Jamaï, Aboubakr : Le Juste
Par Larbi le dimanche, janvier 21 2007, 23:43 - General - Lien permanent

Journaliste lucide doté d’une vive intelligence et farouchement indépendant, Aboubakr Jamaï a joué un rôle central dans le renouvellement de la pratique journalistique au Maroc. Révélateur des lâchetés politiques, dynamiteur de tabous (ce ne sont pas des euphémismes), son travail - fait de rigueur et de dignité – mérite le respect et l’admiration.
Années 1990. La presse écrite marocaine est bien fade et uniforme. Muselée par les pouvoirs publics et les partis politiques, elle est moue et dubitative. Les sujets qui fâchent sont sagement mis de côté, les lignes rouges et les questions interdites sont légion. La sacralité est brandie à tout bout de champ. Une publication va bousculer cet ordre établi : Le journal, puis le Journal hebdo, lancé par un jeune journaliste : Aboubakr Jamaï.
Finie la culture des comptes-rendus et de la compilation des dépêches d’agence. Place à un journalisme combattant et engagé investiguant sur les détenteurs des pouvoirs politiques et économiques, poussant les indiscrétions aussi loin que possible et repoussant les complaisances et les complicités. Il en était ainsi dans l’affaire Agma, de la fusion acquisition Bcm – Wafabank, de la main mise du holding royal sur le secteur privé via le groupe ONA-SNI, des ordinateurs « Msys » , de l’attribution du marché des CIN au groupe Thales... et un bon nombre de sulfureuses affaires politico-financières qui plombent l’économie du pays, étouffent le secteur privé, incitent en la méfiance économique et profitent, in fine, au petit monde possédant le sésame de proximité avec le pouvoir politique.
« Je suis pour une monarchie parlementaire, avec une séparation stricte des pouvoirs ». L’homme qui prononce cette formule a toujours été accusé de comploter contre le Roi et les institutions. Des campagnes de diffamation débridées, des harcèlements judicaires et financiers et des acharnements savamment orchestrées par les médias officiels et des journalistes à la botte, le mot est faible, du pouvoir ont finit par le transformer aux yeux de l’opinion publique en monstre absolu. Qu’a fait donc Aboubakr Jamaï pour prendre tous ces coups ? Une couverture sur quatre du Journal hebdomadaire était consacrée au Roi du Maroc. Or personne n’y trouve rien à dire quand les télévisions publiques ouvrent neuf fois sur dix sur les activités royales et quand les photos du souverain font quotidiennement la une des journaux, pas souvent par choix éditoriaux. Ce n’est pas tant la fréquence des couvertures qui pose problème mais le ton critique envers le chef de l’Etat et de l’exécutif qui dérange. Mais que dit Aboubakr Jamaï de si « effarant et monstrueux » ? Qu’un teneur d’affaire publique, fut-il le Roi du Maroc, se doit de rendre compte de ses actions et de ses résultats. Que l’entourage du chef d’état n’a pas à s’immiscer dans le secteur privé sinon il se placerait en conflit d’intérêts ou du moins à être juge et partie. Qu’il est grand temps de finir avec l’absolutisme, la corruption et le despotisme et que le suffrage universel doit être source du pouvoir et immunisé contre l’interventionnisme du ministre délégué à l’intérieur. Que la séparation des pouvoirs n’est pas un luxe mais une exigence fondamentale pour la démocratie. Que la torture et les atteintes aux droits fondamentaux sont des crimes et que ceux qui en sont responsables doivent répondre de leurs actes. Avec courage et détermination Aboubakr Jamaï a défendu des causes qui sont à mon sens nobles. Contre vents et marées il a exprimé une conception du pouvoir et de l’Etat qui est à mon sens très lucide et très juste.
Faute de débattre avec un pouvoir dépersonnalisé, sûr de lui, enfermé et replié sur lui même Aboubakr Jamaï et quelques titres de presse indépendante sont renvoyés aux juges pour des procès expéditifs conclus par de lourdes condamnations. Le Maroc est décidément un drôle de pays : le premier ministre, le ministre des affaires étrangères , pour ne citer qu’eux, sont des inconnus et des anonymes qui ne font jamais de déclarations et sont à peine reconnaissables au delà des frontières. Les journalistes sont des personnalités de notoriété publique qui ont l’initiative d’engager le débat sur des questions fondamentales qui préoccupent le pays. Les hommes politiques passent leurs temps à se questionner « mais où est passé le peuple ? Pourquoi il s’est détourné de nous ? ». Aboubakr Jamaï a démontré mieux que n’importe quel chef de parti qu’il a une vraie vision pour le Maroc et des valeurs qui peuvent être partagées par toutes celles et tous ceux qui croient qu’entre un régime de pouvoir absolu et une dictature religieuse on peut, on doit, dégager une troisième voix de vraie monarchie parlementaire qui assure la dignité et la liberté de tout un chacun. Alors à défaut d’accepter cette autre manière de penser et d’y répondre on a choisi de le faire taire par des méthodes réactionnaires de basse police. Ces méthodes-là, mieux que tout, disent en quel enfermement sont tenues les idées.
A 41 ans, Aboubakr a encore toute la vie devant lui. Il peut être fier de ce qu’il a accompli, il a fait honneur à sa profession et son pays et a contribué à faire émerger une nouvelle culture politique au Pays. Pour qu’il soit jaugé à sa juste valeur Aboubakr doit, hélas, s’en remettre au jugement de l’histoire et des générations futures : « Si nous nous taisons, d’autres parleront. Si nous mourons, d’autres naîtront ». Telle est sa gloire.
Finie la culture des comptes-rendus et de la compilation des dépêches d’agence. Place à un journalisme combattant et engagé investiguant sur les détenteurs des pouvoirs politiques et économiques, poussant les indiscrétions aussi loin que possible et repoussant les complaisances et les complicités. Il en était ainsi dans l’affaire Agma, de la fusion acquisition Bcm – Wafabank, de la main mise du holding royal sur le secteur privé via le groupe ONA-SNI, des ordinateurs « Msys » , de l’attribution du marché des CIN au groupe Thales... et un bon nombre de sulfureuses affaires politico-financières qui plombent l’économie du pays, étouffent le secteur privé, incitent en la méfiance économique et profitent, in fine, au petit monde possédant le sésame de proximité avec le pouvoir politique.
« Je suis pour une monarchie parlementaire, avec une séparation stricte des pouvoirs ». L’homme qui prononce cette formule a toujours été accusé de comploter contre le Roi et les institutions. Des campagnes de diffamation débridées, des harcèlements judicaires et financiers et des acharnements savamment orchestrées par les médias officiels et des journalistes à la botte, le mot est faible, du pouvoir ont finit par le transformer aux yeux de l’opinion publique en monstre absolu. Qu’a fait donc Aboubakr Jamaï pour prendre tous ces coups ? Une couverture sur quatre du Journal hebdomadaire était consacrée au Roi du Maroc. Or personne n’y trouve rien à dire quand les télévisions publiques ouvrent neuf fois sur dix sur les activités royales et quand les photos du souverain font quotidiennement la une des journaux, pas souvent par choix éditoriaux. Ce n’est pas tant la fréquence des couvertures qui pose problème mais le ton critique envers le chef de l’Etat et de l’exécutif qui dérange. Mais que dit Aboubakr Jamaï de si « effarant et monstrueux » ? Qu’un teneur d’affaire publique, fut-il le Roi du Maroc, se doit de rendre compte de ses actions et de ses résultats. Que l’entourage du chef d’état n’a pas à s’immiscer dans le secteur privé sinon il se placerait en conflit d’intérêts ou du moins à être juge et partie. Qu’il est grand temps de finir avec l’absolutisme, la corruption et le despotisme et que le suffrage universel doit être source du pouvoir et immunisé contre l’interventionnisme du ministre délégué à l’intérieur. Que la séparation des pouvoirs n’est pas un luxe mais une exigence fondamentale pour la démocratie. Que la torture et les atteintes aux droits fondamentaux sont des crimes et que ceux qui en sont responsables doivent répondre de leurs actes. Avec courage et détermination Aboubakr Jamaï a défendu des causes qui sont à mon sens nobles. Contre vents et marées il a exprimé une conception du pouvoir et de l’Etat qui est à mon sens très lucide et très juste.
