Couchée, la presse !
Par Larbi le lundi, janvier 2 2006, 16:09 - Politique marocaine - Lien permanent

Mohamed Bouzoubaa, notre ministre de la Justice, a eu au moins le mérite de clarifier les choses.
La presse il la veut apaisante, rassurante et, si elle le veut bien, douce.
Le ministre a annoncé la «création d'une cellule de suivi des écrits diffusés par des journaux marocains dans le dessein de désespoir et découragement ». Les parquets du Royaume ont reçu instruction d’engager des poursuites judiciaires à l’encontre de tout journaliste qui publie « des messages semant le désespoir et le doute ». Les jugements seront rendus au nom du Roi.
La presse est méchante et injuste. La cellule ministérielle et les parquets se chargeront de la mettre en quarantaine. En voilà une trouvaille lumineuse ! Et l’abolition d la presse indépendante, c’est pour quand ?
Nous proposons ici nos services à la cellule et aux parquets et nous nous chargeons de dresser un inventaire de leur immense œuvre. Vous êtes prêts ? C’est parti :
- Accusé Noureddine Miftah, levez-vous ! Vous êtes poursuivi pour « diffusion de fausses informations » et de « publication de photos de membres de la Famille royale sans autorisation » dans l’hebdomadaire arabophone « Al Ayam »
- Accusée Meriem Moukrim, levez-vous ! Vous êtes poursuivie pour les mêmes faits que Noureddine Miftah.
- Accusé Ahmed Reda Benshemsi, levez-vous ! Le tribunal vous déclare coupable de diffamation à l’encontre de Halima Assali et vous condamne à deux mois de prison avec sursis et à une amende de 800.000 Dirhams. Vous devez par ailleurs répondre, dans un second procès, à l’accusation de publication de fausse nouvelle à propos de Touria Jâidi.
- Accusé Karim Boukhari, Levez-vous. Vous êtes punis de la même peine que votre Directeur et vous êtes convoqué au tribunal pour le second procès.
- Accusé Driss Chahtane, levez-vous ! Le chef d’inculpation retenu contre vous, en tant que Directeur de l’hebdomadaire « Al Michaâl», est «atteinte à l'Islam et à la patrie ».
- Accusé Abderrahim Ariri, levez-vous ! Vous êtes poursuivi pour incitation au trouble public par tentative de publication d’une Une intitulée «allah yn3al dinom had lblad » dans l'hebdomadaire «Al Bidaoui».
Pour ce qui reste de la corporation : optez pour la sécurité ! Choisissez les rubriques sport, horoscope, les annonces classées ou les mots croisés. Sinon, remettez vos articles, avant publication, aux commissaires de la cellule ministérielle pour vérification de conformité. Sait-on jamais, une déviance éditoriale ou une information non apaisée pourraient se glisser dans vos écrits et vous renvoyer devant une cour de justice. Ou alors, c’est encore plus sûr, Rendez-vous ! Rendez-vous ! Remettez votre stylo et votre carte de presse à la cellule.
Et voilà !
Reste la question de fond particulièrement délicate : Les journalistes baisseront-ils le pantalon ?
La presse est méchante et injuste. La cellule ministérielle et les parquets se chargeront de la mettre en quarantaine. En voilà une trouvaille lumineuse ! Et l’abolition d la presse indépendante, c’est pour quand ?
Nous proposons ici nos services à la cellule et aux parquets et nous nous chargeons de dresser un inventaire de leur immense œuvre. Vous êtes prêts ? C’est parti :
- Accusé Noureddine Miftah, levez-vous ! Vous êtes poursuivi pour « diffusion de fausses informations » et de « publication de photos de membres de la Famille royale sans autorisation » dans l’hebdomadaire arabophone « Al Ayam »
- Accusée Meriem Moukrim, levez-vous ! Vous êtes poursuivie pour les mêmes faits que Noureddine Miftah.
- Accusé Ahmed Reda Benshemsi, levez-vous ! Le tribunal vous déclare coupable de diffamation à l’encontre de Halima Assali et vous condamne à deux mois de prison avec sursis et à une amende de 800.000 Dirhams. Vous devez par ailleurs répondre, dans un second procès, à l’accusation de publication de fausse nouvelle à propos de Touria Jâidi.
- Accusé Karim Boukhari, Levez-vous. Vous êtes punis de la même peine que votre Directeur et vous êtes convoqué au tribunal pour le second procès.
- Accusé Driss Chahtane, levez-vous ! Le chef d’inculpation retenu contre vous, en tant que Directeur de l’hebdomadaire « Al Michaâl», est «atteinte à l'Islam et à la patrie ».
- Accusé Abderrahim Ariri, levez-vous ! Vous êtes poursuivi pour incitation au trouble public par tentative de publication d’une Une intitulée «allah yn3al dinom had lblad » dans l'hebdomadaire «Al Bidaoui».
Pour ce qui reste de la corporation : optez pour la sécurité ! Choisissez les rubriques sport, horoscope, les annonces classées ou les mots croisés. Sinon, remettez vos articles, avant publication, aux commissaires de la cellule ministérielle pour vérification de conformité. Sait-on jamais, une déviance éditoriale ou une information non apaisée pourraient se glisser dans vos écrits et vous renvoyer devant une cour de justice. Ou alors, c’est encore plus sûr, Rendez-vous ! Rendez-vous ! Remettez votre stylo et votre carte de presse à la cellule.
Et voilà !
Reste la question de fond particulièrement délicate : Les journalistes baisseront-ils le pantalon ?







Commentaires
Bah... si ce qui se dit au Maroc, dans les supports papiers , fait trembler Bouzoubaa & Co ...alors , bof!
Liberté de presse... dites vous ?
On en est loin.
Très loin!
Concernant ta question , de fond je l'avoue, les journalistes baisseront le pantalon, c'est quelque chose de sûr.
Mais quel côté livreront ils à nos amis les justiciers ?
