Maroc: Le taux de chômage en question
Par Larbi le lundi, février 12 2007, 00:31 - General - Lien permanent

Le taux de chômage est un indicateur important qui permet de mesurer la santé et la performance d’une économie et l’évaluation des politiques menées par l’Etat. Encore faut-il qu’il soit fiable et dans la mesure du possible incontestable.
Volatilité des chiffres et CVS
Au deuxième trimestre 2006, le Haut Commissariat du Plan (HCP) a crée la surprise en annonçant un taux de chômage de 7,7 %. Une performance surprenante d’autant plus que sur la même période le taux de chômage dans l’Union Européenne était de 8,5%. Janvier 2007, le même HCP estime cette fois-ci le taux de chômage 2006 à 9,7%, soit deux points en plus ! Entre temps le chiffre 7,7 a fait le tour des médias et été largement repris dans la presse et les tribunes politiques.
Cette volatilité de la valeur de l’indicateur peut, il faut le reconnaître, en dérouter plus d’un ! Elle trouve son explication dans le fait que les chiffres communiqués sont bruts et sans corrections et ne tiennent pas compte des variations saisonnières. La situation de l’emploi n’évolue pas d’une façon uniforme, en septembre par exemple les diplômés entrent massivement dans le marché de travail alors qu’en avril on ne note aucun mouvement particulier. Il ne sert à rien d’annoncer un taux de 7,7% qui sera vite révisé à la hausse un semestre plus tard. Il convient donc que le HCP veuille à communiquer un taux corrigé des variations saisonnières (CVS), le commissariat dispose d’assez de données historiques pour extrapoler et corriger les données et assurer ainsi une meilleure visibilité, sans biais conjoncturel, de la situation de l’emploi.
De l’interprétation des règles du BIT
Même à 9,7%, le taux de chômage annoncé fait pousser des cris aux économistes : Le mode de calcul minore l’ampleur de la situation et laisse perplexe. Premier motif de scepticisme, le HCP est dirigé par un homme politique et non une personnalité indépendante, Ahmed Lahlimi est un ancien ministre du gouvernement en exercice et cadre de l’USFP parti de la majorité. Rien ne laisse douter un instant de l’objectivité de Monsieur Lahlimi, mais des zones d’ombres persistent quant à l’interprétation et l’application des normes du BIT. Ce n’est pas propre au Maroc : le calcul du taux de chômage au sens du BIT donner lieu à des controverses dans plusieurs pays. Mais le fait est que concernant le Maroc, le HCP ne fournit aucun élément sur son interprétation de ces normes ni même sur la méthodologie du calcul. Il serait utile pour la sérénité du débat économique d’insister sur le devoir du Commissariat d’expliciter sa méthodologie de mise en œuvre, les catégories, les segmentations et les nomenclatures retenues pour qualifier les chômeurs et surtout d’exposer, sans formules laconiques, l’interprétation faite des règles du BIT. Pour que chacun puisse mesurer la portée des chiffres.
Perplexité
Portons maintenant notre attention sur les chiffres officiels. Plus d’un emploi sur quatre (27,4%) est non rémunéré dont une grande part est répertoriée en tant qu’« emploi aide familiale ». Le monde rural quant à lui vit, depuis longtemps, le plein emploi : à 3,7¨% le taux de chômage fait rêver et tire le taux global largement vers le bas masquant dramatiquement les 25,70% des diplômés chômeurs du monde urbain. Ce n’est pas de la mauvaise foi que dire que le HCP prenne ses libertés vis à vis de ces deux catégories et se base sur des interprétations très optimistes pour considérer ces populations comme travailleuses. Mieux encore, un regard sur l’historique du taux de chômage rural montre que même en année de sécheresse extrême nos campagnards continue à vivre le plein d’emploi ! De quoi faire douter les plus volontaristes.
Une structure duale formel/informel à assumer
Bien qu’il n’existe aucun chiffre précis, le secteur informel est parmi les premiers employeurs du pays. On en viendrait ainsi au paradoxe suivant : l’Etat lutte contre les contrebandiers, les marchands ambulants, les cultivateurs du cannabis, les hackers de Derb Ghalef et les détaillants de cigarettes … et que sait-on encore. Or, au moment du calcul du taux de chômage, les analystes considèrent ces populations comme travailleuses, répertoriées en tant que tel, et reconnaissent de fait ces emplois et professions ! L’Etat légalise ainsi dans son tableau de bord statistique ce qu’il réprime sur le terrain ! Entendons-nous : en suivant une certaine logique économique et bien que ces emplois échappent à la taxation et freinent certains investissements, ils créent quand bien même de la richesse et des revenus et injectent des flux financiers dans le circuit économique. Or l’Etat ne saurait s’attribuer le mérite de ces créations, qu’il renie par ailleurs, en les incluant implicitement et d’une façon quasi clandestine dans les chiffres officiels. Il y a là un devoir de vérité et de clarté à l’égard de ce secteur : Puisque les enquêteurs sont capables d’identifier les emplois informels, que le HCP fasse mention de la part ces emplois dans une ligne séparée sous une catégorie bien identifiée et que l’Etat assume, sans complexe, la segmentation duale formel/informel et en calcul les ratios. Tout le monde y gagnera : le taux de chômage gagne en crédibilité et on pourra enfin quantifier le secteur informel et son poids dans l’économie et apprécier sereinement la situation du marché de l’emploi.