Faute de débattre avec un pouvoir dépersonnalisé, sûr de lui, enfermé et replié sur lui même Aboubakr Jamaï et quelques titres de presse indépendante sont renvoyés aux juges pour des procès expéditifs conclus par de lourdes condamnations. Le Maroc est décidément un drôle de pays : le premier ministre, le ministre des affaires étrangères , pour ne citer qu’eux, sont des inconnus et des anonymes qui ne font jamais de déclarations et sont à peine reconnaissables au delà des frontières. Les journalistes sont des personnalités de notoriété publique qui ont l’initiative d’engager le débat sur des questions fondamentales qui préoccupent le pays. Les hommes politiques passent leurs temps à se questionner « mais où est passé le peuple ? Pourquoi il s’est détourné de nous ? ». Aboubakr Jamaï a démontré mieux que n’importe quel chef de parti qu’il a une vraie vision pour le Maroc et des valeurs qui peuvent être partagées par toutes celles et tous ceux qui croient qu’entre un régime de pouvoir absolu et une dictature religieuse on peut, on doit, dégager une troisième voix de vraie monarchie parlementaire qui assure la dignité et la liberté de tout un chacun. Alors à défaut d’accepter cette autre manière de penser et d’y répondre on a choisi de le faire taire par des méthodes réactionnaires de basse police. Ces méthodes-là, mieux que tout, disent en quel enfermement sont tenues les idées.
A 41 ans, Aboubakr a encore toute la vie devant lui. Il peut être fier de ce qu’il a accompli, il a fait honneur à sa profession et son pays et a contribué à faire émerger une nouvelle culture politique au Pays. Pour qu’il soit jaugé à sa juste valeur Aboubakr doit, hélas, s’en remettre au jugement de l’histoire et des générations futures : « Si nous nous taisons, d’autres parleront. Si nous mourons, d’autres naîtront ». Telle est sa gloire.







Commentaires
3la slamtek
Welcome back Larbi.
Cette fois les ennemis de la presse et de la liberté d'opinion au Maroc sont allé trop loin. Ils ont réussi à faire demissionner un des plus grands journalistes (si ce n'est LE plus grand) marocains. Aprés Ali Lmrabet, ils ont réussi à faire tomber un autre journaliste pour la simple raison qu'il critiquait leurs actions, leurs idées et leur ligne de conduite. Nos gouvernants sont laches parce qu'au lieu de s'en prendre au gens qui cherchent réellement à mettre plus de désordre au Maroc, ils s'en prennent aux gens qui par leurs idées veulent faire avancer le choses. En surtout ce n'est pas en faisant pression sur les journalistes que les problèmes du Maroc vont disparaitre.Bref, le comportement des dirigeants marocains me degoute et je suis réellement attristé par le depart de Aboubakr Jamai. Son absence dans le monde de la presse laissera un trou que la majorité des journalistes marocains réunis ne sauraient combler.
La presse est-elle le quatrième pouvoir ou la première impuissance?
Il y a une semaine un homme politique belge est recu dans une emission de tele. Le ministre réagissait à un portrait satirique de sa personne, portrait qu'il découvrait en même temps que les telespectateurs. Mechamment égratigné par le mini-reportage inconclaste, il déclarait:
"Nous sommes dans le système de la liberté d'expression. Je suis un homme public. Vous venez de faire de moi un portrait. Je le prends tel quel. Je n'ai pas le droit de porter un jugement sur ce travail".
L'auteur du portrait n'a pas été arrêté et ne s'est^pas vu demander : "Tu complotes contre ton pays tu n'aimes pas ton pays".
La publicité des sociétés publiques continue d'affluer dans les caisses de la chaine tele.
Le journaliste n'a pas été inquiété.
plus personne ne croit en la liberté d'expression au Maroc, ni à la démocratie .
ne plus croire en rien est déja un grand progres.
Maintenant qu'il n'y a plus de projets, il est peut-être temps de les réaliser.
pour moi Abou Baker Jamaii est un grand frère. Il m'a été toujours familiers. Comparez le avec les leadears des partis et de l'armé et vous verrez. Un grand frère qui contraste avec les hommes du passé et les hommes du passif.
j'appele de mes voeux qu'un jour il reviendra au Maroc et il fonda un parti politique. S'il le fait je serais le premier à prendre ma carte adherer et militer.
BOUBKER JAMAI restera unegrande perte pour le journalisme au maroc. son exil représente ce que enormement de marocain voudrait faire: aller ailleur, mais franchement ce n'est pas la bonne solution car malgré tout on n'est jamais mieux que chez soi
un home est né roi , un autre devient suspect
mauvais citoyen mauvais jurnaliste
il a lancé des lignes pas fécondes et le voila en naufrage
planquer dans sa boite il n'a rien vu venir
il prend exil il faut bien vivre
dedicace Aboubker
Rien à ajouter...
J'espère seulement que d'autres parleront et d'autres naiteront...effectivement
J'ai toujours eu une affection particulière pour le Journal. Je me rappelle qu'une fois, lors d'une grande conférence de presse à Tanger, où étaient présents le Ministre du Tourisme et des officiels qui devaient présenter le colossal projet du City Center, j'ai arboré la couverture du journal; que je tenais au-dessus de mes dossiers, et ça a fait très mauvaise impression. J'avais l'impression étrange et pourtant valorisante que je faisais par là un acte de militantisme.
Mais à la fin, je crois que le soucis de critique constructive, d'investigation et de sérieux du Journal a laissé la place à une haine viscérale, voire suicidaire pour le régime. Le dossier de juillet-aout 2006 (le dernier que j'ai lu du Journal), "les zones d'ombres de l'Histoire du Maroc", déclinait tous les évènements noirs du pays et leur gestion par le roi Hassan II (la mort de Oufkir, Ben Barka, etc) sans pourtant apporter d'éclairage supplémentaires, comme si cela avait été fait de manière gratuite. Derrière ce dossier, 2pages "livres" sur les brulots contre la monarchie et le régime interdit au Maroc ("mon ami le roi", etc). A la fin, et après les condamnations à 3 millions de dirhams d'amende, Le journal devenait une arme pour attaquer le régime de manière frontale, et c'est ce qui m'a gêné, car dès lors, ce n'était plus une mission journalistique qui l'animait...
L'histoire de Mr Jamaï, c'est l'histoire de beaucoup de marocains: Un homme qui veut changer son pays, faire voler en éclat les rigidités en place, qui trouve devant lui un torrent contraire d'une grande force et qui, après plusieurs années de nage à contre courant sans avancer, se fatigue, n'en peut plus. Puis désespère de ce pays...
