La mollesse des temps
Par Larbi le mercredi, juin 14 2006, 00:08 - Coup de Coeur - Lien permanent
Ce week-end à L'Espace Salvador DALÍ (c'est à Montmartre à côté de la basilique du Sacré-cœur, pour ceux qui veulent y aller) je me suis longtemps attardé devant « la persistance de la mémoire » une sculpture du peintre surréaliste espagnol.

Le temps coule le long de l'arbre de la vie. L'arbre ici est mourant : il est sans feuilles, sans une herbe. Pourquoi ? Est-ce le dégoût, le désespoir ?
Le génie de Dali c'est de détourner les objets de leurs fonctions primaires. La « montre molle » symbolise le temps qui se dilate et (bizarrement) se contracte. Un temps flottant et (probablement) sans consistance. Le tout exprime une angoisse. Une angoisse liée au(x) temps.
Le temps passé (sans que l'on s'en rend compte).
Le temps qui passe (sans que l'on en ait conscience).
Le temps qui reste (que faire avec ? comment ?).
Et la mémoire dans tout cela ? Elle est là, constante, têtue, assidue. Elle persiste à faire le compte des pertes (et des profits). Ou peut-être à l'inverse, elle ne dure pas, elle se consume et n'a pas d'existence (en soi). Ce qui serait bien mieux.
NB : La sculpture exposée à L'Espace Dali à Paris, réalisée en 1980, est à ne pas confondre avec le tableau du même nom, réalisé par le peintre espagnol en 1931, et faisant partie de la collection du Museum of Modern Art de New York
.









Commentaires
Eh bien Larbi, tu as du temps à ''consumer'' en allant voir ce genre de... de... de bizarrerie. Si t'as rien d'autre à faire, invite-moi plutôt à un bon cappucino glacé - c + intéressant (hihi)
visiblement trés intéressant cette expo !
Cette montre déformée c'est aussi nos souvenirs déformés ( toujours un peu nécessairment ) que l'on pose sur la vie, univoque, orientée vers le futur, comme cette abre qui ne pousse que dans un sens. Mais cette mémoire subjective en devient aussi les feuilles car la Vie se construit aussi à partir de la représentation qu'on lui accorde.

Donc il n'y a pas nécessairment d'angoisse dedans même si Dalli fut un grand angoissé par la mort jusqu'au bout...
Je me demande ce que va dire Almeknassi sur Dalimais à vrai dire, jai un conseil à vous faire Mr Larbi, avant de faire léloge dun artiste ou dune personnalité quelconque, faites une recherche approfondie sur la personnecar souvent les gens reproduisent, et font léloge de certaines personnes et artistes juste parce quils sont assez médiatiséesDali nest en aucun cas ce que vous croyez ! Ces uvres sont dune médiocrité criante mais comme jai dû dire lautre fois, « fi bilad al7amir lbghel amir » !
J'ai découvert cette galerie grâce à un ami à moi plutôt "artiste bohémien" bref ce qui m'a le plus amusé c'est que à deux pas de la galerie si ma mémoire est bonne il y a une rue qui s'appelle la rue du calvaire

Allez pour le plaisir des artistes un petit passage par...
Bonne soirée ou plutôt bonne nuit
Les montres molles ou l'un de mes premiers débats avec mon père...ce peintre évoque bcp de choses pour moi ainsi que Montmartre et le sacré coeur et l'espace Salvator Dali.
merci
Ah,Salvador Dali!!Le talentueux peintre conceptuel et rigoureux;

