Ciel, Michel Butor est vivant !
Par Larbi. vendredi, avril 14 2006, 11:37. Coup de Coeur Culture Littérature | Lien permanent.
Quelle n'a pas été ma surprise quand j'ai découvert, en lisant hier le Monde des livres, que le romancier français Michel Butor est toujours vivant. Je ne sais pas pour quelle raison je pensais que cet écrivain du mouvement littéraire « Le Nouveau Roman» est mort alors, qu’à 80 ans, il est toujours de notre monde.
Michel Butor est l’auteur entre autres de « L’Emploi du Temps ». Au départ ce roman était l’un de mes pires souvenirs des prépas (math spé) . Quand je l’ai relu quelques années plus tard il n'avait plus la même saveur : il m’a marqué.
Difficile à comprendre et à déchiffrer, « L’emploi du temps » raconte l’histoire de Jacques Revel qui part en stage pendant une année dans la ville de Bleston (une ville imaginaire). Peu à peu il en devient le prisonnier , elle devient une ville prison : « Le ciel est gris et la ville semble comme un lieu sans fin , où on est perdu, on se sent abandonné . Tout est monotone et triste. Si cette ville est tellement négative , pourquoi est-ce qu’on construit des villes pareilles ? ». Le roman s’articule en trois parties : Jacques Revel va jusqu’au rond point, Jacques Revel discute avec le patron du café du coin et, dernière partie, Jacques Revel rentre chez lui . Cette histoire est racontée en quelques 700 pages .
A Bleston, le narrateur est perdu dans un labyrinthe sans fin, impossible de sortir de la ville, il tourne en rond, il s’égare, il a peur, il est complètement désorienté : « Il ne sait pas où il se trouve et à qui et à quoi il peut se fier, parce qu’il n’ y a pas d’endroit particulier, pas d’élément remarquable, pas d’événement impressionnant qui puisse servir de repère. » Il veut faire la connaissance de la ville mais il n'y réussit jamais.
Michel Butor, qui a écrit plus de 1000 livres!, reste humble : « Voyant cette oeuvre débordante, les gens croient que ça vient tout seul. Au contraire ! Ecrire a toujours été un énorme effort. » . Il vit aujourd’hui « à l’écart » en Haute-Savoie où il se terre, sans se taire, dans le calme . Et il dit : « Raymond Roussel disait "Je saigne sur chaque phrase". Je pourrais en dire autant. J'espère seulement que ce sang sacrificiel sera bénéfique. ».
Michel Butor est l’auteur entre autres de « L’Emploi du Temps ». Au départ ce roman était l’un de mes pires souvenirs des prépas (math spé) . Quand je l’ai relu quelques années plus tard il n'avait plus la même saveur : il m’a marqué.
Difficile à comprendre et à déchiffrer, « L’emploi du temps » raconte l’histoire de Jacques Revel qui part en stage pendant une année dans la ville de Bleston (une ville imaginaire). Peu à peu il en devient le prisonnier , elle devient une ville prison : « Le ciel est gris et la ville semble comme un lieu sans fin , où on est perdu, on se sent abandonné . Tout est monotone et triste. Si cette ville est tellement négative , pourquoi est-ce qu’on construit des villes pareilles ? ». Le roman s’articule en trois parties : Jacques Revel va jusqu’au rond point, Jacques Revel discute avec le patron du café du coin et, dernière partie, Jacques Revel rentre chez lui . Cette histoire est racontée en quelques 700 pages .
A Bleston, le narrateur est perdu dans un labyrinthe sans fin, impossible de sortir de la ville, il tourne en rond, il s’égare, il a peur, il est complètement désorienté : « Il ne sait pas où il se trouve et à qui et à quoi il peut se fier, parce qu’il n’ y a pas d’endroit particulier, pas d’élément remarquable, pas d’événement impressionnant qui puisse servir de repère. » Il veut faire la connaissance de la ville mais il n'y réussit jamais.
Michel Butor, qui a écrit plus de 1000 livres!, reste humble : « Voyant cette oeuvre débordante, les gens croient que ça vient tout seul. Au contraire ! Ecrire a toujours été un énorme effort. » . Il vit aujourd’hui « à l’écart » en Haute-Savoie où il se terre, sans se taire, dans le calme . Et il dit : « Raymond Roussel disait "Je saigne sur chaque phrase". Je pourrais en dire autant. J'espère seulement que ce sang sacrificiel sera bénéfique. ».