Mr Jamaï, dont on connait l'opiniâtreté tant il a connu d'épreuves tout au long de sa vie de directeur de publication, doit être vraiment fatigué du Maroc pour avoir décidé de lâcher prise. C'est ce qui me rend le plus triste en fait...
Je crains que la Grosse Dame n'aie pas encore chanté dans cette opéra!
La liberté d'expression et presse : quelles limites ?
lire:
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3214,36-856384,0.html?xtor=RSS-3208
Les médias français rendent peu compte de la dérive actuelle du réigme marocain, ils ne protestent pratiquement pas face à la répression qui s'abat sur les journalistes marocains.
Peut-être qu'il réserve leurs unes, leurs indignation et leurs leçons de démocratie pour la prochaine marée "isalmiste". Ils se découvriront alors partisans de la liberté, ils crieront alors au loup dans la bergerie alors qu'il y est déjà et sans barbe !
Et un autre! un! à qui le tour?
Je finis par croire que notre pays à le chic de montrer la porte de sortie à ses talents et à ses compétences quel que soit le domaine !!!
Il y a une phrase, qu’on attribue à Ahrdane, qu’illustre bien la bêtise de nos dirigeants : kona 3ala chafa hofratine wa hadihi sanna ta9adamena khotwa !!!! C'est confirmé on est dans l’abîme ! ! !
Chapeau bas M Boubaker JAMAI.
Dommage ...
C'est le plus vieux tango du monde
Celui que les têtes blondes
Ânonnent comme une ronde
En apprenant leur latin
C'est le tango du collège
Qui prend les rêves au piège
Et dont il est sacrilège
De ne pas sortir malin
C'est le tango des bons pères
Qui surveillent l'œil sévère
Les Jules et les Prosper
Qui seront la France de demain
Rosa rosa rosam
Rosae rosae rosa
Rosae rosae rosas
Rosarum rosis rosis
C'est le tango des forts en thème
Boutonneux jusqu'à l'extrême
Et qui recouvrent de laine
Leur cœur qui est déjà froid
C'est le tango des forts en rien
Qui déclinent de chagrin
Et qui seront pharmaciens
Parce que papa ne l'était pas
C'est le temps où j'étais dernier
Car ce tango rosa rosae
J'inclinais à lui préférer
Déjà ma cousine Rosa
Rosa rosa rosam
Rosae rosae rosa
Rosae rosae rosas
Rosarum rosis rosis
C'est le tango des promenades
Deux par seul sous les arcades
Cernés de corbeaux et d'alcades
Qui nous protégeaient des pourquoi
C'est le tango de la pluie sur la cour
Le miroir d'une flaque sans amour
Qui m'a fait comprendre un beau jour
Que je ne serais pas Vasco de Gama
Mais c'est le tango du temps béni
Où pour un baiser trop petit
Dans la clairière d'un jeudi
A rosi cousine Rosa
Rosa rosa rosam
Rosae rosae rosa
Rosae rosae rosas
Rosarum rosis rosis
C'est le tango du temps des zéros
J'en avais tant des minces des gros
Que j'en faisais des tunnels pour Charlot
Des auréoles pour saint François
C'est le tango des récompenses
Qui vont à ceux qui ont la chance
D'apprendre dès leur enfance
Tout ce qui ne leur servira pas
Mais c'est le tango que l'on regrette
Une fois que le temps s'achète
Et que l'on s'aperçoit tout bête
Qu'il y a des épines aux Rosa
Rosa de Jacques Brel
@ Larbi
Revenons sur terre....Aboubark Jamai mène un combat, mais de là à le traiter de "juste"! IL mène un combat dans lequel d'autres avant lui ont risqué leur liberté.. sinon leur vie!
Il a pris des risques! Qu'il asume! Jamai n'est pas plus au-dessus des lois que ceux qu'il veut compradre à la fin....
je veux dire ..COMBATRRE et pas compradre
Je déplore son départ. Mais de là à l'ériger en héros, Larbi, je ne suis clairement pas de ton avis. Et si la profession ne le soutient pas comme on s'y attendrait,ce n'est pas seulement parce qu'ils manquent de couilles (ils en manquent,bien entendu) mais aussi parce que du professionalisme,il en manque justement. Il ne suffit pas d'écrire de sombres éditoriaux pour dire qu'on critique constructivement son pays.Combien de dossiers rafistolés,racoleurs,combien d'infos publiées sans être vérifiées. et trois unes sur quatre sont sur le roi!
Je pense que l'histoire du Journal est loin d'être finie...
Le Journal ne sombrera pas.tout comme il ne s'est pas effondré depuis l'affaire Benaissa,ils trouveront tjr un moyen.et c'est parce que le pouvoir le sait qu'ils le poussent à bout.C'est quand même drôle que les seules pubs sur le dernier numéro soient par exemple celles de...Kia. Suivez mon regard.
Revenons à la raison pour laquelle lui et Fahd Iraqi ont été condamnés: l'article sur l'étude Moniquet. Pkoi arriver à diffamer alors qu'on peut "critiquer constructivement",comme tu dis? C'est comme s'ils cherchaient à s'attirer l'étiquette de victimes...
Jamai n'a pas ramené une vision pour le pays,mais plus une synthèse de cours de droit constitutionnel appuyée sur l'attaque directe de l'entourage du roi.quand on connait le système,on fait de son mieux pour déjouer ses pièges.on leur donne pas sa tête sur un plateau d'argent.je suis vraiment triste.jamai,ou bien on l'adore, soit on le méprise. Moi,c'est ni l'un ni l'autre,j'aurais vraiment aimé qu'il puisse rester et "militer" comme il pense il doit le faire. Je sais que c'est un homme bien,intelligent et vertueux.Mais je pense que lui aussi est corrompu par un entoruage corrompu
@Ding Dang Dong,
si tu veux te contenter d'un journal qui donne des infos sures bien verifiées et qui touche pas au roi, tu es libre de lire Le Matin ou L'opinion. Mais de la à traiter Mr. Jamai de manque de professionnalisme je crois que tu en fais trop.
Franchement, au lieu de parler de pub qui se font sur Le Journal, ou bien des 3 unes sur 4 qui sont sur le roi as tu deja lu un de ses editoriaux ? Parce que si tu l'avais fait et que le Maroc compte réellement pour toi tu serai la majorité du temps d'accord avec lui. Et peut etre que comme tu dis Jamai n'a pas ramené de vision revolutionnaire mais il a fait une chose que trés peu de gens parmi nous font: Oser le dire en public.
one way,
ouij,j'ai déjà lu ses éditoriaux
Je n'ai pas la joie de lire le matin ou l'autre truc mais j'assume le "trop" que je fais en disant qu'on ne pardonne pas le non-professionalisme du Journal hebdo en disant:après tout,c pour la bonne cause,ils sont les seuls qui disent qq chose en public..
Si on veut le bien du maroc,ça commence avec une presse qui se respecte.
Mes amitiés
Je pense que le Maroc traverse une situation délicate. Les deux affaires, presque concomittantes de Aboubakr Jamai et de Nichane ne sont que des symptomes de cette situation, à la veille des élections de septembre. Continuons à défendre le Maroc et en particulier dans le domaine de la liberté d'expression dont découlent beaucoup d'autres libertés.
Aboubakr Jamai aura été un point de rupture significatif dans l'histoire du journalisme au Maroc. Saluons le pour cela !
