Anna Politkovskaïa a été assassinée dans la cage d’escalier de son immeuble, samedi 7 octobre, à Moscou.

Journaliste russe, fervente défenseuse de la cause tchétchène, humaniste hors pair, elle n’a eu de cesse de dénoncer la sauvagerie russe en Tchétchénie de se mettre au côté du oppressés contre l’oppresseur qui n’est autre que son propre pays. Elle avait le courage d’aller à contre courant de la majorité du peuple russe acquise à la thèse de Poutine.

Elle le faisait au péril de sa vie, au nom de l’humanisme et de ses grandes valeurs morales. Au nom de l’honneur.

Elle était belle. Elle était juste.

« Une balle dans la tête est le moyen le plus simple et le plus naturel de résoudre n’importe quel conflit, si simple soit-il. Endurcis par la guerre, nous haïssons plus souvent que nous aimons. La haine est notre prière. Nous serrons volontiers les poings et nous les desserrons difficilement. Et de nouveau, au lieu de humer l’air à pleins poumons, nous nous nourrissons du sang de nos compatriotes sans en être étonnés. N’est-ce pas cela une guerre civile ? »
Tchétchénie, le déshonneur russe. Anna Politkovskaïa

- Biographie d'Anna Politkovskaïa (Wikipédia)
- Le journal en ligne Novaïa Gazeta (en russe)
- Un site concernant le livre "Tchétchénie, le déshonneur russe" d'Anna Politkovskaïa
- Toutes les dépêches d'Interfax sur le décès d'Anna Politkovskaïa
- L'assassinat d'Anna Politkovskaïa sur le site de Reporters sans frontières (RSF)