"Montres molles pour cons et folles".
Merci Larbi et bonne nuit
Avant petits on regardait les matchs de catch à quatre à la télé, mais là, Larbi entre ce billet et le précédent, je n'ai pas besoin de télé mdrr.. Le catch est sur ton blog. Bisous et bon courage Larbi
. Supprim par Larbi
@Abla :
cappuccino glacé cest aussi bizarre
normalement les filles demandent un jus de quelque chose ou un cocktail soft .
emprunte-moi tes paires de lunettes parce moi dans cette uvre là je ny vu que de langoisse et le dégoût (Je sais pas si cest vrai mais on dit que Dali a été influencé par Sartre).
Merci pour la photo (sur tout ce qui concerne la photographie, tes imbattable Kahina ! )
Merci cher Ami.
:) , je suis passé et jai tout supprimer même mes propres commentaires. Que dire : cest un cancer ce genre dattaques et dinsultes. Et je peux pas léradiquer.
@ steph : alors la prochaine escale à paris, penses à y aller .
@ Blaise : Jaime bien ton optimisme. Tu arrives à resurgir la vie dun arbre mourant
@ Kahina : pour la rue du calvaire jai pas remarqué. Cest vrai ça ne sinvente pas
@ moonlight : heureusement que tu es là. Jaurai du, en effet, souligner lharmonie entre le quartier de Montmartre, la Basilique du sacré cur et l'espace Dali. Je crois que si cet espace était ailleurs, elle naurait pas la même magie.
@ Almaknassi : faut pas mettre à égalité les cons et les folles
@ Cyntia :
pour f : Aurais-tu la gentillesse de respecter les sujets des billets et éviter les hors suyets.
Bonjour,
Larbi, tu as titillé ma curiosité sur ce peintre fou que je n'appréciais guère peut être à cause de sa pub pour le chocolat poulain qui avait le don de m'énerver. Bon bref, j'ai fais quelques recherches sur sa personnalité.
Dans son livre Dalí et moi, Catherine Millet, (célèbre critique d'art) révèle que le fil conducteur de l'uvre de Dalí est le sexe : onanisme, scatologie, impuissance, abstinence, voyeurisme, seraient les secrets intimes du peintre.
Dalí se vantait d'être impuissant, d'où sa propension à peindre des objets mous. Il n'aurait connu qu'une seule femme, Gala, l'unique qui le guérit de sa phobie des femmes qu'il a longtemps comparé à des mantes religieuses. Il pratiquait la masturbation, ce qui le dégoûtait et l'angoissait à l'idée de perdre la vue en France on dit que cela rend sourd, et en Espagne, il est dit que cela rend aveugle.
Il adorait particulièrement les femmes peintes par Johannes Vermeer.
Au final, Catherine Millet, s'interroge sur la puissance créatrice et l'image de soi, et révèle que les fantasmes de Dalí sont essentiellement existentiels; c'est pour cela qu'il aurait fait de sa propre vie une uvre d'art, afin de se libérer de tout narcissisme dans le but d'exister dans le regard des autres
Comme tous les artistes et poètes de génie, Dali par son intuition avait perçu la conception du temps que dessinait notre époque : un temps d'où s'évaporent le passé et le futur, un temps où le présent devient le centre de gravité.
L'avenir n'a plus de sens puisque l'espérance en un futur meilleur n'est plus de mise : effondrement des idéologies, possibilité d'autodestruction de l'humanité par l'arsenal nucléaire ou la pollution, etc.
Les nouveaux médias (télé, net, ...) en privilégiant l'immédiateté et l'urgence ont consacré le règne du présent, ils l'ont coupé du passé,
le passé devient dévalorisé ou sur-valorisé au point de perdre tout son sens
l'hyperconsommation a institué la jouissance de l'ici et maintenant comme religion.
d'après les agences de pub et de conditionnement, il faut consommer peu importe l'avenir ou le passé, il faut jouir de l'instant présent même si cela compromet notre avenir
Bref, Dali par ses montres molles semblait nous dire que le temps est entrain de se dissoudre.
Mais l'humanité peut-elle exister en dehors d'un temps tridimensionnel (passé/présent/futur) ?
Pas si sûr, de nombreux sages et philosophes ont en douté, et dans notre culture musulmane le temps revêt une grande importance, par exemple le Coran assimile parfois le Temps à l'Etre (exemple : sourate "Al'Assr)
J'arrête cette petite digression philosophique,
tbarek allah 'lik assi larbi,
tbarkellah 3lik.
Dali est le peintre le plus celebre du mouvement surrealiste meme s'il etait rejeté par les puristes surrealistes.
Anecdotes sur Dali :
Il fut demandé à Dalí de réaliser une uvre sur une vitrine d'un magasin new-yorkais afin de lancer une nouvelle marque de parfum appelée "Fracas". Le jour du lancement, Dalí n'avait toujours pas réalisé luvre demandée. A son arrivée, il lança un pavé dans la vitrine du magasin.
Un jour, à Paris, alors quil habitait lHôtel Meurice, rue de Rivoli, il convoqua la presse. Dans sa suite se trouvaient préparés des sacs en papier contenant des peintures liquides. Dalí, solennellement, ouvrit la porte-fenêtre, savança sur le balcon et jeta les sacs de peinture sur les voitures en stationnement : la peinture « Explosion » venait de naître.
(Anecdotes tirées en partie du livre "Mon ami Dalí" de Pierre Cardin)
Merci Larbi pour ce Billet, ici on évoque Montmartre, n'étant pas parisienne je n'ai eu la chance de la voir que une fois lors d'une visite à Paris, par contre je me souviens bien de la Place Dutertre avec ses peintres, ses jolis tableaux et dessins..Et puis je porte son nom alors ..
Citations de Dali :
«Je serai un génie et le monde m'admirera. Peut-être serai-je méprisé et incompris mais je serai un génie, un grand génie, j'en suis certain.» Déjà, à seize ans, dans ses carnets intimes...
Thérèse Lacroix, l'épouse et collaboratrice de Marc Lacroix qui durant dix ans rendra visite à de nombreuses reprise à Dalí et à Gala, observa :
« Il était impressionnant par son regard et son port de tête. Il était altier mais amusant, ne se prenait pas au sérieux. »
salvador dali a assisté a un concert de alice cooper et ça lui a plu cette musique athmosphérique avec la seine gore de alice
j'ai connu alice cooper bien avant de connaitre salvador dali
Une pareille rue ne s'invente pas!Et comment!La preuve en image

