Waiting for a miracle to come
Par Larbi le mardi, novembre 15 2005, 00:59 - Nous - Lien permanent

Tableau: Else-Helene Frich
Je ferme les yeux, je détourne le regard du spectacle qui m’est offert.
Je ferme les yeux, je détourne le regard du spectacle qui m’est offert. C’est mieux pour moi. Signe de faiblesse ou aveu de culpabilité ? Je préfère écouter la musique même si je n’aime pas. Qu’est ce qu’ils ont tous, les DJs, à jouer les mêmes morceaux à Casablanca, Paris ou Genève, et les décorateurs à s’acharner sur le rouge comme d’autres sur le sang humain ?
Je croyais que j’en ai fini avec les éliminatoires de la coupe du monde 2006. Me voici en route de Genève vers Berne, où se joue le match de barrage Suisse-Turquie, avec quatre sympathiques supporters suisses (et une cloche). Pour le « Before», partout dans la ville, l'atmosphère est bon enfant. Le «Nelson » est envahi par des supporters, tous en tenue officielle de l’équipe helvétique, la bière coule à flot. Les filles comme les garçons sont plutôt jolis, je ne comprends pas l’allemand mais je me sente facilement à l’aise parmi eux. J’envoie mes quatre amis (et la cloche) au stade assister au match, je leur demande de revenir avec 2-0 et ils honorent commande. Vivre cette atmosphère si particulière et effervescente était l’un des moments les plus forts de mon long week-end. Et que j'ai aimé ce pays, où il fait bon vivre, où l’on ne se croit pas une « exception » et où l’on ne se prend pas la tête. Merci à YH et sa bande.
J’ai toujours adoré les trajets de nuit en train. Exclusifs et redoutables, ce sont des moments que je me réserve pour faire une mise au point, négocier et (essayer de) faire la paix avec moi-même. Et avec la vie. J’aurais voulu être un train qui dépasse les champs, les hommes, les souffrances affectives et physiques, les désespérances et les certitudes à bout de souffle. J’aurais voulu être un train qui défile, et dans le quel personne ne monte, qui fonce dans la nuit (et le jour) et qui sait s’enfuir. Qui échappe au temps (destructeur), aux modes (versatiles), aux injonctions (moralistes) et aux gens (indéfinissables).
Je prends place sur le TGV Genève-Paris et je chausse mes écouteurs. Les souvenirs me reviennent les uns après les autres, sans que je cherche à les réactiver. Les souvenirs ont cela d'étonnant qu'ils sont cachés en soi, et ressurgissent à la faveur d'un détail, et font place à la tristesse. Comme un film je vois défiler ma vie. Le temps des regrets, des trop-tard, de ce que je n’ai pas fait …. J’ai toujours raté les trains. Trop occupé peut être à déballer ma marchandise à la foire des mensonges et à faire chaque soir le compte … des pertes. « Waiting For The Miracle » oui ! C’est moi. Ben voilà … maintenant j'ai envie de chialer. Je m’en rends compte après coup, quand le mec d’en face me dit « ça va ? » et sa copine me propose sa bouteille d’Evian. « Ça va aller » répondais-je … Je n'aime pas qu'on s'apitoie sur mon sort.
« La blessure ». C’est le mot.
On me dit que j’ai changé. Que je ne suis plus le même depuis deux ans. Que je suis devenu dépressif, parfois muet et évasif, que je manque mes rendez-vous, que je donne plus de mes nouvelles, que je fais des fugues à répétition. Que j'ai le regard dans le vide.
C’est possible ! Je construisais, malgré moi, mon image aux yeux des autres sans pour autant mentir. J’omettais de dire combien le bonheur m’est à la fois simple et inaccessible. Et que ne sachant pas parler de « Moi », je préfère de loin parler de « Nous ».
