Président de l’ESISC , l’homme que les européens voient régulièrement défiler sur les plateaux de télé, a porté plainte contre un journal marocain auprès d’un tribunal marocain. Le « Journal hebdomadaire » a met en doute l’objectivité de l’un des rapport dudit centre. Pour cette « horreur » l’avocat de l’ESISC a demandé 400.000 euros et le tribunal, gentil comme toi, lui a octroyé 270.000. La publication casablancaise peut fermer boutique, Monsieur Moniquet savourer la victoire.

Pourquoi Claude Moniquet a choisi de souscrire à la loterie de la justice marocaine ? Facile : Il savait qu’il va gagner. Il ne lui a pas échappé que les autorités marocaines ont choisi le barreau judicaire plutôt que la tribune politique pour faire taire les voix qui sortent du lot. Il savait que la justice marocaine est à l'ordre du pouvoir politique. Il savait aussi, lui l’expert en monde arabe, que sa plainte serait instrumentalisée pour mettre à mort un journal indépendant. C’est fait avec cette amende record. Fi Khater la démocratie au Monde arabe si chère à l’ESISC.

L’ESISC n’oserait jamais intenter un tel procès en France ou en Europe contre une publication européenne. Il serait purement et simplement débouté. Pour vérification nous le renvoyant à la jurisprudence de la 17ème chambre de Paris. Et si le centre de Claude Moniquet pense tout simplement comme jacques Chirac, quand il a déclaré en Tunis, que «Le premier des droits de l’homme, c’est de manger, d’être soigné, de recevoir une éducation, d’avoir un habitat» ? Autrement la liberté c’est bon en Europe c’est mauvais pour le indigènes du Maghreb.

Claude Moniquet fait mieux ! Il veut qu’une rédaction marocaine baisse le pantalon. Par la voix de son avocat Mohamed Ziane (chef de parti politique marocain connu pour avoir envoyé un syndicaliste au prison et pour avoir défendu l’Etat marocain du temps de Hassan II, la répression, tzamamart et ces choses là et qui s’estime « être deux fois plus honnête que 30 millions de Marocains ! »). Par la voix de ce sulfureux avocat, l’ESISC se dit prêt à renoncer aux dommages et intérêts si le Journal hebdo « publie un éditorial de mea-culpa ». Monsieur Moniquet n’oserait jamais demander à une rédaction française ou belge de baisser le pantalon ! Il prend ses libertés et ose le demander à une rédaction marocaine. Nous n’irons pas jusqu'à à dire que cela sente de la xénophobie.

Les journalistes du JH seraient inspirés de ne pas réaliser le fantasme de l’ESISC et se battre jusqu’au bout. Dans un édito de fin décembre ARB a baissé le pantalon et présenter des excuses à la députée Harki. Quelques jours après le tribunal a confirmé la condamnation, suite à quoi Hlima Assali a organisé une grandiose fête pour célébrer le pactole remporté. Elle a adressé un bras d’honneur à Tel Quel. Fallait pas baisser le pantalon Reda.

Il y a tellement de journalistes et tellement de monde qui baissent le pantalon au plus pays du monde que cela devient trop vulgaire. Alors de grâce Boubker, ne baisses pas le pantalon. Ne baisses plus le pantalon Reda. Vous vous battez pour la plus belle des causes.