La célébration du cinquantenaire de l’indépendance du Maroc est tout d’abord une occasion d’exprimer notre reconnaissance à l’égard des femmes et des hommes qui ont lutté pour l’indépendance de notre pays. Feu Mohamed V, Mouvement national, Combattants anonymes et toutes celles et tous ceux qui ont parfois payé de leur vie pour que le Maroc accède à l'indépendance et à la dignité. On leur doit notre liberté, il ne faut jamais l’oublier. C’est à leur mémoire que nous nous recueillons avec humilité et reconnaissance.

Nous n’oublions pas ceux qui ont combattu sans relâche, depuis l’indépendance, pour que la démocratie ne soit pas un vain mot et pour que les droits de l’homme soient respectés au Maroc. Certains l’ont payé avec leur sang, nous leur devons de nous en souvenir.

Si nous critiquons notre pays, c’est parce que nous l’aimons et nous voulons qu’il soit fort et qu’il rayonne dans le monde. Nous avons l’audace de croire que nous pouvons mieux faire pour que chaque citoyen ait droit à une vie digne dans une société juste et libre. C’est en assumant notre passé commun, ses échecs, ses réussites, ses espérances brisées et ses victoires que nous pourrons construire ensemble notre destinée commune.

Le passé n'est pas oublié, mais notre regard est tourné vers l'avenir. Ce dernier ne peut s’envisager sans donner réponse à toutes celles et tous ceux, las d’une classe politique à court d’idées, aspirent au changement.