Je croyais que j’en ai fini avec les éliminatoires de la coupe du monde 2006. Me voici en route de Genève vers Berne, où se joue le match de barrage Suisse-Turquie, avec quatre sympathiques supporters suisses (et une cloche). Pour le « Before», partout dans la ville, l'atmosphère est bon enfant. Le «Nelson » est envahi par des supporters, tous en tenue officielle de l’équipe helvétique, la bière coule à flot. Les filles comme les garçons sont plutôt jolis, je ne comprends pas l’allemand mais je me sente facilement à l’aise parmi eux. J’envoie mes quatre amis (et la cloche) au stade assister au match, je leur demande de revenir avec 2-0 et ils honorent commande. Vivre cette atmosphère si particulière et effervescente était l’un des moments les plus forts de mon long week-end. Et que j'ai aimé ce pays, où il fait bon vivre, où l’on ne se croit pas une « exception » et où l’on ne se prend pas la tête. Merci à YH et sa bande.
J’ai toujours adoré les trajets de nuit en train. Exclusifs et redoutables, ce sont des moments que je me réserve pour faire une mise au point, négocier et (essayer de) faire la paix avec moi-même. Et avec la vie. J’aurais voulu être un train qui dépasse les champs, les hommes, les souffrances affectives et physiques, les désespérances et les certitudes à bout de souffle. J’aurais voulu être un train qui défile, et dans le quel personne ne monte, qui fonce dans la nuit (et le jour) et qui sait s’enfuir. Qui échappe au temps (destructeur), aux modes (versatiles), aux injonctions (moralistes) et aux gens (indéfinissables).
Je prends place sur le TGV Genève-Paris et je chausse mes écouteurs. Les souvenirs me reviennent les uns après les autres, sans que je cherche à les réactiver. Les souvenirs ont cela d'étonnant qu'ils sont cachés en soi, et ressurgissent à la faveur d'un détail, et font place à la tristesse. Comme un film je vois défiler ma vie. Le temps des regrets, des trop-tard, de ce que je n’ai pas fait …. J’ai toujours raté les trains. Trop occupé peut être à déballer ma marchandise à la foire des mensonges et à faire chaque soir le compte … des pertes. « Waiting For The Miracle » oui ! C’est moi. Ben voilà … maintenant j'ai envie de chialer. Je m’en rends compte après coup, quand le mec d’en face me dit « ça va ? » et sa copine me propose sa bouteille d’Evian. « Ça va aller » répondais-je … Je n'aime pas qu'on s'apitoie sur mon sort.
« La blessure ». C’est le mot.
On me dit que j’ai changé. Que je ne suis plus le même depuis deux ans. Que je suis devenu dépressif, parfois muet et évasif, que je manque mes rendez-vous, que je donne plus de mes nouvelles, que je fais des fugues à répétition. Que j'ai le regard dans le vide.
C’est possible ! Je construisais, malgré moi, mon image aux yeux des autres sans pour autant mentir. J’omettais de dire combien le bonheur m’est à la fois simple et inaccessible. Et que ne sachant pas parler de « Moi », je préfère de loin parler de « Nous ».







Commentaires
Et ne sachant par parler de "moi", je parle de "nous"...
C'est pourtant ce que tu viens de faire Larbi, et plutôt bien ma foi... (un tantinet trop vite? ;-)...).
Je crois que Supertimba a raison Larbi... je le disais tout à l'heure à Loula... on est tous un petit peu "Lost in Translation"... chacun à sa manière, singulière, douloureuse, mais il faut arriver à en pleurer de rire....
Welcome back old chap!
My tip... though... would be not to wait for the miracle; 'cause it never comes.
Make it happen by yourself buddy.
We all change.
We all wither.
'cause this is the course of life. And we have no other choice but to live with these shitty feelings...
Would you let me restate the first words of this post? I would rather suggest:
"Je ferme les yeux, et j'imagine le spectacle qui ne m'est pas offert. C'est mieux pour moi. Signe de résistance ou aveu d'optimisme?..."
Larbi,
Ne sommes-nous pas tous des trains que les autres auxquels les autres pensent accéder? Ta force réside dans cette fragilité candide et pudique. Je veux te voir écrire JE encore et toujours parce que le nous est aussi éphémère que les Perséïdes, les Léonides et les Géminides réunies.