Voici où commence le débat public
Indicateur clé de l’économie, le taux de chômage permet de mesurer l’impact des mesures gouvernementales sur l’économie. En 2006, on le voit bien dans les statistiques, l’Habitat et le Tourisme représentent la plus forte source de créations nettes d’emplois (un peu moins de 300.000). Preuve que les politiques menées par ces deux départements sont bonnes et ont porté leurs fruits. C’est à signaler. C’est à saluer. Mais quid du secteur de la nouvelle économie et les emplois offshore ? Malgré les grands efforts consentis par le gouvernement et les incitations fiscales, force est de constater qu’ils ne trouvent pas leur traduction en matière de création d’emplois. Et quid du faible rythme de création dans les autres secteurs professionnels ? Ni le gouvernement, ni la presse spécialisée ni même l’opposition parlementaire n’ont rebondi à la publication des chiffres dans la perspective d’en faire un moment de débat public. Qu’on ne s’y trompe pas : la mission première de l’exercice des indicateurs est de donner des pistes de réflexion et générer le débat nécessaire pour avancer et rectifier si nécessaire. Ce débat, qui nous fait défaut et qui nous serait certainement utile, doit être mené sur la place publique par les économistes et les acteurs politiques surtout à la veille des prochaines échéances électorales.
« Le taux de chômage, comme il est présenté, biaise les tableaux de bord pour les décideurs politiques et économiques. Un taux global n’est pas pertinent» Ce sont les mots d’un grand connaisseur de la situation de l’emploi : Jamal Belahrach PDG Manpower Maroc. Effectivement, les indicateurs économiques sont indispensables à une bonne lisibilité de l’état de l’économie et l’efficacité de la gouvernance. Mais avant d’interpréter leur valeur et leur portée encore faut-il disposer de chiffres clairs et précis élaborés avec une rigueur extrême. Il en va de la crédibilité de l’action publique.
Au deuxième trimestre 2006, le Haut Commissariat du Plan (HCP) a crée la surprise en annonçant un taux de chômage de 7,7 %. Une performance surprenante d’autant plus que sur la même période le taux de chômage dans l’Union Européenne était de 8,5%. Janvier 2007, le même HCP estime cette fois-ci le taux de chômage 2006 à 9,7%, soit deux points en plus ! Entre temps le chiffre 7,7 a fait le tour des médias et été largement repris dans la presse et les tribunes politiques.
Cette volatilité de la valeur de l’indicateur peut, il faut le reconnaître, en dérouter plus d’un ! Elle trouve son explication dans le fait que les chiffres communiqués sont bruts et sans corrections et ne tiennent pas compte des variations saisonnières. La situation de l’emploi n’évolue pas d’une façon uniforme, en septembre par exemple les diplômés entrent massivement dans le marché de travail alors qu’en avril on ne note aucun mouvement particulier. Il ne sert à rien d’annoncer un taux de 7,7% qui sera vite révisé à la hausse un semestre plus tard. Il convient donc que le HCP veuille à communiquer un taux corrigé des variations saisonnières (CVS), le commissariat dispose d’assez de données historiques pour extrapoler et corriger les données et assurer ainsi une meilleure visibilité, sans biais conjoncturel, de la situation de l’emploi.
De l’interprétation des règles du BIT
Même à 9,7%, le taux de chômage annoncé fait pousser des cris aux économistes : Le mode de calcul minore l’ampleur de la situation et laisse perplexe. Premier motif de scepticisme, le HCP est dirigé par un homme politique et non une personnalité indépendante, Ahmed Lahlimi est un ancien ministre du gouvernement en exercice et cadre de l’USFP parti de la majorité. Rien ne laisse douter un instant de l’objectivité de Monsieur Lahlimi, mais des zones d’ombres persistent quant à l’interprétation et l’application des normes du BIT. Ce n’est pas propre au Maroc : le calcul du taux de chômage au sens du BIT donner lieu à des controverses dans plusieurs pays. Mais le fait est que concernant le Maroc, le HCP ne fournit aucun élément sur son interprétation de ces normes ni même sur la méthodologie du calcul. Il serait utile pour la sérénité du débat économique d’insister sur le devoir du Commissariat d’expliciter sa méthodologie de mise en œuvre, les catégories, les segmentations et les nomenclatures retenues pour qualifier les chômeurs et surtout d’exposer, sans formules laconiques, l’interprétation faite des règles du BIT. Pour que chacun puisse mesurer la portée des chiffres.