Ayoub... doigt dans le nez
hahahahah Ayoub, khouia rah vraiment tu manquais a l'appel oulah! Heureusement que t de retour...

Moi c'est simple je lis rarement les journaux marocains et je regarde encore moins la télé...
c'est la librté de faire
Bises a vous 2!
désolé mais ils vont pas le baisser... c'est déjà fait..
peut etre il vont L'ouvrir (au feminin)...
la presse marocain ne détaille (que rarement) les choses. pour les scoup il faut rever mais avant de rever il faut coucher avec la3eng'ra dial el7awli...
que rest d'exploitable dans ce decord?
la premiere page
On mit un titre rouge avec une ou deux photo (rouge aussi).. et rien sur les pages centrale!!!
Complètement d'accord avec toi Larbi. C'est scandaleux un virage pareil. Il ne faut surtout pas baisser les bras. Ni le pantalon d'ailleurs
PS : je te rappelle que tu as une petite faille de sécurité sur ton blog, tu devrais effacer le répertoire sessions. Sinon quelqu'un pourrait l'utiliser pour te hacker
Enfin qq chose à se mettre sous la dent! Que veut de plus Bouzoubaa ,la presse est déjà à genoux.Ils ne nous servent que l'AFP et La MAP.
Enfin bref, je tiens aussi à te faire un grand "Mwaahhh".Allez un autre au Mythe qui a du mal interpréter un de mes posts "Mwahh!".
Donc si j'ai bien compris tt le monde doit chanter Goulou l3am zine sinon c'est zarwata....iwa l3am zine wachmen zine
à ta question si les journalistes baisseront le pantalon,
je te réponds, il faut qu'ils aient dejà un pantalon.
la mentalité journalistique n'a pas encore dépassé l'âge embryonnaire...
j'ai souvent été décu par le dephasage entre les plus belles plûmes et leurs propres personnalités
Sinon pour le reste
Al camera Chaâla?
PS: meilleurs voeux crucivore et mes sinceres excuses
Et si cette information concerne aussi nos bloggeurs?? voila ce qui peut arriver.
- Accusé: LARBI bloggeur. levez vous! vous êtes accusé de diffusion de VERIDIQUES informations dans le quotidien " comme une bouteille jetée à la mer" . le tribunal vous condamne à la fermer ! la boucler !
Tout à fait d'accord avec le mythe. Très souvent le décallage est énorme entre les écrits et la personne elle-même. Je viens de vivre l'expérience y'a qqs jours. Quelle déception!
Bonne année à ttes et à ts. Larbi: Mouaaaaaaaaah
Salut Larbi,
Contente de ton retour! A mon tour de te faire Mwah et de te souhaiter une bonne année.
J'en profites pour te remercier pour ton soutien à la profession. Et je me permets de laisser un petit mot sur ton post.
J'ai été particulièrement interpelée par l'attestation selon laquelle le décalage serait énorme entre les beaux écrits et la personne. Chers amis (e), des journalistes arrogants, ça existe. Des journalistes vulgaires, ça existe. Des journalistes trop gentils, ça existe. Des journalistes qui font le débile, ça existe. Des journalistes trés sympas, ça existe. Des journalistes courageux, ça existe. Des journalistes peureux, ça existe. Des journalistes vérieux, ça existe. Des journalistes intègres, ça existe.
Le point commun entre tous, c'est qu'ils sont de trés bons acteurs...Peut-être, parce qu'ils sont en contact avec des gens de toutes les catégories sociales, de toutes les religions, de toutes les races. Peut être parce qu'ils sont vidés par les bouclages et le syndrome de la feuille blanche à remplir tous les matins. Mettre un masque est souvent très concluant en face de gens qu'on veut sonder...D'un coup, on est le plus sérieux du monde avec des airs très intello. De l'autre, on est le plus débile de la planète, assumant avec joie le rôle du bouffon de la partie. Ils passer allégrement du misérable, au riche et puis au frimeux et ainsi de suite. C'est selon l'humeur du moment. Alors, chers amis, lequel de ces journalistes connaissez-vous?
Excusez-les, il leur arrive comme tout être humain de perdre quelquefois la tête. Ce qui, à priori, ne fait pas honneur aux beaux textes qu'ils écrivent, diriez-vous. Mais bon, ce ne sont que des journalistes!
Personnellement, j'ai rencontré un Coelho, arrogant, écrasant, un Mohamed Arkoun trés imbu de sa personne et j'en passe. Pourtant, ce sont des grands et ils le resteront pour moi.
Malheureusement il y a encore des marocains pour soutenir ce dinosaure dans ce genre d'idées archaiques. Beaucoup d'entre eux sont mal à l'aise devant une expression de plus en plus franche et un jeu de plus en plus "mefrouch" avec la presse. Alors on préfère bien tirer sur les reines pour freiner cet élan de librerté que commence à prendre nos journalistes.
La presse est la consience d'une nation... veulent-ils que la nation reste inconsciente??