Te lire me manquait, adorable Larbi.
Mwah
Berne !une très belle ville !la résidence « Einstein-Haus » au centre ville où a séjourné entre 1902- 1905 Albert Einstein , la grande horloge , la fosse aux ours , le petit musée au coin de la gare, les rues pavées.!je ny suis pas retournée depuis 4 ans et te voilà mon cher Larbi me replongeant dans un souvenir qui ne me rend point indifférente !
Je ne vais pas fermer les yeux oh que non !
Je ne me rendais pas à Berne pour un match de foot mais plutôt pour une visite familiale, Berne la nuit, son ciel, lair est tellement si pur, ces gens qui passent indifférents à mon bien être !normal ce ne sont pas des parigos !
Pourquoi jai toujours limpression de me lire dans les écrits de mes compatriotes, cette nostalgie, ce spleen, lamour de la nuit, cette tristesse soudaine qui prend place comme un voyageur fantôme qui porte son deuil !
Nous navons point le même vécu alors pourquoi partageons-nous une aussi grande mélancolie ?leffet métro ou leffet rétro « rétroactif »?
Ce jour là dans ce wagon je nétais pas seule, je lève ma tête je vois que la dame den face pleure tout en serrant fort contre elle sa fille, Neuchâtel, me dit-elle , cest ici que ma fille est née jy ai vécu les plus belles années de ma vie !je la regarde je fais signe que je compatie !je replonge dans ma bulle musicale hantée pas des souvenirs lointains, un petit pincement au coeur il faut pas que je pleure.
Les larmes, il ny a que ça de vrai, de beau sur un visage
A force de regarder passer les nuages on oublie souvent quil y a un soleil qui brille !je ne regardais pourtant que les étoiles
K-Gibran disait « Lorsque vous êtes joyeux, sondez votre cur, et vous découvrirez que ce qui vous donne de la joie n'est autre que ce qui causait votre tristesse »
Bonne nuit !
Moi chaque nuit je prend un train imaginaire vers le maroc,un voyage qui commence a paris a partir de Barbès ce petit quartier multiculturelle, pui passe vers le sud a marseille la ville des maghrebain , et en fin vers l'espagne la civilisation arabe disparus et qui fait chaque jour plus de mal pour le grand maghreb,pour arriver a tanger sans le dérangement des Douanes, ni voire les visages des Harraga qui cherchent le chememin vers le paradis inexistant, ni faire la comparaison entre les deux reves de la méditéranée tout simplement parce que je suis dans un maroc de développemenr, de paix et de civilisation, pour passer encore a Cheouane, et voire les champs de canabis remplacé par des blé et les hommes travaillent a la place des femmes , puis vers Rabat pour voire une capital vivante et active sans vieux bus, et passé le vieux pônt vers Salé la fille mal traité qui vit tout le temps en ombre....et le voyage continue .........
si je te racontais nos escapades à nous en train tu retrouverais de suite le moral

la joie de vivre et le bonheur total dans le plus profond désarroi de la vie.
notre dernière virée à rabat, pour un match de foot, on l'a faite sur le marche pied de la voiture 4 d'un train "noble" qui n'a de la noblesse que le nom. Momo avait quand même réussi à passer les trois quart du voyage dans notre première classe à nous...les chiottes du train. Il en a profité pour nous rouler un joint qu'abdel et moi n'avons pas eu le temps de savourer, le vent relatif étant de 120 km heures. autant te dire que notre stase psychadélique se consuma à la vitesse d'un train qui donne toute l'intelligence au regard des vaches....
et si c'est une nana qui te donne ce genre de blues...c'est qu'elle ne te mérite pas vraiment/
larbi! tu devrais un de ces 4 venir faire une petite séance de "mur" avec nous...tu y deviendras aussi sage que confuscius ou bien aussi con que fusse lesage mais dans tout les cas cela te fera le plus grand bien
Lambdaoui
pôst scriptaum : comme tu es tres gentil (tout le monde le dit) tu pourrais ajouter mon petit blog dans la liste des grands blogs marocains
Enfin te voilà le fameux Larbi. heureuse de te rencontrer
Mon train à moi est tres different parcequ il bouge pas. Et oui je voyage peu.la derniere fois que j ai pris le train c t en mars 2005.Mes voyages commence chaque fois que je commence un roman ou un livre et j'arrive à ma destination avec le dernier mot de livre.Evidement l arrivée n est pas toujours comme je souhaite.
