La cérémonie qui marque le dixième anniversaire du massacre de Srebrenica faisait l’objet de reportages, aujourd’hui, sur les chaînes de télévision. On y trouvait des bosniaques venus enterrer 610 corps récemment retrouvés dans une soixantaine de fosse communes. Parmi les 8000 victimes, seules 2100 ont été identifiées, 5900 enfants et hommes n’ont pas de nom ni de sépulture.




On a pu voir aujourd’hui, une vidéo horrible montrant le fil des événements. Des femmes et des enfants sont montés dans des autobus pour une destination inconnue. Les hommes et les adolescents, ceux qui sont dans l’âge de combattre, sont séparés de leur famille et envoyés aux « interrogatoires ». On ne les reverra jamais !

On a pu voir sur la même vidéo des bosniaques musulmans âgés de 14 à 75 ans passés aux armes. Homme par homme, enfant par enfant, mitraillés dans les villages, une balle ou deux dans le dos. En l’espace de quelques jours 8000 civiles non armés ont été lâchement exécutés par les miliciens serbes sans que les casques bleus chargés de « protéger » la ville n'interviennent.

« Nous avons commis de graves erreurs de jugement …. Et c'est ce que j'ai écrit dans mon rapport : la tragédie de Srebrenica hantera notre histoire et celle des Nations Unies à jamais » explique, sur Euronews, Mark Brown l'envoyé spécial de l’ONU. Les soldats des Nations Unies présents sur place auraient pu empêcher le massacre mais ils ne l’ont pas fait. L’ONU a lâchement abdiqué!

Radovan Karadzic ancien président des Serbes de Bosnie et Ratko Mladic son chef militaire sont les responsables de l’innommable, de cette abominable épuration ethnique. Ils ont massacré et « nettoyé» au nom d’une folle idée de la Serbie. Les deux criminels de guerre sont vivants et courent toujours. C'est encore un échec et une honte pour les nations unies.
Pour les familles, venues se recueillir dignement aujourd’hui, cela fait un peu trop !

En savoir plus :
- Dossier Libération : Srebrenica, 10 ans après
- Le Courrier des Balkans - Dossier : Srebrenica
- MSF: Srebrenica, l'abandon