Et sur le post de Larbi, j'ajouterai qu'à propos du roi, Aboubakr disait qu'à partir du moment où il continuait à intervenir dans l'action du gouvernement et dans les institutions, il s'expose à la critique. Il faut qu'il assume cette critiqe.
Ce qui est loin d'être la cas.
@ Ding Dang Dong et oneway,
Si vous me permettez de m’immiscer dans votre discussion.
De prime abord, je tiens à préciser que je ne suis pas au courant de tous les tenants et les aboutissants des démêlés du « journal hebdo » avec le pouvoir et la justice marocaine. En revanche, à chaque fois que je lis les éditoriaux de Boubaker JAMAI ou les dossiers traités par le journal hebdo, je dois dire que je suis pour la majorité des cas d’accord avec leur analyse.
Je trouve aussi que Boubaker JAMAI exerce son métier avec professionnalisme contrairement à ce que tu as dit « Ding Dang Dong » ce qu’il y a c’est qu’il met le doigt là ou ca fait mal. Par contre, là où je suis d’accord avec toi c’est quand tu dis que comme il connaît bien voire très bien les rouages du pouvoir marocain il aurait mieux fait de la jouer plus fine et éviter donc des pièges qui font que mt il se retrouve à présenter sa démission car le plus perdant dans l’histoire, en dehors de lui bien sûr, c’est le camp des progressistes.
Mais, en général la démission de JAMAI et l’affaire Nichane, me poussent à quelques réflexions et à quelques questionnements voire à me mettre face à des dilemmes à savoir :
Je suis à 100% pour la liberté d’expression de la presse mais comment l’exercer et en faire un outil de changement sans que cela ne se retourne contre les journalistes lorsqu’on est dans un pays comme le Maroc ? car force est de constater hélas, que tout le monde au Maroc n’est pas prêt, parce qu’on les a pas préparé !, à s’accaparer cette liberté et en faire sienne. Certains sont même en train de la combattre sans se rendre compte de l’énormité de leur bêtise.
Comment cette presse libre et indépendante peut être la locomotive du changement sans aller plus vite que la musique. Ce qui risquerait de la conduire à des résultats contraires à ceux qu’elle souhaite. Il faut dire que la tentation d’aller vite est grande mais il ne faut pas oublier que le changement ne réussit jamais si il n’est pas suivi par la masse et jamais oublier que le changement quel qu’il soit nécessite du temps. C’est encore plus vrai pour le cas du Maroc avec ces taux sidérants d’analphabétisme donc des populations faciles à manipuler.
Comment dépassé les pouvoirs en place dans leur propre jeu ? comment la jouer aussi finement qu’eux pour ne pas leur laisser le terrain libre comme ils aimeraient bien l’avoir ?
Bref, je n’ai pas de réponses à toutes ces questions mais c’est un vrai tiraillement. Ce qui est sûr c’est que j’ai du mal à envisager le paysage médiatique marocain sans ces journalistes libres, indépendants et professionnels.
C'était pas Ahrdane c'était feu Arsalane Al Jadidi !! d'après qu'on raconte !
cette affaire qui pousse Jamai a la demission m'a rappelé une affaire de diffamation jugée sans suite. A rappler Cembrero avait été traité d'espion par les journalistes "professionnels selon les critères locaux".
23.04.2004
Un journaliste espagnol diffamé en toute impunité
Reporters sans frontières est consternée par la décision de la cour d’appel de Casablanca qui a acquitté, le 20 avril 2004, trois journalistes du quotidien Aujourd’hui Le Maroc, condamnés à une amende pour diffamation en première instance pour avoir publié, entre le 30 octobre et le 1er novembre 2002, un article accusant d’" espion " Ignacio Cembrero, journaliste au quotidien espagnol El Pais.
" Nous sommes consternés par cette décision. Elle signifie qu’un journaliste peut être gravement mis en cause dans l’exercice de sa profession, en toute impunité. La condamnation pour diffamation que réclamait Ignacio Cembrero avait valeur symbolique, et représentait un garde-fou contre les accusations infamantes contre les journalistes dès que leurs articles osent franchir les lignes rouges imposées par le Palais. C’est un précédent dangereux pour la liberté de l’information. On se demande, considérant ce coup de théâtre spectaculaire, s’il n’y aurait pas eu des pressions politiques sur la Justice pour qu’elle déboute un journaliste qui a osé écrire sur les Forces Royales Armées ", a déclaré l’organisation.
L’article incriminé, publié dans Aujoud’hui Le Maroc, accusait Ignacio Cembrero de " travailler pour les services secrets espagnols ". Il était une riposte virulente à un article paru dans El Pais, dans lequel Ignacio Cembrero évoquait, en quelques lignes, l’existence d’un " comité des officiers libres ", mouvement contestataire au sein des Forces Royales Armées, mais qui ne constituait pas le sujet principal de son article. Après avoir été qualifié d’ " espion ", Ignacio Cembrero a adressé un droit de réponse à Aujourd’hui Le Maroc, que le quotidien n’a pas publié, contrairement à ce que prévoit le code de la presse marocain.
Le tribunal de première instance de Casablanca avait condamné, le 7 mai 2003, le directeur de publication Khalil Hachimi Idrissi, et deux journalistes Omar Dahbi et Abdellah Chankou, à verser, chacun, 10 000 dirhams (environ 900 euros) à l’Etat, et 10 000 dirhams de dommages et intérêts à Ignacio Cembrero. Le quotidien marocain devait également publier le verdict du procès dans ses colonnes.
Le procès en appel, après avoir été ajourné à de multiples reprises, a abouti à l’acquittement des journalistes d’Aujourd’hui Le Maroc, sans que ceux-ci n’aient jamais apporté la moindre preuve sur le métier d’ " espion " que pratiquerait Ignacio Cembrero. La cour d’appel s’est par ailleurs déclarée incompétente en ce qui concerne les demandes de dédommagement formulées par la partie civile.
Alors que le tribunal de première instance a reconnu qu’Ignacio Cembrero avait été diffamé dans l’article d’Aujourd’hui Le Maroc, le revirement brutal de la cour d’appel reste inexplicable. D’autant que les motivations de cette décision de justice renversent les charges, en reprenant les arguments de la défense, qui accusent le journaliste espagnol de " porter atteinte au moral des Forces Royales Armées ".
Quelques remarques à batton rompu:
** La liberté,est elle une notion concrète ou c'est juste une perception psychologique??
** Quand un tribunal innocente ou inflige juste des mesures symboliques,on dit qu'il est clément,clairvoyant,(etc...).Mais lorsqu'il sanctionne on crie au loup et on avance l'injustice,le manque d'indépendance,la malversation and so on!!Est ce qu'on se plaint de sévérité de jugement,cherche-t-on à décrédibiliser la loi ou tout simplement on essaie de sauver la face??
**Autant que je sache,le tribunal dans cette affaire a revu à la baisse le montant de domages et réparations réclamé par le Centre Europeen de Recherche d'Analyse et de Conseil Stratégique(ESISC).Cette institution,malgrès sont statut(et oui:de recherche et européenne)n'a pas cru un instant à "la liberté d'expression" en demandant un maximum.
**Il fût un temps où un simple adhérent dans un parti se prenait pour le plus chevroné des journalistes.Actuellement on ose espérer qu'un journaliste ne se prend pas pour un chef de parti politique.A mon avis,ceci mérite une réflexion.Have nice day!!
un peu de trolling, sorry je peux pas résister:

1/ pourquoi personne ne comprend que des commentaires plus long que le post n'intéressent personne?