When i read Harry Potter 1, 2,3 and 4 I started wondering if not reading abt an imaginary word is not just a need to escape the real one.
En lisant "l'Alchimiste" de Paulo Coelho, je me ss mise dans la peau de Santiago et j'ai essayé de trouver ma legende personnelle. et ainsi de suite avec chaque livre.
Le livre est mon seul ami. Mon train vers des nouveaux monde.
c'est toi qui a voulu que personne ne monte dans ton train !
enfin pas tout le monde mais nous sommes pas mal a étre refouflées à la porte d'entrée. Longtemps j'ai cru que je suis la seule, mais j'ai su il y en a d'autres malheureuses !
et 3alch tout ca?
qu'est ce qu'il disait garbiel garcia marquiz?: "ne jamais ......."
wallahi je sais pas c ke GGmarquiz a dit ms ce "Ne jamais.." katfakkarni bi attentin ne jamais faire ça ne jamais dire ça. heureusement personne me disais ne lis jamais..
des trains et des trains, mais il ya des gens qui pilotent des trains dans la mauvaise direction avec eux un ensemble de 3bad , mais malgrés ca ils continuent.... et ca continue
Larbi t'es merveilleux. Je sais de quoi je parle. Je le sais.
Mes amis avec qui tu as dîné l'autre soir me l'ont tous répétés.
( ^ _ ^ )
je reste bleufée par ton texte c'est sanglant en emotion, je me suis vue dans presque chacun de tes mots, le train oui le train moi aussi j'ai eu cette impression ça doit etre la grande vitesse qui traduit tous ces sentiments communs et qui sont calqués à toutes ces personnes qui viennet ici , je n'ai pas de mots, sinon c'est de la magie, c'est bizarre comme chacun de nous est ds sa bulle et que des pensées presque similaires orientent nos esprits vers ces ecrits, tout ce que tu transportes en toi est si fin,et en meme temps est tellement reconnu par mon cerveau là en ce moment comme etant mien; alors je te dis bienvenu à toi dans mon univers cerebral et bienvenu à moi dans mes pensées les plus réelles et qui sont drolement les tiennes
merci larbi du fond du coeur pour ce partage
Amitiés
amicalement Imanita
Larbi mon cher... J'ai lu aujourd'hui un autre Larbi. Un Larbi qui a su retrouver son "je"... Ton texte est mérveilleux, touchant... Je me suis reconnue ds bcp de passages... cette quête de soi, cette envie de se convaincre qu'on est heureux, qu'on assume nos choix, alors qu'au fond, on arrive pas vraiment à se trouver... Larbi, je t'adore. Vraiment...
C'est tres touchant ce billet.
Sincérement larbi.org est l'une des rares perles nationales pour lesquelles je peus etre fier de mon pays natal("fier" je le suis rarement).
ne t'en fait pas si t'as raté des trains. achète une voiture et t'auras pas ce probleme.
un ami medecin m'as dit un certain jours, dans la fac de medecine on nous a appris que chaque marocain est un candidat potentiel (meme si il souffre d'une maladie somatique), psychiquement parlant. ils recommandent une psychothérapie de masse.
dépressif ça se traite Zoloft ou un autre antidepresseurs fera l'affaire, et tu ratera plus de trains, et meme si tu les rates tu vas t'en mefier.
les trajet la nuit en train, c'est aussi un truc que j'adore même si nos trains nationaux sont bcp moins confortables ;).. mon dernier trajet c'etait un Rabat- Oujda.. le souvenir ke j'en garde.. un grd moment d méditation..
beaucoup d sensibilité sur ce post, merçi Larbi pr cette proximité d'un "Moi" pas si occulté qu'il en a l'air
When you've fallen on the highway
and you're lying in the rain,
and they ask you how you're doing
of course you'll say you can't complain --
If you're squeezed for information,
that's when you've got to play it dumb:
You just say you're out there waiting
for the miracle, for the miracle to come.