Perplexité
Portons maintenant notre attention sur les chiffres officiels. Plus d’un emploi sur quatre (27,4%) est non rémunéré dont une grande part est répertoriée en tant qu’« emploi aide familiale ». Le monde rural quant à lui vit, depuis longtemps, le plein emploi : à 3,7¨% le taux de chômage fait rêver et tire le taux global largement vers le bas masquant dramatiquement les 25,70% des diplômés chômeurs du monde urbain. Ce n’est pas de la mauvaise foi que dire que le HCP prenne ses libertés vis à vis de ces deux catégories et se base sur des interprétations très optimistes pour considérer ces populations comme travailleuses. Mieux encore, un regard sur l’historique du taux de chômage rural montre que même en année de sécheresse extrême nos campagnards continue à vivre le plein d’emploi ! De quoi faire douter les plus volontaristes.
Une structure duale formel/informel à assumer
Bien qu’il n’existe aucun chiffre précis, le secteur informel est parmi les premiers employeurs du pays. On en viendrait ainsi au paradoxe suivant : l’Etat lutte contre les contrebandiers, les marchands ambulants, les cultivateurs du cannabis, les hackers de Derb Ghalef et les détaillants de cigarettes … et que sait-on encore. Or, au moment du calcul du taux de chômage, les analystes considèrent ces populations comme travailleuses, répertoriées en tant que tel, et reconnaissent de fait ces emplois et professions ! L’Etat légalise ainsi dans son tableau de bord statistique ce qu’il réprime sur le terrain ! Entendons-nous : en suivant une certaine logique économique et bien que ces emplois échappent à la taxation et freinent certains investissements, ils créent quand bien même de la richesse et des revenus et injectent des flux financiers dans le circuit économique. Or l’Etat ne saurait s’attribuer le mérite de ces créations, qu’il renie par ailleurs, en les incluant implicitement et d’une façon quasi clandestine dans les chiffres officiels. Il y a là un devoir de vérité et de clarté à l’égard de ce secteur : Puisque les enquêteurs sont capables d’identifier les emplois informels, que le HCP fasse mention de la part ces emplois dans une ligne séparée sous une catégorie bien identifiée et que l’Etat assume, sans complexe, la segmentation duale formel/informel et en calcul les ratios. Tout le monde y gagnera : le taux de chômage gagne en crédibilité et on pourra enfin quantifier le secteur informel et son poids dans l’économie et apprécier sereinement la situation du marché de l’emploi.
Voici où commence le débat public
Indicateur clé de l’économie, le taux de chômage permet de mesurer l’impact des mesures gouvernementales sur l’économie. En 2006, on le voit bien dans les statistiques, l’Habitat et le Tourisme représentent la plus forte source de créations nettes d’emplois (un peu moins de 300.000). Preuve que les politiques menées par ces deux départements sont bonnes et ont porté leurs fruits. C’est à signaler. C’est à saluer. Mais quid du secteur de la nouvelle économie et les emplois offshore ? Malgré les grands efforts consentis par le gouvernement et les incitations fiscales, force est de constater qu’ils ne trouvent pas leur traduction en matière de création d’emplois. Et quid du faible rythme de création dans les autres secteurs professionnels ? Ni le gouvernement, ni la presse spécialisée ni même l’opposition parlementaire n’ont rebondi à la publication des chiffres dans la perspective d’en faire un moment de débat public. Qu’on ne s’y trompe pas : la mission première de l’exercice des indicateurs est de donner des pistes de réflexion et générer le débat nécessaire pour avancer et rectifier si nécessaire. Ce débat, qui nous fait défaut et qui nous serait certainement utile, doit être mené sur la place publique par les économistes et les acteurs politiques surtout à la veille des prochaines échéances électorales.
« Le taux de chômage, comme il est présenté, biaise les tableaux de bord pour les décideurs politiques et économiques. Un taux global n’est pas pertinent» Ce sont les mots d’un grand connaisseur de la situation de l’emploi : Jamal Belahrach PDG Manpower Maroc. Effectivement, les indicateurs économiques sont indispensables à une bonne lisibilité de l’état de l’économie et l’efficacité de la gouvernance. Mais avant d’interpréter leur valeur et leur portée encore faut-il disposer de chiffres clairs et précis élaborés avec une rigueur extrême. Il en va de la crédibilité de l’action publique.









Commentaires
Lahlimi est socialiste ...il ne donne pas le bon taux du chômage ... on an entendu la même chose en France il y a queqlues jours, mais dans ce ca, le cachetier est de droite !
