozy. Pas de chance pour lui, le très probable futur Président de la République française, au pic de sa vulgarité, lui assomme sous une avalanche d’insultes : « Tu es un connard ! Un déloyal, un salaud ! Je vais te casser la gueule ! Tu te fous de mon nom… Tu te fous de mon physique aussi, je vais te casser ta gueule, salaud ! Connard !... J’en ai rien à foutre de tes explications ! Tu vas faire une dépêche à l’AFP pour t’excuser, sinon je te casse la gueule ». Langage de racaille !
Pendant longtemps Azouz Begag sera hanté par cette question : « qu’est ce que je fais dans ce gouvernement avec ce type ? ». Il n’aura pas le courage de démissionner, il l’aurait du faire. Au lieu de cela, il se fait violence.
« Un mouton dans la baignoire », ne se résume pas à cela. Le livre est aussi un récit plaisant, magnifiquement écrit et agréable à lire. On retrouve le talent d’écrivain de Azouz Begag racontant le Conseil des ministres, sa sensibilité d’homme et son âme d’artiste évoquant son voyage à Sétif. Le ministre amer nous transporte au hasard de ses rencontres dans une France plus ouverte , ou de simples français, les passants, ceux de la rue, le saluent et lui envoient de petits signes pour l’encourager. Ils sont en avance sur le microcosme politique parisien.
« Cela m’a fait très mal. Après, moi, les ministres d’origine immigrée qui suivront auront la tâche plus aisée. Il faut que je paie un petit prix pour eux » Monsieur le Ministre Azouz Begag : C’est déjà ça !









Commentaires
Il a enfin demissionné! Il était temps, n'est ce pas?
Merci Larbi du résumé, tu me donnes envie de me procurer son livre.
Salam
J'ai oublié de rajouter ce lien. Rachida Dati qui finira bien par "se bruler les ailes" bientot ...
http://politique.fluctuat.net/blog/15909-rachida-dati-sort-son-karcher.html
Je me demande sérieusement si la nomination des "minorités visibles" dans des postes de responsabilité médiatique n'est pas justement destinée à fournir au commun des français la démonstration de l'inexistence d'éléments de qualités en seon sein. En plus d'avoir fait preuve de lâcheté en acceptant ce lot d'humiliation, Begag me fait l'impression d'un bouffon. Je ne conteste pas ses qualités probables en tant qu'écrivain et de sociologue, mais j'avoues qu'il m'a mis mal à l'aise lors de ses apparitions télévisuelles avec ses bouffonneries par temps ridicules. Quant à Rachida Dati, probable future ministre de Sarkozy, elle est tout simplement nulle.
ah bon il n'et plus ravi de faire partie de la créme republicaine , franchemant il pleurniche tout le temps azzouz , il est trop blessé apres avoir ete usé , il sert qu'a faire les plateau télé pour casser du sarko ,trop tard mec...
> Le ministre amer nous transporte au hasard de
> ses rencontres dans une France plus ouverte ,
> ou de simples français, les passants, ceux de
> la rue, le saluent et lui envoient de petits
> signes pour l’encourager. Ils sont en avance
> sur le microcosme politique parisien.
J'aime bien cet article et particulièrement cette phrase
Bon ben c'était mon premier "Larbi's post" lu
sympa. C'est vrai que vu d'ici c'était un peu le guignol sur certains plateaux télé où les présentateurs et les invités le regardaient un peu comme une anomalie passagère et ne manifestaient pas bcp de respect pour lui. Cela dit il a au moins eu le culot de dire deux trois mots bien sentis et il en a supporté des conneries.
Vous pensez que son livre peut avoir une quelconque influence sur les fameux "indécis" des présidentielles ?
"Toulouse Baghdad"emprunté à la marionnette de Chirac dans les Guignols s'est tellement extasié de sa nomination dans un gouvernement de droite que chacune de ses apparitions me faisait bizzarement rougir de honte.
Ton billet me donne envie de lire ce livre.
J'ai adoré la photo Sarko avec l'index sur le nez devant Azouz Begag c'est comme si il ne pouvait pas le sentir ! Azouz Begag sur le plateau de l'émission de Michel Denizot "le grand journal" a dit à propos de ses relations avec Sarko qu'elles "étaient au début tendues, ensuite elles sont devenues détendues, mt elles sont distendues !"