=======
c'est pas NAJIB
c'est LEONARD COHEN
Larbi on dirait que j'ai calqué mes sentiments sur les tiens... Tous ces mots, j'aurai pu les dire, et on me les a dit l "tu as changé depuis 2 ans" (tiens moi aussi c 2 ans)... Nion je rigole pas... Arrive un moment ou on met tout en question, un moment ou on aimerai fuir... Allez très loin, ne pas etre rattrapé, par les mots, par les regards, par les gens, par nos peurs...
En tout cas, ne pas parler de "toi", mais du "nous" c deja ca... Quoique parfois il faut pouvoir se livrer, mais pas a n'importe qui... Confiance, complicité, amitié ou amour... Bcp de choses doivent etre au rdv...
Toujours aussi joliment ecrit...
Au plaisir de te lire...
Ces voyages en train nous font tous méditer . Trenet en écrivant La Mer a trouvé toute son inspiration dans ce voyage sur la côte d'azur.
La Mer
Q'on voit danser le long des golfes clairs
A des reflets d'argent
La mer
Des reflets changeants
Sous la pluie.
.../...
La mer
Les a bercés
Le long des golfes clairs
Et d'une chanson d'amour
La mer
A bercé mon coeur pour la vie.
Monsieur LARBI, restez-vous même, vous êtes excellent et merveilleux. Vous lire est un réel plaisir. Des questions, des remises en cause, des doutes, des craintes, c'est dans la nature de l'homme. Demain sera un autre jour.
Vos posts ne laissent jamais indifférents. Sur cette toile, je constate souvent à regret un cercle fermé. Un amour réel de la langue française mais un cercle fermé et innaccessible pour les nons arabes. Ce n'est surtout pas une critique mais un simple constat qui n'engage que moi-même.
Votre modestie est rare. Sans vous connaître, je comprends aisemment le message de Laseine.
Avec votre autorisation, je communiquerai les coordonnées de votre blog à mes collègues et amis.
Bonne journée à vous Larbi
Azul assi Larbi,
chacun de nous a sa propre blessure et on sait tous le bon remède, mais ça fait tjrs plaisir de voir nos amis en train d'essayer chacun a sa manière de nous éclaicir ce long chemin qu'on mène, et je crois que tu as pu trouver ton chemin cher Larbi, en utilisant le 'je' et 'moi', et je l'ai remarqué surtout dans cette lumière qui sortait de ce magnifique tableau d'Else-Helene Frich, une lumière qui nous marque clairement notre chemin entre les ténèbres...
Je ne crois pas que j'ai pu écrire ça, moi qui a tjrs eu une vue sombre de mon monde.
Yalah tanmirt agma.
bonjour
trés belle toile j'irais faire une recherche sur l'artiste qui l'a réaliser
bye et bon blog
Je crois qu'on est tous passé un jour où l'autre par ces déchirement,..., le sentiment d'être perdu dans un monde qui nous est tellement étranger, mais qu'on connaît par coeur...
Tout remettre en question pour mieux repartir, renaître à nous-mêmes ....
PS: Comme toujours, merci pour toute cette sensibilité. Contente de te relire
Mon cher Larbi, en lisant ton texte, je me suis de nouveau convaincu que ce sont les gens entiers, sincères et surtout écorchés comme toi qui peuvent nous changer du train-train quotidien. Les autres sont si bas si bêtes qu'ils sont à peine capables de regarder passer le train. Comme les vaches. Et encore que le jour. La nuit, eux, les cons, ils dorment en comptant les moutons. Et ils appellent ça : "la bêle vie". Continue de jouer avec ton "je". "Nous" sommes tous avec toi.
