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Commentaires

1. Le mardi, octobre 10 2006, 01:35 par Ibn Kafka

C'était effectivement une belle femme, et si courageuse, plus courageuse que des régiments de para-commandos. Espérons que comme Ben Barka, cette morte-là aura la vie dure, et le dernier mot. Et qu'elle nous incite à nous souvenir des conflits publiés de par le monde. J'espère qu'elle aura le prix Nobel de la paix, à titre posthume si c'est possible.

2. Le mardi, octobre 10 2006, 01:41 par Reda

Je ne dirai pas qu'elle était belle (je ne dois pas avoir les mêmes standards!) mais le travail accompli par cette dame mérite le respect et l'admiration. J'espère que sa mort ne sera pas vaine.

3. Le mardi, octobre 10 2006, 02:46 par Loula

Larbi,

Merci de tjrs nous rappeler et d'être au dessus de tous lorsquèil s'agit de mémoire. Plus de 130 de tués. Certains diront ce n'est rien, mais à chaque journaliste de tué, c'est la liberté d'expression et d'information que l'on tue.
Et après on se demandera pourquoi nous ne sommes pas parfaitement informés.

4. Le mardi, octobre 10 2006, 04:49 par Bluesman

salam
juste merci 3rroub

5. Le mardi, octobre 10 2006, 11:42 par le mythe

Cela me touche doublement parce qu'elle était anticonformiste, et parce qu'elle est morte un 7 octobre

Adieu Anna

6. Le mardi, octobre 10 2006, 17:32 par Fabrice

Merci à vous d'avoir rendu hommage à cette si brillante journaliste lâchement assassinée.
Le silence assourdissant du Kremlin est trop éloquent!

7. Le mardi, octobre 10 2006, 19:05 par Larbi

Edito du Monde
Article paru dans l'édition du 11.10.06



Elle était libre, courageuse, sans compromissions. La journaliste Anna Politkovskaïa était la seule, en Russie, à couvrir inlassablement la guerre de Tchétchénie, ainsi que son impact sur l'évolution de la Russie. Elle a été assassinée par balles, samedi 7 octobre, dans l'escalier de son immeuble, à Moscou. Tout indique que ce crime visait à éliminer une voix qui dérangeait. Mais le message qu'Anna Politkosvkaïa s'efforçait de diffuser, ces dernières années, dans les colonnes de son journal, Novaïa Gazeta, n'en prend que plus d'acuité.

Ce message accusait la Russie d'avoir basculé dans un fascisme rampant, fait d'autoritarisme, de xénophobie, de violences, d'impunité. Sera-t-il entendu par les Russes ? Le sera-t-il par les dirigeants européens, et singulièrement par Jacques Chirac, qui remettait, pas plus tard que le 22 septembre, les insignes de grand- croix de la Légion d'honneur à Vladimir Poutine ?

Anna Politkovskaïa décrivait une Russie où les méthodes de la guerre menée depuis sept ans dans le Caucase, au nom de la lutte contre le "terrorisme international", ont fini par se diffuser dans toute la société. Une Russie où ceux qui gênent le pouvoir, ou ont le malheur d'appartenir au mauvais groupe ethnique, peuvent être enlevés, détenus dans des camps, torturés, éliminés par balles ou sous les bombes.

M. Poutine demanda un jour, faussement candide, au sujet des crimes commis par ses troupes en Tchétchénie : "Vous parlez de violations des droits de l'homme. Les droits de qui ? Donnez-moi des noms, des dates ! (...) On ne voit pas le problème." Anna Politkosvkaïa collectait les noms, les dates, les photos, les témoignages. Ses articles sont une plongée dans les crimes de guerres et la désolation, face à l'indifférence générale.

L'Occident a fermé les yeux sur la guerre de M. Poutine. En France, il se trouve même des voix pour saluer l'oeuvre de "restauration de l'Etat" à laquelle l'ancien lieutenant-colonel du KGB se serait livré. Mais quel genre d'Etat ? Dominique de Villepin et le ministre des affaires étrangères, Philippe Douste-Blazy, ont réagi dimanche au meurtre d'Anna Politkovskaïa en exprimant des inquiétudes sur la liberté de la presse en Russie. C'est un souci louable, mais tardif.