De mon point de vue, le problème en France n'est pas l'intégration mais plutôt le fait que le modèle français exige l'assimilation. Car l'intégration 99% des personnes à la base d'origine maghrébine ou africaine sont intégrées : ils travaillent, paient leurs impôts, respectent la loi etc... Ce qu'on leur demande c'est de donner des prénoms à leurs enfants qui sonnent plus français, de s'extasier devant une bouteille de Bordeaux, un morceau de sousissant ! etc... Et si possible et ca sera encore mieux c'est de changer de couleur de peau pour qu'il réponde à l'image de l'européen typique ! Comme ca quand les enfants liront dans les livres d'histoire "nos ancêtres les gaulois" personne ne se posera des questions existentielles sur la différence entre son physique et celui de ces/ses fameux ancêtres gaulois !
Moralité : il faut faire évoluer les mentalités car un arabe ou un africain n'est pas forcément un agent de sécurité, un technicien de surface hahahahaha (comprenez femme/homme de ménage), ou pire un voleur ou un criminel. Et qu'un blanc n'est pas forcément un cérébral.
bonjour
pirrrrrrrrrrrrrrre
si on est ministre en FRannce et qu'on subit toutes ses coups et ses jugements sur le fait que vous ete déffirent et que vous ete pas des notres,que vous n'avez pas la couleur blanche des pures sang. que dire du Mr de de la cité ?
je me pose la question suivante:
comment va etre traité un beur ou une beurette sans le statut de ministre?la réponse est évidante
sincerment je pense que les FRançais ne sont pas racistes , mais quand les médias (journeaux , television , radio ....etc) participent a la mise en oeuvre d'un climat de peur et de la crainte de l'autre (celui qui te braque et te prend la voiture devant le feu rouge, celui qui vend la drogue a ton fils ou a ta fille , celui qu'a pu instaler sa loi dans la cité , celui qui casse et qui brule les voitures ..... etc) n'est autre que le maghrébin et il est résponsable de tout les problemes .
quand les médias arretrons de stégmatiser les gens sur la couleur de leurs peaux on est sure que la paix sociale trouvera le chemin vers les esprits des gens et ainsi on arrivera à juger les gens non par la couleur de leurs peaux mais par le poteniels artistique , culturel, sportif .....etc dont ils seront capable d'en faire don pour la nation.
mais aussi il faut que lesparents prennent leurs résponsabilités dans l'éducation de leurs fils et leurs apprendre a faire la differnce entre le bien et le mal , mais aussi que les parents appreennt a leurs progéneture que la valeur travail est d'une grande importance dans la constructuion d'une personnalité qui se respecte.
l'école est un peu responsable , car quand on stigmatise les enfants et qu'on leurs fait suivre un programme ZEP , l'enfant grandit avec cette idée qu'il est du second rang et que le systeme educatif juge qu'il sont débile .
et pleins d'autres facteurs.
je vais conclure par "les français ne sont pas racistes ,mais juste que les politiques leur vendent de la peur?"
Il n'est pas étonnant que sarko, le juif, tient des propos xénophones à l'encontre des musulmans.
@ admin_word,
) brulés. Je le dis même si la culture de la révolte, la révolution et de la "violence" qui les accompagne est très très française n'en déplaise à Sarkozy qui refuse pour des logiques éléctoralistes de l'admettre (la révolte d'un pêcheur n'équivaut pas à ses yeux à celle d'un jeune !). Les exemples ne manquent pas qu'ils soient anciens ou récents : les manifes contre le CPE, les marins corses qui prennent en otage un bateau français ! (mais les corses il faut pas les toucher car sinon leur réaction ne se fait pas attendre). En fait, notre défi à nous c'est d'être irréprochable pour faire évoluer la mentalité de M. Martin, Dupont, Durand etc... qui habite au fin fond d'un village de Corèse et qui n'a aucun contact avec les gens venaient d'autres horizons et qui regardent le JT de 13h00 de JP PERNOT !