2/ Personne n'achète plus le journal hebdo, les chiffres sont là pour le prouver, le lectorat sanctionnant finalement la qualité et le contenu du journal. Donc qu'il parte ou qu'il reste, les jours du journal sont comptés. Pour revenir à Jamai, selon ses proches,il ne quittera pas le Maroc avant un petit moment...
Les commentaires , courts ou longs, enrichissent , et parfois corrigent, le post initial. Il s’agit d'exposer les différents points de vue, sans pour autant entrer dans des polémiques stériles, afin que chacun puisse se forger sa propre opinion.
Concernant la qualité du Journal Hebdomadaire, il s’agit d’un jugement subjectif de chaque lecteur. On peut reprocher beaucoup de choses au journal Hebdo, mais certainement pas la qualité de son contenu si on l’a compare avec celle de ses confrères. En tout cas la question n’est pas là : de qualité ou pas c’est au lecteur de décider et il faut lui laisser ce choix du moment que la publication ne vit pas par des subventions publiques.
Ce n’est pas en asphyxiant les seuls titres qui innovent qu’on va élever la qualité de la presse au Maroc. Les rentrées d’argent d’une publication ne sont pas constituées uniquement des ventes au numéro mais aussi et surtout des insertions publicitaires. Or en la matière, des journaux beaucoup moins diffusés et beaucoup moins lus bénéficient des budgets d’organismes publics et privés alors que le JH et d’autres titres subissent le boycott des annonceurs. Ca aussi il faut le souligner.
Selon OJD Maroc, voici les chiffres de la diffusion de la presse hebdomadaire francophone :
TEL QUEL - Diffusion: 20303
LE JOURNAL HEBDOMADAIRE - Diffusion: 16111
MAROC HEBDO INTERNATIONAL - Diffusion: 11640
LA VIE ECO - Diffusion: 14193
LA GAZETTE DU MAROC - Diffusion: 9332
LA NOUVELLE TRIBUNE - Diffusion: 8272
FINANCE NEWS - Diffusion: 2228
http://www.ojd.ma/site/ma/leschiffres.php
le journal ne fait pas pire que ses confrères bien au contraire : il est en deuxième place derrière Tel Quel. Les chiffres sont très modestes et bien entendu aucun hebdo ne peut vivre avec seulement les ventes aux kiosques et abonnements. Il faut aussi des insertions publicitaires. Or , quand vous êtes gros annonceur et vous vous appelez Maroc Télécom, toute la presse fait vos éloges et évite de parler des sujets qui risquent de vous fâcher (abus de position dominante, dumping, service clientèle,….). Quand vous êtes journalistes et vous découvrez que des anomalies de gestion, vous évitez d’en parler. Si vous le faites comme l’a fait le Journal Hebdo vous exposer à des représailles économiques. Quand vous êtes organisme public vous recevez des ordres de boycotter le titre par vos supérieurs hiérarchiques. Quand vous êtes l’ONA et vous représentez plus de 30% de la capitalisation boursière de Casablanca et vous contrôler une dizaine de société toutes de gros annonceurs, vous punissez la publication qui dénonce vos pratiques et s’intéresse à votre stratégie.
L’asphyxie financière : c’est le prix à payer pour faire des investigations et essayer de faire des enquêtes de qualité.
autres reflexions:
par curiosité, qu'elles sont les peines pour vol, corruption, meurtre, chantage, intimidation?
Est-il normal qu'un juge vous retire les preuves qui révèle la vérité?
Tout à fait d'accord en ce qui concerne le boycott des annonceurs, tu as bien fait de le souligner. Est-ce propre au contexte marcoain? Je ne pense pas. Je songe notamment à la revue alter mondialiste Politis qui souffre également de ce type de boycott...ah oui, je ne sais pas si tu as lu l'édito de ramonet dans le monde diplomatique : ils s'enagagent à respecter un quota de seulement 5% de pub alors que les ventes du mensuel sont en chute libre. C'est courageux non? Si le diplo survit, c'est grâce à ses abonnés. Les journaux perdent tous des lecteurs depuis 2002, Le Journal n'échappe(ra) pas à cette tendance.
S'il survit ce sera grâce à ses écrits. On verra bien...
Petite parenthèse : pourquoi on ne cite JAMAIS les noms précis des procureurs en charge des dossiers?
Par Aboubakr Jamai
C’est avec tristesse que je quitte mes fonctions de directeur de publication du Journal Hebdomadaire. C’est aujourd’hui la seule solution pour protéger notre publication des répercussions de ma condamnation dans l’affaire ESISC. Dans cette procédure judiciaire dont les manquements ont été assez documentés pour qu’on y revienne ici, le journaliste Fahd Iraqi et moi-même avons été condamnés à payer 3 millions de Dhs au plaignant Claude Moniquet. Sept mois après le prononcé du jugement en appel, nous avons reçu la visite de l’huissier à deux reprises. Le jugement est donc dans sa phase d’exécution.
Or il se trouve que nous avons déjà été confrontés à une situation similaire dans l’affaire Benaïssa qui a duré d’avril 2000 à décembre 2004 et dans laquelle la Cour de cassation n’a toujours pas dit son mot. Dans cette affaire, Ali Amar et moi-même avions été condamnés en Première Instance respectivement à 2 et 3 mois de prison FERME et à payer 2 millions de Dhs de dommages et intérêts au ministre des Affaires étrangères. En appel, la peine à la prison ferme a été commuée en sursis et les dommages et intérêts ont été réduits à 500.000 dh. Constatant notre incapacité à payer cette somme, M. Benaïssa a demandé au tribunal de saisir nos salaires auprès de la société éditrice du Journal, société qui nous emploie. Celle-ci n’appliquant pas la décision du juge, -nos salaires étant notre seule source de revenus, M. Benaïssa a demandé et obtenu la condamnation de ladite société à payer les 500.000 Dhs. La conséquence a été la saisie des actifs de la société et leur vente aux enchères. M. Benaïssa ne s’est pas contenté de cela. Il a aussi demandé et, bien entendu obtenu, la saisie auprès de la société distributrice du Journal et d’Assahifa des recettes de ventes de nos deux publications. Sa demande se basant sur le fait qu’en tant que directeur de publication, j’étais le récipiendaire de ces fonds qui pouvaient donc être considérés comme faisant partie de mes actifs. Actifs que la justice marocaine lui permettait de saisir. Cette dernière évolution signifiait la mort instantanée du Journal Hebdomadaire et d’Assahifa. Nos deux publications étant boycottées par la plupart des annonceurs gravitant dans le giron du régime, et cela fait beaucoup, nos recettes publicitaires sont bien moindres que celles de nos concurrents. Notre source majeure de revenus est donc nos recettes de ventes. C’est d’ailleurs pour cette raison que j’avais, à l’époque déjà, démissionné de mes postes de directeur d’Assahifa et du Journal Hebdomadaire. Mais avant que la démission de notre hebdomadaire francophone ne soit effective, nous avions réussi à assembler la somme de 700.000 Dhs, c’est-à-dire 500.000 Dhs plus les intérêts de retard, que M. Benaïssa a pu finalement empocher. En d’autres termes, si nous n’avions pas payé, la seule solution pour sauver Le Journal Hebdomadaire aurait été de renoncer à mon titre de directeur de la publication. Il aurait aussi fallu que je renonce à toute activité rémunérée, non seulement au sein du Journal mais dans toute autre institution installée au Maroc puisque mes revenus et mes actifs, de quelque nature qu’ils fussent, auraient été susceptibles d’être saisis par M. Benaïssa.