Salut larbi le retournant
Comme tu vois, jai bien dit « retournant » et non « retourneur » qui a un sens plus « vestuel ». Et comme tu nous es revenu en forme en « attaquant » un grand morceau, jai envie, si tu le permets, dy apporter ma modeste contribution. Ce débat (qui, entre parenthèses, na pas encore vraiment eu lieu) est tout à fait à propos. Dailleurs, jen ai un peu parlé dernièrement sur mon blog. Mais, comme tu as dû le remarquer, à chaque fois que ce débat est initié, il donne lieu presque automatiquement au même « dérapage » sur la « non-qualité » de nos journaux et de nos journalistes. Cette déviation me paraît dangereuse car non seulement elle justifie dune manière stupide, le niveau très bas de la lecture de la presse dans notre pays (on parle dà peine 300 à 350 000 lecteurs et lectrices par jour, cest-à-dire moins que le tirage dun seul quotidien en Algérie), et en même temps, elle pourrait, également dune manière stupide, créer une confusion grave entre la liberté de la presse qui est admise, théoriquement, par tout le monde, et la « liberté de la seule bonne presse » qui est préconisée inconsciemment par certains. À mon avis, la liberté est une et indivisible. Et pour la presse, comme pour tout, la liberté doit être accordée, ici comme ailleurs, à tous, y compris ceux qui disent des conneries. Ali Mrabet qui, soit dit en passant, ne disait pas toujours que des bêtises, a été, justement, victime de cette confusion voulue et entretenue par les censeurs de tout bord. Sa sortie « polisarienne » malheureuse mais cest sa liberté - lui a valu une interdiction dexercer, et comble des combles, il na pas trouvé grand monde pour le défendre. Bien sûr, la liberté nest jamais totale. Et doit être « conditionnée ». Mais les seules conditions « restrictives » sont régies, ici et ailleurs, par les règles professionnelles et les règles déthique et de déontologie universellement connues et reconnues. Bien sûr, notre presse est « critiquable ». Mais, au Maroc, comme partout ailleurs, on a un peu de tout : de la pire, de la mauvaise, de la moyenne, de la bonne et même de lexcellente presse. Toute cette presse a le droit dexister et de sexprimer dans le respect des règles comme elle lentend. Cest ça ce quon appelle partout dans le monde « la liberté de la presse ». Et elle est précieuse. Alors, au lieu de la bouder, lisez-la dabord et, après, faites votre tri. Et ce nest pas en affirmant tout en frimant que « je ne lis jamais les journaux marocains » quon va développer cette presse et encore moins, la rendre plus libre. Restons vigilants camarades !
Et désolé davoir été trop long.
MLpressieux
Ah si laaroussi pourquoi ne dites-vous pas à vos junes amis que vous avez aussi scribouillé il y a peu avec le magazine de la Police dirigé par M.Hamidou Laanigri?
ammené moi une bouteille nom d'un scribe!!!!!!
Ah ! Je crois avoir deviné qui est derrière ce prétentieux et anonyme ancien collègue de laroussi". Mais que ce soit lui ou un autre (il y en a tellement des comme ça !), il est vraiment de mauvaise foi. Comme vous l'avez sûrement remarqué, l'insinuation, en plus d'être lâche, se veut aussi méchante : "pourquoi ne dites-vous pas à vos jeunes amis que vous avez aussi scribouillé il y a peu avec le magazine de la Police dirigé par M.Hamidou Laanigri?". Cette insinuation voudrait faire croire à mes "jeunes amis" que non seulement je serais un "collabo puisque j'ai écrit dans le magazine dees flics, mais, en plus, fait encore plus grave, je le cache. Mon cher ami (qui n'est d'ailleurs ni mon ami ni mon "ancien collègue" à moins quil ne soit, lui, un vrai poulet), puisque tu es si bien renseigné (c'est normal), tu devrais très bien savoir :
1- que tout le monde l'a su au bon moment puisqu'il s'agissait du 1er numéro de la nouvelle série de Police Magazine et qu'on m'avait fait l'honneur de me demander d'inaugurer la première chronique, moi, et pas toi, mon ancien collègue" (jaloux, va !).
2 quaprès "le succès" de cette première expérience, tu devrais le savoir, ça aussi, toi, "mon ancien collègue", on m'a demandé, et on beaucoup insisté, pour que je sois le chroniqueur attitré de ce magazine ( quel honneur accordé à un si subversif garnement !) et j'ai quand même refusé. Pourquoi ? Pour plusieurs raisons dont, notamment, parce que je voulais le faire qu une seule fois pour le "fun", que le fait d'écrire pour ce seul magazine, aussi respectable soit-il, paraîtrait quelque peu saugrenu, et enfin, parce que tout bêtement, je n'avais le temps, parce que, tu vois, moi, j'ai un vrai boulot.
3 quon ne ma jamais payé pour ce papier parce que, tout simplement, je ne lai pas voulu, mais par contre et je le raconte dans ce même papier - on ma invité à un super déjeuner dans un grand restaurant comme on ne le fait quavec des gens quon ne peut pas acheter et qui sont capables de faire la différence entre une filet mignon et du poulet grillé.
4 et enfin, ce que tu n'as pas dit (cachottier, va !) c'est que je suis si bien à l'aise par rapport à cette chronique, que je l'ai mise en bonne place dans mon livre compilation ( Que personne ne rigole !). Et ça tombe mal pour toi, justement, mon ami Larbi, entre autres, a un exemplaire dédicacé (et pas toi) et cette chronique, il l'a sûrement déjà lue, et jen suis sûr, comme je le connais, il la sûrement appréciée.
D'ailleurs, j'avais l'intention de la publier prochainement sur mon blog - pour bien montrer que non seulement je ne cache pas mon jeu, moi, mais en plus, que je revendique cette « collaboration » passagère sans aucune sorte de regret.
Maintenant, pour finir, je voudrais d'abord m'excuser pour avoir accordé autant de temps et de place à si peu de choses, mais j'ai tenu à le faire pour que, d'une part, ça ne reste pas en suspens, mais en même temps, pour montrer à mes "jeunes amis" et aussi aux autres moins jeunes (salut le glandeur !) que quand je parlais dans mon précédent commentaire de la presse "pire", je savais de quoi je parlais et vous venez sans doute den voir, de vos propres yeux, un digne représentant.
Une dernière chose : je voudrais, avec la permission de mon "jeune ami" Larbi, le maître des lieux, proposer juste pour le plaisir - proposer à mon cher "ancien collègue" anonyme, sil peut, justement, sortir de son anonymat, et avoir, avec moi et avec tous ceux qui le souhaitent un vrai débat public, sans peur, sans crainte, et surtout SANS MASQUE, sur, tiens !, par exemple, « la liberté de la presse et... les lignes rouges ».
Alors, tu me réponds tout de suite et tu dois d'abord voir avec tes chefs ?
ML... qui n'aime pas le poulet grillé
PS : 1000 excuses à Larbi et à tous les autres.