Tu as raison dans l'ensemble les français ne sont pas racistes je l'ai tjrs pensé et je le constate tous les jours. Ceci dit cela ne veut pas dire qu'il n'y a pas des racistes en France, il y en a et il y a aussi des cons comme partout d'ailleurs, j'en ai croisé quelques uns qui avaient du mal à digérer qu'un maghrébin puisse les surpasser ! En fait, la spécificité du racisme qui s'exerce en France, ce qu'il prend des formes plus insidieuses car le hic dans le "modèle français" (je le mets entre guillemets car un modèle est fait pour être reproduit et copié et à ce que je sache actuellement du moins personne ne cherche à le copier !) prône des valeurs philosophiques très FORTES : liberté, égalité, fraternité qui sont très nobles et auxquelles bp de gens (quel soit français ou plus généralement humaniste) adhèrent comme idéal. Toutefois, dans les pratiques ces idéaux ne sont pas tjrs suivis d'actes qui les confirment et les consolident. Ce qui fait que la France est de ce point de vue schizophrène et trahit ses engagements envers une partie de sa population et c'est ce qui déçoit bp de gens surtout les jeunes dont les parents sont originaires de l'afrique du nord et de l'afrique noire mais aussi les antillais qui débarquent à la métropole !
Ceci dit, je suis d'accord avec toi sur le fait que ce n'est pas entièrement de la responsabilité de la France et des français tout ce qui arrive. Car perso je mesure la valeur des gens et des cultures selon leur capacité à faire face aux situations de crise et comment ils y répondent. Il est indéniable que la France a rempli sa part de contrat dans pas mal de domaine. Elle assure l'éducation, la santé et bien d'autres services gratuitement ou presque. Il faudrait que ces jeunes trouvent d'autres moyens d'exprimer leurs idées, leurs révoltes etc... avec d'autres moyens et les domaines pour le faire ne manquent pas que ce soit les études, l'art, le sport etc... C'est mieux que de bruler des voitures ou je ne sais quoi d'autres. Il n'y a qu'à voir l'impact de gens comme Jamal debbouze ou de Zizou etc... un passage télé de Jamal vaut je ne sais combien de milliers de Fiat Ponda (comme le dirait lui même !
@ ramsès II,
Sans commentaire !
@une marocaine, développe, développe, car rien compris de ton "sans commentaire !"
Je rajouterais : Pitoyable.
Larbi,
Merci de me tenir connectée au vieux continent.
Je vais commander le livre de monsieur Begag.
Mwah
Plus pitoyable que vs ca n existe pas, y a qu'aller voir sur v/blog. Tout le temps entrain de pleurnicher comme une femmelette. et ca veut se donner l'air important. Complexé? je n'en doute pas
Je trouve ce récit vraiment scandaleux. Moi j'ai bossé 5 ans avec un collégue marocain ( parti depuis) et je puis vous jurer que jamais personne n'aurait pu tenir ce genre de propos devant moi. bien sur celà n'a rien à voir mais tout celà pour dire qu'un gouvernement doit travailler en équipe. Tout le monde aurait du faire bloc contre les imbéciles qui ont eu ce comportement inadmissible vis à vis de Monsieur BEGAG. Pour la petite histoire le comprtement de ce préposé de la SNCF fait mieux comprendre certains événements récents survenus à la gare du nord à paris.
Pour répondre à Monsieur Ramses II :
Bien sur que de nonbreux français ne sont pas racistes et c'est heureux. Personellement j'essaye de lutter au maximum contre de tels comportements. En ce qui concerne les jeunes je comprends bien souvent leur révolte et j'aime cette spontanéïté et cette solidarité. Bien sur ce n'est pas bien d'être violent mais il faut bien souligner que sans violence on est pas entendu dans ce pays. D'ailleurs lors des événements de la gare du nord de nombreuses personnes ce sont interposées face aux violences policières commises sur ce jeune qui n'avait pas de billet. Il en a été de même lors de l'arrestation d'un parent d'élève en situation irrégulière devant une école. Alors moi je pense au contraire de toi que les mentalités commencent à changer et que si on continue à se battre on va y arriver.
larbi pour être franche j'étais fan du Begag écrivain, celui qui a finalement amené le gone du chabaa sur nos pages, puis nos écrans. Mais à chaque fois que je l'ai vu en interview en tant que ministre, je l'ai trouvé ridicule, si ce n'est tristement hilarant... Je sais, c'est dur, mais pas une seule fois je ne l'ai trouvé crédible. Et parfois même je me suis demandée si le fait que le choix se soit porté sur lui était purement fortuit, ou si au contraire il instrumentalisait et servait même le genre d'idées qui donne du tort aux étrangers que nous sommes...
Pas vraiment d'accord avec toi zaz.
Hilarant ? Je trouve pas que ce soit le mot exact. Peut être un peu mal dans sa façon de présenter les choses mais c'est sans doute lié au attaques dont il a été victime. Et puis certains autres membres du gouvernement sont tout autant des charlots...