P.S:L'image est aussi le témoin du temps qui passe et de tous les temps que traversent une vie...
Excellente soirée
Qui* traversent ( et non pas Que)
lol rue du calvaire
y'a aussi dans le même contexte: radio la galère à Marseille.
Merci de partager avec nous les oeuvres de ces peintres et artistes un peu hors du commun.
et merci à toi aussi Larbi, et à tes passages réguliers pour lire mes modestes (mais vraies) chroniques de Hamida. C'est juste que je n'accepte pas qu'on s'en prend à ma 'petitesse' de la sorte (même si indirectement) c'est juste légitime.
anyway merci encore, ta 'm3azza' est grande. je te souhaite 100 ans de Blogging (voir plus si affinités).
c'est pour quand une virée au bled ?
Le calvaire, j'y ai habité moi aussi á Montpellier (n* 4 rue du calvaire)en 1989 .le sol de la ruelle a été toujours kifkif (plein de crottes de chiens).L'horloge de SALVADOR DALI est molle avec un temps mort : c'est un chef d'oeuvre.
Mais l'horloge molle á moi a été concue et realisée par des chiens et par terre au rue du calvaire (Montpellier)(j'ai les larmes aux yeux) c'était monotone
(design + senteur) : un tableau qui fixe le temps et qui éguise la mémoire.
il ne faut jamais négliger les chiens.
il faut vivre les chefs d'oeuvres,
Voilà ce que jai dit! Alors remarquez Mr Larbi, aucun commentaire na donné une réelle réflexion sur Dali et ses uvres !! On ne fait que reproduire des phrases quon entend un peu partout genre « ah Dali est un génie ! » « Oh, Dali qui ne le connaît pas ? », il ny a que Doust Blazy qui sait vraiment parler de lart ; il ignore tout sur les uvres dart et il sait se faire passer pour un connaisseur !
Fin howa Almeknassi LGHZAL ?
@L3ez Lyemmak:
Tu aurais appris bien de choses pour peu que tu ais pris le temps de lire chaque commentaire lapprécier et saisir son sens.
Sans lhumilité dapprendre et déchanger tu ne vas jamais y arriver et tu ne vas voir aucune réflexion parce que tu seras toujours aveuglé par ton arrogance et ton agressivité.
Désolé, mais ici on ne vient pas donner les leçons, redresser les torts puis sen aller, comme tue le fais si bien chaque soir. Ici et ailleurs sur dautres blogs, les gens viennent des horizons les plus divers, de cultures différentes, de visions différentes, de vécus et dexpériences personnelles différents, de milieux de vies différents.
Personne na la prétention dêtre le pape de la culture, de lart, de la science ou des sciences politiques. Chacun avec le style, le bagage et le vécu qui sont les siens essaye dapporter quelque chose aux autres. Et tous on senrichit au contact des uns et des autres.
Cest ça lesprit des choses. Et ça serait sympa que tu en prennes conscience. Si cest pas le cas, tant pis pour toi, cest toi qui perd.
une rue dans le même style à Paris: "les filles du calvaire"...je trouve ça un peu zarbi aussi. les ruelles comme ça doiven toutes avoir une histoire si on cherche bien
Je suis completement d'accord avec Larbi et moi je signe bien que je connaissais pas l'existence de ce peintre avant de lire ce post et donc si je viens ici personnellement c'est pour ecouter et saisir ...
A tous
Salut Larbi,
Il est des oeuvres de Dali qui me touchent comme il est de ses moments qui m'émeuvent profondément. Le tout est à prendre dans un contexte, dans des circonstances bien précises. La guerre civile a donné aux artistes espagnols une aura bien particulière. Dali est à prendre comme un tout et comme un Un. Il est l'individu rebelle, le bourgeois qui n'a pas honte de son statut. Il est homme fragile donc exceptionnel. Il diffère de l'image macho de Pablo Picasso, se rapproche un peu de Lorca chantre de la liberté, mais victime de la tyrannie. Dali a comme Magritte ou Klimt un style tout particulier. Personnellement, je n'analyse jamais les oeuvres, je m'en inspire. De toute ma vie, je n'ai porté que deux parfums dont l'un porte sa signature parce que le flacon en soi est de toute beauté et que la fragrance me sied.
Il est avec Van Gogh celui dont j'aime les couleurs. Il y a en lui cette quête de l'originalité qui est souvent propre à ceux et celles qui ont vécu sous la férule de traditions hermétiques.
Quant aux rues, j'ai habité des rues anonymes comme la 21eme, des rues de métiers et de nom de famille comme Pelletier, des rues de saint comme Saint Jean Baptiste et maintenant j'habite une rue qui porte le nom d'un tubercule assez surréaliste à ton goût, Larbi?:-)
Merci pour la petite précision concernant le tableau, je cherchais desesperement où était la montre, molle de surcroit....
on censure - quand on se sent menac - on reproduit des reflexes appris ds son jeune age; al maru ibnou bayatih disaient-ils
daniel mermet - francais svissant sur france inter - s'adressant aux etrangers, ecrivait quelque chose du genre "svp ne partez pas, ne nous laissez pas tous seuls avec les francais"
c'etait lors de la pasquamania.
effectivement on est encore loin des lumires
euh le premier commentaire de abla : t'es un con abla !!
J'aime Dali de tout mon être et je fais un TPE dessus.
Merci donc de ces infos =)