Commentaires
Ahah ça se voit qu'on est de la même promo chere larbi:)
Je me rappelle encore du plombant "emploi du temps": quel cauchemar c'était ce bouquin?
Plus déprimant tu meurs!Intellectuellement parlant c'était interessant mais question de plaisir de lecture rholala, j'en tremble encore!
Et oui moi aussi je l'ai redécouvert dans le monde des livres hier.
et bien moi j'était scientifique et j'ai jamais connais ce monsieur Michel Butor que aujourd'huit et d'apres toi larbi. Donc les lecteurs de votre blogs viennent pas tous de monde Lettres de Balzac,najib ma7fod, Mohamed El Maghouth et Abdellatif Laâbi...
Supertimba

. Non sérieusement ce sont des histoires de goût .
Attends il y avait pire dans le programme cette année là Je ne sais pas si tu ten souviens : il y avait une pièce de théâtre de Bertolt Brecht "dans la jungle des villes" mon Dieu mais quelle horreur cette pièce ... Personne n'y comprenait rien, une vraie séance de torture psychologique .
Pour revernir à Michel Butor le plaisir tenait à une seule phrase : Dans lemploi du temps faut considérer la ville comme un personnage à part entière et non comme un lieu. Ah si on mavait dit ça ! Je lai compris sur le tard à ma deuxième lecture quand je suis arrivé à la fin au moment ou Jacques Revel sadresse à Bleston et lui dit " nous sommes quittes" (dans le sens je me suis vengé )
Du coup jai lu une troisième fois et je me suis fait une grille de lecture : la ville de Bleston est une femme : elle se refuse à Jacques Revel , elle ne se dévoile pas complètement. Ils sont dans une relation ambiguë ni lui ni elle ne font defforts pour briser la glace. Ils se livrent à un combat de coqs et saccusent mutuellement. A la fin, lui il prend sa revanche et moi japplaudis.
Je sais pas si cétait ça lintention de lauteur mais enfin cest comme ça que jai pris du plaisir à lire le roman. Depuis chaque ville est devenue pour moi un personnage et non un lieu : il y en a des accueillantes, des charmantes, des dangereuses, des coincées, des timides .... . Bleston est une ville coincée
Nabil: Maintenant tu le connais lolll .... Allez cours nabil cours à la bibliothèque achète toi un michel Butor
Quoi !! Il est toujours vivant ce Michel Butor?? Je n'ai jamais entendu parler de cet écrivain jusqu'à aujourd'hui!!

PS:Asma3 a moulay,oubaraka men tidouikhine!! Dans ton article précédent tu m'a traité de Cheikh(Belarbiya oubelbendir);tous les mansajiloune et mansajilates sont témoins.Et ben!!Jma3 rassek,je vais te coller un procès en bonne uniforme pour cette diffamation.Je te forcerais à me cracher une belle canyote et toi tu seras un journaliste populaire comme Mr Boukhari et Michel Butor!!En plus on verra ta photo sur toute la blogoma et on s'en souviendra de toi dans 80 ans!!ça te vas???Kraaaakh..kikh..kikh..kikh!!Ma tkhaf ma dhach ma tgoulha l7ad;it's the big deal of the centry!!Mdrrr.Rendez vous au TPI(Tribunal de Première Instance)de lalla 3ouda (Méknès)lol.Salut et bonne journnée
bizarre ce Butor, il nous dit qu'il saigne sur chaque phrase et en même temps il est capable d'écrire 700 pages sur une ballade de quelques mètres d'un homme ordinaire,
imaginons que Butor se mettait à vouloir raconter des histoires à la manière de Hugo, Tolstoï ou Balzac, il sera vidé le pov' de tout son sang, il faudra le transfuser plusieurs fois,
Chacun ses vieux démons .Pour ma part, c'était Flaubert, Voltaire, Rousseau et cie(Orale de Français). Au moins, je suis sûr qu'ils sont morts
salam

très bon week end à tous !!!
je ne connais pas cet auteur htta ana !
quand je te lisais hsit bwahed di9a waaaa , j'en suffoquait presque, je crois que je ne pourrais pas le lire, surtout en ce moment !
ce qui m'a frappé par contre ce sont les différentes façons de lire ce roman, ça c'est chouette : on peut imaginer que c'est une femme, un homme ou juste une situation intenable qu'on est obligés de vive et de surmonter ... là je suis prenante, j'achète
des fois on visite une ville ou un quartier et on n'aime pas au delà même des critères esthétiques de l'architecture ou autre chose d'ailleurs, d'autres fois on s'y sens chez nous et éprouve un bien être et une joie incroyable malgré la poussière et la saleté ... oui chaque lieu a une âme propre à lui, je le crois aussi !
"je saigne sur chaque phrase" c'est très fort !!!
écrire dénude, écrire consume petit à petit, écrire épuise tant ... mais soulage, enchante, amuse et fortifie ...
lire et écrire sont deux faces d'une même monnaie et tous deux font plaisir
iwa howa hada
ah..... math sup, math spé et leurs lectures... c'est vieux tout ça maintenant....
J'ai un vague souvenir d'une année sur la passion amoureuse : Tristan et Iseut, Les liaisons dangereuses..
En sup j'avais eu droit à Lucrèce : De natura rerum. et je ne sais plus quand, un certain Faust de Goethe... jamais lu quelque chose d'aussi difficile à accrocher.... snif !!!
Mon ecrivain s'appelait Ahmed Boukmakh