@ ramsès II,
Désolée pour le retard mais j'ai été hors matrice. Ce que voulait dire mon "sans commentaire" c'est ce que j'avais déjà dit auparavant : pourquoi à chaque fois qu'on est face à un problème (quelle que soit la nature du problème) on cherche un bouc émissaire au lieu de faire notre "bilan de conscience" si je puis l'appeler comme ca. Et comme par hasard c'est tjrs le "juif" qui est pris pour cible. A ce que je constate c'est notre bouc émissaire favori ! Cette façon de voir les choses et le monde me tue. Et je pousserai le raisonnement plus loin et je dirai que les psychanalystes ont un nom pour désigner cet état des choses c'est "la paranoia" et à un degré moindre "l'obssession". Voilà j'espère que j'ai été claire.
@ steph le tigre,
D'accord avec toi sur bp de choses et surtout cette phrase "il faut bien souligner que sans violence on est pas entendu dans ce pays" c'est bien ce que je voulais dire dans mon commentaire précédent car en France le changement incrémental connait pas et c'est la principale différence avec les pays anglo-saxons. Cet état chose fait qu'on s'attache à un modèle on l'use jusqu'à l'os on refuse de le réformer et il faut vraiment qu'on soit face au mur et qu'un événement d'apparence anodin fait déborder le vase et déclenche une révolte pour que les choses bougent. L'histoire de la France est jonchée d'exemples dont les révolutions les plus emblématiques sont celles de 1879 et 1968. Mais pour nous autres maghrébins à mon humble on a intérêt à faire autrement et ne surtout pas suivre cette façon de faire très française je crois au contraire qu'il faut faire comme ceux qui nous ont précédé et qui ont réussi à s'intégrer sans faire trop de vagues les juifs par exemple ont réussi cet exploit.
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Dernière chose il faut remettre les choses à leur juste place et dire que ce que vivent les maghrébins et les noirs n'est pas un traitement qui l'aura été réserver exculisivement car les vagues succéssives d'immigrés qui se sont installés en France ont eu à le subir aussi (italiens, espagnols, portugais (en parlant de portugais les français pour désigner une femme de ménage ils ne disent pas "bonne" mais "portugaise"!), les européens de l'est, etc..). On les a pas accueilli avec "temere o l'7lib" ! Mais il est aussi vrai que l'immigration maghrébine et africaine a la spécifité d'avoir une religion différente, des couleurs de peau différentes, etc... Donc, les moyens à mettre en place pour faciliter leur intégration et surtout le regard des autochtones sur eux ne peuvent et ne doivent être complétement et entièrement les mêmes que celles mises en place pour l'immigration de populations européennes.
Bravo larbi tu viens de sortir un produit trois en un cher au mythe et à mon ami Jean Edern Hallier
Un ministre jetable, un livre jetable et un sujet jetable
Par contre toi on ne va pas te jeter, on va te garder pour l’audience
Le tribunal arrive chez toi cette semaine
A toi de confirmer
@une marocaine : merci pour l'explication du "sans commentaire" pour Mr Ramses II car comme ça c'est bien clair
mais pour etre sincere je ddit Bravo 
steph le tigre tu me re donnes espoire en ma douce france cher pays de tout le monde...
Azouz Begag a démissionné le 5 avril du poste de ministre délégué à la promotion de l'égalité des chances. Il est l'auteur d'un livre* qui raconte son épopée au gouvernement et ses rapports, exécrables, avec l'ancien ministre de l'Intérieur, candidat de l'UMP à la présidentielle. Il explique les raisons de son départ.
Est-ce vous qui avez choisi de démissionner du gouvernement ou y avez-vous été contraint ?
C'est ma décision, et j'y avais réfléchi longtemps à l'avance. Dans la mesure où je voulais faire un geste politique avec la sortie de mon livre "Un mouton dans la baignoire", avec les critiques qu'il comporte envers le monde politique, je ne pouvais pas rester au gouvernement.
Quand avez-vous commencé la rédaction du "Mouton dans la baignoire"?
Peu de temps après les violences urbaines de 2005. Tout d'un coup, après ma critique publique des propos de Nicolas Sarkozy, la "racaille" et le "Kärcher", je suis devenu un homme infréquentable dans le Sarko-système. J'ai été placé sous l'étouffoir pendant dix-huit mois.