Salam les amis.
décidemment, ce cher maroc est bien décidé à chasser les quelques lieurs d'éspoirs qui jaillissent de temps en temps.
quand est ce que nos politiques auront assez de courage de regarder leurs propres guignoles de l'info sur 3M comme le font leur équivalents aux plus hauts grades de l'etat Français sans essyer de leur casser la Gueule ? Je crois qu'on viens d'avoir la réponse : JAMAIS!
Ah cete effet je crois que le meilleur est de dire : LA HAWLA WA LA 9OUWWATA ILLA BILLAHI L3ALIYYI L3ADIM.
je vous dédie mes ami ces belles paroles de Brel :
Le cur bien au chaud
Les yeux dans la bière
Chez la grosse Adrienne de Montalant
Avec l'ami Jojo
Et avec l'ami Pierre
On allait boire nos vingt ans
Jojo se prenait pour Voltaire
Et Pierre pour Casanova
Et moi, moi qui étais le plus fier
Moi, moi je me prenais pour moi
Et quand vers minuit passaient les notaires
Qui sortaient de l'hôtel des "Trois Faisans"
On leur montrait notre cul et nos bonnes manières
En leur chantant
Les bourgeois c'est comme les cochons
Plus ça devient vieux plus ça devient bête
Les bourgeois c'est comme les cochons
Plus ça devient vieux plus ça devient c...
Le cur bien au chaud
Les yeux dans la bière
Chez la grosse Adrienne de Montalant
Avec l'ami Jojo
Et avec l'ami Pierre
On allait brûler nos vingt ans
Voltaire dansait comme un vicaire
Et Casanova n'osait pas
Et moi, moi qui restait le plus fier
Moi j'étais presque aussi saoul que moi
Et quand vers minuit passaient les notaires
Qui sortaient de l'hôtel des "Trois Faisans"
On leur montrait notre cul et nos bonnes manières
En leur chantant
Les bourgeois c'est comme les cochons
Plus ça devient vieux plus ça devient bête
Les bourgeois c'est comme les cochons
Plus ça devient vieux plus ça devient c...
Le cur au repos
Les yeux bien sur terre
Au bar de l'hôtel des "Trois Faisans"
Avec maître Jojo
Et avec maître Pierre
Entre notaires on passe le temps
Jojo parle de Voltaire
Et Pierre de Casanova
Et moi, moi qui suis resté le plus fier
Moi, moi je parle encore de moi
Et c'est en sortant vers minuit Monsieur le Commissaire
Que tous les soirs de chez la Montalant
De jeunes "peigne-culs" nous montrent leur derrière
En nous chantant
Les bourgeois c'est comme les cochons
Plus ça devient vieux plus ça devient bête
Les bourgeois c'est comme les cochons
Plus ça devient vieux plus ça devient c...
3 contre 56 ça veut dire qu'il y a un hic...
en tout cas joyeux noel et bonne année,pour la presse il faut surtout renforcer les rubrique pornographique tel que (il l a tué car elle suçait une carotte )et les rubrique décés qui doivent etre subventionné par l'etat
a propos , elle ne contient que 3%marocain le reste c'est du science et vie traduit
....douce et pourquoi pas...sourd et malvoyante.
Pour Madame/Monsieur du commentaire 13 : jaurais aimé que tu signe sous un pseudo plus parlant. Je trouve la méthode détestable. Les faits tels que tu les a présentés peuvent induire le lecteur en erreur et laisser planer un doute sur lintégrité de la ML. Le Bon sens et lhonnêteté intellectuelle exigeaient que tu développes ton accusation au lieu de recourir de la délation. Désolé si je suis un peu dur mais bienvenue à toi si tu veux continuer ce débat.
Nadia est la seule journaliste qui est venue participer avec nous à ce débat. Je voudrais lui dire quil na échappé à personne quil ait des journalistes intègres et des publications de qualité. Mais nayons pas peur des mots : Il y a beaucoup de journalistes qualifiés qui travaillent dans des publications pourries et qui adopetent les comportements maison. Il y a aussi des Journalistes médiocres qui travaillent dans des publications de qualité. Cest pas propre à la profession journalistique jen conviens. Mais le journalisme cest plus quun métier.
Force est de reconnaître que nos journalistes à nous, ou la majorité pour ne pas stigmatiser, se sont toujours montrer très timides et souvent complaisants. Voyez : La cellule dont on parle ici il na pas provoqué une réaction digne de la profession. Linstauration de cet organisme rappelle plus lEx-URSS ou le PC avait une commission pour contrôler les écrits de la presse. Elle rappelle aussi dans des pays comme lArabie saoudite ou cuba. Jexagère peut être mais la profession a timidement réagit.
Du coup personnellement je me sens un peu ridicule en publiant ce billet. Daucuns diront que je suis plus royaliste que le roi : les concernés ne semblent pas trop sen émouvoir alors que nous ici, et ailleurs dans dautres blogs, ont en fait des tonnes.
Je ne suis pas entrain de juger la profession journalistique au Maroc. Ici ce nest pas un tribunal et je ne pense pas que je suis bien placé pour donner des leçons. Dailleurs jai horreur des redresseurs des torts et donneurs de leçons. Mais je vais dire les choses comme je les pense, et on me corrigera si je me trompe. La presse au Maroc a été toujours très en retard sur la société. Alors que la société civile a fait avancer les choses pour plus de droits, pour plus de liberté, les journalistes étaient toujours les derniers à suivre. On me dira cest pas leur rôle. Jen conviens mais quand on est en transition démocratique, la presse doit être à lavant garde. Il suffit de voir ce qui sest passé ou ce qui se passe dans dautres pays. Je ne parle même pas de politique ici mais je parle de la société en général.