La France s'est confondue en flatteries envers M. Poutine. Elle a même décoré, en 2004, à Moscou, le chef d'état-major russe, le général Kvachnine, qui fit bombarder les civils de Grozny, ville martyre. Lors du sommet du G8, à Saint-Pétersbourg, en juillet, le pouvoir de M. Poutine s'était livré à une vaste opération de relations publiques, axée sur la puissance énergétique russe. L'assassinat d'Anna Politkovskaïa ne peut être imputé au régime, mais il s'inscrit dans un climat de violence, de non-respect du droit et d'intolérance, dont ce gouvernement porte une large part de responsabilité. Il est grand temps de s'en distancier.
Edito du Monde

8. Le mardi, octobre 10 2006, 19:07 par abdoukamel


Silence.

Poutine tué.



larbi @ je trouve le nom de cette article un peu genant pour les personnes laides.
car on peut penser que Anna Politkovskaïa est juste car elle est belle.
j'aurai aimer que tu parle plus de son engagement politique que de sa beauté superficiel.
mais bon c'est ton blog t'a le droit d'écrire ce que tu pense

bye et bon blog BA Larbi

j'ai une autre remarque comment t'a eu l'edito du monde de demain car aujourd'hui c'est 10/10/2006 ???????????

c'est quoi ton scret Larbi !!!!!!!!!!

9. Le mardi, octobre 10 2006, 19:19 par Larbi

"elle était belle" n'a rien à voir avec la beauté physique. l'adjectif "belle" a bien de sens.
une façon de dire les choses comme je les ressens.
c tout.
pour le monde: c'est un journal du soir à paris. Il sort le soir a paris mais comme il n'est distribué que le lendemain en province il est daté lendemain. On dit souvent le Monde du 10 daté 11 octobre. Les franciliens liront l edition papier dès le 10 mais le reste du monde le lendemain.

10. Le mercredi, octobre 11 2006, 11:21 par Hicham ex Cairo

Amnesty International participera au rassemblement initié par un groupe d'amis d'Anna politkovskaia.

mercredi 11 octobre 2006 à 17h30 sur le parvis de Notre-Dame à Paris.

Venez nombreux(ses) témoigner de votre solidarité en rendant homage à celle qui consacra son courage et sa volonté à dénoncer l'injustice en Fédération de Russie...et qui le paya de sa vie.

11. Le mercredi, octobre 11 2006, 13:47 par Le Monde


Pour Le Monde: le reste du monde peut aussi lire l'édition du lendemain sur le site du Monde (www.lemonde.fr)

12. Le mercredi, octobre 11 2006, 14:58 par doktorix

Encore une fois on a assassiné la vérite par peur. Ca se passe partout même chez nous. Moi çà m'a immédiatement rappelé une autre grande dame de la presse, veronica guérin, irlandaise qui avait été tué car elle s'acharnait à dénoncer les réseaux de drogues qui sévissaient dans son pays de même que le laxisme des pouvoirs publics....Aprés son assassinat, un nettoyage en bon et due forme a eu lieu sous la pression tant nationale qu'internationale.

L'histoire nous dira si la mort de Politkovskaïa aura un impact sur le massacre tchetchene.

13. Le mercredi, octobre 11 2006, 17:05 par moul

Depuis l'avénement de poutine au pouvoir en Russie, plus de 80 journalistes ont été tués. Une moyenne trés honorable d'un journaliste par 3 mois de régne. Mais personne en occident (encore moins chirac) ne pense se fâcher avec poutine. Le gaz russe étant indispensable, et sieur poutine étant un allié inéfectible de la "guerre contre le terrorisme"

14. Le mercredi, octobre 11 2006, 17:34 par Reda

Déclaration pitoyable de Poutine quant à cet assassinat : 'Oui, effectivement, cette journaliste a été une critique acerbe du pouvoir russe. Mais (...) sa capacité d'influence sur la vie politique du pays, en Russie, était extrêmement insignifiante'.

15. Le jeudi, octobre 12 2006, 14:25 par Jihane Kenza

Merci Larbi... Des gens qui risquent leur vie pour des idées, idéal...

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