Catégorie «Médias»: KAIMA BELLOUCHI

Journaliste reconnue, elle est la seule femme journaliste dans la presse sportive au Maroc.
Née à Oran, le 8 septembre 1964, de père et de mère marocains, Kaima, dès son plus jeune âge, a baigné dans le milieu du sport et du journalisme. Son père qui, a l’époque, faisait partie d’une équipe de football, a su lui insuffler le goût du sport et l’effet grisant des évènements sportifs. La rencontre avec son professeur d’éducation physique, Mohamed Koraich, journaliste au quotidien l’Opinion, lui a montré la voie à suivre…
Assouvir deux passions : le sport et le journalisme. C’est ainsi que Kaima Bellouchi s’est retrouvée journaliste reporter de sport. Grande passionnée, elle assure avec succès la couverture des Jeux Olympiques d’Atlanta, Sidney, Athènes, les Championnats du Mondede Séville, Lisbonne, Dublin, les Jeux Méditerranéens de Tunis… Consécration, le 11 juillet 1999, elle est décorée par feu Sa Majesté Hassan II lors de la Coupe du Trône.
Elle continue d’assurer les couvertures médiatiques des événements sportifs nationaux et internationaux avec beaucoup d’implication et de professionnalisme, nous permettant ainsi de vivre, comme si nous y étions présents, les moments forts du sport national et international.

Catégorie «Sport»: KARIMA AIT ELARBI

Originaire de Casablanca, cette jeune Marocaine de vingt ans a déjà fait un beau parcours.
Formée par SOMOUD, de la maison de jeunes Bensouda, Ben M’sik, Karima Ait Elarbi a plusieurs victoires à son actif dans un domaine où elle excelle, « le taekwondo ». Gagnante des championnats nationaux à Casablanca depuis la saison 2000, gagnante lors des qualifications de la Coupe du trône depuis la saison 2000 aussi, elle a eu droit à sa consécration en obtenant le titre de championne du Maroc en 2002. Fidèle à son assiduité, ses qualités de fair-play et son engouement pour le sport, elle a su maintenir son titre jusqu’à aujourd’hui. Un bel exemple de réussite.
Issue d’un milieu défavorisé et difficile, elle a su aller au bout de sa motivation et surtout au bout de ses rêves en alliant entraînement, performances et études. Actuellement en première année de Faculté, elle continue à donner le meilleur d’elle-même afin de briller encore plus dans sa discipline. Le rêve ne fait que commencer.

Catégorie «Culture»: Chadia Derkaoui

Professeur de linguistique à la Faculté des lettres et des sciences humaines d’Agadir, membre de l’Institut Français d’Agadir, elle est la première femme à avoir osé traduire la pièce théâtrale « Les Justes », d’Albert Camus, en dialecte tachelhit. Chadia Derkaoui a su défendre l’importance du patrimoine culturel marocain, et le berbère en fait partie intégrante. Dans sa démarche courageuse et exceptionnelle, Chadia Derkaoui a dû tenir compte de deux paramètres importants : le public et le texte. Il lui était nécessaire et primordial de faciliter l’accès au texte afin que le public puisse être réceptif et, surtout, veiller à ne pas le dénaturer ou le défigurer.
Tenant compte de la difficulté et de la complexité d’une telle initiative, Chadia Derkaoui a su relever le défi. Non seulement la pièce a été jouée, mais elle a aussi remporté un réel succès. Cette aventure artistique aura surtout permis au collectif théâtral, formé pour l’occasion, de se diriger vers un avenir porteur, celui d’un théâtre de création. Au jour d’aujourd’hui, le tachelhit, minoritaire dans tous les pays où il est représenté, est dans une situation défavorable ; c’est grâce au conte, à la poésie et grâce, surtout, à des démarches telles que celle de Chadia Derkaoui qu’il a pu survivre.

Catégorie « Entreprise »: FATIMA LAKHAL

Originaire et vivant à Oujda, âgée d'une cinquantaine d'années, Fatima Lakhal, qui ne vivait autrefois que de petits commerce, débute son parcours du combattant grâce à un petit prêt, en janvier 1999, de l'association Al Karama.
Au début, son capital ne dépassait pas 10000 DH. Marchande d’olives dans un souk, elle s’oriente vers l’élevage de moutons où elle investit tous ses profits.
Depuis 1999, elle a reçu 8 prêts dans le crédit solidaire, ainsi que deux crédits individuels de 10 000 DH chacun. Aujourd’hui, son cheptel s’élève à 150 têtes et son capital à 140 000 DH. Elle emploie 10 personnes (dont son mari !) et contracte un dernier prêt pour acquérir un lot de terrain sur lequel elle compte construire une étable pour se lancer dans l’élevage de bovins. Pour vaincre son analphabétisme et mieux gérer ses affaires, Fatima Lakhal suit des cours d’alphabétisation. Une véritable manager, simple et tenace, reconnue et respectée par son environnement, y compris masculin !

Source: Le site officiel Khmissa 2005