Je mexplique avec un seul exemple et je termine (je sais je suis cest long comme commentaire). Fin 2002, début 2003 plusieurs organes de presse marocains ont publié des articles sur des musiciens au Maroc les présentant comme des sataniques. Des articles sensationnels aux conséquences très dramatiques : Le parquet a différé devant la justice un groupe de 14 jeunes musiciens qui ont été condamnés à des peines de prisons en ferme en première instance. Les journalistes ont bel et bien participé à faire envoyer des innocents en prison car ils étaient à lorigine de cette affaire. Ce qui va suivre est plus intéressant. Une grande partie de la presse a rendu compte du jugement avec une neutralité parfaite. Alors la société civile sest mobilisé : des manifestations à Casablanca, des sites Web des pétitions. Et là on retrouve un comportement très courant dans la presse marocaine : Les journalistes ont été obligés de suivre et cette fois ci ont pris parti et ont dénoncer cette inquisition moralisatrice. Aprés coup. Cest pourquoi jai dit que la presse est toujours en retard sur la société. La société en avance sur la presse. Elle manque daudace et elle ne réagit que quand elle na plus le choix. On connaît la suite de cette affaire : en appel le juge a prononcé un non lieu.
Voilà pour lexemple. Il y en a beaucoup dautres. Et je mexcuse si jétais un peu dur ou partial.
Larbi,

je ne sais pas si tu connais la noukta marocaine:
Oustouanate al Afra7 tou9addimo lakom al fannane al 9adir : BouZeb ... BouZeb ... BouZeb ... BouZeb.... Ba3!!!
au dire de nos amis les Egyptiens, [addimo9ratia] di ostouwanah machroukha.
BRAVO GERONIMO
les bourgeois...c'est parfait
j'en ris encore
il y a l'autre aussi de Brassens: quand on est con....on est con
j'espere juste que les adultes (pour ne pas dire les vieux) auront suffisemment de maturite pour regler leurs compte ailleurs que sur le blog de Larbi (que je felicte d'ailleurs pour sa qualite)
Mwahh
POST 13....Je m'excuse Larbi, comment peux tu souhaiter la bienvenue à quelqu'un qui dénigre aussi facilement une personne sous couvert de l'anonymat? Il nous a manqué de respect autant à nous autres je trouve non? Il nous prend pour des idiots...qui ont besoin de délation pour se faire une idée. Son post aurait du etre au moins suspendu...en lui proposant de se faire connaitre et d'avoir le courage de ses propos. Bien à toi.
Une parenthèse sur le message anonyme
Je ne fais pas lavocat du diable, ni lange dailleurs, ce que je constate que trois lignes dun intervenant anonyme a suscité des réactions et un journal de justification.
Doit t on le juger pour le pseudo ou pour son contenu ? Peu import tout le monde il est grand, tout le monde il est gentil.
Ceci dit pour revenir au sujet, je voudrais souligner une phrase de larbi qui ma interpellé :
« Alors que la société civile a fait avancer les choses pour plus de droits, pour plus de liberté, les journalistes étaient toujours les derniers à suivre »
Ma foi ni la société, ni le journalisme nont fait avancer les choses, je ne vois pas où tu as pu constater çà si nous parlons du même Maroc. Pire on avance à reculant.
Ce nest peut être la faute à personne mais à cette époque appelée, lère du CONsommable.
Oui on consomme sans se soucier de la qualité, de la valeur, de lauthenticité,
On consomme parfois linutile, et le moins urgent,
On vend des torchants, des fringues et les dernières téléphones portables.
Je suis drôlement surpris que tu puisses argumenter ton analyse par un groupe de métal paumé.
Si cest çà avancer la société, je dois réclamer mon droit de reconnaissance (dans mon blues)
Non lami, la société marocaine, nest que frime, déprime et assistanat, et je ne retiens que le travail associatif qui camoufle cette tragédie.
Notre défaut cest la satisfaction du peu de travail accomplit, et encore sil est bien accomplit.
La mentalité nest quun reflet dun milieu pourri, par lignorance, le rêve.la corruption
A quant un mythe au pouvoir ?
hahaha
presse douce..
elle l'est déjà en grde partie
des journalistes ki se mouillent très peu.. bcp de passivité de la part des journalistes mais oci d'un public tt oci passif
très peu d lecteurs s'attardent sur otr chose que sur les mots flechés sur nos quotidiens nationaux
il existe cependant de rares exceptions, des journalistes ki osent penser et faire part de ce kils pensent surtt, ceux-là tt ce que j'ose esperer c kils baisseront pas leur pantalon!
j'adooore les mots fléches!
bises
et @+!
Je n'avais pas du tout l'intention de réagir de nouveau suite, comme disait l'autre, à mon "journal" d'hier. j'ai lu les autres commentaires et j'avoue que j'ai été très touché par le témoignage de sympathie de larbi et c'était, de sa part, la moindre des corrections à mon égard. Justement, je crois que certains n'ont pas compris qu'il y a quelque chose d'universel qui s'appelle "l'éthique" et qui doit exister partout, y compris, dans les blogs. Et si toi, Le mythe, blogueur toi même et possesseur d'un blog perso, tu trouves que j'en fait trop et que tu sous-entend d'une manière à peine voilée à travers tes propos ( ... trois lignes dun intervenant anonyme a suscité des réactions et un journal de justification") que je serais si "innocent" que ça, je trouve ça très grave. Et si j'ai pris la peine d'écrire "un journal", ce n'est pas pour me "justifier" comme tu dis, mais par respect et correction envers ceux et celles qui visitent et apprécient ce blog. Je l'ai fait aussi pour prêcher la bonne cause ( de l'ethique des blogs) et dénoncer la mauvaise graine. Et permet-moi pour finir, mon cher le mythe, de te souhaiter de ne jamais avoir un jour à te "justifier" aussi longuement que je l'ai fait. Amen.
ML...outré
Salut Larbi,
il y'a un article sur ce post que tu peux lire au Global Voices Online..
http://cyber.law.harvard.edu/globalvoices/2006/01/04/the-first-week-of-2006-in-the-moroccan-blogs/
Sinon,Merci beaucoup et j'ai un petit clin d'oeil pour toi ds mon dernier post.