Remplacez Benaïssa par Moniquet et vous aurez exactement la situation que nous vivons aujourd’hui. A l’exception près que nous ne disposons pas de 3 millions de Dhs. Dans ces conditions, en restant à la tête du Journal Hebdomadaire et en demeurant salarié, je lui fais courir un risque mortel. Un risque d’autant plus élevé que nous ne pouvons compter sur la bienveillance de ce régime. Sans revenir sur la longue liste des actions du régime contre Le Journal, rappelons seulement deux faits saillants qui nous interdisent d’espérer la décence de la part de nos censeurs. Saisissant l’opportunité de la polémique autour des caricatures du Prophète, le ministère de l’Intérieur a fomenté, en février 2006, des manifestations contre Le Journal. Mendiants et associations préfabriquées ont été mobilisés pour finalement rassembler quelques dizaines d’individus transportés dans des véhicules de l’Etat et encadrés par des agents du ministère de l’Intérieur. Des slogans incitant à la haine furent scandés devant les locaux du Journal et ceux de son imprimeur. Ce ne fut pas tout. Les deux télévisions publiques 2M et TVM se surpasseront dans la malhonnêteté journalistique pour relayer ces événements. Autre fait d’importance, le procureur du roi dans l’affaire Moniquet a appuyé avec énergie la demande du plaignant de nous voir condamner à payer 5 millions de Dhs. Or le procureur du roi dans le système juridique marocain, est le subordonné du ministère de la Justice, donc de l’Exécutif de façon directe. Même si on croit au mythe de l’indépendance de la justice marocaine et même si on rejette la très probable accointance de Claude Moniquet avec le régime marocain, l’attitude du procureur ne laisse aucun doute sur la volonté du régime de faire taire notre voix. De ces deux faits, on comprend que ce serait de l’inconscience de ma part de parier sur une quelconque décence de la part d’individus qui nous ont montré leur capacité à se comporter en voyous.
Au-delà du cas du Journal, la question que doivent se poser nos concitoyens aujourd’hui n’est pas tellement de militer en faveur de l’existence de telle ou telle publication. La question que nous devons collectivement nous poser est : " Acceptons-nous de renoncer à notre liberté de choisir de lire ou de ne pas lire un journal ? Désirons-nous que le régime fasse ce choix à notre place ? " Car c’est cette liberté que vole le Pouvoir aux Marocains lorsqu’il réprime la liberté de la presse.
Si je suis triste aujourd’hui de quitter le Journal, j’ai aussi un sentiment de fierté et de reconnaissance. Je suis fier d’avoir participé à cette belle aventure, fier de la laisser vivante et menée par des femmes et des hommes dont j’ai pu apprécier la rectitude, le professionnalisme et l’humanisme sans lesquels ce type d’entreprise ne peut réussir. Je suis reconnaissant, profondément reconnaissant, à tous ces lecteurs qui, en prenant la peine de nous lire, nous ont permis d’exister en tant que journalistes. Ils nous ont permis, et ils continueront à le permettre, je l’espère, de créer un espace public où des Marocains ont pu se parler franchement et honnêtement, en élevant la voix parfois, en se respectant toujours. Un espace qui nous a permis, nous ses ouvriers, d’apprécier la richesse humaine de ce pays. Je suis aussi reconnaissant à ces Marocains qui, par leur courage, leur droiture et leur intelligence, nous ont permis de mieux comprendre notre société. Quel courage a-t-il fallu à ces centaines de femmes et hommes qui ont poussé la porte de notre journal pour venir dénoncer les abus de tel haut responsable, pour dire leur indignation face à telle situation inique ? Un courage d’autant plus admirable qu’ils dénonçaient plus forts qu’eux dans un environnement institutionnel qui ne les protégeait pas. C’est pour cela que ceux qui croient arriver à leur fin en réprimant Le Journal ou en forçant ses journalistes à l’exil, n’ont rien compris. Nous, et d’autres que nous, sommes les enfants de ce pays, le fruit de cette société. Si nous existons, c’est qu’elle nous a voulus. Mieux, elle nous a produits. Si nous nous taisons d’autres parleront. Si nous mourons, d’autres naîtront.
Ou sont les elites? Walou.
Cet affaire ne les interesse pas beaucoup parce que Boubker ecrit plus sur la corruption des haus fonctionnaire d'etat (and les elites qui ont profitent) etc que les histoires tabloid de TelQuel et co.
Mais c'est vraiment dommage. Quel gachis.
Ara bere3 Les comptes suisses.
c sûr que c avec regret qu'on perd des précieuses plumes comme celle de JAMAI.
Mais je me pose la question à tout bon entendant: pourquoi mettre la tête dans la gueule du lion et crier au secours.
Pourquoi sur des sujets aussi cruciaux : SAHARA MAROCAIN , Religion et caricatures du prophète prendre position à l'encontre de la très grande majorité .Prendre position dans des cas pareils ( c'était le cas du journal dans les cas précités c du pur suicide professionnel ( Kamikaze ).
Et je répète un adage très connu : Toute vérité n'est pas bonne à dire c valable même pour l
l'option B l'emporte!..
C'est bien triste tout ça. Mauvais pour les lecteurs
mauvais pour le pays
mauvais pour le gouvernement marocain
mauvais pour la presse marocaine
mauvais pour l'opinion libre
mauvais pour AJ.
Il n’ya pas de gagnants dans cette affaire. Moniquet a n*qué toute une nation. Après tout c’est son job. Mission accomplie.
Moh
Souvent les victimes sont les vrais coupables,
et souvent aussi, ceux qui croient etre abuses sont les vrais abuseurs.
J'ai lu le message d'adieu et en meme temps les faits marquants de la carriere professionnelle et la "self-eulogy" par Jamai reproduits ci-dessus et ailleurs en toute langue , et j'ai egalement lu presque tous les articles de la presse nationale et internationale ayant paru ces dernieres 48 heures sur ce sujet -
Chacun a son point de vue la-dessus.
Mais une chose est certaine, Jamai a bien cherche` ce qui lui est arrive en prenant le diable par la queue, c'est un suicidaire qui n'a cesse` tout le long de sa courte carriere professionnelle au Maroc de challenger le pouvoir, les conventions sociales, les lois et aussi notre fierte nationale. C ertains diront que c'est un partiote qui lutte pour la liberte de l'expression, mais il y a aussi d'autres facons plus efficaces, plus sociables et plus temperees de lutter pour l'acquerir ou pour la preserver.
Peu-etre que j'oublierai en ma qualite de simple citoyen,le fait que Jamai ait diffame`autruis a plusieuers reprises ou si vous voulez le fait d'avoir "denonce'' en utilisant des declarations fausses portant atteinte a la dignite d'autruis , mais je ne lui pardonnerai jamais sa position anti-patriotique vis-vis du Sahara Marocain dont il n' a pas bronche` mot dans tous ses derniers discours. Avait-il vraiment pense profondement aux consequences negatives de son attitude sur notre Sahara? Un journaliste large d'esprit,discernant,prevoyant, prudent....qui se respecte cherche-t-il a provoquer l'opinion publique contre lui ?
Jamai est peut -etre courageux ou un hero selon certains qui se font les avocats de l'extremisme et du radicalisme voire meme parmi les ennemis exterieurs du pays et les agents du polisario , mais pour moi, c'est un suicidaire qui manque d'egards envers ses citoyens , un aventurier et un homme dangereux pour soi-meme, son entourage et autrui.
