Même si je n'ai pas sympathie particulière pour Ali Lmrabet (ses manières et ses amis), je trouve que le Tribunal de Rabat y est allé trop fort !
La cour l’a condamné à l'interdiction d'exercer le métier de journaliste pendant dix ans. Son crime ? Cette déclaration donnée à un journal marocain « les séquestrés de Tindouf ne le sont pas et qu'il s'agit d'un mensonge et d'une allégation »

Alors trois remarques :
- Jamais entendu parlé de la partie plaignante : « l'Association des Parents des Sahraouis victimes de la répression dans les camps de Tindouf ». Son seul bilan, semble-t-il, est la condamnation du journaliste. C’est un peu court pour une association qui a pour but la défense des séquestrés de Tindouf !
- La sentence est inédite. 10 ans d’interdiction de métier de journaliste : c’est du jamais vu. Pour un procès en diffamation c’est horriblement exagéré...
- Tout est allé très vite entre le dépôt de la plainte et le jugement. Ce qui est étonnant quand on sait ce qui l’en est des gens impliqués dans les affaires de détournement des biens publics, de pédophilie, de la drogue,…. Et dont les affaires traînent depuis des années !

J’ai été frappé par cette sommation implicite, sur le Net , qui consiste à dire à chacun : Faut choisir son camp ! Ou bien t’es avec ALi Lmrabet ou bien t’es contre. Il n’est pas admissible que tu sois neutre!

Et bien, s’il fallait choisir son camp, le mien est tout choisi : Celui de la liberté d’expression qui est l'un des pilliers de la démocratie. Il faut la respecter constamment et pas seulement quand cela nous arrange !
Les dérapages de Ali Lmrabet doivent être combattus sur le terrain des idées et non par des condamnations et des parodies de procès.
En tout cas, voilà bien un jugement qui a finit par me rendre Ali Lmrabet sympathique !