Je pensais qu'il s'agissait du tx de chômage en France. Mais non, tu parles bien du Maroc ! Avec un tx pareil, on pourrait dire qu'il n'y pas de chômage, pourtant juste l'autre jour je lisais que certains diplômés-chômeurs ont été tabassés pour avoir manifestés.
Une autre anecdote au 'plus beau pays' du monde.
Les indicateurs ne servent à rien tant que l'action politique et publique n'intégre pas Le Résultat dans ses programmes et actions. Or il est malheureusement reconnu que l'administration publique marocaine,jacobine et bureaucratique, n'est pas prête ;a intégrer la gestion axée sur les résultats dans sa philosophie avec la culture d'évaluation qu'elle suppose. La dépense publique au Maroc est soumise aux contingences politiques plus qu'au souci de performance et d'efficience d'où l'extrêmeliberté que les décideurs ont appris à avoir avec les chiffres et leur signification..
comment faire confiance à une institution dont les conclusions sont dementies par un simple regard autour de soi? Et par extention comment faire confiance à un gouvernement qui ne dit rien car ça l'arrange (ou parce qu'il est derriere) et une classe politique aui ne souffle mot?
On peut atteindre ce taux facilement avec la méthode de calcul qu'ils ont appliquée..càd compter toute personne qui a une activité meme irrégulière (une fois par semaine) et meme sans être payé pour cet activié comme étant une personne active et donc non chomeuse !
Alors meme avec ça on atteint 7% je crois que de cet angle là même ce chiffre est une honte.
Y a t il des chomeurs au Maroc? Certainement oui. Peu importe 7,7 ou 7,8%, comme partout dans le monde, il y a ceux qui ne croient pas aux chifres officiels et aux méthodes de leur évaluation.
Le vrai problème de l'emploi au maroc, c'est l'inadéquation entre l'offre et la demande. Ainsi, pour certains secteurs d'activité (bâtiment, génie civil, éducation, etc.), la main d'oeuvre qualifiée se fait rare et de plus en plus chère.
Quant aux diplômés chomeurs qui manifestent, ils veulent tous, un travail de fonctionnaire, avec le max de garanties pour s'assurer de la sécurité d'emploi. C'est leur choix! mais que sera leur valeur ajoutée dans une administration surpeuplée? ... un autre débat.
Juste pour info, lisez ces paragraphes tirés du magazine Telquel N° 253-254 que j'estime très pertinents pour éclairer le débat :
" Lecteurs, tenez-vous bien : il y a moins de chômeurs au Maroc qu'en France, qu'en Espagne, qu'en Allemagne et qu'en Italie. 9,5% !! Le truc, c'est notre manière de compter les chômeurs. En fait, on ne les compte pas, on compte les “actifs occupés”, puis on voit combien il manque pour atteindre 100%. Des enquêteurs du Haut commissariat au plan font donc des enquêtes de terrain, et ils posent cette question aux gens : “Avez-vous eu une quelconque activité les six derniers mois ?” Si vous répondez “oui, j'ai tenu l'étal de mon voisin, vendeur de cigarettes au détail, pendant une heure, il y a 2 mois” ou encore “oui, j'ai labouré le champ de mon oncle pour pas un rond, il y a 8 semaines”, félicitations ! Vous êtes officiellement un “actif occupé”. A ce compte, 9,5% de taux de chômage, c'est un drame national ! A moins que le drame, ce ne soit qu'on nous prenne pour des imbéciles à ce point..."
Tout le monde sait que c'est la croissance, et par la même le plein emploi, qui endigue le chômage mais au Maroc : " Qui est le véritable décideur de la politique économique au Maroc ? Le roi ? Les multinationales ? Oualalou ou le FMI ? Vous avez tout faux. Les véritables économistes en chef du royaume s'appellent Stratus et Cumulus. Et ce sont ces nuages qui dictent, selon qu'ils débarquent en nombre ou pas dans nos cieux, l'état de santé du PIB marocain. Pour rappel, l'agriculture pèse pour environ 15% du PIB et seuls 16% des terres cultivées sont irrigués, tandis que les 84% restants dépendent d'une pluviométrie incertaine. Alors, quand Oualalou se gargarise des 7% de croissance, ou quand le Centre marocain de conjoncture balance ses prévisions, n'y prêtez pas trop attention. Contentez-vous de lever les yeux vers le ciel et de chanter : “Goulou lâam zine…”
HT (hors topic!!) : je m'attendais à ce que tu parles du discours de Ségolène à Villepinte à baba l'3arbi. Très belle prestation, elle m'a bluffé !
bonjour baba larbi

mon pére fait mieux que lahlimi , il affiche un taux de chomage de 0% dans notre famille. vous allez vous dire mais de quoi nous parle ce admin_word ?
et bien le papa émbouche a pleins temps et des contarts CDD . mais une chose y'a pas de syndicat
pas de RTT
Pas de 35 heurs
hhhhhhhhhhhhh allez c'est mieux que rien
L'Etat toujours impuissant à réduire le chômage..la plitique de "makhzen"..dima goulo l3am zin et en réalité le taux augmente sans cesse .