Larbi ton article traduit en anglais ici:
http://www.demologue.com/pages/DemoBlog.html
salam laroussi
je suis navré que tu puisses mal comprendre mon intervention..
il arrive par moment (fréquement même) où on ne s'attarde pas au détail, et pour te rassurer je n'ai rien compris dans cette histoire..juste une perte de temps et une déviation par rapport au sujet.
ceci dit, mon blog se veut anticonformiste, c'est au message que je porte interet, aucune émotion dans le débat, donc pas d'amis, ni ennemis d'ailleurs
mon point fort est effectivement ne jamais me justifier, et surtout detecter les failles d'un système car le système te vend toujours la corde par laquelle il se fait pendre
cordialement l'artiste
Tu vois Larbi que c'est bien toi le futur.
Larbi manque et la blogosphère est dépeuplée.
Moi c'est déjà le passé.
no comment
ML... déjà ailleurs
bonsoir larbi
tu viens de me donner l'idée d'un pamphlet écrit tres vite que je me permet de poster ici en avant première
##################################
chantez maintenant
A propos de presse, fini les articles non grata. Dorénavant la justice s'en mêle. Mr le ministre de la justice, Mohamed Bouzoubaa, dans une idée lumineuse...que dis-je! Dans une révélation messianique vient brandir le couperet de la justice...sa justice, devant les oiseaux de mauvais augure à la plume légère dans la critique dépréciative.
Fini les tableaux noirs. Fini les amateurs du clair obscur. Fini les mauvaises langues qui par malheur se risqueraient à voir les choses "nationales" sous un mauvais oeil. La presse, il la veut apaisante, rassurante. C'est ainsi que vient d'être créée (..) "une cellule de suivi des écrits diffusés par des journaux marocains dans le dessein de désespoir et de découragement"(sic)
"couchée! La presse", "au pied médor!" gare aux prédicateurs de l'apocalypse, aux troubles fêtes, aux empêcheurs de tourner en rond, aux cracheurs dans la soupe, aux gourous du verbe méchant, aux montreurs du doigt, aux cherches misère, aux fouilles la merde, aux hommes du président, aux grands angles sournois, aux briseurs de rêves, aux alter maroc 2010, aux les aux trousses de troussier.
Que du beau, du propre, du bel et de l'enthousiaste, promoteurs de l'optimisme du Maroc nouveau. Frères des cités lointaines, enfants du "dieu, la patrie, le roi" levez-vous, redorez vos plastrons, astiquez vos heaumes. Chantres du merveilleux, chevalier du beau verbe, retaillez vos plumes en plumeaux, époussetez vos mots de tous ces maux désespérants et faites nous chanter.
Oui da, faites nous chanter, car avec vous nous chanterons...même si nous avons les pieds dans la merde
kb...dièse dans la symphonie
107 contre 3 et ça prouve encore qu'il y a un hic...
la presse en retard par rapport a la société civile c'est tout d abord le journaliste qui n'est pas citoyen (il vit dans un cercle different et vois des gens differents et ne pense qu'a faire demarrer un cyclon ou il sera celebre,et riche),parfois il est plus que compilateur (executeur d'ordre )
j'ai lu un article qui parle de l'identité nationale et la musique du hard rock et ils disent que cette musique efface la premiere ,et mozart ,bach..?c'est tres different de notre culture et identité marocaine, parfois le pouvoir entre les mains d'un idiot donne des resultats inattendus.
en tout cas un journal est une entreprise par defaut
a propos il peut etre que lui meme
la presse de l'après 2005
Je suis contre toute censure pour quelque motif que ce soit.
Mais avec notre prsse, qui nous sort chaque jours des sujets à bloquer l'envie de vivre, je salue cette initiative
crucivore>

crucivore serait le passé?
mais quelle énorme aberration!..
Longue vie o guy le plus jeune d'esprit k g croisé!
Nota:tu le feras ce tatoo, et un vrai cette fois!
Les mots cles sont: "desespoir, decouragement, doute". Je ne comprends pas comment on peut rationnellement et legalement viser a empecher ca! Ce sont des notions de l'ordre de l'AFFECT! Et plutot que de traquer et d'empecher cela, mieux vaut le combattre par "la creation d'une cellule de suivi des ACTES qui ont ete REALISES par des PERSONNALITES marocaines visant a l'ESPOIR et a l'ENCOURAGEMENT"! Deja qu'apparement la personne a l'origine de cette idee ne reflechit pas beaucoup, eh bien, comme ca elle aura moins de boulot!
Je suis effaré de la tournure que prend ce débat. Le billet parle de menace à la liberté d'expression de la presse écrite marocaine. Alors que la plupart des réactions ne font que critiquer cette presse. Comment peut-on mettre tous les journalistes dans un seul sac de cette manière? Vous remarquerez que le système judiciaire s'attaque actuellement à la presse indépendante qui justement représente le renouvellement et le future du journalisme au Maroc. Il ne s'attaquera jamais à la vielle presse bien sage et bien rodée.
Larbi, quand tu dis que la presse est en retard par rapport à la société de quelle presse tu parles? Le Matin et "Al bayane" ou de Telquel et d'"Al Jarida Al Oukhra"? Je pense qu'il y a des journaux qui font de leur mieux pour rattraper le décalage avec la société. Mais être journaliste aujourd'hui au Maroc n'est pas ce qu'il y a de plus simple à vivre. Je m'imagine risquant des mois de prisons ou des amandes en publiant mon blog par exemple, je crois que je prendrai beaucoup plus de temps avant d'envoyer un billet. Les plus courageux ne se font malheureusement pas assez soutenir par le publique. Alors comment voulez-vous que la situation s'améliore??
Casaoui
Bien vu ! ta remarque est pertinente on est pas ici entrain de faire le procès de la presse (les tribunaux sen chargeront) .
