Une association xénophobe d’extrême droite distribue aux démunis de Paris une soupe au cochon. L’objectif, chacun l’aura compris, n’est pas de distribuer des repas à tous ceux qui ont faim mais uniquement aux français « de souche » à qui manger le cochon ne pose aucun problème. Français d’abord, le tri se faisant tout seul. Le but n’est pas faire œuvre de charité mais exclure, voire humilier, ceux qui ont faim. Une entreprise de haine et non de générosité.

Le maire de Paris s’est montré exemplaire en demandant au préfet de police d’« interdire ce type d’action xénophobe et discriminatoire ». Ce qui fut fait. C’était sans compter sur la « clairvoyance » du tribunal administratif de Paris qui a autorisé la soupe discriminatoire. Un blanc-seing donné à un acte de préférence nationale. Il est vrai que la loi peut parfois être accomplie au détriment de la dignité des hommes.