Césars 2005 : Triomphe surprise pour Abdellatif Kechiche
Par Larbi le dimanche, février 27 2005, 12:19 - Coup de Coeur - Lien permanent
«L'Esquive» d'Abdellatif Kechiche a crée la surprise hier soir aux césars du cinéma français.
Il a raflé quatre prix : Meilleur film, Meilleur réalisateur (Abdellatif Kechiche), Meilleur espoir féminin (Sara Forestier) et Meilleur scénario original ou adaptation (Abdellatif Kechiche et Ghalya Lacroix ).
C’est une surprise parce que le film n’a enregistré « que » 300.000 entrées en France lors de sa sortie en janvier 2004. Ce chiffre est dû uniquement à un bouche-a-oreille très favorable. Tourné en banlieue parisienne, les acteurs sont des amateurs majoritairement d’origine maghrébine. Enfin, selon la presse, le budget du film était dérisoire. Il a été réalisé quasiment sans aucune aide.
Ce film est le deuxième long métrage du cinéaste franco-tunisien Abdellatif Kechiche (après « La faute à Voltaire »).
Je n’ai pas regardé le film lors de sa sortie l’an dernier (mon goût un peu commercial oblige
, je vais acheter cependant le DVD déjà en vente notamment à la FNAC .
Et comme l'avait bien Gad El Maleh à la fin de la cérémonie : « L’équipe de l’Esquive, Tbrakellah aalikoum)
Critiques Presse
L'Humanité - Michaël Melinard
Excellent directeur d'acteurs (...), le cinéaste s'est aussi remarquablement acclimaté aux obstacles liés à l'économie de survie du film. La banlieue comme théâtre de jeu, des jeunes de cités comme comédiens principaux, l'Esquive est un audacieux pari admirablement réussi par le cinéaste.
Libération - Philippe Azoury
(...) même s'il est un film très découpé, réussissant en quelques plans de nuques un exploit de sensualité et d'observation, la première qualité de l'Esquive n'est pas de vouloir exister coûte que coûte comme film de cinéma. Mais, à l'inverse, d'embrouiller le jeu de nos références en partant des codes connus (...)
Aden - Philippe Piazzo
C'est (...) cette impression de densité et de justesse qui tenaille le spectateur. Puis c'est la profondeur du thème et de ses développements qui ne vous lâche pas. Car il est certain, à voir la force que déploie le film aujourd'hui sur l'écran, que L'Esquive (...) est un film qui va devenir une référence.
Le Monde - Florence Colombani
Abdellatif Kechiche filme la parole en marche avec fièvre, mû par une urgence qui donne au film une grande puissance artistique.
Télérama - Pierre Murat
(....) avec l'aide de comédiens amateurs étonnants de vigueur et de fraîcheur (...), il (Abdellatif Kechiche) réussit l'alliance rare de la lucidité et de l'espoir. L'Esquive décrit, donc, le monde tel qu'il est et le rêve tel qu'il pourrait être. C'est, au sens le plus noble du terme, un film politique. Et un film politique superbe.
Les Inrockuptibles - Serge Kaganski
Croisement subtil du réel et du théâtre où s'éprouvent les perpétuels jeux de l'amour et du hasard. Porté par des dialogues incandescents et de jeunes acteurs électriques, L'Esquive d'Abdellatif Kechiche met délicatement à nu certaines fractures de la société française.
Le Nouvel Observateur - Pascal Mérigeau
Tout va si vite, tout est si fluide que l'on se dit que c'est forcèment la vie. On ne se trompe pas et pourtant on n'a pas raison : c'est beaucoup mieux que cela, c'est du cinéma, qui offre de considérer la vie des autres au miroir de la sienne propre. Du cinéma pensé, réfléchi, travaillé.
Il a raflé quatre prix : Meilleur film, Meilleur réalisateur (Abdellatif Kechiche), Meilleur espoir féminin (Sara Forestier) et Meilleur scénario original ou adaptation (Abdellatif Kechiche et Ghalya Lacroix ).
C’est une surprise parce que le film n’a enregistré « que » 300.000 entrées en France lors de sa sortie en janvier 2004. Ce chiffre est dû uniquement à un bouche-a-oreille très favorable. Tourné en banlieue parisienne, les acteurs sont des amateurs majoritairement d’origine maghrébine. Enfin, selon la presse, le budget du film était dérisoire. Il a été réalisé quasiment sans aucune aide. Ce film est le deuxième long métrage du cinéaste franco-tunisien Abdellatif Kechiche (après « La faute à Voltaire »).
Je n’ai pas regardé le film lors de sa sortie l’an dernier (mon goût un peu commercial oblige
, je vais acheter cependant le DVD déjà en vente notamment à la FNAC .Et comme l'avait bien Gad El Maleh à la fin de la cérémonie : « L’équipe de l’Esquive, Tbrakellah aalikoum)
Critiques Presse
L'Humanité - Michaël Melinard
Excellent directeur d'acteurs (...), le cinéaste s'est aussi remarquablement acclimaté aux obstacles liés à l'économie de survie du film. La banlieue comme théâtre de jeu, des jeunes de cités comme comédiens principaux, l'Esquive est un audacieux pari admirablement réussi par le cinéaste.
Libération - Philippe Azoury
(...) même s'il est un film très découpé, réussissant en quelques plans de nuques un exploit de sensualité et d'observation, la première qualité de l'Esquive n'est pas de vouloir exister coûte que coûte comme film de cinéma. Mais, à l'inverse, d'embrouiller le jeu de nos références en partant des codes connus (...)
Aden - Philippe Piazzo
C'est (...) cette impression de densité et de justesse qui tenaille le spectateur. Puis c'est la profondeur du thème et de ses développements qui ne vous lâche pas. Car il est certain, à voir la force que déploie le film aujourd'hui sur l'écran, que L'Esquive (...) est un film qui va devenir une référence.
Le Monde - Florence Colombani
Abdellatif Kechiche filme la parole en marche avec fièvre, mû par une urgence qui donne au film une grande puissance artistique.
Télérama - Pierre Murat
(....) avec l'aide de comédiens amateurs étonnants de vigueur et de fraîcheur (...), il (Abdellatif Kechiche) réussit l'alliance rare de la lucidité et de l'espoir. L'Esquive décrit, donc, le monde tel qu'il est et le rêve tel qu'il pourrait être. C'est, au sens le plus noble du terme, un film politique. Et un film politique superbe.
Les Inrockuptibles - Serge Kaganski
Croisement subtil du réel et du théâtre où s'éprouvent les perpétuels jeux de l'amour et du hasard. Porté par des dialogues incandescents et de jeunes acteurs électriques, L'Esquive d'Abdellatif Kechiche met délicatement à nu certaines fractures de la société française.
Le Nouvel Observateur - Pascal Mérigeau
Tout va si vite, tout est si fluide que l'on se dit que c'est forcèment la vie. On ne se trompe pas et pourtant on n'a pas raison : c'est beaucoup mieux que cela, c'est du cinéma, qui offre de considérer la vie des autres au miroir de la sienne propre. Du cinéma pensé, réfléchi, travaillé.