La presse est souvent en retard sur la société je le pense sincèrement. Je conviens que des publications comme Tel Quel ont su accompagner les mutations sociétales de notre pays. Mais regarde ici on parle de la cellule ministérielle de contrôle de presse, dans dautres blogs et forum Internet également alors que les concernés ne semblent pas sen préoccuper. Le combat de la corporation est menée par des simples citoyens. Elle nest pas en retard la presse marocaine ?
Encore une fois je suis daccord il ne sagit pas ici de faire un procès à la presse mais de montrer notre solidarité . Mais il va falloir que cette presse régisse un peu. A moins que si . on hallucine ici et il nen est rien de toute cette histoire. Qui sait.
le post 36( ridicules d'ailleurs)n'est pas de moi, ni le 37. L'accès à mes images a été ouvert à quelqu'un d'autres qui l'utilise...je viens d'en changer le mot de passe...
(Larbi tu serais gentil t'enlever les post en question - Merci à toi)
Larbi,
Très bonne année d'abord!
Cette cellule a été critiquée dans plusieurs journaux. Par la fédération des Editeurs de journaux aussi. Mais, je comprends que vous ne puissiez pas lire toute la presse marocaine. Une presse qui est, je vous l'assure, à l'image des gens de ce pays. Enfin des 250.000 personnes qui déboursent de l'argent pour acheter les journaux et le petit million qui lit "grâce" aux photocopies, à la location ou à l'internet.
Dans chaque journal il y a du bon et du mauvais. Mais, tout cela est bien sûr très subjectif.
La question qui est posée aujourd'hui à la presse marocaine est in fine très simple: c'est celle de l'information. Le tout est de se mettre d'accord sur ce que l'on entend par information, mais aussi l'éthique et la déontologie.
Ces questions-là doivent à mon avis être réglées par les professionnels, par le biais d'une instance indépendante, telle que la Press Complaints Commission britannique. La cellule que vous mettez à juste titre en cause, est anachronique.
il n'y a pas tres longtemps je n'ai pu m'empêcher de répondre à un édito, qui tenait plus d'un "abattage" médiatique, paru dans l'économiste, édition du 21 décembre 2005, sous le titre de "décalé"
franchement décalé
Si la presse s'est vue dernièrement dotée d'un code, la déontologie et l'éthique de la profession n'en est pas moins toujours absente chez de nombreux artisans du journalisme.
En voilà un, un cuistre ou paltoquet, appartenant de surcroît à un grand journal de la place ayant activement participé à la naissance de ce code, qui s'en vient tacher "lourdement" de sa patte "graissée", et la ligne éditoriale de son journal, et l'esprit éthique d'indépendance déontologique du journaliste.
Brandir en outre l'alibi de l'adaptation de l'entreprise marocaine à un environnement concurrentiel pour partir en croisade, en chantre du libéralisme, contre un groupe de gréviste, l'enfonce d'autant plus allègrement dans le cloaque de l'arbitraire d'une légèreté d'analyse et du verbe au subjectivisme total.
J'avais bien une idée de ces cuistres : évidemment, j'étais en-dessous de la réalité. Jamais je n'aurais imaginé, après les expériences récentes dans le paysage médiatique des totalitarismes de tous poils, qu'on puisse en venir à supporter une ligne véritablement " négationniste " du discours rationnel, proclamant la nécessité de faire la tabula rasa : aux poubelles "le langage passéiste, le langage du sujet " basé sur les règles de civilité et de bienséance ! Pas seulement celui qui se réfère à la forme classique du dialogue argumenté - accusée totalitairement de conservatrice - non, toute forme de langage quelle qu'elle soit, qui procède d'une conscience sensible avec ses émotions, ses méditations, ses rêves, ses désirs, son angoisse, sa merveille... Bref, toute parole essentielle qui procède de l'affirmation authentique d'un être humain libre.
Que les cuistres se gargarisent d'un langage vil et sans objets, aidés par des ordinateurs qui préservent le recul par rapport à l'événement, si cela les amuse, pourquoi pas, la liberté d'expression est à tous. Le danger est qu'ils théorisent " l'insignifiant ", "le sordide" et la " conscience impersonnelle " - concepts dérisoires - comme critère identitaire du langage contemporain, " avant-gardiste " et " postmoderniste " du " Nouveau ", hors de quoi tout est éliminé comme " non résistant au discours bourgeois ".
Passons sur les jongleries " insignifiantes " de leurs " inventions formelles ", à distance, séparées de tout enjeu de fond. Ces fausses notoriétés, qui s'encensent comme des gloires, accouplent la métaphysique capitaliste du " progrès " (l'invention technique) à la métaphysique stalinienne de la table rase. Une purification identitaire du langage contemporain, purification qu'ils pratiquent sans scrupules dans les anthologies anonymes de leur journal avec le soutien de la rédaction en chef.
Mais qui connaît les paltoquets ? Je me suis longtemps demandé à quoi ils correspondaient, croyant à une invention de l'humour d'un académicien de la langue française. Aujourd'hui, je déchante. L'inventeur du terme avait vu juste. Ils existent réellement. Ils sont terribles eux aussi. Au contraire des cuistres, les paltoquets épousent les allures du langage avec plus ou moins de talent, se servent d'elles avec paillettes, vernis, effets de manches pour faire mousser le désir de notoriété qui les tient. Jusqu'à utiliser des pseudos et dires de vrais journalistes qui, eux, ont voulu et su échapper au système de flatteries, de flagorneries et de petites mises en avant. Il est donc difficile, au premier abord, de déceler un paltoquet. Ce dernier, comme un poisson dans l'eau, feint de jouer la carte du journaliste indépendant, original, voire révolté (seulement dans les mots...). Mais il pointe le bout de son nez en affichant son ambition et son but premiers : détruire le rationnel à tout prix, non par l'argumentation sérieuse, mais par le discours et l'opportunisme pour être reconnu comme " nouveau " et " important ".