Hors sujet
Larbi n'oubli pas aujourd'hui c l annivesaire de Hanaa
@رفيق الدرب : est ce que tu connais un pays avec 0% de chomeurs ?
a vrais dire machi l'etat ki ne trouve pas d'emplois pour les citoyens , mais aussi les jeuns qui ne veulent pas travailler ?
j'en connais des diplomés jusqu'au cou et qui pensent pas travailler quand dans le public, iwa bazz
mon grand pere il a 89 ans il m'a dit "rien ne justifi d'attendre l'emploi ideal sous pretexte que t'a un diplome"
je sais pas est ce que il a raison mais je pense qu'iil a une certaine partie de la verité.
Taux reel de chomage au Maroc = [(Taux de chomage officiel du parlement/palais royal) x 3] / bakshish (rash-oua) sin3 log10 x diplomes d'Etat par capita cos4 "koul chi zine koul chi mezzaine" ou "rabbi jib".
le chiffre n'est pas le probleme , le nombre l'est ...
est quelle est la solution Mehdi? Comment s'en sortir?
C'est bien dommage pour notre pays, parce qu'au lieu de bien définir les ratios dont on a besoin, de bien s'appliquer pour les calculer, et surtout en respectant des délais pour pouvoir les exploiter, on est entrain de camoufler le mal, sous prétexte de faire plaisir aux normes du BIT. Les chiffres c'est des chiffres, c'est leur interprétation et surtt l'action qui suit qui importe. En ce temps, où on s'extasie sur les annonces de Lahlimi, la main d'ouvre qualifiée devient de plus en plus rare et chère, les secteurs clés affichent une pénurie croissante des ingénieurs, et à coté, rien qui se fait.
Bon, là l'interprétation de Lahlimi remise en cause pr son appartenance politique, mais que deviendrait-il d'un gouvernement dont le premier ministre est partisan???
A moins de mettre le HCP comme entité indépendante du gouvernement, comme une sorte de contrôlleur des Performances économiques du pays...
@ Mohamed (EKM),
En voici une question très intéressante et très importante. Quant à sa réponse ou plutôt les réponses car je pense que de ce côté "7riretena mayejeme3oha zelayef !", c'est une refonte de la société maroacine qu'il faut car tout est lié c'est la fameuse systémique. Mais des pistes de réflexion c'est tjrs bien :
1- cultiver "rou7e el wataniyya" chez nous les marocains. Les "t'fote rassi o teji fine beghate" il faut en finir. Il en découlera :
2- une élite qui se soucira beaucoup plus de l'intérêt général que des siennes. Fini les "Monsieur X%" qui pullulent chez nous.
3- un cadre juridique et une justice plus sains
4- une REFORME IMMOBILIERE car si il y a bien un point noir en matière d'investissement au Maroc c'est bien celui de l'immobilier c'est "l'anarchie institutionnelle" par excellence
5- une administration moins corrompue (tjrs résultante du premier point) et moins pesante ET plus EFFICACE voire EFFICIENTE
6- encourager l'initaive privée via des codes d'investissements plus ambitieux que ceux qui existent car compter sur la fonction publique pour résorber le chomage c'est quasiment du foutage de gueule
7- INSCRIRE/INTEGRER la méritocratie comme valeur dans notre culture au lieu du clientelisme ambiant
8- wa akhira wa layssa akhirane et pas des moindres faire évoluer la mentalité de nos fameux "el haj chekara" dont disait Mohamed Guessous (sociologue) suite à une étude qu'il a faite : l'entrepreneur marocain quand il se réveille le matin, il se dit "Allah i gib chi hameza !". Il faut donc leur faire comprendre que ce n'est pas comme ca qu'on assure la conquête des marchés surtout dans un monde globalisé.
Il y a certainement d'autres pistes ....
Il ne reste plus qu'à démarrer "LES ETATS GENERAUX" !
" .... l’indépendance de la statistique n’est pas uniquement affaire de statut, de structures ou d ’organisation, ces aspects relèvent de la décision des
autorités compétentes. Elle est aussi et surtout celle du statisticien lui-même, et ne r e l è v e que de ses exigences déontologiques. Il ne doit être soumis qu’à l’obligation de respecter les normes de la science comme le juge celles
du droit .... " Ahmed LAHLIMI ALAMI
j'ajoute juste que l’indépendance de la statistique passe par sa transparence et il est trés vrai que personne au pays ne connait le mode de calcul utilisée par la direction des statistiques. le chiffre global peut dire la chose et son contraire puisque l'étendue et le perimètre ne sont pas connus. mais ca ne derange personne.
larbi merci de parler de ce genre de sujets économiques encore et encore. je sais que tu en as la competence et j'espere que celui là ni le debut d'une serie d'articles economiques.