NOTE :
Ce que j'ai ecrit plus haut est mon opinion personnelle sur B. Jamai-
Elle n'est pas necessairement une clone ou une photocopie conforme a la votre. Elle n'est pas ecrite pour vous plaire ou pour etre appreciee par les intolerants et les bigots n'admettant pas un point de vue different de leur.
Je pense seulement a ce que je crois -
Je crois et j'exprime seulement les opinions auxquelles je crois.
Critiquer n'importe quoi et n'importe qui est un droit legitime garanti par les lois de notre pays et de toute societe civilisee.La calomnie et la diffamation ne font pas partie de la liberte de l'expression, bien entendu!!
@ Alonso,
Je vois que nous avons les memes opinions sur ce sujet et sur d'autres, parait-il-
Je t'assure que je n'avais pas encore lu ton commentaire 31 ci-dessus quand j'ecrivais le mien. ce n'est que par la suite que j'en ai pris connaissance a ma grande surprise de noter que nos points de vue sont presque identiques sur Jamai .
On aurait pu etre de tres bons amis si nous etions des voisins ou si nous avions frequemment des contacts .
Regards.
je metterais amicalement mon email pour confession n°2. moi aussi g eu la même réflexion et réaction en lisant tes réactions sur d'autres forums de ce blog. Il se peut qu'on soit des amis qui se connaissent et ça réconforte mutuellement car on sent qu'on ne nage pas contre le courant.
amicalemnt
abou salma said:
merci larbi por cette franchise.
je vois ai mal compis au debut.
vous méritez le respect.
ton ami abou salma
Aboubakr,
Je suis de tout coeur avec toi compte tenu du violent embargo économique qui t'accable du fait de cette condamnation-fiction à payer 300 millions à je ne sais qui...
Aujourd'hui c'est toi qui pars demain ce sera ton successeur qui sera peut être condamné à payer un milliard à quelqu'un d'autre et lui aussi partira...Je pense que l'idée de partir est à banir parce que c'est au Maroc que tu devras continuer à écrire, à graver avec ta plume remarquable ta liberté, tes aspirations et ton espoir de voir un jour le Maroc doté d'une Justice libre..
Reste donc dans ton pays pour braver d'autres défis...Tu pourras continuer d'écrire et signer tes écrits malgré tout parce que la loi te le permet en attendant non pas de payer la taxe fictive à laquelle tu as été condamné mais en attendant une justice indépendante.
Aboubakr, reste parmi nous le Maroc a besoin de toi..le Maroc a besoin de ses voix libres...Garde le moral et ne quitte pas la terre de tes ancêtres parce que tu es au dipason des patriotes...Tu es le produit de la société marocaine et c'est au Maroc que tu as affiné ton expérience et aussi ta plume...Je me rappelle lorsque nous étions au collège et que tu collectionnais les prix d'excellence et que tu laissais nos professeurs de français bouches bées devant tes rédactions, ton style et ton vocabulaire aussi recherché que spontanné. J'étais assez bon aussi en français mais je n'avais que la deuxième note...Attention, si tu pars je risque d'aller revendiquer la première note au collège, je leur dirais que tu as déclaré forfait ! Non, Aboubakr, reste dans ton pays, ce pays que tu aimes et laisse-nous rire de tout ça, laisse-nous garder le sourire...
Aboubakr, continue d'écrire et reste ce même journaliste national que nous avons connu le siècle dernier...Il ne faut absolument pas que tu abandonnes au 21 ème siécle malgré tout...
Et dire que je comptais sur toi pour me montrer les ficelles du journalisme pour en faire, qui sait, mon futur métier et gagne pain dans un futur proche ! Nous n'avons pas toujours affaire à des enfants de coeur mais restons chez-nous quand même, c'est notre pays.
Mais quelle est donc cette manie de ces pays civilisés qui nous prennent toujours nos meilleurs éléments au moment où nous avons le plus besoin d'eux ? Négatif ! Il ne faudra pas partir cette fois et retourne à tes écrits parce que sinon ce sera bien triste...
Aboubakr,
Voilà en gros ce que j'avais à te dire mais sache que quelle que soit ta décision, abandonner le Maroc ou rester parmi-nous, je la respecterai.
signé: Younes Fennich
caïd radié pour cause d'honnêteté
Le mahkzen ce n’est pas une religion:
Khalid Naciri, ministre de la Communication a dit : « Le rôle des démocrates et des modernistes est de mener le combat sur tous les fronts, contre tous les adversaires : ceux qui s’affichent clairement, ceux qui sont dans le flou artistique et ceux qui se dévoilent petit à petit. Ces trois catégories ont toutes un point commun : elles se sont mises objectivement au service d’une entreprise pernicieuse de déstabilisation du pays, aux ramifications intérieures et internationales avérées. Quelles agissent par animosité délibérée, naïveté coupable ou arrogance puérile, le résultat est le même : il s’agit d’irresponsables qui doivent être combattus politiquement»
Khalid Jamaï, journaliste et analyste politique indépendant a répondu: « …nous voilà prévenus, nous autres journalistes, cinéastes, écrivains et autres créateurs : Naciri est…arrivé pour nous livrer bataille… »
Les propos de monsieur le ministre de la communication Khalid Naciri font peur : on dirait que le mot communication ne fait pas partie de son « programme »…Il dit en gros que tous ceux qui n’ont pas été nommés ministres et qui osent critiquer quoi que ce soit, que ce soit par naïveté ou par « intelligence supérieure » sont des ennemis du Roi ! Et nous autres bons musulmans alors ? Risquons-nous d’être classés dans la catégorie des ennemis du Roi bien que le roi soit amir al mouminine ? Quelle est donc votre religion M. Khalid Naciri vous qui êtes notre ministre de la Communication? Le makhzen tout court ce n’est pas une religion voyons… !
Nous tenons à remercier le journaliste Khalid Jamaï pour son compte rendu paru dans le Journal Hebdomadaire n° 321 qui nous permet de ne pas nous faire trop d’illusions quant à la démocratisation du pays dans l’immédiat et nous nous adressons au ministre de la Communication pour lui demander si un écrivain comme Younes Fennich (l'auteur de Parole de caïd) fait partie du lot, c'est-à-dire de ceux qu’il a l’intention de combattre en tant que membre du gouvernement. Va –t-il demander son élimination physique parce qu’il sort du troupeau en demandant publiquement que cesse la corruption systématique dans le ministère de l’intérieur ou est ce qu’il recommandera de poursuivre l’embargo économique contre cet homme honnête voire l’affamer et le mettre sur la liste noire pour que jamais il ne puisse trouver du travail au Maroc pour nourrir sa famille vu la lâcheté ambiante…? Pauvre Maroc, qu’à-tu fait de tes dirigeants ? Khalid Naciri fait peur. Par sa faiblesse. Par le degré de son opportunisme. Par son cynisme. Par le dégoût que provoquent ses « idées ». Par son manque de personnalité. Et là, nous* avons voté à l’unanimité contre le titre du journaliste et homme de principe Khalid Jamaï qui a comparé le ministre Naciri à Staline. Une insulte. Staline, lui, exprimait au moins ses véritables convictions aussi laides soient-elles avec courage. Naciri par contre n’a pas de principes et ne possède pas la moindre dose de courage, dans son ventre il n’y a que la peur qui affecte fatalement les personnes dans son genre…Naciri veut faire le beau mais se retrouvera bien laid même aux yeux de ses employeurs."
source de l'info: 3007.aceblog.fr/
De Sniper Hood
A
messieurs Fouad El Himma et Cherqui Draiss
Si vous avez dans l'idée de détruire ce weblog aussi par un procédé ou un autre sachez que nous avons prévu quelques 1000 copies qui apparaitront dans ce cas de figure automatiquement ailleurs. Nous sommes là pour vous avertir de vos graves erreurs ni plus ni moins pour le bien du Maroc et de la monarchie.
source: 3007.aceblog.fr/
En réponse a l’article paru dans la page 12 du supplément économique du journal le MATIN du Jeudi 18/octobre 2007 écrit par N.B sous titre : ‘FERTIMA malmenée par la sécheresse’
Objet : Prise en otage du personnel de la société FERTIMA.