Les paltoquets ne peuvent comprendre que le langage rationnel est incompatible avec la tricherie au niveau de l'être. Le langage rationnel refuse de céder au rôle et à l'instrumentalisation sociale. Le système paltoquet du copinage vise à ce qu'on ferme les yeux sur leur abandon de la droite conscience. La faillite éthique s'élargit dans la soif de reconnaissance, lève la coupe de la lâcheté qui ne recule pas à sacrifier la conscience au profit d'arrangements privilégiés et du petit lieu de scène pour le théâtre de la vanité.
Ainsi, les avons-nous lu, dans un article "décalé", clamer en choeur qu'ils n'avaient pas à se substituer à la raison tout en protégeant, non la victime, mais le bourreau au nom du " changement de l'environnement concurrentiel". Il n'y a pas de crime plus terrible que de déranger le confort culturel de ces Assis. Dans tous les cas, les paltoquets choisiront leurs intérêts " supérieurs " bien compris : sacrifier la conscience, préserver leur théâtre de la vanité et surtout suivre la voix de leurs maîtres. Ne leur mettez pas non plus sur la table toutes les preuves que ce théâtre est fondé sur le mensonge, ils les écarteront aussi vite et c'est vous, l'empêcheur de tourner en rond, qu'ils accuseront. En faussant eux-mêmes les cartes. En faisant semblant de ne pas savoir et de ne pas comprendre.
Cuistres et paltoquets nous jouent la valeur du langage rationnel, et se la jouent aussi in mordicus jusqu'à y croire eux-mêmes, chacun se faisant l'alibi des autres. Tout cela n'est qu'un pauvre théâtre de mots : pose, posture, imposture. La glissade dans le mensonge et l'abandon des principes témoigne d'une inconsistance d'être et donc d'une inconsistance de la parole et de par là même du journalisme sérieux.. Pas de parole de valeur sans la plus grande valeur d'être. Pas de valeur d'être sans grandeur éthique. Et sans grandeur éthique, le langage journalistique n'est qu'un vernis pour les autres et soi-même.
Cuistre ou paltoquet, le journalisme vient de trouver dans tous les cas son "Dark Vador" de l'empire libéral qui par un parallélisme douteux avec sa "guerre de cent ans" aurait bien voulu jouer le rôle de Jeanne d'arc, tous les deux ayant cette faculté d'entendre des voix, qui du seigneur qui du maître...
kb...pour la déontologie
(suite à l'édito décalé sur la grève des techniciens aéronautiques)
KB...et toc comme dirais Bouvard...Je trouve ton papier (post) implacable. Bravo!
Ouverture d'une enquête sur un article publié par l'hebdomadaire "La Manana"
Le procureur du Roi près le tribunal de première instance de Casablanca-Anfa, a ordonné à la police judiciaire d'ouvrir une enquête au sujet d'un article intitulé "Des Espagnols amis du Maroc" publié par l'hebdomadaire "La Manana" dans son numéro 216 daté du 4 au 10 janvier 2006, apprend-on vendredi de source judiciaire.
Selon la même source, l'article en question comporte des propos, attribués à des personnalités espagnoles, "attentatoires à l'intégrité territoriale et au régime monarchique".
L'article contient également de "fausses informations", précise-t-on de même source.
A l'instant où un problème se pose, essayez de demeurer humble, sachez garder une attitude de sincérité, et ayez le souci de l'issue juste.
http://france_palestine.blog.lemonde.fr/france_palestine/images/dmocratie.gif
Salut Larbi,
Je trouve qu'on a choisi tout les deux le même sujet dans nos derniers posts mais je vois que nos idées sont totalement différentes.
J'apprecie vraiment ta solidarité avec nos journalistes, mais il faut dire que dernièrement notre presse a connu beaucoup de changement, et entre nous, ce métier commence a perdre son objectif initial, celui d'informer les citoyens, et maintenant, on a une presse 100% commerciale et rien d'autre, malheureusement!
Tanmirt cher ami.
la presse c'est la langue avec laqulle un peuple parle , et un peuple comme le peuple maroacain avec son histoire n sa culture et sa spécificité, écarte tout ce qui touche a ça, et ne laisse pas la presse qui n'a pas de but que gagné de l'argent parlé de sa voix ..
Je ne lis pas la presse, heureusement internet nous libère.
Les temps ont beaucoup changé, le monde ne sera plus ce qu'il était depuis la deuxième guerre modiale. En politique ou ailleur ceux qui n'ont pas compris ça vont le payer cher..qu'ils soient des régimes ou des personnes, Je crois qu'il faut ramnener notre presse à sa juste valeur , continuer à dire qu'elle parle au nom d'un "peuple" ou qu'elle est un porte parole de quoi que ce soit n'est pas raisonnable. Chacun doit assumer directement ses propres responsbilité, écrire donner une opinion reste du doamine de la liberté individuel, chacun doit être capable d'assumer ses action, pas nesséssaire de faire culpabiliser d'autres, chacun doit assumer l'entière responsabilité de ses projets, laisser aux autres aussi le choix libre d'agir et de s'exprimer à leur manière personne n'a la vérité de quel coté qu'il soit.
Les marocains aujourd'hui sont face à eux même. Continuer à penser que ce sont les autres qui sont responsable ne sert à rien.
vive albidawi
une presse qui ne dérange persone est une presse qui endor tous le monde cert telle est le ca de notre soit disant (presse) .donc rien à estimé d'une presse sur norme domistiqué et farouche
hello
my name is .darif youssef. i am 27 year . i want
i job in ( police ) my adress: lot sakala ure driss la harizi n 3
essaouira _morocco
my phone is ( +21261720934 )
thanks
hello
my name is .darif youssef. i am 27 year . i want
i job in ( police ) my adress: lot sakala ure driss la harizi n 3
essaouira _morocco
my phone is ( +21261720934 )
thanks
hello
my name is .darif youssef. i am 27 year . i want
i job in ( police ) my adress: lot sakala ure driss la harizi n 3
essaouira _morocco
my phone is ( +21261720934 )
thanks
I'm agree with you.