Voici un extrait d'un article du Matin du Sahar d'hier intitulé le plein emploi, un axe prioritaire : "...Ce qui importe, c'est de connaître les caractéristiques du marché du travail et non de réduire l'analyse à une comptabilité résiduelle entre l'offre et la demande de main-d'œuvre qualifiée ou d'ingénieurs. L'offre de travail est une ressource et comme telle, elle devrait pouvoir, dans le cadre des mécanismes d'équilibre, trouver son utilisation optimale."
A bon entendeur ... Y'a plus qu'à !
Au fait quelqu'un aurait entendu parler de 60 diplomés marocains non-voyants qui se seraient immolés par le feu dans le quartier Qamra à Rabat il y'a deux semaines ? Si cette cette information s'avère pertinente... où va-t-on ?
Aoual
@ aoual,
l'info sur la tentative de suicide des non-voyants est véridique il y a même un lecteur qui a écrit à telquel pour s'en indigner (sur la page c'est le troisième courrier) voici le lien :
http://www.telquel-online.com/260/courrier_260.shtml
Concernant la citation du "Matin du Sahara et du etc.." alors là j'ai rien compris pourtant j'ai une formation de "gestionnaire". La première partie est une insulte à l'intelligence et la deuxième c'est du charabia. "L'offre du travail est une ressource", ca veut dire quoi ca... Mieux encore "elle devrait trouver sa place dans le cadre des mécanismes d'équilibre" là encore je pige rien. Et d'ailleurs quels sont ces mécanismes ?. et la totale pour finir "trouver son utilisation optimale". C'est à se tirer les cheveux par les oreilles comme dirait Gad. Ou mieux encore ca me rappelle une autre de ses phrases : c'est la porte ouverte à toutes les fenêtres! A sidi bazze !!!! 7echemena f'bellasethome
Ou peut être c'est moi qui suis à côté de la plaque c'est vraiment le cas de le dire "kola o 9erayeto !"
@une marocaine, il ne suffit pas de "râler" et tu le fais si bien - bravo - surtout com 16 tout en étant hors du pays. Pourquoi ne pas le faire sur place, au Maroc, et ainsi aider le pays à avancer... ? Et je m'adresse aussi à tous les autres bons éléments de la jeune et moins jeune génération...
En france c'est magouille et compagnie et visiblement les chiffres du Maroc c'est pas mieux. le pouvoir aime bien masquer les problèmes pour éviter qu'on le mette en cause.
Je crois que pour s'en sortir il faudrait que toutes les entreprises fassent des efforts. Je crois que du travail il y en a et on préfère souvent doubler les bénéfices et ne pas embaucher.
C'est idiot car nos employés sont nos premiers clients ( dixit Henry Ford ) et l'argent mis dans le circuit y revient tôt ou tard. Moi je suis pour une relance de l'économie. Actuellement on tire vers le bas.
Excellente analyse, Larbi!
Je me suis permis de transcrire ce billet sur mon blog. Je reviendrai prochainement moi-même sur cette question.
@ Larbi
Pourquoi retenir dans l'infromel uniquement les perseonnes qui interviennent dans les secteurs en marge de la loi.
L'informel au Maroc concerne des secteurs vitaux de notre économie, de l'artisanat le plus sophistiqué au petit commerce, de la récupération des déchets aux services domestiques.
Ce n'est peut-être pas la panacée, mais cela fait vivre des milliers et des milliers de familles, qui n'ont rien à cirer des chiffres officiels.
@ rita,
Tu touches un point très sensible chez moi, j'ai même eu pas mal de discussion très animées avec un de mes meilleurs amis quand j'étais au Maroc. Comment peut-on faire pour faire évoluer les choses au Maroc ?!! Vaste débat !
Tu as complètement raison sur le fait que râler ca n'apporte rien il faut passer à l'action, on est bien d'accord. Remarque on écrivant le post 16, je ne pensais pas râler car quel que soit l’élan qui animent tous marocains pour s’en sortir il faudrait que l’Etat joue aussi son rôle et surtout donne l’exemple.