Suite a l’article paru dans la page 12 du supplément économique du journal le MATIN du Jeudi 18/octobre 2007 écrit par N.B sous titre : ‘FERTIMA malmenée par la sécheresse’ ; nous voulons vous communiquer d’autres données (vérifiables sur le terrain) qui expliquent mieux le pourquoi de la situation catastrophique dont baigne FERTIMA depuis deux ou trois ans, sinon plus …
En effet, ce n est pas l’effet de la sécheresse seul qui a cause le séisme financier que connaît FERTIMA ces dernières années, mais en grande partie grâce a la mauvaise gestion …
L’histoire commence en 2000, lors de la privatisation de la société et la main prise de la gestion par les portugais -succédant au groupe OCP – il y avait eu une première restructuration, et l équipe dirigeante a choisi le personnel avec qui elle voulait travailler sans demander son avis ; et s est séparée des deux tiers des employés et la totalité des cadres, en envoyant une partie en retraite anticipe et l’autre partie a réintègre le groupe OCP (en accord avec celui -ci)
Tout le monde se rappel l histoire d une jeune fille (mlle OUSSOUS) qui a insiste dans le temps pour rejoindre l’OCP, ce qui a amène les dirigeants de lui mener la vie dure et de lui trouver l’excuse pour la licencier (bien sur, tout ça avec la passivité du syndicat BENI-OUI-OUI) du personnel permanent.
Bref ; la restructuration était finalisée et la société a réalise des résultats record (plus ou moins pre-fabrique sur papier) car c était des résultats obtenus EN CONTRE PARTIE de la précarité des installations ; la triche sur les chiffres d affaires (en imputant les ventes de l’année N+1 Sur l année N) et d autres pratiques qui n ont pas de relation avec la bonne gestion.
Pendant cette période, le premier responsable de la société était un portugais qui faisait tout sauf gérer la société ; en effet c était un homme -zahouani- ; son seul souci était d avoir de l argent de la société pour aller se payer le bon temps.
Jusqu a ce que le scandale du détournement de fond initie par un ex-grand responsable de la societé avec la complicité de ce portugais qui a signe des virements en faveur de l’ex- financier de la société.
Bien sur, l affaire a était réglée par le licenciement d’un bouc émissaire (le responsable de la caisse :MR DAWQI) une d’une dotation à la provision d’un montant très important pour faire face au détournement de fonds et qui est toujours dans les comptes de FERTIMA DEPUIS L’ANNE 2002 ; ET EN FAISANT CROIRE A TOUT LE MONDE QUE L’AFFAITE ETAIT DANS LES MAINS DE LA JUSTICE…………
En 2006, un autre portugais a remplace l’ex-premier responsable de FERTIMA (et qui a été implique dans les détournements de fonds, et de la mauvaise posture ou se trouve la société jusqu’ a présent, comme s’il n’existe pas de bons dirigeants au Maroc)
Le nouveau portugais a essayer de rectifier les erreurs de gestion du passé, mais tout en s’attaquant a de faux problèmes et en évitant les vrais.
En effet ; le plan de ce dirigeant en collaboration avec l équipe qui l entoure, est de réduire le personnel exécutant avec n importe qu elle façon (avec la complicité d un cabinet incriminé mondialement et quelques syndicaux béni –oui-oui) alors que les vrais problèmes qu il doit attaquer c e sont :
- la dégradation des installations au niveau des sites et qui a cause la perte d importantes tonnes d engrais durant les derniers années.
- le prix d’achat des engrais a l importation qui est très élevé par rapport au prix dont les sociétés concurrentes achètent leur produit, ce qui laisse le doute concernant l honnêteté de la maison mère portugaise associée dans le capitale de fertima et qui s occupe d la négociation pour l achat d engrais en Europe pour le compte de fertima.
- La dépense de beaucoup d argent comme remboursement des frais de déplacement bidon pratiques par certains cadres pour aller régler de faux problèmes ou des problèmes qui peuvent être règles par téléphone.
- L incompétence des responsables financiers qui sont les causes des pertes financières de ces dernières années
- Et surtout :
• une vingtaine de cadres représentent 80% de la masse salariale
• 500 personne toute catégorie (non cadres) représentent 20% de la masse salariale
Alors que la majorité de ces vingtaines, n ont apporte à la société aucune valeur ajoutée au contraire, c est une lourde charge pour la masse salariale de la société. (Et c est la que le responsable doit réfléchir pour réduire les charges)
Il faut dire que cette catégorie de personnel a pu avoir des augmentations de salaires inimaginable entre 2000 et 2005 , en contre partie des services extraprofessionnels accordes a l ancien portugais (en prenant comme exemple le responsable des ressources humaines qui organisait des orgies dans le villa du portugais ou la fois ou le portugais a ramené , en plein mois sacre du ramadan , un petit porc et il lui a confie la responsabilité de le faire cuire , bien sur que le responsable des RH était a la hauteur et a devance tout le monde dans cette mission)
- l’absence d une politique commerciale capable de faire face à la concurrence.
Le premier responsable de fertima ignore tout ces problèmes et s'acharne sur les petits salaires en appliquant une politique de gestion héritée des années de la dictature qu a connu le Portugal dans le passe ; loin de la bonne gestion des européens.
S O S
En résume ; le personnel de fertima est pris en otage ; une grande majorité risque un licenciement déguise en départ volontaire (la population visée, en générale, est celle qui a atteint la cinquantaine, on leur propose des miettes ; ce n est même pas le minimum assure par le code de travail)
Qu est ce que fera un cinquantaine avec des miettes avec l incertitude de la vie sans travaille sans couverture médicale, c est la dégradation totale
Par cette coresponsable, le personnel de la société fertima espère l intervention des medias et des responsables du ministère qui ont habilité à faire arrêter ce massacre.
SOS
Le bouc émissaire est toujours le personnel, qui est pris en otage, ce personnel qu on a pas demande son avis en 2000 lors de la première restructuration s’est trouvé sept ans après, poussé et harcelé pour accepter quelques sous ; et partir pour se confronter a son avenir sombre, surtout qu il s agit d une population âgée entre 50 et 55 ans ; donc une chance minime de trouver un autre boulot lui assurant une vie honorable, et lui permettant de subvenir aux besoins de leur familles
Merci Larbi pour ce thème
Merci Aboubakr Jamaï
Merci Lamrabet
Merci Tout ceux qui portent ce pays dans leur coeur
Il paraît que le laid a sa part de de la lumière, mais ce ce qu'il ne sait pas c'est qu'lle est là pour le dénoncer.