Une double page sur les transsexuels. Ces hommes et femmes qui ont changé de sexe, voyons ! Voilà le gros mot est lâché et vous savez donc à quoi vous en tenir. 80% d’entre vous ont pensé : « Il va encore nous sortir un truc genre je suis briseur de tabous, c’est son fond de commerce celui-là ». Et ils ont déjà fermé le navigateur.

Maintenant pour les 20% restants et puisque on est entre nous, je peux vous parler de cette fantastique nouvelle. Quel est le pays du monde qui est à l’avant garde de la reconnaissance des droits des transsexuels ? Les Pays-Bas ? Non... un pays qui autorise depuis 1983 ces personnes, à qui j’assure ma sympathie, à recourir à la chirurgie pour modifier leurs attributs sexuels (oui ... vous avez compris). Un pays qui leur donne de facto de nouveaux papiers d’identité sans procédures administratives interminables. Vous ne voyez toujours pas ? Un pays qui octroie à toute personne nouvellement travestie, en guise d’aide matérielle et psychologique, un prêt sans intérêts de 900 euros pour refaire sa vie. Vous ne voyez toujours pas ? Pourtant le prêt « sans intérêts » devrait vous mettre la puce à l’oreille.

Bon ne faisons pas durer le suspens, ce pays pionner des droits des transsexuels est ... l’Iran. Oui ami internaute, oui bolggeuse chérie, vous avez bien lu : L’Iran des âyatollâhs, de la révolution islamique, des essais nucléaires et toutes ces sortes de choses.

Ladane Nasseri , correspondant de Libé à Téhéran, nous raconte que les transsexuels iraniens ont acquit ces droits grâce à une ... Fatwa de l'ayatollah Ruhollah Khomeiny. Un jour de 1983, ce dernier a rencontré un jeune transsexuel et il a été si sensible à sa détresse qu’il a édicté une fatwa autorisant le changement de sexe par chirurgie avec en prime une série de mesures pour réduire la souffrance des concernés.

Entendons-nous ! De là à dire que l’Iran est un pays tolérant qui accepte tous ses enfants quels qu'ils soient il n’y a qu’un pas à franchir. Un pas que nous laissons au président iranien Ahmadinejad, homme très ouvert sur les autres comme chacun sait. Et puis, rappelons le, si les droits des transsexuels sont garantis en Iran par la Fatwa Ruhollah Khomeiny, les homosexuels eux sont sanctionnés par rien de moins que la peine de mort. Et ça, mieux que tout, dit jusqu’au où peut mener l’arbitraire des fatwas .

Ami internaute, bolggeuse chérie, toi qui me fait le plaisir de lire ces lignes, tu ne me démentiras point : nous vivons dans un monde fou à en perdre la tête. Même le Bon Dieu ne peut s’y retrouver, alors moi!