Pourquoi avez-vous précipité votre départ du gouvernement alors que sa fin est toute proche ?
Chacun des ministres a sa responsabilité. Je considère pour ma part que François Bayrou est l'homme de la rencontre d'un peuple et de son président. Avant de dire mon choix, j'ai laissé le premier ministre se prononcer après le président de la République. Tout deux ont décidé d'apporter leur soutien à Nicolas Sarkozy. Ce n'est pas mon cas.
La sortie du "Mouton dans la baignoire" est-il un pied de nez à Nicolas Sarkozy à quelques jours du premier tour de la présidentielle ?
Non, pas du tout. Vous savez, quand on est un ministre d'origine arabe, c'est dur. Ce livre, je voulais aussi le présenter comme une histoire personnelle qui servirait à d'autres qui viendraient derrière moi et qui occuperaient des fonctions pareillement difficiles. C'est une carte des récifs et des balises à connaître quand on rentre dans ce métier. Ça sert aussi à informer les Françaises et les Français de ce que j'ai vu du candidat Sarkozy, de ce que j'ai ressenti de lui, l'être humain, en tous les cas de ce qu'il en reste. Je n'ai pas de revanche à prendre, ni contre Sarkozy, ni contre la vie.
Quelles sont les paroles les plus dures que vous ait dites l’entourage de Nicolas Sarkozy ?
Ce sont des mots de Brice Hortefeux, le bras droit de Nicolas Sarkozy. "Allez, fissa, sors de là, dégage d’ici ! Je te te dis dégage !". Il me les a dits le 11 octobre 2006 à l'Assemblée nationale. Nous étions assis à trois rangs l'un de l'autre. Mais auparavant, tout au long de l'année précédente, Nicolas Sarkozy me disait à chaque fois qu'on se retrouvait au conseil des ministres: "Ah! Tu es encore là, toi!", sous forme de boutade. Au bout de la dixième semaine, ça commençait à faire beaucoup.
Une autre fois, au moment du projet de loi sur l'immigration, il menace de vous "casser la gueule".
Oui, c'était le lendemain d'un jour où j'avais déclaré à Marseille que je ne m'appelais pas Azouz Sarkozy, et que si des gens avaient des questions à propos de ce projet de loi il fallait qu'ils s'adressent à Nicolas Sarkozy.
Avez-vous rendu compte de ces agressions verbales à quelqu'un ?
J'en ai informé directement l'Elysée et Matignon. Je ne dirai pas de noms.
Que vous ont répondu l'Elysée et Matignon ?
Qu'il ne fallait pas tenir compte de ces agressions. Qu'il fallait laisser couler. Moi, j'ai laissé couler l'encre de mon stylo.
A vous entendre, on a l'impression que Nicolas Sarkozy représente un danger pour la France.
Quand un individu, ministre de l'Intérieur, affirme devant un parterre de ministres, que moi, Azouz Begag, j'ai des antécédents psychiatriques, quand il déclare qu'il faut associer immigration et identité nationale dans un même ministère, alors oui, je dis que cet individu est dangereux. Quand un homme comme lui a la maîtrise et le soutien de tant de pouvoirs médiatiques et économiques, et qu'il peut, avec cela, marquer son emprise totale sur la société française, sans supporter la moindre contestation, alors oui, je dis que cet homme est dangereux. C'est un devoir personnel et politique majeur que d'informer les électeurs avant l'élection. Si je laisse faire, je pourrais être accusé de non assistance à pays en danger.
D'après vous, Nicolas Sarkozy, qui ne cache pas ses origines hongroises, se sent-il plus français que les Français originaires du Maghreb et d'Afrique noire ?
Il oublie une chose majeure, c'est que tous ces Arabes et tous ces Noirs qui sont en France ont des grands-parents qui ont donné leur sang en 14-18 et en 39-45 pour la libération de la France. Au titre du sang versé pour la patrie, il devrait avoir plus de respect vis-à-vis de ces "racailles" et de ces gens qu'il veut nettoyer au "Kärcher". Je remarque qu'il n'a aucun scrupule pendant ces élections à jeter en pâture l'immigration, comme l'a fait Le Pen depuis 25 ans. Moi, je ne veux pas que l'immigration serve de chair à canon électorale.
Dans votre livre, vous écrivez qu'au gouvernement vous n'aviez au début ni ministère, ni moyens, ni administration. Dans ce cas, pourquoi êtes-vous entré dans l'exécutif ?