ML... jamais le train en marche
ouais! y en a aussi qui disent "j'ai pris le train" comme "j'ai pris ma femme" ne se rendant même pas compte qu'ils n'ont en fait "qu'emprunté", le dérisoire d'un moment, une voie qui mène dans tous les cas à descendre à la prochaine.
Et comme dit mon copain momo, si tu entends siffler les trains dans ta p'tite tête, c'est qu'est en train de dérailler....tres sage le momo...tres sage
lambdaoui
...c'est que t'es en train de dérailler voulais-je dire
lambdaoui
Larbi,

chaque fois que je prends le train, un fait très rare, je passe mon temps dans le couloir, à chercher une place vide, à demander aux passagers, ceux étendus sur le banquet, de se ressaisir, de ma faire une place et je ne sais pour quelle raison, ils me regardent tous d'un air curieux et pour seule réponse, j'ai toujours droit à un geste qu'ils affectionnent tous, parait-il ... une geste que ma mémé m'interdit de nommer, un geste très très très de chez nous :(photo Agadir)
qu'à la fin, je descends, l'air d'avoir raté l'essentiel : les paysages et le sens à donner à ma vie
"allah ye3aatik saha a larbi
tkayss 3ala 9loub dialna rahoum fragiles"
citation recopiée avec moderation.
Don't wait...go and look for it...and if you don't find it...look again...or make it by yourself...
Les amis: vous êtes trop sympas avec moi. Merci beaucoup !
maghribiya, pour la citation, je crois que "Elle" a pensé à ça:
« Toujours se rappeler que le passé nétait que mensonge, que la mémoire ne comportait pas de chemins de retour, que tout printemps révolu était irrécupérable et que lamour le plus fou, le plus persistant, nétait de toute manière quune vérité de passage ». Gabriel Garcia Marquez .
salut
Merci larbi et DSL pr le retard
5 jours de repos difficile la reprise Arrr en plus trop de travaille.
j ai pas trop bien compri la citation ms je vais y réfléchir.
à plus
Bonjour Larbi
je faisais une recherche sur les trains et je suis tombée sur ton site. un petit mot pour te dire que j'ai tout lu, touchée par la convivialité, la solidarité présente et l'intérêt de chaque voix voyageuse.
Le train je le prends debout, dans le couloir, et je regarde dehors en circulant dans ma tête et en essayant de faire des Rencontres, éphèmères et entières, enrichissantes sans dérouter le cours de ma vie. En fait j'essaie de profiter de ces quelques heures de transition, peut-être propices à des confidences, qu'un autre contexte ne permettrait pas, pour toucher mon pouls intérieur en écoutant les autres, en parlant de nos destinations identiques ou différences. Le train c'est notre bulle de sociabilité, un entre-deux, un moment. Un lieu que l'on partage. Un carrefour de hasard. Une attente d'arriver.
Comme quelques personnes voyageant par ton site, je suis consciente de la fragilité et de la finesse des hommes sensibles ( c'est bien une façon intelligente et efficace de percevoir le monde et c'est ma qualité humaine préférée!). Je cherche de préférence à parler avec les homme qui savent soutenir la présence forte du moment présent. Sans se complaire et sans se plaindre, car j'ai remarqué qu'il vaut mieux ne pas pas confondre fragilité (ou gentillesse et sensibilité) et faiblesse.
J'ai bien aimé lire que le train ne se prend pas mais s'emprunte le temps du voyage : un peu comme l'amour, c'est un voyage temporel, éphémère et là est sa beauté ; il est préférable de savoir jouir de cette vérité. N'est-il pas plus sage, biensur, d'éviter (le plus possible) la souffrance et de se concentrer sur le meilleur de nos pensées positives?
Larbi je te souhaite un beau voyage à poursuivre.
Et bonjour à vous tous d'une non-marocaine amatrice de la culture du Maghreb ! Florence
salam amykoom ,
je vs di franchemen je ne comprends pas ce ke vs dites sur l'homme ki fai un geste !
pourrez vs mexpliker svp
blakalaoufikoom !
lah i3tik saha a larbi dakchi li yli9 lihom