et je profite de l'occasion du 100% arabica pour lui rendre hommage
http://img511.imageshack.us/my.php?image=pop20lj.jpg
http://img511.imageshack.us/my.php?image=pop2bg.jpg
http://img220.imageshack.us/my.php?image=pop14cx.jpg
vive boukmakh
il a dit aussi :
"Je n'écris pas des romans pour les vendre, mais pour obtenir une unité dans ma vie ; l'écriture est pour moi une colonne vertébrale."
et
"Chaque mot écrit est une victoire contre la mort."
et toi mon cher larbi tu a reduit ses 700 pages en 3 phrases, je pense qu'il ne va pas tarder à mourir s'il lit ton billet :P
ps: je remarque que mr est ingenieur aussi
Bijour:-)
Le Mythe, yallah daba Ouklatou al batatiss:-), ah ce bon Boukmakh, j'ai encore un exemplaire.
Larbi, je me fais vieille, nous avons étudié Camus, Lamartine (Graziella), Zola, Huxley (en classe d'observation weird to read a french version).
De Butor, je n'ai lu que La Modification, un homme en voyage qui pense quitter sa femme pour sa maitresse et qui entreprend un long monologue du moins c'est ce que ma memoire a retenu (pitié pour la vielle que je suis). Mais mon champion reste et restera Camus car je me sens si proche de ce qu'il a narré et pour la simplicité du style (qui n'est pas chose aisée à faire).
Larbi, je travaille sur ta fameuse suite:-), mais patience pour la doyenne que je suis:-) qu'est ce qu'on pas faire pour toi:-)
Je connais cet écrivain et je savais qu'il était toujours vivant !
Sinon je n'ai jamais lu le livre dont tu parles.
Tu le racontes si bien que du coup J'ai vraiment envie de le lire.
Je l'ajoute à ma liste de choses à faire.
Quelle horreur les jours ne font que 24 H !!!
A bientôt cher Larbi.
trop fort le mythe
pr un mythe c un mythe
Oui on ne peut trouver du plaisir à lire un livre en sachant qu'on est tenu à appendre par coeur pas mal de phrases de ce livre, surtout s'il fait 700 pages, la lecture se transforme en torture, surtout avec un prof qui ne cesse de se moquer, ah ça me rappelle des choses ça,
Pour l'écrivain, la motivation d'écrire est marquante, seulement j'aime pas trop les fictions, surtout quand elles font 700 pages !!!
C'est pour une prise de contact..
A +
othman
Moi pas connaitre
après je v devoir rattrapé bcp de lacunes...
Moi pas connaitre non plus..
Moi j'ai mis des photos de costumes féminins marocains caftan....
Sur :
http://le-petit-monde-de-cyntia.oldiblog.com/
Bon week end !!!
Almaknassi bonjour !!j'ai répondu à ta question sur mon blog j'ai répondu à ton commentaire !!viens voir !!
http://le-petit-monde-de-cyntia.oldiblog.com/
Bonne journée !!!
Butor un écrivain qui a pu créer un laboratoire du récit. Un artiste qui reconstruit l'homme et le monde. J'ai appris a aimé la littérature en lisant Butor. Je ne sais pas pourquoi ses écrits me captivent: La Modification qui a marqué l'auteur malgré ses essais, ses poèmes, ses travaux sur de nouvelles formes d'écrire, a resté l'un des romans les plus connus et les plus intéressant. Malgré mes lectures, j'ai cru que cet écriavain est mort, ma surprise fut très grande de savoir qu'il est encore parmi nous. Peut-il encore nous inventer d'autres trésors? D'autres Degrés du littéraire, du beau, d'art... Satut! et bravo l'artiste.Mes hommages et tout mes respects.
Butor a écrit plus de mille titres, chaque fois plus inventif, plus talentueux. Il a déclaré la mort du roman en cherchant d'autres formes capables de présenter le monde. Je me demande comment peut-on vraiment représenter le monde dans un livre? Je pense que Butor devait se poser la question avant de s'aventuer dans ses recherches... Pourtant, je confirme que c'est un grand écrivain, un mâitre des mots et des formes.
c'est quel exploit y réussit-il?
hhh jjj kkk
Bonsoir Larbi, heureuse de te retrouver. C'est pas que je ne salue pas ton combat pour Fouad, mais on peut le soutenir et rester ouvert sur le monde. Merci doublement.