Billet réalisé par Le Glandeur sur invitation.

Les trois méthodes de prévention du sida sont l'abstinence, la fidélité et le port du préservatif. Il n'y a que le condom qu'on peut dessiner. Comment dessiner en effet l'abstinence ?

Montrer un pénis en érection et un condom enfilé de la bonne manière reste le meilleur et unique moyen d’indiquer la plus efficiente méthode (pour l’instant en attendant un hypothétique vaccin) pour se protéger contre les maladies sexuellement transmissibles et le Sida.

Pourquoi ? Tout simplement parce que mal enfilé, le préservatif ne sert à rien, sinon à donner cette horrible sensation de pistonner en vain. Le plus sérieux c’est que si on ne libère pas la pochette du bout en tirant un peu dessus, la laitance si précieuse, mémoire de la lignée concentrée risque de se déverse en territoire interdit et donner le départ à une nouvelle histoire.

Les ignares généreusement membrés en compensation, eux, ne sont pas concernés par ces conseils. Ils forment malheureusement une grande partie des victimes, téméraires ils ne sont pas servis par leur imbécillité physiologique. Alors passer des heures à blablater sur la maladie, le respect de l’autre sexe, l’égalité des sexes…etc., devant un parterre d’hommes ordinaires ne sert à rien. Ils sont blindés. Pourquoi ? Parce que l’homme ordinaire et ignare chez nous considère masculinité comme une donnée bio naturelle et religieuse sacrée. Il reste convaincu que « être un homme, c’est déjà être installé d’emblée dans une position impliquant des pouvoirs. Sa masculinité décide pour lui.

La façon dont la communication sur le Sida est envisagée semble alors vaine. Elle ne dit pas l’essentiel des choses. Elle le laisse supposer. Alors quand on laisse des ignares supposer…ils supposeront à partir de ce qu’ils sont : le produit de l’aboutissement de rituels ancrés qui ont commencé avec l’arrachement au monde féminin du hammam et des caresses, lors de l’inévitable circoncision. Dès lors il s’agira de tuer la féminité en nous, de s’affirmer en tant que male. L’obsession de la virilité fait considéré aux ignares que leur sexe est l’objet, l’outil, l’instrument de la performance, mais implique aussi que cette partie devient la plus vulnérable de son être. Vous me suivez.

Et c’est là ou le bat blesse ? Le résultat de cette imbécillité fait que l’ignare imposera des rapports charnels avec sa « compagne » pour ne pas dire victime ou proie, sans protection. Et même si ce con se décide à enfiler un condom, il y a de fortes chances qu’il le place mal.

Alors il faut lui monter comment on fait, et comme pour la plupart du temps il ne sait ni lire ni écrire, c’est un dessin explicite qui aura le plus d’effet et non pas des discours inaccessibles et des vœux pieux. Il est temps de refonder notre éducation sexuelle.

Naît-on homme ? Le devient-on ?

Le Glandeur