Parce que je tenais à transformer les thèmes de l'intégration en égalité des chances.
Comment expliquez-vous qu'on ait très peu entendu parler de vos actions en faveur de l'égalité des chances ?
J'ai été victime d'une fatwa médiatique éhontée de la part de plusieurs journaux et chaînes de télévision.
En raison d'un jeu de pouvoir ?
Evidemment. Beaucoup de journalistes, ayant reçu des pressions, se sont autocensurés. C'est scandaleux alors que tout le monde parle aujourd'hui d'égalité des chances et de diversité. Et l'on n'associe pas mon nom à tout cela? J'ai eu aussi le malheur de faire de l'ombre à M. Jean-Louis Borloo (ministre de l’emploi, de la cohésion sociale et du logement, ndlr). Cet homme a tout fait pour me savonner la planche et pour n'accorder aucun crédit à ce que je faisais.
Qu'allez-vous faire maintenant ?
Je suis en campagne avec François Bayrou, qui sera président de la République le 6 mai.
Avez-vous toujours l'intention de vous présenter à Lyon aux législatives?
Je suis ouvert à toutes les propositions qui viendront de la part de l'UDF.
Propos recueillis par Antoine Menusier, Mohamed Hamidi, Nordine Nabili
Source : http://yahoo.bondyblog.fr/889.html
Youpi
j'ai le bouquin de Azouz Begag j'allais l'acheter mais ma soeur m'a devancé !Très intéressant. Et dire que tout cela est arrivé grâce à "l'icoule"
Il faudrait le dire à toute la jeunesse des banlieux !
Le plus frappant c'est de se rendre compte qu'en 2006 tout le monde (médias, classe politique etc...) est surpris par la nomination d'un ministre dont les parents sont d'origine maghrébine ! Le plus bizarre pour moi c'est qu'on ait attendu 2006 pour le faire comme si des personnes compétentes pour occuper pareils postes n'existaient pas !
La citation de Sarko avec laquelle il commence son bouquin est édifiante même si je l'ai déjà écoutée à la télé mais la voir noir sur blanc c'est autre chose.
"On respecte ses règles (France), c'est-à-dire qu'on n'est pas polygame, on ne pratique pas l'excision sur ses filles, on n'égorge pas le mouton dans son appartement et on respecte les règles républicaines" Nicolas Sarkozy
Je ne sais pas pourquoi (!) mais j'ai l'impression qu'il a oublié de rajouter à sa liste :
- on ne pactise pas avec le diable pour accéder au plus haut poste de responsabilité de la République
- on respecte les lois votées pas le parlement français (ex : les 20% du logement sociaux, lui qui est maire de Neuilly et président du conseil du département 92)
- on ne mélange pas politique et médias pour servir ses propres intérêts
- on se comporte pas comme un opportuniste et un arriviste qui retourne sa veste pour être avec le vainqueur coûte coûte
- etc.......
Ah pardon mais cela s'appelle de la délinquence en col blanc et ce n'est pas aussi "class" que la délinquence tout court !
IL a de la chance M. Begag car il aurait pu finir avec une balle dans la tête dans son bureau et on aurait dit qu'il s'était suicidé et que c'était génétique. Le pouvoir ça rend complètement dingue.
Mais pour ce qui est des discriminations je pourrais vous en sortir des pages et des pages.
Je vais vous en citer une seule qui mérite une petite attention. Il y a 6 ans mon enfant fréquentait une école maternelle dans le coeur de la bele ville de Villeurbanne dans le Rhône où on est socialiste à la sauce caviar de père en fils depuis des générations.
UN jour je découvris que dans la classe de mon fils, il n'y avait que des chocalats au lait et des chocolats noirs et dans l'autre classe d'enfants de même âge, que des chocolats blancs. ça m'a rappelé mon enfance à Villeurbanne, il y a 40 ans où à l'age de 4 ans j'ai appris le mot ARABE avec l'adjectif SALE et moi à mon époque naïf je demandais à ma mère c'est quoi un ARABE.
Pour résumer, ce n'est pas aux franco-x de s'intégrer mais à certains franco-landas d'apprendre que les Français ne sont pas tous descendants des Gaulois.
A plus
Bravo Mr Begag, votre livre est enfin une réalité de la vie du gouvernement. Je hais ces hommes qui ne pensent qu'à eux et à leurs pouvoirs.