Pour revenir à l’apport de chacun dans cet édifice, le hic pour moi c'est que je ne sais pas encore quelle forme mon engagement doit prendre. Les partis politiques marocains, je donne ma langue au chat….. Financièrement je n'ai pas les reins assez solide (en tout cas actuellement) pour investir que ce soit au Maroc ou ailleurs. Mais c’est une idée qui m’habite depuis tjrs je finirai un jour par la concrétiser (je l’espère !). Côté assoc, la fondation zagoura de AYOUCH m’intéresse énormément car les micro-crédits ont fait leurs preuves c’est une excellente démarche ce n’est pas pour rien que son inventeur Mohammed Yunus a eu le prix Nobel de la paix 2006. Parfois, je me dis que je me prends la tête car il suffit de peu de choses pour bousculer dans la bonne direction, le doc passé sur Canal + hier sur des enfants nés dans des bordels en inde et dont certains d’entre eux s’en sortent juste parce qu’on leur a mis un appareil photo entre les mains ( !) en est la preuve.
Quant au marocains résidents à l’étranger, je précise que je n’en fais pas vraiment partie je suis juste de passage en France sauf changement de dernière minute ! je dois quand même leur rendre hommage car c’est en grande partie grâce à eux ou plus précisément à leurs transferts de devises que l’économie marocaine tient encore (sans devise par d’importation !). En terme de rentrer de devises, ils arrivent en tête devançant le phosphate et le tourisme ! ! ! Leurs transferts ont atteint 13,707 milliards DHs au terme des quatre premiers mois (janvier/avril) de 2006, soit 13,8% de plus que pour la même période de 2005. Selon les dernières données publiées par l’Office des Changes, ce montant présente un accroissement de 28,8% ou +3,063 milliards DHs par rapport à la moyenne des recettes à fin avril des cinq dernières années, établie à 10,644 milliards DHs. Si les autorités marocaines leur font les yeux doux c'est pas pour rien pour ma part je dis c'est tant mieux si on reconnaît leur contributions.
Je trouve qu’ils participent très bien au développement de leur pays la fameuse phrase PARTIR POUR RESTER ! sans parler de ce que bp d’entre eux font dans le secteur associatif . Et ils ne demandent qu’à faire plus 86% des MRE veulent rentrer ! selon une étude publiée par Telquel mais ce qui les freine c’est ce dont on revient tjrs : l’administration marocaine, la culture « entreprenariale » au Maroc etc… , ce qui les pousse à sauter le pas c’est surtout la famille : voici le lien pour plus de détails http://www.telquel-online.com/253/economie1_253.shtml
@une marocaine,
Merci ! T'es adorable.
@ rita,
You are welcome, et je te retourne le compliment doublé d'un MWAH
Eclaircissements pour une meilleure compréhension des informations diffusées dernièrement sur la situation du marché du travail en 2006
Afin de lever les ambiguïtés et confusions relevées dans l’article intitulé "Maroc : le taux de chômage en question" paru le 12 Février 2007 sur la page web (www.larbi.org) , le Haut Commissariat au Plan (H.C.P) se doit d’apporter les éclaircissements qui s’imposent pour une meilleure interprétation des informations diffusées dernièrement sur la situation du marché du travail en 2006.
La lutte contre le chômage est l’une des principales priorités nationales. Des efforts énormes sont déployés pour contrecarrer ce fléau. Ces efforts sont basés sur les informations fournies par l’enquête nationale sur l’emploi réalisée annuellement par le HCP et qui a pour principal objectif le suivi de l’évolution de ce phénomène.
L’enquête est réalisée par interview directe des ménages. Elle touche annuellement un échantillon de 60.000 ménages dont 20.000 en zones rurales, représentant les diverses couches sociales et régions du pays. La collectes des données est étalée sur toute l’année de façon à tenir compte des fluctuations saisonnières. Les résultats sont diffusés trimestriellement au niveau national et par milieu de résidence et annuellement au niveau national et régional par milieu de résidence.
Les concepts et définitions utilisés dans le cadre de cette enquête pour la mesure du niveau de l’activité, de l’emploi et du chômage sont conformes aux recommandations du Bureau International du Travail (BIT). Ces recommandations, rappelons le, visent entre autres, une meilleure comparabilité internationale des informations sur le marché du travail.
Ainsi, selon les dernières normes statistiques internationales (1988) du BIT, la population active employée comprend toutes les personnes participant à la production de biens et services, ne serait-ce que pour une heure, durant une courte période de référence (une journée ou une semaine). Il s’agit donc d’un concept large qui englobe tous les types d’emplois, y compris le travail occasionnel, le travail à temps partiel et toutes les formes d’emplois irréguliers.
La population en chômage est constituée, quant à elle, de toutes les personnes en âge d’activité, non pourvues d’un emploi mais qui cherchent à travailler et sont disponibles pour un travail.
La résolution laisse aux pays le choix entre une définition utilisant la notion de recherche dans un sens strict (cas adapté aux pays développés) et une définition qui permet d’inclure aussi parmi les chômeurs les personnes découragées par la recherche active (cas adapté à la réalité des pays en voie de développement dont le Maroc).
Par ailleurs et partant du fait que le chômage n’est qu’une composante de la sous-utilisation de la main d’œuvre, l’enquête cherche à cerner aussi le volume et les caractéristiques de certaines formes de sous-emploi.
En général, les travailleurs sous-employés travaillent moins longtemps ou de façon moins productive qu’ils ne seraient en mesure et désireux de le faire. Les rapports détaillés de l’enquête sur l’emploi abordent cet aspect.
Concernant les interrogations de l’auteur, quant à l’évolution récente du taux de chômage, il y a lieu de préciser que :
- Etant donné l’importance de la composante conjoncturelle du phénomène du chômage, et en l’absence de corrections des variations saisonnières, qui demandent de longues séries, toutes les comparaisons doivent être faites en glissement annuel. Ainsi, la comparaison entre des trimestres de la même année et entre trimestre et moyenne annuelle est à éviter.
- Les informations publiées concernant l’emploi et le chômage ne se limitent pas au niveau global. Elles sont diffusées par milieu de résidence, sexe, âge, niveau de qualification et selon des caractéristiques socioprofessionnelles plus détaillées. Certains de ces détails sont diffusés dans des publication spécifiques.
- Pour éviter toute amalgame, l’ensemble des publications relatives à la diffusion des résultats d’études et enquêtes menées par le HCP consacrent un chapitre réservé aux aspects méthodologiques et aux définitions des principaux concepts et indicateurs utilisés. De plus, des journées sont organisées de temps à autre au profit des utilisateurs dans le but de leur fournir les explications nécessaires sur les méthodologies utilisées dans les différentes opérations statistiques. Par ailleurs, les portes de l’administration en charge de ces statistiques ont été et sont toujours ouvertes aux différents utilisateurs.
- Le bas niveau du taux de chômage dans les campagnes s’explique, entre autres, par l’étroitesse du marché du travail qui fait que le chômage des ruraux s’exprime en partie au niveau des villes et par le fait que le sous emploi est la forme la plus répandue de la sous-utilisation de la main d’œuvre au niveau de ce milieu.
- L’enquête est menée auprès des ménages et non auprès des unités de production et de ce fait, elle s’intéresse à l’activité économique dans son ensemble quelle soit formelle ou informelle, légale ou illégale.
- Les informations sont diffusées à un niveau désagrégé permettant une meilleure compréhension du fonctionnement du marché du travail. A ce niveau, signalons que l’utilisateur doit faire attention aux concepts, classifications, niveau d’agrégation, période de référence, relatives aux informations diffusées .Ce qui lui permettrait d’éviter de tomber dans des erreurs d’interprétation comme c’est le cas dans cette article qui cherche à comparer le taux trimestriel au taux annuel et qui confond le secteur du BTP avec l’Habitat, le secteur des services avec le tourisme et le secteur informel avec les activités illégales.
bonjoure:
je veu le définitin de chomage au maroc les causes et le types
definition de chomages au maroc les cause et le types
had chi machi me3e9oul ya chomage ya race le ghoule
wa le7maaaaaaaaaaaaaaaaaa9 wa le 7ema9 hada galik chomage hada li ba9i fe le7ssab
on a rien dans le maroc sauf les chomeurs
c'est pour le n°16 vraiment rien a dir tu es absolument raison chui avec toi a ce point la
Le taux de chômage n’a pas de signification quand le chômeur ne touche rien, inutile de chercher à imiter à chaque fois l’occident.
Le taux de chômage au maroc est plus qu’une donnée politique, 7 à 9% c’est une honte d’annoncer ça, alors que la réalité doit dépasser 50%....rien que les prostituées au maroc dépassent 10%, le très haut commissaire au plan doit confondre ce métier au maroc avec du travail.
je l aime et il ne m aime pas (Ilham L)
des gens qui nous prend pour des cons !! lah ismeh lihom!!!!
fronchement notre gouvernoment n'est pas éfficasse,est toutes sondages et statistiques donner a par l Etat il faut la multuplier sur 10
les cas des pays sous devlopés
je veux savoir la methode de calcul du taux d croissance !!!svp je vx des réponses correctes plzzzzzzzzz
je veux savoir comment on fait le commentaire d une tableau qui contient le taux de chomage par annèe si il est possible
les effet de chomage au maroc
bsr ou bjr bon pour le chomage je veux dire seulement que c'est un probleme international, et que les statistiques peut etre faux comme dans tous les calcules par exemple PIB ou bien PNB ou inflation bon pour qui es besoin de de la methode de calculer la croissance c'est que le taux de croissance dans le temps t = la produit interieur brut (PIB) en temps t moin le PIB en temps t-1 devisé sur PIB en temps t-1 tous foi 100 . c'est la maniere de calculer la croissance economie. c'est un bon sujet mé il a bcp de complixité